Folie salades

Après avoir parlé chiffres, parlons repas. Donc en ce moment je mange plus qu’avant. Il faut dire que depuis le 30 juin j’ai repris le sport intensivement, TRES intensivement. Je vois donc Paul trois fois par semaine, vais faire une séance seule le dimanche matin, et les autres jours je marche entre huit et dix kilomètres, monte au minimum 30 étages, et brûle 3200 calories les jours sans sport, et 4000 les jours avec sport. Ca progresse de semaine en semaine, mon métabolisme de base augmente. Et ce n’est ni magique ni miraculeux, c’est un énorme boulot.

J’en bave pendant les séances avec Paul, comme jamais je n’en ai bavé. Les autres jours, je marche, je monte des étages, je bouge non stop, le dimanche je me lève tôt pour aller faire ma séance seule à la salle de sport et je m’y donne à fonds. J’envoie des rapports à Paul chaque soir.

Je mange donc plus, les deux compléments protéinés chaque jour (pendant deux mois, donc jusque mi-septembre puisque je n’en prendrai pas pendant nos vacances à Lisbonne), et des repas plus « gras » qu’avant, et avec un apport glucidique plus important. Je me régale car je compose comme je veux.

La seule chose à retenir est que chaque repas peut contenir protéines, lipides et glucides, soit féculent soit un fruit. Côté quantités, pas de prise de tête à compter, calculer, les repères que m’a donnés Paul sont simplissimes. Protéines, l’équivalent d’une paume de main (en évitant les viandes telles que porc et agneau pour le moment, le but est de perdre la masse grasse et augmenter la masse maigre de mon corps), les lipides, un pouce (soit une cuillère à soupe d’huile, une douzaine d’amandes…), les glucides, l’équivalent d’un poing de féculents, ou un fruit (sauf la banane, une moitié). Légumes à volonté. J’applique cela à la lettre, ceci dit ce n’est pas compliqué, puisque je peux manger de tout.

Mais en ce moment, je n’ai pour ainsi dire envie que de salades. C’est pareil tous les étés, je suis dingue des salades composées. Je prends pratiquement toujours la même base. De la laitue (que Chéri achète au marché), des tomates, concombre, radis, poivron cru, cornichons, que je varie selon mon envie du moment. Et j’y ajoute systématiquement ou presque un oeuf dur, puis je choisis entre jambon blanc, poulet, viande des grisons, thon (en boîte), saumon fumé, crevettes… Parfois j’y ajoute un féculent, riz ou pâtes, mais la plupart du temps j’ai envie de finir mon repas par un fruit. Vinaigrette avec vinaigre de vin la plupart du temps, ou jus de citron, huile d’olive ou de noix, parfois un peu de mayonnaise au citron que nous rapportons de Belgique (pour moi, pas de meilleure mayo que la belge;-)). Voici les salades que je me suis faites cette semaine.

Hier soir, nous sommes allés dîner dans le petit restaurant coréen que nous aimons tant. Habituellement nous y allons en bus, ce qu’a fait Chéri hier soir. Moi j’y suis allée à pied:-) Eh oui, les kilomètres quotidiens ne se font pas tout seuls…

Nous avons commencé par nous partager une salade chinoise, soja croquant, salade verte, tomates, avec une sauce au sésame.

Puis j’ai pris deux rouleaux de printemps.

Chéri a pris des cuisses de grenouille au curry, de la rôtisserie (travers de porc, canard), et un riz sauté aux légumes.

Nous sommes rentrés tranquillement en bus. J’aime tellement les samedis avec Chéri. Ce matin, je suis allée au sport, faire 50 minutes de fractionnés sur tapis, pendant que Chéri allait au marché faire le plein de fruits et légumes. Il a aussi rapporté un poulet tout rôti, et est passé dans une pâtisserie que nous aimons pour acheter un flan à emporter chez ses parents. Nous avons donc déjeuné très simplement, et sommes allés passer l’après-midi chez les parents de Chéri.

Sa mère se fait opérer demain d’un kyste en bas du dos, près de la colonne vertébrale… Nous devons partir dimanche prochain pour neuf jours à Lisbonne. Il va sans dire que si la mère de Chéri n’est pas en forme, nous ne partons pas !

Je suis en vacances jeudi 29 au soir, vendredi 30 je vais passer la journée à Reims et samedi on avisera si nous partons ou pas.

Sinon samedi 31 sera une journée tranquille, à préparer les bagages, décompresser, et pour moi, une séance de sport à 14h, puisque je ne verrai pas Paul le vendredi, et qu’ensuite nous serons deux semaines sans nous voir, je pars du premier au neuf, et lui du premier au 15 août. Nous nous retrouverons mardi 17 août. Donc samedi prochain, il me pèse et surtout me mesure, analyse les % de masses, et ajustera le plan alimentaire pour la rentrée.

Ce soir en rentrant de chez mes beaux-parents, je me suis fait un masque pour les yeux, et contour des yeux surtout, puis un masque visage.

