Je voulais vous écrire…

Je voulais vous écrire la douceur de cette semaine. Beaucoup de travail, mais du beau temps, de la douceur ambiante. J’adore, quand je rentre du bureau à pieds vers 19 heures, voir les gens rire aux terrasses. Entendre le bruissement de la vie me fait me sentir bien.

Jeudi j’étais en présentiel au bureau, et pour une fois, je me suis pris une vraie heure de déjeuner. Je suis allée m’installer dans un café-brasserie à 10 minutes à pieds du bureau, et j’ai savouré ce moment. Etre seule, à l’intérieur, regarder les gens parler, rire, tout en me régalant d’un tartare de saumon accompagné d’une salade de tomates anciennes.

J’avais envie (besoin) de ce moment seule.

Le travail va reprendre de plus en plus en présentiel, et ça me rend très heureuse. Depuis des mois nous avons l’autorisation de venir sur site un ou deux jours par semaine. Mais non obligatoire, le distanciel à 100% était autorisé, comme le préconisait le gouvernement. Pas mal de mes collègues ont ainsi pris l’habitude de travailler de chez eux totalement. Je suis arrivée dans ce travail le 25 août 2020 et certains de mes collègues, je ne les connais que par visio. En plus comme nos bureaux sont en travaux, l’un de nos mécènes nous a prêté des bureaux, en proche banlieue (desservie par le métro). Je fais partie des cinq personnes qui peuvent continuer à venir dans nos bureaux habituels, mon Président aime me savoir là, et moi j’adore voir les travaux avancer, discuter avec l’architecte, ça va être magnifique. Nous nous y retrouverons tous fin août.

Je vais donc au bureau deux jours par semaine, le maximum autorisé. Je vois ainsi mon Président, ma DG, la DRH, le directeur des services généraux. La plupart de mes collègues n’ont pas envie d’aller dans les bureaux provisoires, et pratiquent le télétravail total. Mais depuis mercredi, les nouvelles consignes sanitaires sont de reprendre en présentiel deux, et même plutôt trois jours par semaine. Ce qui est assez brutal pour les salariés en télétravail depuis plus d’un an. Chez nous, pour une reprise plus douce, la DRH demande un jour au bureau par semaine jusque fin juin, deux jours du premier juillet au 31 août, puis quatre jours au premier septembre.

A compter du premier septembre, nous avons un accord de télétravail, autorisant un jour de télétravail par semaine. Chaque salarié a le choix de prendre ou non cet accord. Tout le monde chez nous l’a pris sauf moi. En effet, j’habite à 15 minutes à pieds du travail. Mais ce n’est pas la seule raison. J’en ai marre de trimballer ma sacoche avec l’ordi et mes dossier principaux. Et la raison principale est que si je prends un jour de télétravail, ce sera soit le lundi soit le vendredi et dans ce cas, mon ordi de boulot sera à la maison le week-end, et je me connais, chaque dimanche en fin d’après-midi j’irai voir mes mails pro, pour commencer à les trier, m’avancer pour le lundi. Je le sais c’est ce que je fais en ce moment. Et je ne veux plus le faire.

Je veux au contraire essayer de réduire mes heures. Donc ne pas avoir mon ordi pro à la maison. Déjà j’ai le téléphone pro en permanence sur moi, ça suffit. Et j’aime aller au bureau, pour bien différencier les choses. Quand je sors du bureau, c’est terminé, je n’y pense plus. Et puis le lundi et le vendredi au bureau ce sera d’autant plus agréable qu’il n’y aura pratiquement personne. La grande majorité de mes collègues a choisi le lundi ou le vendredi. D’autant que le vendredi nous ne travaillons que la matinée. Donc, en signant cet avenant à mon contrat concernant le télétravail, j’ai choisi télétravail occasionnel, jusqu’à dix jours par an. Ca peut malgré tout dépanner, une fois de temps en temps. Comme par exemple si nous partons en week-end, je télétravaille le vendredi, me déconnecte à midi et demi et hop on peut prendre un train très tôt dans l’après-midi. Oui, dix jours par an, dans mon cas c’est l’idéal.

En tout cas je trouve mon entreprise très à l’écoute et très réactive d’avoir mis cet accord en place avant même la fin du confinement et du télétravail obligatoire.

Je voulais aussi vous écrire ce chouette week-end. Vendredi je me suis déconnectée presque à l’heure, à 14 heures, et j’ai fait le grand rangement/désencombrement de l’entrée, le salon et la cuisine. J’avais prévu de me coucher tôt vendredi soir, car avec mes deux allers-retours à Reims le week-end dernier, j’ai enchaîné 12 jours à me lever avant six heures. D’ailleurs vendredi dès 20 heures je commençais à avoir les yeux qui se ferment.

Mais voilà que je me suis mise à regarder la demi finale de Roland Garros Rafael Nadal, Novak Djokovic. Et croyez-moi ça m’a bien réveillée. Un match d’une intensité invraisemblable, qui a duré plus de quatre heures, chaque point étant longuement disputé. Impossible de décrocher, quand le tennis atteint ce niveau de technique et de beauté, ça devient du grand art, et c’est magique de regarder un tel match. Je me suis couchée à minuit, très très réveillée et excitée, d’autant que c’est mon chouchou qu a gagné, détrônant ainsi Rafael Nadal. J’ai ensuite lu jusqu’à presque une heure du matin. Je n’ai pas vraiment fait la longue nuit récupératrice que j’espérais. Je me suis levée samedi à 9h30. J’ai pris mon café dans le calme, avec les chattes, j’aime ces moments où Chéri dort encore, avant que la journée ne démarre.

J’ai repris un café avec Chéri quand il s’est levé et nous sommes allés au cinéma très tôt, à la séance de 13h30. C’est tellement bien de reprendre nos habitudes, d’aller au cinéma notamment. Nous avons vu des bandes annonces de plein de films que j’ai envie de voir. Forcément, tous les films de 2020 et début 2021 vont sortir d’un coup, il y en a pour tous les goûts. Et pour une fois il y aura plein de films intéressants pendant l’été.

Nous avons vu Le discours.

Qu’en dire ? C’est la première fois je crois que je trouve un film chiant mais qu’en même temps je le trouve émouvant, parfois drôle. Certains passages m’ont mis la larme à l’oeil, me faisant penser à mon frère et moi, d’autres m’ont fait rire, mais dans l’ensemble j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs maladroites. Bref, très mitigée. En revanche, jeudi soir prochain nous allons à l’avant-première d’Eiffel, avec Romain Duris, sur les Champs Elysées. J’ai une telle passion pour Eiffel, j’attends ce film avec impatience. Il dure deux heures et demi, nous n’avons plus l’habitude de sortir en semaine:-) Et dimanche prochain, nous irons voir Cinquième set avec Alex Lutz. Un an que ce film aurait dû sortir, que je me languis de le découvrir, j’admire tellement Alex Lutz et sa sensibilité, son talent, ce film a l’air incroyable.

Nous avons fait des courses en rentrant du cinéma, et à 16h30, de retour à la maison, je me suis allongée au frais dans notre chambre pour lire. Au dîner, j’ai « cassé » mes six semaines sans sucres ni féculents:-) Chéri a fait des croque-monsieur. J’en ai mangé un avec pain aux céréales, jambon blanc, comté, rondelle de tomate et rondelles d’oignon. Inutile de vous dire que je me suis régalée !!

Et après ce croque-monsieur, j’ai savouré un cône caramel au beurre salé. Délicieux.

Nous avons regardé un épisode de la saison 4 de Handmaid’s Tale, et enchaîné avec Marie Octobre. J’adore ce film ! Avec un casting éblouissant, ce film a formidablement bien vieilli. A mon palmarès avec Le repas des fauves. Je me suis encore couchée à minuit passé.

Ce matin, réveillée à 8h30, j’ai bu mon café au calme et Chéri s’est levé à neuf heures. Nous avons passé la matinée à faire le ménage. Après le grand rangement que j’ai fait vendredi, faire le ménage fut un plaisir. Enfin non, je déteste faire le ménage, mais le plaisir, c’est que c’est plus simple à faire quand tout est bien rangé. Et autant je déteste faire le ménage, autant j’aime quand je l’ai fait, que l’appart sent le frais, le propre. Après ce ménage nous avons pris notre douche et sommes allés déjeuner au petit quartier chinois du 18e arrondissement. Pas le vrai grand du 13e, mais le petit que j’aime tant, tout proche de chez nous.