Et nous avons dégusté un jus de citron avec plein de glaçons et de l’eau gazeuse, j’adore !

Sinon, puisque je suis à vous montrer plein de nourriture, que je vous montre ce que Chéri a cuisiné samedi dernier, quand nous avons reçu un couple d’amis à dîner.

Apéritf, tomates, radis (oui bon j’y tiens, pour tremper dans le houmous c’est « moins pire » que les gressins feuilletés pur beurre), houmous, involtini et petits poivrons farcis (du traiteur, pas faits par Chéri). Saucisse sèche évidemment, Chéri sans saucisse sèche ne serait plus Chéri:-)

Ensuite Chéri a fait rôtir au four travers de porc, cuisses de poulet et saucisse occitane au piment d’espelette. Ainsi que des pommes de terre, avec têtes d’ail et oignons, fondantes comme jamais. Il y avait de la viande pour au moins huit personnes, et des pommes de terre pour six. Et bien tout a été mangé. Nos amis se sont resservis trois fois. Il est vrai que c’était très très bon, Chéri est le roi des assaisonnements et de la juste cuisson.

Ils avaient encore faim pour fromage et salade. Pour le dessert, mon amie, qui travaille dans une pâtisserie, avait apporté des gâteaux. Nous étions quatre elle en a apporté six. Et là encore tout a été mangé.

Je n’en revenais pas. Je pense que c’était le plaisir de nous retrouver, d’être enfin ensemble qui a décuplé les appétits.

En ce qui me concerne, j’ai mangé à l’apéritif tomates cerises et radis, que j’ai trempés dans l’houmous. Puis un pilon de poulet, un travers de porc, une demi saucisse au piment. Une pomme de terre au four. Ni fromage ni salade. Et pour finir, la moitié d’un des gâteaux au chocolat, et la moitié du framboisier. Pour nous achever, elle avait aussi apporté ces deux tablettes de chocolat:-) J’ai pris un carré de chaque.

Pendant que les garçons dégustaient leur digestif, nous avons mon amie et moi bu une tisane. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas reçu, j’espère que tout continuera bien en septembre et que nous allons pouvoir reprendre une vie sociale.

Voilà, vous voyez en quoi consiste mon. alimentation actuelle. Le matin pour le moment, ma préférence va à oeuf, banane, amandes. Et pour le midi, des bentos que je fais réchauffer, souvent à base de poulet-ratatouille, omelette-champignons, des choses simples comme ça, accompagnées d’un fruit.

J’espère que vous avez passé un bon week-end. N’oubliez pas de prendre soin de vous:-)

On parle chiffres ?

Vous connaissez mon amour des chiffres, des statistiques, des suivis etc…

A la veille du premier confinement, j’ai été opérée du ménisque. J’ai fait la rééducation seule à la maison durant ce confinement, je faisais mes exercices montrés par le kiné vite fait à l’hôpital, et au bout d’une semaine, chaque jour j’allais marcher une heure, en boitillant, puis boitant moins, puis en faisant de la marche rapide. Donc je marchais environ environ 4000 pas (oui, je marchais très lentement à cause du genou. En temps normal en une heure je fais 7 à 8000 pas).

Puis une fois remise, comme je ne travaillais pas et que nous étions toujours confinés, j’ai fait chaque jour une heure de sport en visio avec Philippe. Puis le confinement a été levé, je n’avais pas encore trouvé de travail, et j’allais rejoindre Philippe au stade. Entre le trajet pour aller au stade, la séance de sport, les allers-retours à (encore) Charleville, je marchais beaucoup, au moins 12 000 pas par jour.

Et j’ai trouvé mon travail… Et j’ai fait de nombreuses heures. Je n’ai plus pu aller au stade rejoindre Philippe, ni aller chez JC. Je marchais un peu en faisant l’aller-retour au bureau, environ 3500 pas l’AR, mais je restais scotchée à mon bureau, donc je ne dépassais guère 5000 pas par jour. Ensuite bim, deuxième confinement et télétravail. Là, la plupart des jours je ne mettais pas le nez dehors, et faisais à peine 2000 pas par jour. Seul le samedi à Reims relevait la moyenne.

Pas étonnant que ma masse musculaire se soit ramollie et transformée en gras… Le sport, la marche commençaient à me manquer méchamment. Source supplémentaire de tristesse, de nervosité, de mal être, de mauvais sommeil. Il m’a fallu plusieurs mois pour trouver la salle me convenant, que ce soit le lieu, le concept, et surtout il m’a fallu du temps pour les appeler, et oser prendre rendez-vous.

Oui je vous l’ai dit, je me sentais en décalage avec un si bel endroit. A tort d’ailleurs car j’y suis aujourd’hui comme chez moi. Et depuis le 30 juin, tout a bien changé. Paul veut que je fasse minimum 10 000 pas par jour en pratiquant le NEAT comme je vous ai expliqué. Et passer de 2500 calories en moyenne brûlées par jour à 2800 les jours sans sport et 3500 les jours avec sport. Vous savez à quel point ce genre de défi me fait jubiler, il l’a bien vite compris, en me demandant de lui envoyant le rapport de ma montre connectée chaque soir:-)

Et de fait, en moins de trois semaines, j’ai augmenté progressivement chaque jour, jusqu’à être la semaine dernière à une moyenne de 15 500 pas et 3200 calories brûlées chaque jour.