Nous avons retrouvé avec bonheur le restaurant où nous allions au moins deux fois par mois.

Ce restaurant n’a aucune possibilité de terrasse et n’a dont rouvert que mercredi. Quel plaisir de retrouver le couple thaï qui tient ce restaurant, et reconnaitre certains habitués comme nous. Nous avons pris plusieurs petits plats à nous partager.

Et un café glacé pour moi, du thé glacé pour Chéri.

Nous sommes ensuite rentrés tout tranquillement. Il a fait aujourd’hui un temps absolument parfait. Ni trop chaud ni trop frais, un vent léger, bref, parfait. Et nous sommes donc rentrés pile pour la finale de Roland Garros. Et quelle finale !!!!!! Vendredi on a assisté à un troisième set d’anthologie. Là ce fut le cinquième set qui nous a tenus en haleine ! Quel mental ont ces sportifs ! Djokovic, mené deux sets à rien, qui est allé chercher au bout de ses ressources, physiques et surtout mentales. Comment ne pas admirer ces champions ?

Le jeune grec Tsitsipas, 22 ans, n’a rien lâché jusqu’au bout, pas un point, pas une seconde il n’a décroché. Respect messieurs. Quel bel exemple, que ça donne envie de se dépasser de voir de tels sportifs. Novak Djokovic, humble, élégant, fair play, sportif hors pair, qui travaille sans relâche pour parvenir à ses objectifs. Le seul a avoir remporté chaque tournoi du grand Chelem à deux reprises. Un des plus grands joueurs de tous les temps. Et un homme exceptionnel. Mon chouchou depuis plus de dix ans. La fin du match m’a rendue dingue, je sautais, je criais, et j’ai pleuré tant et plus de bonheur et d’émotion.

A 17 heures, ma nièce qui passait le week-end à Paris, est venue boire un verre a avec nous avant de rentrer à Reims. Elle a regardé une partie du match avec nous. Ca me fait tellement plaisir qu’à chaque fois qu’elle vient à Paris, même pour une journée pour voir ses amis, ma nièce trouve toujours une heure ou deux pour venir nous voir.

Oui voilà tout ce que je voulais vous écrire. Que de la douceur et du bien-être ce week-end.

Et tout à coup, tout cela est parti et ne me reste qu’un terrible goût de culpabilité dans la bouche. J’ai eu mon père au téléphone en toute fin d’après-midi. Il pleurait en me demandant quand je vais venir, qu’il s’ennuie de moi, que je lui manque. Depuis quelques semaines je ne vais plus à Reims qu’un week-end sur deux, et mon père s’en aperçoit. Il en est malheureux. Je culpabilise, j’ai terriblement honte, je me sens moins que rien de n’y aller qu’une semaine sur deux.

Et en même temps y aller toutes les semaines m’épuise et je ne pourrai pas tenir sur la durée, je finirai par faire des bêtises dans mon travail. Alors deux semaines sur trois serait le bon rythme ? Quoique je fasse je me sens mal. Mal par rapport à mon père, mal par rapport à Chéri. Je n’arrive pas à ne pas culpabiliser. Depuis le 21 avril 2020 je suis rongée je ne sais pas comment je ressortirai de cela. Comme dit Nietzsche « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort ».

Alors oui, je suis plus forte que jamais, mais à quel prix… Car aller à Reims est une chose, mais il y a aussi m’occuper de tous les rendez-vous. Réserver la navette qui vient chercher ma mère quand elle va voir mon père seule, gérer les comptes, être l’interlocutrice de l’Ehpad pour tous les soins de mon père. Plusieurs heures par semaine de démarches au téléphone… Je ne sais pas si je retrouverai un jour la tranquillité d’esprit et le repos. Sans compter les parents de Chéri qui commencent eux aussi à avoir des soucis sérieux de santé. Ma DG m’a dit que pour accompagner sa mère en fin de vie comme j’accompagne mes parents, elle a tout lâché, son travail, son mari… Moi je ne veux pas tout lâcher, bien au contraire…

Alors oui je voulais juste vous écrire du bonheur, mais ici j’écris tout, je ne fais pas de mystère de mes faiblesses, de mes failles, de mes chagrins.

Merci à vous d’être là, de me soutenir depuis de longues années. j’espère que vous avez passé un heureux week-end:-)

Samedi… dimanche…

Samedi habituel. Levée à six heures et direction Reims. Il y faisait froid, avec beaucoup de vent, et il est tombé une fine pluie toute la journée.

Nous sommes allées faire les courses avec ma mère. Mon frère est passé chez ma mère pendant midi, boire un verre avec nous avant que nous ne déjeunions. Ma mère me racontait qu’elle a sympathisé avec plusieurs de ses voisines, elles font la gym ensemble le matin, passent les après-midis les unes chez les autres, vont au parc juste en face… La vie de la résidence est animée, chaque samedi j’y croise de charmantes vieilles dames.

Oui surtout des dames. C’est une résidence avec appartements réservées à des personnes âgées autonomes. La moyenne d’âge doit être d’environ 80 ans, et à cet âge là, les dames sont plus nombreuses et plus autonomes que les messieurs. C’est pour cela qu’il y a plus d’hommes dans les Ehpad… Il y a un monsieur sur le pallier de ma mère, que je croise presque à chaque fois, mais je n’en ai jamais vu d’autres.

C’est joli, il y a plusieurs jardins, le hall est animé, toujours fleuri. Et il y a la coiffeuse, le pédicure, la bibliothèque de la résidence. Après le déjeuner nous sommes allés voir mon père. Il était tombé la veille. Sans se faire mal, mais sans pouvoir se relever. Heureusement que le personnel de l’Ehpad est toujours là, toujours aux petits soins. Les aides soignantes l’ont relevé, massé, rassuré. Je lui ai bien expliqué que je revenais le lendemain, et que mon frère et moi viendrions le chercher pour venir manger son gâteau d’anniversaire chez mon frère. Sur le moment il a bien compris, et s’en est réjoui.

Je suis rentrée samedi en fin d’après-midi, heureuse de retrouver Chéri. Chéri aurait pu venir avec moi samedi, nous aurions passé la soirée et la nuit chez mon frère pour être sur place dès dimanche matin. Mais j’avais envie de passer la soirée tranquille avec Chéri, chez nous, me détendre, ne pas faire la conversation. Etre chez nous, en tenue confortable, tranquillement avec Chéri. C’est déjà assez fatigant comme ça de n’avoir pas un seul jour de coupure. Donc je suis rentrée à Paris en fin d’après-midi, retrouver Chéri, c’est la seule chose qui me fasse tant de bien. Et puis j’ai pu préparer et regrouper tranquillement tous les cadeaux. Car en plus de l’anniversaire de mon père, nous avons fête celui de mon frère, la fête des mères, l’obtention brillante de sa double licence par ma nièce…

Nous sommes donc repartis dimanche de bon matin, chargés de tous les cadeaux. J’avais mis une très jolie robe, bien trop habillée, mais peu importe, j’avais besoin de me sentir belle. Et contrairement à samedi, dimanche il a fait très beau. Quand mon frère est venu nous chercher à la gare, il était déjà allé chercher ma mère, et nous l’avons trouvée tranquillement installée dans le jardin avec ma belle-soeur. Nous avons pris l’apéritif dans le jardin, et continué par un barbecue. A 14 heures, mon frère et moi sommes allés chercher mon père. Il dormait, profondément… Je l’ai réveillé en douceur, mais il ne comprenait pas pourquoi mon frère et moi étions là. Il avait complètement oublié m’avoir vue la veille, et tout autant qu’il sortait.

Sa première sortie hors de l’hôpital ou de l’Ehpad depuis le 21 avril 2020. Nous l’avons laissé émerger tout tranquillement, je lui ai mis ses chaussures, donné un coup de peigne, mis un gilet. Son aide soignante lui avait mis une belle chemise. Nous l’avons aidé à monter en voiture, et surtout, c’est pour en descendre qu’il a fallu l’aider. Il a monté les trois marches du perron de la maison de mon frère assez facilement. Il bien reconnu l’intérieur de la maison, et quand nous sommes arrivés dans le jardin, il a vu Chéri, ma mère, ma belle-soeur, ma nièce, il souriait et était très ému. Il a bu un café au lait, soufflé les bougies du gâteau avec mon frère, mangé sa part, en a demandé une deuxième, déballé ses cadeaux avec plaisir. Il a un peu parlé, dit à ma nièce qu’il est fier d’elle, de ses brillantes études, nous a dit qu’il nous aimait. Et au bout d’une heure et demi, il nous a demandé à rentrer, se sentant très fatigué.