Nous avons également passé un deal. Plus de 15 000 pas par jour pendant mes huit jours de vacances. Les jours où je n’aurai pas fait assez de pas, j’irai sur le tapis de la salle de sport de l’hôtel;-) Il ne me demande rien d’autre, les vacances sont les vacances, donc pas de programmes d’exercices à faire seule. Et puis j’irai à la piscine de l’hôtel. On a aussi passé un deal sur l’alimentation, je vous expliquerai.

Et depuis le 30 juin, je mange différemment, je mange davantage. En revanche, fini les chips, finie la petite glace le soir… Mais en moins de trois semaines, ma silhouette a déjà changé, entre cette alimentation plus copieuse mais sans produits transformés, les quatre séances plus qu’intensives par semaine, et le NEAT. Mes collègues me l’ont déjà fait remarquer. ma mère l’a vu samedi.

Et moi, j’ai retrouvé une énergie de folie, je n’ai pas pleuré depuis plus de dix jours, j’aime ma peau retrouvée, toute douce, lumineuse (boire plus du double d’eau qu’avant joue aussi sans aucun doute pour la peau). Et ce n’est que le début, le tout début. Paul est d’une exigence de folie, il m’a demandé un réel engagement, nous avons un super objectif de silhouette à atteindre pour janvier. J’adore vous vous en doutez bien. Même si je crache mes poumons pendant la séance, même si mes bras et mes jambes se tétanisent, si mes abdos me font mal au moindre sourire, c’est ça que j’aime et qui me fait me sentir tellement bien.

Quand je suis avec Paul, je vois les autres coachs avec leurs élèves, ils sont tous très exigeants, waouh je me sens si bien dans cet environnement.

Sinon, qu’est-ce que j’ai mangé aujourd’hui ? Ce matin au bureau à huit heures, un oeuf dur, une demi banane et des amandes.

Supplément protéiné à 11 heures. Déjeuner à 13h30. Les aiguillettes de poulet que j’ai cuisinées hier soir avec tomates, champignons, oignons. Accompagnées de riz complet. Et donc pas de fruit, les glucides étaient le riz.

A 17 heures, deuxième supplément de protéines de la journée. Et à 20 heures le dîner. Laitue, concombre, radis, thon au naturel, un oeuf. Puis un quart de melon.

Vous avez compris le principe protéines/lipides/glucides.

Une collègue qui est allée au Mont-Saint-Michel le 14 juillet m’a rapporté cette jolie boîte pleine de palets bretons et galettes. Cette collègue est russe, arrivée de Russie à 28 ans. J’adore discuter avec elle.

Ca m’a fait très plaisir. En moins d’un an, et sans beaucoup voir mes collègues entre confinement et télétravail, je me suis vraiment bien intégrée. Ils ont tous l’impression que je suis là depuis toujours me disent-ils. J’ai mis pas mal de choses en place en un an pour fluidifier les relations entre les pôles, améliorer le quotidien de travail de mon Président et ma DG, et je crois que beaucoup apprécient. Ils ont reconstruit en moins d’un an ce que mon ancien DG a totalement détruit en moi. Je commence à retrouver un tout petit tout petit peu de confiance et d’estime de moi. Enfin bref, autant la boîte de biscuits m’a terriblement fait plaisir, autant c’est Chéri qui va manger les biscuits:-)

Voilà, une journée type, pleine de chiffres:-) Bonne soirée vous tous.

Dans le vif du sujet

Que je vous raconte mes premiers pas dans mon nouveau club de sport. Mercredi 30 juin j’étais intimidée à l’idée d’aller visiter cet endroit haut de gamme, et de rencontrer mon peut-être futur coach. Je sais pertinemment que j’ai perdu en forme physique, en niveau sportif, je ne suis pas une déesse avec un corps de déesse, j’ai 53 ans, bref, j’étais un peu anxieuse d’arriver dans ce bel endroit.

Carrément anxieuse en réalité. Je suis donc arrivée à 19h40 pour la visite. Comme je vous l’ai dit, le lieu m’a enchantée. Après la visite, la jeune fille de l’accueil m’a laissée au vestiaire pour que je me change. J’arrivais du travail, j’étais en robe. Je me déshabille, farfouille dans mon sac de sport… et me rends compte que j’ai toute ma tenue sauf le tee-shirt… Comment ai-je pu, en préparant le matin mon sac, oublier de prendre un tee-shirt ????????

Instant de panique, bouffée de sueur froide… J’ai réuni le peu de fierté et de dignité me restant, et suis redescendue à l’accueil pour demander s’ils vendaient des tee-shirts. Bien sûr que non. Et comme il était presque 20h30, les boutiques de la Gare Saint Lazare étaient fermées…

Le directeur de la salle, qui était là, m’a dit, pas de souci, je vous prête mon tee-shirt d’entraînement, il est tout propre. Euh… le directeur de la salle, un peu plus petit que moi, et musclé tout en finesse, je ne me voyais pas rentrer dans son tee-shirt. Il a insisté et m’a fourré le tee-shirt dans la main. En plus un tee-shirt de fitness, bien bien moulant vous savez. En le voyant, j’ai dit « non mais là il manque au moins deux tailles ». Tous les coachs, le directeur, les personnes de l’accueil étaient autour de moi. Alors j’ai réagi comme je sais faire, avec humour… Que faire d’autre ? Je les ai faits rire en leur parlant de ma honte intersidérale

Du coup je les ai mis dans ma poche, je suis devenue leur mascotte. N’empêche, me restait à aller mettre ma tenue de sport et LE tee-shirt. Je suis redescendue à l’accueil, pétrifiée de gêne. Bon, je dois avouer que le tee-shirt, moulant comme un tee-shirt de sport, était en réalité à ma taille. Je me vois plus volumineuse que je ne suis…

Quand ils m’ont vue, c’est aussi ce qu’ils m’ont dit. Sur ces entrefaites Paul est arrivé pour me chercher, et je lui ai raconté cette mésaventure, nous avons tous bien ri, je leur ai dit que j’allais devenir leur boulet préféré. Et qu’il me fallait d’urgence un casier à l’année, pour que cela n’arrive plus. Et en effet, dans mon casier, j’ai au moins trois tenues, des chaussettes au tee-shirt. Deux paires de chaussures de sport, des produits de toilette, deux tote bags pour remporter mes affaires sales, bref, je peux aller au sport même quand je ne l’avais pas prévu, cela ne m’arrivera plus:-)

Du coup, quand nous avons été seuls dans le salon avec Paul pour faire connaissance et déterminer nos objectifs, il s’était déjà assis, je suis restée debout et ai tourné sur moi en lui disant « voilà, avec ce tee-shirt moulant et court, tu vois ainsi très exactement le travail à faire ». Il a ri. Et de toute façon, il m’a photographiée en legging de sport et brassière de sport, alors pour voir, il a vu. Et ça c’est bien. Il conçoit son programme en fonction de ça, évidemment.

Les trois premières séances donc je vous ai dit, lui ont servi à me tester, en muscu, en cardio, en circuit haute intensité. Et à la quatrième séance, il avait concocté son programme. Et pour vous donner une idée, je dirais que JC et Philippe sont des chatons inoffensifs à côté de Paul. La reprise est intense et ultra difficile pour moi.

En plus de nos trois séances par semaine, il me donne des exercices à faire le dimanche matin seule à la salle. Chaque soir donc je lui envoie mon rapport du jour (pas, étages montés, kilomètres, calories brûlées à l’effort et au repos). Si à 22 heures je ne le lui ai pas envoyé (au départ j’avais peur de le déranger), il m’envoie un SMS pour me dire qu’il attend:-)

Bon, 22 heures ma montre n’indique pas le nombre de calories jusqu’à minuit, mais on ne vas pas chipoter, lui comme moi savons grosso modo ce que mon métabolisme brûle en une heure au repos, et donc en deux. Et en général entre 22h et minuit je suis au repos…

Vendredi il m’a pesée. Pas tant pour avoir mon poids, mais pour voir l’évolution en deux semaines de la masse grasse, masse maigre (musculaire), osseuse et hydrique. J’ai perdu 1,1% de masse grasse, et pris 0,5% de masse musculaire. Pas encore très significatif, naturellement en deux semaines. Ceux qui pensent qu’on peut se muscler et perdre du gras en faisant une séance ou deux se trompent lourdement, ça demande des mois de travail assidu et régulier. Ca me fait toujours sourire les personnes qui disent qu’en un mois dans une salle de sport elles ont pris plein de kilos de muscles. Avec JC au tout début, je n’avais jamais fait de sport, il a fallu plus d’un an pour pouvoir dire que je commençais à avoir un peu de muscles opérationnels.

En janvier, dans six mois on aura une bonne idée de la masse acquise, où, comment. Depuis ces deux semaines je bois plus. Ca c’est mon point faible depuis des années, ne pas boire assez. Mais là, avec Paul, j’ai peur:-)) Non je plaisante, je n’ai pas peur. Mais j’ai très envie de mettre tous les atouts dans mon jeu pour atteindre mes objectifs. Alors je bois maintenant entre 1,5 litre et deux litres d’eau chaque jour. Plus le café du matin, le thé de l’après-midi et la tisane du soir. Je vais beaucoup beaucoup beaucoup plus aux toilettes, même une ou deux fois la nuit. Mais ça ne peut que me faire du bien, ma dernière prise de sang en mai a révélé un début de souci rénal.