Mon frère et moi l’avons réinstallé dans la voiture, et le moment le plus triste, qui m’a bouleversée au-delà de tout, c’est quand. ma mère s’est approchée de la voiture, et que mes parents se sont pris la main à travers la vitre baissée. Ils n’ont rien dit, mais ce geste était tellement doux et intense. Nous avons raccompagné mon père. Mon frère a attendu dehors, mon père ne voulait que moi. Je l’ai accompagné dans sa chambre, l’ai déchaussé, installé dans son fauteuil. J’ai disposé ses cadeaux sur les étagères, lui ai demandé s’il avait besoin de quelque chose. Il m’a dit qu’il avait besoin de se remettre, de toutes ces émotions, de cette fatigue.

Je comprends qu’il était épuisé, lui qui n’est pas sorti depuis 14 mois, qui est tombé la veille, qui n’a plus l’habitude de voir six personnes d’un coup, d’entendre plusieurs personnes parler en même temps. Quand je m’apprêtais à quitter la chambre il m’a dit merci, qu’il avait passé un moment merveilleux. Il sait maintenant qu’il y en aura d’autres des moments comme celui-ci… souvent. Mon frère, la semaine prochaine, l’emmènera, avec ma mère, boire un café en ville… Maintenant mon père sait qu’il n’est pas seul, pas abandonné. Et il aime les jeunes femme qui s’occupent de lui, et sa chambre est son environnement rassurant. C’est dans sa chambre qu’il a demandé à retourner hier quand il était fatigué.

Aujourd’hui, comme me l’avait dit le neurologue il y a un an, son quotidien ce n’est plus ma mère, nous ses enfants, non maintenant, c’est l’équipe soignante sa référence. Il avait oublié hier que j’étais déjà venue le voir la veille… Ca ne me fait plus trop pleurer. Ca me vrille le coeur de chagrin, mais je sais que dans son monde il ne voit pas le temps passer. Samedi il m’a dit qu’il est préoccupé, car il doit se préparer pour sa course cycliste mais que comme il n’est pas en grande forme, son entraîneur se fait du souci sur ses chances de gagner.

Chaque semaine il me raconte son monde, tantôt il est étudiant, tantôt il cherche du travail tantôt il prépare une expédition, tantôt il aide les patrons de l’hôtel dans lequel il habite… Et moi j’approuve, je lui demande de me raconter, et je lui souris… Et parfois nous avons une vraie conversation, il me parle de mon travail, de sa jeunesse, s’inquiète de savoir si j’ai assez d’argent pour payer son loyer et celui de ma mère, puis il retourne dans son monde…

Il ne parle plus très bien, les AVC ont laissé des séquelles, mais je le comprends, et on parle, et on rit… Et après, quand je suis seule, je pleure… mais de moins en moins.

Sinon, hier j’ai eu une belle surprise. Ma nièce est arrivée à midi trente, nous étions déjà là Chéri et moi, tout comme ma mère, et elle est arrivée avec un beau bouquet de fleurs, qu’elle m’a tendu. Je pensais vraiment en la voyant arriver, que c’était pour ma mère, ou ma belle-soeur. Elle m’a dit que c’était pour moi, parce qu’elle m’aime. Et elle m’a prise dans ses bras, me disant que nos câlins lui manquent trop, qu’elle avait besoin que je la serre et l’embrasse. Oh que oui ça fait du bien, les câlins. C’est invivable de ne plus avoir de câlins depuis 15 mois.

Ma nièce vient donc de terminer sa double licence (histoire et science po), tout en passant un diplôme d’anglais. Elle s’est inscrite à un master Relations internationales. A Paris, Lyon, Bordeaux et Toulouse. J’aimerais tellement qu’elle soit prise à Paris. Qu’on recommence à se voir chaque semaine, pour aller faire du shopping, et qu’elle vienne à nouveau dîner un soir par semaine. Et elle doit aussi aller faire un semestre aux Etats Unis. Ce devait être le second semestre 2020, naturellement ça n’a pas été possible… Bon on en saura plus sur sa destination d’ici quelques semaines.

Nous sommes rentrés à Paris hier soir, gonflés d’amour. Immédiatement quand j’ai mis le bouquet dans un vase, Gribiche n’a plus eu qu’une idée, le dévorer. Elle est trop craquante. Depuis hier soir elle est couchée sur le bar, en extase devant le bouquet. Sans doute dégage-t’il des odeurs qui lui font de l’effet.

Voilà, un résumé de ce week-end qui marque des jolis débuts, des sorties en perspectives, dans la mesure où mon père en aura la force.

J’espère que vous avez passé un beau week-end. Bonne soirée vous tous:-)

Bonheur et fierté

Aujourd’hui c’était donc l’assemblée générale de la tête de réseau où je travaille. Tête de réseau d’un des plus grand mouvement associatif de France, regroupant des centaines d’associations, des dizaines de milliers de professionnels du médico-social, des centaines de milliers de bénévoles…

Quand je suis arrivée le 25 août 2020, j’ai assisté à l’AG la semaine suivante, AG qui avait été reportée de juin à septembre à cause de la pandémie, et s’est déroulée en digital. Déjà j’avais été très émue, me disant que j’avais beaucoup de chance d’avoir intégré ce mouvement si militant, qui a fait bouger les choses depuis 60 ans, est à l’initiative de nombreuses lois en faveur des personnes en situation de handicap intellectuel ou psychique.

Aujourd’hui, neuf mois plus tard, j’assiste à l’assemblée générale (malheureusement encore en digital cette année), et la grande différence c’est que cette année, j’ai participé à la préparation, au coeur de l’équipe. Et vous le savez, le travail d’équipe, il n’y a que cela qui vaille pour moi, qui me passionne.

Depuis plusieurs mois notre charge de travail s’est densifiée puisqu’en plus du travail habituel nous avons préparé cette AG à laquelle assistent 50 000 personnes. Aujourd’hui, je connais beaucoup mieux notre réseau (même si je suis loin encore de le connaître vraiment bien), et mon émotion a été énorme.

Je suis l’assistante du Président et de la Directrice générale. Je les admire, ils sont fondamentalement différents, et tellement complémentaires. D’une intelligence rare, une humanité et une bienveillance incroyables, une ouverture d’esprit exceptionnelle, une capacité à anticiper… Dès la musique de lancement, quand j’ai vu apparaître mon Président, j’ai eu les larmes aux yeux. Son discours d’ouverture m’a laissée en larmes, quelle conviction, quel charisme, quel texte magnifique !

Je suis fière de faire partie de ce mouvement, de constater chaque jour concrètement les montées aux créneaux. j’ai travaillé pour huit entreprises dans ma vie. Trois que j’ai aimées vraiment, dont j’ai admiré les dirigeants dont j’étais l’assistante. Et une quatrième, celle où je travaille aujourd’hui, qui est de loin celle qui me fait aimer plus encore mon métier, me fait me sentir heureuse chaque matin de travailler dans cette équipe. Si fière d’assister chaque jour mon président et ma DG.

Chaque jour je vais travailler sans boule au ventre, sans craindre mon supérieur, chaque jour je sais que je peux parler, exprimer ce que je ressens, chaque jour je sais que ma toute petite contribution renforce ce bel édifice qu’est notre Tête de réseau. Je suis d’autant plus heureuse de travailler là que mon Président participe très activement au projet de la cinquième branche de la sécurité sociale, au coeur de nombreuses instances. Cette cinquième branche sera dédiée au handicap, majeurs protégés, et aux problèmes du grand âge.

Alors voir les avancées pour lesquelles on se bat, dans la période que je traverse, tutrice du majeur protégé qu’est devenu mon père, en grand âge, vous pensez bien que cela m’aide incroyablement sur le plan personnel et me donne plus envie que jamais de m’investir dans mon travail. Je me sens utile, à ma place dans ce travail.

Sans aucun doute le plus exigeant intellectuellement car je travaille avec des pointures du plaidoyer, de l’expertise médico-sociale et juridique, de la politique, de la stratégie. Beaucoup de jeunes très diplômés, très enthousiastes, plein de convictions. Mais cette exigence je l’aime, je me sens tellement vivante.

Enfin voilà, j’ai adoré notre assemblée générale, et j’espère que toutes les associations, professionnels et bénévoles du réseau l’auront trouvée aussi belle que je l’ai trouvée. Les votes ont reconduit unanimement notre Président, le Bureau (CA simplifié), et le conseil d’administration dans son ensemble. Les comptes ont été approuvés, les mécènes nous ont renouvelé leur confiance… Alors on repart pour une année encore plus intense, avec des orientations stratégiques ambitieuses, la prochaine grande échéance, c’est la préparation des présidentielles. Nous avons déjà commencé à travailler dessus depuis le début de l’année. C’est le moment ou jamais de faire bouger les lois !

Notre réseau est apolitique, ne se recommande d’aucun parti, ce sont au contraire les partis qui nous courent après. Bon je m’arrête, je suis tellement passionnée de politique, et passionnée par ce secteur du handicap intellectuel que je découvre chaque jour, et qui me bouleverse.

Revenons à des choses nettement plus terre à terre. J’ai super bien dormi la nuit dernière. La précédente d’une seule heure de sommeil m’a mise KO et là j’ai dormi 7 heures d’affilée, sans même entendre les violents orage de cette nuit, qui ont réveillé Chéri.

Et sinon, qu’est-ce que j’ai mangé aujourd’hui ? Et bien on prend (à peu près) les mêmes et on recommence:-)) Ce midi je me suis fait une salade avec laitue, tomate, radis, oeuf dur et thon nature.

Ce soir, devinez ? J’ai osé ! Oui oui oui, de la ratatouille:-))))))))

Chéri est tellement gentil, qui me fait de la ratatouille aussi souvent que j’en ai envie… c’est à dire tout le temps ! Il en a fait beaucoup, je vais en apporter demain à ma mère.

De quoi lui surgeler cinq ou six barquettes. Elle n’a plus envie de cuisiner pour elle seule, et parfois aurait tendance à oublier de manger. Alors c’est pour cela que je vais faire les courses avec elle, elle choisit ce qu’elle aime, qui ne nécessite pas d’être beaucoup cuisiné. Et à chaque fois que j’y vais j’emporte des plats cuisinés par Chéri. Elle a tout particulièrement aimé le poulet curry lait de coco, le boeuf bourguignon, le veau marengo, les lentilles-saucisses fumées. Et dans les légumes, son palmarès est, la ratatouille, le fenouil braisé, les carottes glacées, les aubergines… Chéri se creuse la tête pour à chaque fois la surprendre et la régaler. Et à chacune de mes visites le samedi j’apporte des plats qu’il a cuisinés le vendredi soir, en quantité suffisante pour lui surgeler entre cinq et sept barquettes. Quand nous faisons les courses, j’achète aussi des friandises (et son fromage préféré) pour mon père, nous lui en apportons tous à chaque visite. Mon père fait partie des résidents les plus visités, au minimum cinq visites par semaine, entre ma mère, mon frère, ma nièce et moi. Il reçoit son journal chaque matin de Charleville-Mézières, s’intéresse toujours à la vie des Ardennes. Et moi, je lui apporte l’Equipe, Paris-Match, et un livre tous les 15 jours.

Donc ce soir. Saumon frais grillé, mi-cuit, et ratatouille. Mon plat préféré il n’y a aucun doute, j’aime trop la ratatouille !

Allez zou, ce soir la finale de Koh Lanta, et demain matin, réveil tôt pour filer prendre mon TGV pour Reims à 7h30. J’espère que vous aussi avez eu de belles émotions aujourd’hui. Prenez grand soin de vous tous !

Je l’ai payé cher ce repas

Vous le savez, j’ai une maladie de l’oesophage. Ces derniers mois elle s’est accentuée, et il m’arrivait souvent, en début d’année, de vomir la nuit. C’est passé, j’ai vu le gastro. Ma maladie est évolutive, s’aggrave d’année en année. Mais je suis suivie de très près par le gastro, qui met tout en oeuvre pour freiner la progression. Je vous dis ça pour que vous ne vous cassiez pas la tête à me donner des conseils d’alimentation ou de ce qu’il faut manger le soir. Je le sais à peu près bien, c’est d’ailleurs pour ça que les vomissements nocturnes se sont arrêtés.

Bref, voilà plusieurs mois que je n’avais pas vomi. L’arrêt du sucre depuis cinq semaines m’a aussi fait du bien. Et manger beaucoup de légumes, des fibres donc a amélioré mon transit. Mais hier, mon Président m’a invitée à déjeuner. Vite fait, dans un petit (enfin pas « dans », mais à la terrasse) bistrot proche du bureau. J’ai pris le plat du jour, des diots du Jura avec pommes de terre sautées. Et ça ne m’a pas semblé bon, mais pas bon du tout. Les diots (saucisses fumées) étaient gras, mous. Les pommes de terre dégorgeaient d’huile. Je n’ai plus l’habitude. Ca fait plusieurs années que j’ai vraiment réduit l’huile en cuisinant, et Chéri aussi quand c’est lui qui cuisine.

Et depuis cinq semaines je n’avais pas mangé de féculents, et très peu de gras. Et pas de sucre. Et là en dessert, deux boules de glace. De la Ben & Jerry au beurre de cacahouète. Vous connaissez les glaces Ben & Jerry ? Du sucre, de la crème… En plus nous avons mangé vite, alors que moi je suis une mangeuse lente. Je n’ai mangé qu’un diot sur les deux…

Mais tout l’après-midi je me suis sentie lourde, barbouillée. Déjà à la base j’ai trouvé ça moyennement bon, mais là, ce fut comme une overdose de sucre, et de féculents après cinq semaines sans en consommer du tout. Bref, ce fut trop de trop de trop. Je suis rentrée du bureau tard, à presque 20 heures. Et j’ai commis l’erreur de manger au lieu d’attendre d’avoir fini de digérer. J’ai mangé léger, mais sans faim ni envie, ridicule. Et j’ai mangé tard, 21 heures.

Je me suis couchée vers 22h30 pour lire, toujours sans avoir digéré. Je me suis endormie, mais à minuit, réveillée en sursaut par ces signes que je connais si bien… Je sais que la douleur conduit inévitablement aux vomissements. Mais je n’ai vomi qu’à 4h30 du matin. De minuit à 4h30, j’ai attendu que ça sorte, en ayant mal… Je n’ai donc pas dormi. Enfin si, de 23 heures à minuit.

Ce matin j’ai eu du mal à me mettre en route, mais j’avais rendez-vous au bureau avec ma DG à 8 heures. Je vous montre ma tête ? Tête de quelqu’un qui n’a pas dormi, a eu mal à l’oesophage toute la nuit, a eu froid toute la journée malgré les 28 degrés.

Inutile de vous dire que je n’ai pas mangé de la journée, juste bu, je ressentais une soif intense. J’ai alterné eau plate et eau gazeuse.

J’ai quitté le bureau tôt, je ne tenais plus debout. Je suis donc partie à 18 heures. Et vers 19 heures, tranquillement à la maison, je me suis rendue compte que j’avais très faim. Et envie d’une salade. Alors la voilà ma salade, toute simple. Laitue, tomate, radis, concombre, oeuf dur, jambon de poulet.

J’avais envie de thon, mais peur que ce soit plus lourd. à digérer. Une tisane, et voilà.

Quand je vais réintroduire le sucre, je le ferai en douceur, tout doucement… Et surtout je me rends compte qu’entre mon oesophage très abîmé et le fait de vieillir, je digère de moins en moins facilement. Bon, rien de dramatique, il suffit que j’en tienne compte. Je choisirai mieux mes plats au resto maintenant:-) Et surtout je vais éviter les restos entre collègues, à manger vite des trucs qui ne me plaisent pas forcément.

Voilà, sinon rien de particulier. L’AG de demain se présente bien. Les 50 000 votants sont répertoriés et ont reçu leur lien visio individuel pour voter, les répétitions se sont bien passées, y’a plus qu’à. Je vais me coucher tôt ce soir, il faut que j’ai une meilleure tête demain. Je ne sais pas si je vais tenir pour l’épisode de Handmaid’s Tale de ce soir. Nous en sommes à la saison 4, et l’intérêt ne se relâche pas.