Et je mange davantage de légumes et de fibres, ça plus l’eau (avant je buvais moins d’un litre je pense) ont débloqué mon transit. Côté alimentation, je mange plus depuis ces deux dernières semaines. Je suis très exactement les conseils de Paul. Et manger plus non seulement ne m’a pas fait grossir, mais j’ai meilleure mine, et l’énergie nécessaire pour les quatre séances par semaine, sans compter la marche quotidienne que j’ai considérablement augmentée. Carrément doublée.

Ca va finir par me rentrer dans la tête que pour mincir et muscler il faut manger et non se priver. Donc je vous rappelle le principe. Ultra simple. A chaque repas, protéines, lipides, glucides. Légumes aussi il va sans dire. Plus deux suppléments de protéines par jour, un dans la matinée, un dans l’après-midi (pendant deux mois). Pour les lipides, au choix, huile, oléagineux, beurre de cacahouètes etc… Pour les glucides, il me faut faire un choix à chaque repas, soit ce sont des féculents, du pain, ou un fruit. Pas de produits laitiers, je n’aime pas ça, alors pas la peine de me forcer.

Donc, souvent le matin, je mange un oeuf ou deux, ou du jambon, avec des amandes et une demi banane (oui dans les fruits, le seul dont je dois prendre un demi, c’est la banane). Midi, je m’emporte à manger, la plupart du temps viande/poisson, légumes et un fruit. Le soir, j’adore me composer une salade, et un fruit souvent. Pour le moment au cours de ces deux semaines pour les glucides j’ai presque à chaque fois choisi un fruit plutôt que des féculents ou du pain. Les fruits d’été sont arrivés, et les nectarines, melons, me tentent plus que pâtes, riz ou pommes de terre.

Et je redécouvre le plaisir de manger une demi banane chaque matin, pour le moment je ne m’en lasse pas, je me suis privée si longtemps de ce fruit que j’aime, au prétexte que c’est une bombe calorique. Mais je brûle tellement de calories quotidiennes en ce moment… Et la banane c’est bon pour tout. Les muscles, les articulations, le potassium, le cerveau, le sommeil. Evidemment, dans la mesure du possible, uniquement des produits bruts, pas industriels, pas de sucre ajouté. Je mange très simplement, plus ça va, plus j’aime les choses toutes simples.

Dans deux semaines, nous sommes en vacances, vendredi j’ai discuté avec Paul de comment gérer les vacances. Je vous en parlerai.

Hier nous sommes allés à Reims avec Chéri. Ma nièce est venue déjeuner avec nous chez ma mère. Chéri avait préparé un osso bucco à tomber par terre. J’ai pu en surgeler huit barquettes pour ma mère tellement il en avait fait. Nous sommes allés voir mon père à l’Ehpad l’après-midi, mais il était dans un mauvais jour. Il y a maintenant plus de mauvais jours que de bons. Et ma mère décline également… vite…

Ce matin je suis allée faire 50 minutes de fractionnés sur tapis, ai envoyé le compte-rendu à Paul et suis rentrée. Chéri revenait tout juste du marché où il a fait le plein de fruits et légumes, oeufs, poulet, dinde, poissons. Et oui, pour les deux premiers mois, un maximum de protéines maigres. Le but est d’enlever de la masse grasse.

Par exemple, aujourd’hui, j’ai mangé… Ce matin tôt, un oeuf, une demi banane et des amandes. Juste après le sport le supplément protéiné.

Ce midi, laitue, tomate et radis, avec du pâté ardennais rapporté hier de Reims. La pâte briochée du pâté étant mes glucides du repas, je n’ai pas pris de fruits.

Cet après-midi à 17 heures, supplément protéiné. Ce soir, laitue, concombre, radis, oeuf dur, jambon blanc. Et une nectarine.

Cet après-midi j’avais réellement besoin de me reposer, la reprise du sport en plus d’une grosse semaine de travail et de la journée à Reims m’a laissée sur les rotules. Alors je suis tranquillement restée à la maison pendant que Chéri est allé au cinéma. J’ai cuisiné des aiguillettes de poulet avec tomates, champignons, oignons, ail, carotte. Qui me feront mes bentos des deux prochains déjeuners.

Voilà les amis vous savez tout sur sport et alimentation des prochains mois. A très vite. J’espère que vous avez passé un bon week-end, fait ce que vous aviez envie de faire, avec les gens que vous aimez.

L’Usine… pas le bagne;-)

Me revoici me revoilà. Comment allez-vous ?

Alors commençons par le début, je vous parle de ma nièce. Elle a donc obtenu sa double licence avec mention, et la voilà embarquée pour un master. Pour celui qui l’intéresse (relations internationales, dans la suite logique de Sciences Po, histoire et droit ainsi que son diplôme d’anglais), elle s’est inscrite à ceux qui existent, c’est à dire à Lyon, Bordeaux, Toulouse et Paris. Comme je lui disais que j’espérais qu’elle sera à nouveau à Paris dès septembre, elle m’a répondu qu’elle n’avait pas d’espoir, il y a 20 places pour 2500 dossiers par année scolaire.