J’espère que vous avez passé une bonne journée. Bonne nuit vous tous;-)

Quel mardi…

Non mais quel mardi. Au boulot pour commencer.

Vendredi c’est notre assemblée générale. Cette année, elle est entièrement digitale, dans un studio de tournage pro. Habituellement, l’AG se passe dans une ville en région, où tout le monde se réunit pour trois jours. Cette année, ce devait être à Montpellier. J’espère bien connaître ça l’année prochaine. Enfin rencontrer tous ces gens que je vois depuis neuf mois par vidéo uniquement, la perspective m’enchante d’avance:-) L’AG nécessite une énorme préparation, mais en digital, cela génère plus encore de travail. La dernière ligne droite s’annonce… corsée.

En plus ce matin première heure, mon président m’a demandé de rédiger une lettre en urgence à envoyer avant midi à la secrétaire d’Etat chargée du handicap. Je commence à me familiariser avec ces courriers à rédiger aux ministres, députés, sénateurs, mais j’ai toujours peur malgré tout de faire une coquille…

Enfin, à 14 heures, j’ai pris le temps de déjeuner. 45 minutes. Car je me suis fait une salade, et éplucher, couper les légumes, bref, assembler la salade prend déjà une vingtaine de minutes. Mais vraiment, j’aime tellement les salades composées. D’autant que Chéri a fait dimanche au marché un plein de légumes très bons. Les tomates coeur de boeuf par exemple, de vrais bonbons. Les minis concombres, les radis croquants, la laitue achetée au producteur, bref, que du régal. Salade, concombre, tomate, radis, oeufs durs, jambon blanc, ciboulette. Toujours un peu de Mayo dans la vinaigrette. Résultat, un gros bol de salade rassasiante.

Je suis dans ma cinquième semaine sans sucre. Je vais continuer le « sans sucre » jusqu’au 23 juin. Car le 24, nous partons pour quatre jours à Bruxelles, et là…. Hummm je rêve d’une portion de frites, d’un vol au vent aux ris de veau, de boulettes à la liégeoise…

Vous le savez, nous adorons Bruxelles et y allons deux ou trois week-ends par an. Mais là, ça fait un an et demi. Bon sang quand j’y pense, c’est incroyable la période que le monde vient de traverser. En tout cas nous, nous n’avons pas quitté Paris une seule journée depuis août 2019 !!!!!! Uniquement les allers-retours à Charleville, à Reims pour m’occuper de mes parents, mais depuis Séville en août 2019, aucun jour de détente hors de Paris.

Alors ces quatre jours à Bruxelles, j’en rêve. Départ jeudi 24 juin matin, retour dimanche 27 en fin d’après-midi. Et cet été, nous allons partir une semaine à Lisbonne. Chéri a trouvé un hôtel avec piscine sur le toit, spa au sous-sol, une chambre immense avec salon… bref de quoi renouer avec des vacances, la détente absolue. Espérons qu’il n’y aura pas de contrordre d’ici là.

Ni de soucis avec mes parents, ou ceux de Chéri qui commencent eux aussi à cumuler de sérieux problèmes de santé. Ils ont le même âge que mes parents… Et pas de contrordre sanitaire j’espère. Juste quelques jours de vrai dépaysement, sans penser à rien d’autre que passer du temps avec Chéri en visitant une ville magnifique.

Enfin, avant les vacances, focus sur la préparation de l’assemblée générale ! Je me suis déconnectée »tôt », 18h45. Et si je dis quel mardi, c’est qu’en plus de la journée intense de travail, j’ai entendu ce matin très tôt en prenant mon café un témoignage sur les « aidants ».

Ceux qui cumulent un travail à plein temps, et la responsabilité d’être tuteur d’un adulte protégé. Les responsabilités, les démarches chronophages, la culpabilité qui tord les entrailles, le chagrin qui pèse une tonne sur les épaules, la fatigue, physique autant que psychologique. Visiblement, tout le monde passe à peu près par les mêmes phases. Ceci dit, je m’en sors plutôt bien je crois. Depuis le sevrage des anti dépresseurs, jamais je n’ai eu à nouveau besoin d’y recourir. Je pleure souvent c’est vrai, mais au moins je laisse sortir les émotions, je ne les enferme pas. C’est ce que fait mon frère par exemple, et souvent je me fais du souci pour lui. Il ne laisse rien ou presque sortir, mais le jour où ça explosera… Enfin je serai là. Car moi, je pleure beaucoup, mais ça me permet d’être d’autant plus forte pour tout le reste de laisser sortir ce qui va, ce qui ne va pas.

Et j’ai la chance absolue d’avoir Chéri. Chéri, au-delà d’être un mari exceptionnel, est l’homme le plus fantastique qui puisse exister. Il me soutient inconditionnellement. Bref, voilà, quel mardi donc…

Sinon, j’ai repassé des robes d’été. Puisque nous avons été propulsés en plein été. Et demain et après-demain je vais au bureau. Ah que je suis contente les jours où je vais au bureau ! Je retrouve à chaque fois le plaisir de m’habiller, me maquiller, me parfumer. Pendant que je repassais mes jolies robes fleuries, Chéri nous a préparé un dîner que j’ai adoré. Très simple, mais plus ça va, plus j’aime la simplicité absolue. Un blanc de poulet grillé, le reste (et la fin) de la fausse ratatouille (sans aubergines), parsemés au dernier moment de ciboulette et basilic.

Puis une tisane et voilà:-) J’espère que vous avez passé un joyeux mardi.

Lundi drôlement joli

Il y a quelques jours j’ai retrouvé mes bestioles. Depuis des années, mes bestioles apparaissent sur nombre de mes photos, je les emporte partout avec moi.

Mais voilà des mois et des mois que je les cherchais vainement. Alors il y a quelques jours j’ai décidé de fouiller tous mes sacs à mains. Car habituellement elles sont au chaud dans mon sac à main. Et comme j’en change chaque jour, chaque jour avec le reste de mes affaires, elles arrivent dans un nouveau sac. Mais un jour je les ai oubliées au fond de la poche d’un sac…

Au bout d’une heure de fouillage de tous mes sacs, enfin je les ai trouvées… J’avoue que j’aime les avoir avec moi, les mettre sur mes photos:-)

Alors, voyons les repas du jour. Pas de petit déjeuner. Comme je suis dans une période sans sucres, le matin, je ne prends qu’un café, puisque pas de fruits, pas de pain. Certains jours je me fais un oeuf à la coque, mais depuis quatre semaines que je ne consomme aucun sucre, je n’ai pas vraiment faim le matin.

J’ai bu un café. Le café aussi j’ai beaucoup réduit, je n’en prends plus qu’un seul le matin. Parfois un deuxième dans la matinée, mais de plus en plus rarement. A part celui du matin, maintenant le café m’écoeure. Ça a fait la même chose à ma mère il y a quelques années, bizarre comme le corps tout d’un coup n’a plus envie de certains aliments. Ceci dit, rien de dramatique à ne boire qu’un café par jour. Je bois de plus en plus de thés ou tisane. Ou tout simplement de l’eau voilà tout.

Bref. Donc ce midi au déjeuner, deux oeufs au plat, et la (un peu fausse puisque sans aubergines) ratatouille cuisinée hier par Chéri.

Aujourd’hui en télétravail, j’ai pris 30 minutes de pause, le temps de faire cuire les oeufs, de manger tranquillement. J’ai déjeuné à 14h et me suis remise à mon ordi à 14h30. Et je n’ai pas vu le temps passer, j’ai à peine entendu Chéri rentrer à 17h30, et je n’ai émergé qu’à 19h30, après avoir eu ma DG au téléphone à 19h15.

Nous avons pris le temps de prendre du temps avec Chéri. Un coca zéro pour moi, une bière pour lui. Et aussi des chips. Mais pas pour moi évidemment:-)))).

Pour le dîner, Chéri hier au marché avait acheté un pavé de saumon supplémentaire, que nous nos sommes partagé. Mi-cuit, c’est tellement bon. Avec de la ratatouille comme ce midi. Du coup nous avons dîné tard, à presque 21 heures.

Une tisane pour finir et voilà.

Ouh là là, nouvelle en direct live ! Je suis trop trop trop contente !!

Samedi à la garden party des éditions Charleston, il y avait un jeu. Avec deux « box livresques » à gagner. Dedans, un livre d’un des auteurs présents, et des goodies. Photos, mug, friandises, je ne sais pas exactement.