Elle a tout de suite eu les réponses pour Bordeaux et Toulouse, positives. Et voilà que samedi dernier, alors que j’étais chez ma mère, elle nous a rejointes pour déjeuner, et nous annonce qu’elle est prise à Paris. Je l’ai prise dans mes bras, et vu qu’il n’y en a pas une mieux que l’autre, nous nous sommes mises à pleurer:-) Quel bonheur, après cette troisième année de licence pratiquement calfeutrée à Reims sans pouvoir venir en présentiel à la Sorbonne, elle va revenir à Paris !!!!!!

Revenir dîner chez nous une fois par semaine, passer prendre l’apéritif à l’improviste certains soirs en se moquant de nous, qui en sommes déjà à la tisane d’après-dîner:-)) Chéri a déjà listé tous les restos qu’il veut lui faire découvrir, les quartiers de Paris à arpenter… Bref, nous l’attendons avec autant d’impatience qu’elle en a de venir. Reste à trouver son appartement.

Et en ce moment elle s’entraîne dur pour le semi-marathon de Paris qui a lieu le 5 septembre. Bien sûr je serai sa première supportrice, au départ comme à l’arrivée. Elle fait également un boulot d’été, vendeuse dans un grand magasin. Et là où réellement, je dis qu’elle est extraordinaire (et vous allez voir que pour une fois c’est objectif), c’est que ses jours de coupure sont jeudi et dimanche. Et bien le dimanche elle va voir son grand-père à l’Ehpad, et jeudi elle va voir ma mère. Et jeudi dernier elle lui a fait une magnifique surprise. Elle est passée la chercher en voiture, et les voilà parties toutes les deux à Charleville. Elles ont déjeuné en terrasse place Ducale, puis sont allées voir ma tante qui fêtera son 90e anniversaire dans quelques mois. Ma mère a ainsi vu sa soeur qu’elle n’avait pas vue depuis novembre, et retrouvé Charleville où elle a vécu 70 ans sur 84.

Et bien, je ne connais pas beaucoup de jeunes gens de 20 ans qui passeraient ainsi leurs jours de congés à s’occuper si gentiment de leur grands-parents. Elle est consciente que chaque instant avec mon père ou ma mère est devenu précieux.

Elle s’accorde juste une semaine de congés en août, elle aura ainsi travaillé trois mois entre la fin de la licence et le début du master. Bon du coup, elle ne passe pas beaucoup de temps avec ses amis et son amoureux. Mais concernant son amoureux elle m’a dit « oui on est amoureux, mais vite fait ». Bref, pas l’amour de sa vie apparemment, elle me fait rire quand elle me raconte ses histoires amicales et amoureuses.

Sinon, pour changer de sujet, attention, avertissement. Le blog va à nouveau parler principalement sport et alimentation. Bien sûr je vais continuer à vous raconter ma vie, mes petites aventures, mes bonheurs et mes peines, mais je reprends le sport intensif, et l’alimentation qui va avec alors je vais beaucoup en parler. Donc…:-)))))) ceux que ça n’intéresse pas, fuyez au plus vite;-)))))).

UN CLUB UNIQUE

Installé sur deux niveaux au sein d’un monument historique, ce tout dernier club de sport luxe plonge ses adhérents dans un décor hors du commun ouvert sur la capitale. Logée derrière les sublimes arcades du XIXème siècle de la Gare Saint-Lazare, L’Usine est entièrement baignée par la lumière du jour avec vue sur le « hub » des 8e, 9e et 2e arrondissements.

Je vous disais que depuis que j’ai commencé ce nouveau travail fin août 2020, je ne réussissais pas à intégrer quatre heures de sport dans mes semaines. Alors d’abord il y a eu le couvre-feu qui faisait que je ne pouvais pas rejoindre Philippe tard au stade. Et puis Philippe, son bébé est né le mois dernier alors maintenant que nous pourrions nous retrouver au stade très tôt le matin ou relativement tard, et bien il a plutôt envie de passer du temps avec son bébé et sa femme. Et c’est compréhensible, cette période de sa vie est si importante pour lui:-)

Ensuite, à la fin du couvre-feu, j’ai pu retourner chez JC. Mais… JC a levé le pied et ne travaille plus en soirée. Alors il nous restait le vendredi, où il travaille jusqu’à 15 heures. Comme je quitte (normalement) à 13 heures le vendredi, sur le papier faire une séance de 14 à 15 ça colle. Mais pratiquement chaque vendredi je ne quitte en fait que vers 13h30, 14h… Et j’ai annulé plein de fois la séance avec JC à 14 heures, quelques minutes avant. Et ce n’est pas agréable pour JC, et c’est une cause de stress terrible pour moi qui déteste arriver en retard, et surtout me montrer impolie.

Bref, pas facile. Surtout en faisant de longues journées. Je pars de la maison entre 7h15 et 7h45 selon les jours pour arriver entre 7h30 et 8h, et quitte rarement le bureau avant 19h, parfois plus tard… Le samedi je vais à Reims donc pas possible de caser une séance, et de toute façon ni JC ni Philippe ne donnent de cours le samedi.