Il suffisait de mettre son nom et son adresse sur un post-it, dans un joli bocal et un papier serait tiré au sort pour chacune des boîtes à gagner. J’ai donc mis mon papier, et franchement, depuis samedi, j’avais complètement oublié. Et là… à l’instant sur Instagram, dans la story des éditions révélant le nom des deux gagnants, je vois mon post-it. Non mais c’est génial, je ne joue jamais à rien, donc forcément je ne gagne jamais rien, et là, je vais recevoir cette box avec plein de jolies petites surprises. Je vous montrerai bien sûr, dès que je la recevrai:-))

La révérence de l’éléphant, c’est un des livres que j’ai achetés, pour lequel j’ai discuté avec l’auteure, qui raconte la vie de sa grand-mère dans un Ehpad. Je suis vraiment vraiment contente que ce soit justement ce livre, cette auteure et j’ai hâte de voir de quoi la box sera remplie.

Voilà, un joli lundi surprenant. J’espère que vous aussi avez tous passé une bonne journée.

Fini les conneries ?!

Non mais… Je viens de vérifier… depuis le 11 avril je n’ai pas écrit !!!! alors ça suffit les conneries, il faut reprendre le rythme ! Non mais ! Et je sais, la photo n’est pas d’actualité, mais j’adore cette photo avec le brin de muguet que Chéri m’a offert le premier mai.

Depuis le 11 avril, que s’est-il passé ? En réalité pas grand chose. Je travaille beaucoup, j’adore mon travail, j’avais oublié à quel point travailler beaucoup mais avec une pression positive est ce que j’aime. J’avais oublié que travailler avec des gens compétents, bienveillants, honnêtes, enthousiastes est un moteur extraordinaire. Se sentir bien dans une équipe, quel bonheur… alors oui, je travaille beaucoup, j’aime travailler, j’ai toujours aimé travailler, et mon traumatisme du burn out commence à s’estomper, je retrouve le vrai plaisir d’un travail qui me comble, intellectuellement, et dans lequel nous faisons concrètement avancer les choses.

Mais bon, comme nous le savons tous, je suis excessive, alors oui, je travaille (un peu trop) beaucoup. Et le télétravail ne m’aide pas, j’ai du mal à déconnecter, et à bien différencier télétravail et être à la maison. Les jours de télétravail, étant une lève-tôt, à 7h30 je suis devant mon ordi, et je me déconnecte rarement avant 19 heures. Les jours où je vais au bureau j’arrive à 8 heures et repars à 18h30. Ma DG me dit de réduire mes horaires…. j’y travaille, c’est le cas de la dire:-)

Vivement la reprise du présentiel à plein temps. En septembre j’espère. Donc, à part le travail, vu que jusqu’à la semaine dernière tout était fermé, il ne s’est pas passé grand chose.

Les samedis à Reims, les dimanches à lire, regarder des films avec Chéri. Côté sport, je me heurte à un problème… Uniquement à cause de moi. JC comme Philippe me proposent des séances à 19 heures, mais je n’arrive pas à être prête si tôt. Il faudrait pour cela que je termine mon boulot à 18 heures, et pour le moment, je n’ai pas cette auto-discipline. Mais le sport me manque, je me sens incomplète alors je veux réintégrer au minimum deux séances par semaine dès cet été.

Et ça me fera le plus grand bien, car je pleure toujours beaucoup. Chaque samedi en rentrant de Reims je pleure tellement. Mes parents s’affaiblissent, mon père est en profonde dépression… Je suis fatiguée, psychologiquement autant que physiquement. Car aller à Reims représente une sixième journée après mes cinq jours de travail. Et une journée fatigante. De plus de 12 heures où je n’arrête pas un instant. Mais pour rien au monde je n’arrêterais d’aller à Reims. Même si maintenant ce n’est qu’une semaine sur deux, ces moments passés le matin avec ma mère, l’après-midi avec mon père sont inestimables. Et les deux fois 45 minutes de TGV me permettent de me détendre, de lire, de décompresser.

Et la super grande géniale nouvelle : j’ai reçu un mail de l’Ehpad, et ENFIN, ENFIN ils adoucissent les mesures sanitaires. En ce moment on ne peut aller voir mon père qu’à deux, en restant dans sa chambre, ou dans le jardin de l’Ehpad. Mais là, ça y est, ils autorisent les sorties à l’extérieur. J’ai rempli la demande, et dimanche prochain, Chéri et moi allons à Reims, et nous allons aller chercher mon père pour l’amener quelques heures chez mon frère. Il y aura mon frère et son amie, ma mère, ma nièce, Chéri et moi.

Nous fêterons l’anniversaire de mon père (il a eu 86 ans ce mardi 25). Sa première sortie depuis 14 mois. Il va nous voir tous. Comme il se fatigue vite, et que c’est la toute première sortie, on va faire assez court. On verra si pour les prochaines, on peut le prendre toute la journée, l’emmener boire un verre en ville (il en rêve)… La directrice de l’Ehpad m’a appelée pour me confirmer que l’état de mon père est compatible avec une petite sortie. Bon évidemment, chez mon frère nous serons juste six en plus de mon père, et resterons à un mètre de lui. Mais c’est un bon début, j’espère que tout se passera bien.

La directrice m’a dit que pour éviter tout incident, ils lui mettront une protection propre juste avant que nous ne venions le chercher. J’avoue que cet aspect m’effraie un peu. Bon, nous verrons… Mon père est si heureux de cette nouvelle… Et nous tous aussi. Ca ne paraît rien, mais pour nous c’est une si merveilleuse nouvelle.

Côté santé, j’ai eu un petit souci. Je me sentais fatiguée, épuisée, je dormais peu et mal, j’avais toujours froid. Ma généraliste m’a fait faire une prise de sang, et il s’avère que la fatigue et la tension accumulées depuis plus d’un an ont fait que mon corps a développé beaucoup beaucoup beaucoup plus d’anticorps que la norme. Et ces anticorps ont fait leur boulot, ils ont voulu défendre mon corps. Mais comme je n’ai pas de maladie contre laquelle ils peuvent lutter, ils se sont attaqués à un rein et à ma thyroïde.

Je dois passer une échographie des reins. Pour la hausse de thyroïde (taux 10 fois plus élevé que la norme), ma généraliste m’a donné du lévothyrox à un dosage plus élevé. J’ai refait une prise de sang vendredi dernier, le taux de thyroïde commence à bien baisser. Ma généraliste a réajusté le dosage de Lévothyrox. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, il y a quelques années, j’avais déjà eu un dérèglement de la thyroïde, et le temps qu’on trouve le bon dosage, j’avais pris 15 kilos, que j’ai eu terriblement de mal à perdre.

Alors cette fois j’ai pris les devants. Depuis quatre semaines, je ne mange plus de sucres. Pas de fruits, pas de féculents, pas de pain, pas de sucre industriel. Je vais continuer cela jusque fin juin. Puis je réintégrerai un fruit par jour, et une portion de féculents…. Jusqu’à ce que ma thyroïde soit bien régulière.

En tout cas, je commence à me sentir bien mieux maintenant que la thyroïde est en cours de régulation. Je dors plus et mieux (j’ai beaucoup de retard à rattraper), je pleure un tout petit peu moins, j’ai moins froid, mes doigts ne deviennent plus bleus, je me sens mieux dans mon corps. J’espère que dans quelques semaines tout cela sera réglé, comme le petit souci au rein et le manque de potassium. Bref, je fais le max du max pour aller bien.

En parlant d’aller bien, ce qui me donne le sourire, c’est la réouverture des magasins, cinémas etc depuis le 19 mai. Quel bonheur de voir des gens riant aux terrasses, de voir les boutiques ouvertes, d’aller s’installer dans un fauteuil au cinéma. Tout ce qui était si naturel il y a un peu plus d’un an mais devenu impossible depuis. Rien que d’entendre le bruit des conversations aux terrasses quand je marche dans la rue me donne le sourire.

Vendredi après-midi, je me suis déconnectée à 14 heures (je ne travaille pas le vendredi après-midi et suis censée quitter à 13 heures mais souvent je déborde), et Chéri est rentré du travail à 15 heures. Nous sommes allés chez l’opticien choisir les montures de mes futures lunettes (que je vais mettre pour l’ordi et la lecture…ah vieillerie qui arrive… 54 ans en août au secours), puis, pour la première fois depuis un an, avons bu un verre en terrasse, au soleil. Je me répète, mais quel bonheur !!

Hier samedi, je suis allée à une dédicace de plusieurs écrivains. C’était dans un grand hôtel à Montparnasse, hôtel avec un très beau jardin. La garden party, comme les éditions avaient nommé l’évènement, a donc eu lieu dans le jardin. Petits fours à profusion (je n’en ai pas mangé, pas de sucre en ce moment n’est-ce pas), thés, cafés, eau… Et neuf écrivains. Je venais pour ma chouchoute Clarisse Sabard, mais j’ai découvert d’autres auteures. Laura Trompette, que je ne connais pas, et dont le dernier livre raconte la vie de sa grand-mère en Ehpad. j’ai naturellement acheté son livre, elle me l’a dédicacé, et pendant un bon quart d’heure nous avons parlé de la culpabilité de mettre ceux qu’on aime en Ehpad, puis de la façon de rentrer dans leur monde et d’en saisir tous les instants heureux.

J’ai aussi acheté le dernier livre de Sophie Jomain, sur le handicap, et plus particulièrement le spectre autistique. Là encore elle me l’a dédicacé, je lui ai dit où je travaille, et que je suis confrontée chaque jour au désespoir des parents d’enfants en situation de handicap intellectuel ou psychique. Elle m’a confié que ce livre n’est pas une totale fiction, elle est l’histoire de sa propre fille autiste.

J’ai aussi pu discuter avec ma chouchoute Clarisse. Avec une autre auteure que je ne connais pas, Tonie Behar, et dont j’ai acheté le livre aussi, La chanson du rayon de lune. Il y avait là aussi Marie Vareille, dont j’ai tellement entendu parler depuis son livre, La vie rêvée des chaussettes orphelines. Que j’ai donc également acheté. Je suis repartie avec tous ces livres, et de jolis cadeaux des éditions Charleston.

Je me suis ensuite promenée dans le quartier de Montparnasse, très animé en ce samedi si ensoleillé. Puis suis allée rejoindre Chéri à Saint-Germain, qui lui, a écumé les rayons de Gibert:-). Nous sommes rentrés tranquillement et Chéri nous a mijoté un délicieux dîner. Filet de julienne et compotée de tomates-oignons.

Ce matin, Chéri est allé au marché. A rapporté plein de légumes pour faire des salades composées entre autres. Et surtout, il est revenu avec un bar, une daurade et un pavé de saumon que nous avons mangé en sashimis ce soir. Et des oeufs, car j’en mange beaucoup des oeufs, j’adore ça. De gros oeufs en direct du producteur, ultra frais. Ce midi, je me suis préparé une salade très simple. J’ai fait la vinaigrette avec huile d’olive, vinaigre de vin, une demi cuillère à café de mayonnaise au citron, sel fumé, poivre.

En début d’après-midi, Chéri ma cuisiné une grosse portion de mon plat préféré entre tous:-) Une ratatouille. Enfin pas une vraie de vraie car il n’a pas acheté d’aubergines. Comme je serai en télétravail lundi et mardi, j’aurai de quoi manger. Il l’a laissée bien cuire, confire, réduire, ça va être exactement comme j’aime j’en suis certaine.

Mon frère m’a envoyé des photos. Ce midi ils ont emmené ma mère manger en terrasse, dans une brasserie sur le parvis de la cathédrale de Reims. Je suis heureuse pour ma mère, déjeuner en terrasse sur une place sans voitures, devant la magnifique cathédrale, avec mon frère et ma nièce, je sais que c’est un moment de pur bonheur pour elle. Et pour moi, les moments de bonheur de mes parents, il n’y a que ça qui compte !

Cet après-midi, avant le cinéma nous sommes à nouveau allés boire un verre en terrasse. Ca paraît extraordinaire, alors qu’avant mars 2020 nous y allions plusieurs fois par semaine, tout comme au ciné. Mais pour le moment, on savoure encore la douceur des retrouvailles avec tous ces plaisirs !

Et en fin d’après-midi, nous sommes allés à l’avant-première du film Un tour chez ma fille, qui sortira cet été, avec Josiane Balasko. Pas le film du siècle, mais un film léger où j’ai ri de bon coeur, et rien que ça, c’est tellement bon ! Et ce plaisir de reprendre l’habitude d’aller au cinéma !! Nous qui y allions plusieurs fois par semaine, inutile de vous dire que nous étions cruellement en manque. Au cinéma, on m’a offert une rose, pour la fête des mères. C’est tout bête, mais ça m’a fait plaisir, tout me fait plaisir en ce moment tellement je suis heureuse d’avoir passé un week-end à faire des choses que j’aime. Simples au possible, mais dont nous avons été privés tellement longtemps.

Nous sommes rentrés à 19h30 et Chéri a préparé le bar, la daurade et le pavé de saumon achetés ce matin au marché. Je suis dingue de poisson crus. Chéri a découpé de beaux sashimis, les a parsemés de ciboulette. Et il a fait deux sauces. Une salée, à base de sauce soja et oignons crus, l’autre légèrement sucrée, avec une sauce coréenne de laquage, de l’huile de sésame, du soja et des graines de pavot. Et Wasabi et gingembre naturellement. Une tuerie sans nom tous ces poissons crus ! Le tout accompagné d’une salade de tomates, radis, pousses de cive.

Pas de dessert pour moi. Pour Chéri une glace noisette.

Voilà les dernières nouvelles les z’amis. J’espère que tout le monde va bien ? Passez une très bonne fin de dimanche.

Déjà la fin du week-end

Oui ça passe tellement vite.

Et pourtant, et heureusement, je ne travaille pas le vendredi après-midi. Vendredi, je me suis déconnectée (ben oui vu que je suis en télétravail je ne vais pas écrire que j’ai quitté le bureau, juste je me suis déconnectée et ai quitté la chambre d’amis pour revenir au salon), donc, déconnectée à 13h15. Le vendredi j’ai rendez-vous avec JC. Je ne déjeune pas, car manger juste avant le sport ne me réussit pas. Je prends un bon petit déjeuner et ça va. Pour le moment cette séance du vendredi 14 heures est la seule possible, en semaine, avec le couvre-feu, pas possible. Et encore, je m’estime heureuse de pouvoir continuer le sport, vu que chez JC c’est un studio de cours particuliers et non une salle de sport collective, ce qui fait qu’il peut exercer.

Je suis rentrée à 15h30, j’ai pris ma douche, mangé une orange et une tartine, et Chéri est rentré. Il s’est mis en cuisine et a préparé un fenouil braisé et une ratatouille pour emmener samedi à ma mère. A chaque fois que j’y vais, ou que nous y allons, Chéri prépare le plat dont ma mère a envie. Il le prépare en assez grande quantités, je peux ainsi lui répartir en six ou sept barquettes individuelles, qu’elle surgèle. Quand me mère n’a pas d’envie particulière, chéri fait à sa guise, c’est toujours très varié.

Mais cette semaine ma mère m’a dit qu’elle avait envie de légumes, sans viande.

Du coup, vendredi soir, nous avons mangé une part de la ratatouille que Chéri venait de préparer, vous connaissez tous ma passion absolue pour la ratatouille. Avec du riz basmati, et du cabillaud pané de chez Picard Surgelés.

Samedi matin, je suis allée prendre mon train à 7h30, et là, je me suis interrogée… Il y a confinement ou pas ? A la télévision on voit des policiers contrôler à tour de bras ceux qui veulent sortir de Paris, et là on nous avait bien prévenus qu’en ce week-end de début de vacances, les contrôles seraient encore plus forts. En tout cas, pas gare de l’Est. A 7h30 du matin pas un policier, pas un contrôleur SNCF… Je suis montée dans le TGV, sans même présenter mon billet. Quant aux attestations que j’avais préparées, pas besoin de par le fait. Je suis donc partie à 150 kilomètres de Paris tout tranquillement.