Pourtant j’ai besoin de faire du sport. Pas juste envie, besoin… Pour être équilibrée et sereine, je ne peux me passer de ces moments juste pour moi, où je me vide la tête de tout. Et j’aime tellement les séances de cardio, de renforcement musculaire, de challenges. Plus les mois passaient plus ça manquait à mon équilibre. Je dors très peu (4 à 5h par nuit), très mal, je me ronge d’angoisse pour mes parents, alors oui j’ai besoin de me défouler ! Aller seule à une salle ne m’intéresse pas vraiment, sauf si j’y ai un super coach et que je fais une séance seule par semaine mais au moins deux ou trois avec le coach.

Il y a une salle au coin de la rue où je travaille, ouverte de 6h du matin à 23h je crois, alors pourquoi je me prends la tête me demanderez-vous ? D’autant qu’au travail, pendant les travaux de rénovation, ils ont fait au sous-sol de l’immeuble une superbe salle de douche. Ils ont fait cela car pratiquement tout le monde (nous sommes 48, il y en a une vingtaine) va à cette salle de sport du coin de la rue. Ainsi nous avons tout le confort possible pour nous changer, revenir prendre notre douche au bureau. Mais justement, je n’ai pas envie de faire des cours particuliers avec un coach sous les yeux de mes collègues, et surtout, cette salle « low cost » ne propose pas beaucoup d’équipements et surtout pas de coach comme celui que je désire. Oui, j’ai acquis un bon niveau, et je souhaite un coach très, comment dire, enfin très très bon dans son domaine.

Alors j’ai cherché, cherché, cherché, appelé pas mal d’endroits, de salles de sport, de studios de sport, qui pourraient correspondre à mes désirs, à mes objectifs, à mes horaires. J’ai parlé avec des coachs, des responsables de salles… Et j’ai fini par trouver mon bonheur. Je me suis offert ce bonheur. Oui, offert, car j’ai choisi une salle haut de gamme, et le coaching qui va avec. Et je n’ai pas d’état d’âme. Je viens de passer 18 mois éprouvants, accumulant un épuisement avec tous ces allers-retours pendant les confinements, liquidant (ce qui m’a détruite) la vie de mes parents en vidant leur maison, organisant leurs déménagements et toutes les paperasseries qui vont avec, tout en cherchant et entamant un nouveau travail, allant tous les samedis à Reims.

Sans compter les nuits sans sommeil, le chagrin, la peur épouvantable pour mes parents, alors oui, je me suis offert ce cadeau sportif dont j’ait tant envie, qui va me faire un bien fou, et je m’en félicite. Mon choix s’est porté sur l’Usine. Il y a trois clubs à Paris, un à Bruxelles, un à Genève. J’ai choisi la salle de Saint-Lazare, très pratique pour moi. 4 stations de métro de métro de mon travail, et la salle étant dans la gare, je mets moins de 20 minutes de porte à porte. Pour rentrer à la maison, ou pour y aller le dimanche, j’ai le choix entre le bus, et le métro. Le plus souvent je prends le métro, c’est direct de chez nous, et en 20 minutes j’y suis ou j’en reviens.

La salle est splendide, avec une immense verrière au-dessus de la gare Saint-Lazare. Ce club est immense, mais vraiment immense. Des espaces repos avec en-cas « sportifs », des serviettes à volonté, moelleuses et de différentes tailles. Un sol spécial dans les espaces cardio et muscu. Des équipements dernier cri. Deux studios avec un parquet magnifique, pour le yoga, le pilates, le cycling. Une hygiène irréprochable.

Dans certaines salles un peu « low cost » flotte une légère odeur de transpiration, particulièrement dans les vestiaires. Ici, vestiaires magnifiques, avec douches individuelles, sauna, hammam, des coiffeuses avec miroir éclairant et sèche cheveux pour après la douche. Des fleurs, des bâtonnets de bois plongés dans de jolis pots de parfum d’intérieur, c’est beau, ça sent bon. C’est d’une propreté à manger par terre, il y a plusieurs personnes qui nettoient en permanence. Et partout la vue sur Saint-Lazare. Tout n’est que luxe et volupté pour reprendre l’expression.

La clientèle aussi est différente des salles de quartier, je me sens d’ailleurs un peu en-dessous de cette clientèle, ma tendance à me sous-estimer est toujours bien présente. Je ne croise que des hommes en costume cravate, des femmes élégantes… Ceci dit, quand nous sommes en tenue de sport, en train d’en baver lors d’une séance, tout le monde est pareil…

Il faudra que je pense à vous raconter la honte inter-sidérale que j’ai eue lors de ma première séance, du coup tous les coachs et les gens de l’accueil me connaissent, et le contact a été chaleureux dès le premier jour:-) Bref, une salle haut de gamme.