Idem hier soir. Pire encore même. Habituellement je rentre par le TGV de 17 heures, mais là, ils ont à nouveau supprimé 70% des trains, et le seul qui faisait Reims-Paris hier après-midi était à 19h15, arrivée Paris 20 heures. Donc ils suppriment les trains pouvant arriver avant le couvre-feu et n’en gardent qu’un seul, qui arrive après le couvre-feu. Je suis donc arrivée à 20 heures, j’avais en plus de mon attestation me permettant de quitter Paris pour la journée pour aide à des personnes vulnérables (attestation de l’Ehpad à l’appui), celle permettant de rentrer chez soi après le couvre-feu, toujours pour motif impérieux. Trois attestations donc… Mais à 20 heures hier soir gare de l’Est pas plus de policiers ou de contrôleurs SNCF que le matin. Confinement ? Quel confinement ? Ou alors les contrôles sont dans les autres gares, mais gare de l’Est, ou dans les TGV allant à Reims, rien, personne, même pas pour contrôler que j’avais mon billet de train… Mystère ce confinement… Bref..

Celle qui était bien présente hier, c’est la pluie. Partie sous la pluie battante hier matin, fait les courses pour ma mère sous la pluie battante, allée à l’Ehpad sous la pluie battante et rentrée à Paris sous une pluie encore plus que battante. Rien que de sortir de la gare pour aller à l’arrêt de bus à cent mètres, j’étais trempée jusqu’aux os. Je suis arrivée à la maison frigorifiée, et surtout épuisée. Je suis allée de suite prendre une douche brûlante et me mettre en tenue confortable.

Chéri m’a alors dit qu’un paquet était arrivé pour moi. Je l’ai déballé, et j’ai eu la plus jolie surprise qui soit. Ma chère Karin, vous connaissez tous Karin, ma cousine qui partage avec moi de belles aventures, les thalassos, les courses à pieds…m’a envoyé ce magnifique foulard.

Une soie épaisse, douce, chaude, des chats aux couleurs lumineuses. Foulard accompagné d’une carte aux mots délicats écrits par Karin. Et emballé dans ce doux petit sac avec de si jolies roses. Evidemment je me suis mise à pleurer. Ça m’a fait si chaud au coeur. Juste après cette journée éprouvante. Merci encore ma jolie Karin !

Chéri hier est allé faire des courses pendant mon absence. Asperges fraîches, lieu jaune chez le poissonnier, pâtés en croûte chez le charcutier, tout ce que j’aime. Je me suis rendue compte que j’étais affamée. Levée à cinq heures hier matin, je n’avais pas pris de petit déjeuner, et le déjeuner avec ma mère a été léger, une cuisse de poulet avec tartare de tomates. Aussi c’est avec plaisir que j’ai mangé le lieu jaune et les pommes de terre sautées, préparés par Chéri.

Je me suis couchée à 23 heures et ai dormi jusqu’à 10h15 ce matin. Que ça fait du bien !! Je me suis préparée tout tranquillement et ai bu mon café à pratiquement 11 heures. Sans petit déjeuner, vu l’heure. Du coup à midi nous avions bien faim et Chéri nous a préparé le repas le plus simple du monde, mais qui fait partie de ce que je préfère. Oeufs au plat et pâtes au beurre.

Nous avons ensuite regardé deux épisodes de la saison deux d’Hippocrate, une super série dont la saison deux est en cours. Puis je suis allée m’allonger sur notre lit, au calme avec les deux chattes, pour lire, tandis que Chéri regardait un film. J’adore ces journées toutes calmes toutes douces. Ce soir nous avons dîné des asperges cuites par Chéri, encore tièdes, du pâté en croûte et une salade de pommes de terres.

Je n’avais plus faim pour un dessert. Je mange de moins en moins de desserts à vrai dire. Nous allons regarder encore deux épisodes d’Hippocrate et voilà, le week-end est déjà fini… J’espère que le vôtre a été très agréable:-)

Résumons

Bon…résumons la situation.

J’ai 53 ans. Depuis un an je ne vis que pour mes parents. Pas un jour sans que je ne pleure. Pas une sonnerie de téléphone sans que mon coeur se décroche par peur de LA nouvelle que j’attends en la redoutant.

Je néglige tout ce qui ne gravite pas autour du confort de vie de mes parents.

Je néglige mes amis, je me néglige, je néglige Chéri en le laissant seul le week-end. Je néglige mon sommeil. Je néglige mon alimentation. Je néglige le sport. Je néglige le sommeil. Je vous néglige, vous, ici.

Ça ne peut pas durer, je vais y laisser ma peau. Pas qu’elle vaille bien cher ma peau, mais Chéri serait triste. Et puis j’y tiens à la vie. Elle est belle la vie. Et dans cette année de cauchemar qui vient de s’écouler j’ai trouvé un chouette travail. Même si depuis une semaine c’est 100% télétravail (jusqu’ici c’était 60% télétravail) et que je n’aime vraiment pas ça. Mes collègues me manquent…

Mais malgré tout ça, chaque jour je trouve un moment où je ne peux que constater que la vie est belle. Alors j’ai beaucoup parlé avec Chéri, beaucoup parlé avec mon frère, avec ma mère (mon père a perdu la notion du temps donc…) et nous sommes tous d’accord, je vais aller un peu moins souvent à Reims. Un week-end sur deux ? Et je vais essayer de faire à nouveau plus de sport.

Pour le moment, je ne parviens à intégrer qu’une séance par semaine dans mon emploi du temps, or pour mon équilibre et ma joie de vivre, il m’en faut au moins deux par semaine, trois ou quatre dans l’idéal. Je ne parle ni de la Covid, ni du couvre-feu, ni des restrictions, ce n’est pas l’objet de ce blog.

Mon but ces prochains mois ? Rééquilbrer ma vie. La centrer un tout petit peu moins autour de mes parents et prendre à nouveau soin de moi. Retrouver le sourire. Ne pas pleurer à chaque fois que je pense à mes parents. Ne plus me ronger de culpabilité. Retrouver le goût de parler, de rire, de voir mes amis.

M’autoriser à rire sans pour autant m’en vouloir parce que mes parents ne rient plus guère. Autoriser mon corps à lâcher prise et à dormir. Un petit pas après l’autre. Retrouver un brin d’insouciance un jour après l’autre.

Bon voilà, j’en ai déjà beaucoup dit pour aujourd’hui, et je n’ai plus l’habitude.

Et sinon…ma journée côté alimentation ? Mes journées type, c’est me lever entre cinq et six heures. Sans réveil.

Ce matin, 5h45, j’ai pris ma douche, me suis mis du lait pour le corps, me suis habillée. En revanche, en télétravail je ne me maquille pas.

J’ai juste bu un café. Fait les quelques mètres qui séparent le salon de la chambre d’amis où j’ai installé mon bureau et j’ai commencé à travailler à 7h15. Pause café à 9h30, j’ai mangé une orange.

Puis à 13 heures, j’ai fait ma salade avec batavia, tomates, radis, concombre, riz basmati, thon. Une demi orange et un demi kiwi. 30 minutes de détente en regardant les infos et hop retour devant mon ordi.

Heureusement qu’il y a les appels en visio, pour parler et sourire avec les collègues. J’ai éteint mon ordi à 19 heures et suis revenue dans le salon où Chéri m’attendait. Nous avons la chance d’avoir un appart assez grand, quand je suis dans la chambre d’amis, je n’entends pas ce qui se passe dans le salon. Chéri, qui rentre du travail vers 17 heures peut écouter de la musique, regarder la télé, cuisiner, je n’entends rien. J’ai besoin de silence total quand je travaille, je ne fais pas partie des gens qui travaillent avec un fond musical par exemple.

Chéri, pris d’une envie de coquilles Saint-Jacques, est passé chez le poissonnier en rentrant et a cuisiné des Saint-Jacques avec un beurre blanc plein d’échalotes et des tagliatelles. Et nous avons aussi mangé du pain tout croustillant avec beurre salé et radis, j’adore ! Chéri me chouchoute à outrance.

Voilà les z’amis, c’est reparti… enfin j’espère, je ne veux plus ne vivre que dans le chagrin, je veux retrouver mon grain de folie.

Très bonne soirée vous tous.

Je me perds

Je me perds, je suis perdue. Je VEUX reprendre le cours du blog.

J’aime ce blog, qui me permet de bien mieux voir clair. Là je n’ai plus le temps de réfléchir. Travail du lundi au vendredi. Reims le samedi. Essayer de recharger les batteries en dormant le dimanche.

Ce n’est pas la vie que je souhaite. Je veux surmonter ma tristesse et faire des projets. Je veux vous retrouver et vous raconter… Vous êtes là ?