Je l’ai d’abord sélectionnée sur internet, puis ai téléphoné, pour connaître les tarifs, et parler de ce que je souhaite. La jeune femme avec laquelle j’ai parlé m’a demandé si j’avais repéré sur leur site un coach plutôt qu’un autre. J’ai dit que non (ce n’est pas un catalogue, je n’allais pas choisir en fonction de leur tête), que je veux avoir affaire à un coach non seulement diplômé de sport (ils le sont tous évidemment), mais aussi spécialisé en nutrition, et très exigeant. Elle m’a dit « alors c’est Paul qu’il vous faut ». Nous avons donc pris rendez-vous, pour que je visite la salle, et fasse une séance d’essai avec Paul.

Pour voir si la salle me plaisait, et si le contact passait bien avec Paul. C’est rigolo, son frère jumeau Jules est également coach à l’usine Saint Lazare. Tous deux joueurs de hockey professionnels, pompiers volontaires… La salle est ouverte de 7h à 22h, 365 jours par an.

J’avais rendez-vous mercredi 30 juin à 19h45 pour visiter puis enchaîner sur la séance test avec Paul à 20h30. La visite m’a enchantée, le lieu, les odeurs, les différents niveaux, la beauté de l’architecture. A 20h30 Paul est venu me chercher, nous nous sommes isolés dans un salon avec fauteuils en cuir, boissons… Et là, il m’a posé de nombreuses questions sur tout mon « historique » sportif et alimentaire. Mon état d’esprit, mon état moral…

J’ai répondu à tout sans rien cacher, et lui ai dit mes attentes. Un prof exigeant, qui ne me passe rien, me fait progresser et repousser mes limites, me guide pour une alimentation correspondant à une vie active et gagner en énergie, me permettant d’avoir une silhouette tonique, dynamique, fine et musclée. Il m’a expliqué sa façon de travailler, qui m’a enthousiasmée. ! Ca passe ou ça casse avec ce genre de personnalité plus qu’exigeante et rigoureuse. Il m’a dit aussi que certes je suis la cliente de la salle et peux demander à avoir tel ou tel coach, mais que lui se réserve le droit de choisir les personnes avec lesquelles il va travailler. Car il demande un réel engagement, un sérieux sans excuses.

J’ai tenté une vanne pour voir comment il réagissait, il a répliqué du tac au tac, nous étions sur la même longueur d’ondes et nous sommes tapés dans la main. Affaire conclue. Il m’a pesée, mesurée sous toutes les coutures, photographiée. Sa balance donne les masses grasse, hydrique, musculaire, osseuse. Par rapport à ce que j’avais il y a un an avec ce même genre de balance à électrodes chez JC, j’ai perdu du muscle. J’ai encore une bonne masse musculaire (56%), mais j’ai eu bien plus que ça. J’ai aussi pris de la masse grasse, logiquement. Beaucoup moins de sport ces derniers mois, des chips plusieurs soirs par semaine, beaucoup moins de marche de par le télétravail, un mauvais sommeil… Je ne vais pas me chercher d’excuses, j’ai réduit le sport à son strict minimum, mangé des aliments « réconforts », logique que la masse grasse progresse.

Bref il est temps, plus que temps de rétablir tout ça et de reprendre le bon chemin:-) Nous avons tellement discuté avec Paul qu’à 22 heures ils sont venus nous chercher dans notre salon, nous n’avons même pas fait de séance pour tester mon niveau. Et je n’ai pas eu le temps de signer le contrat. Pas grave, au contraire. Je suis rentrée à 22h30 et ai eu le temps d’en parler tranquillement avec Chéri. Qui m’a dit « vas-y, tu as besoin de retrouver cet équilibre que te procure le sport, et tu aimes être coachée individuellement ».

J’y suis donc retournée jeudi premier juillet au soir, pris un abonnement d’un an, accompagné pour le moment de 50 séances de coaching dans un premier temps. Ce qui est chouette c’est que j’ai un casier à l’année, dans lequel je peux laisser mes chaussures de sport, de quoi me démaquiller pour quand j’arrive du travail, du déo, des crèmes pour quand j’y vais le matin très tôt et que je prends ma douche là-bas avant d’aller au bureau, plusieurs tenues de sport, au cas où me prendrait l’envie d’y aller un jour imprévu. Ca m’évite de trimballer ainsi toutes ces affaires quatre fois par semaine. Et comme ils fournissent eau et serviettes, c’est parfait.

Comme j’arrive en fin de saison, Paul a déjà son planning très chargé, alors pour le moment on fait au mieux. A la rentrée, j’irai deux soirs par semaine, le vendredi après-midi, et seule le dimanche matin, faire ce qu’il m’aura donné à faire.

Il m’a dit qu’en plus des séances que nous faisons ensemble, il veut que je fasse beaucoup de NEAT (Non-Exercise Activity Thermogenesis). « NEAT » est un terme anglo-saxons qui comprend tous les mouvements et tâches que nous allons effectuer durant la journée (marcher, monter des marches, bricoler, jardiner, danser, faire ses courses, etc…) sans qu’ils soient directement liés à une activité physique.

Chaque soir il me demande de lui envoyer la capture d’écran du rapport de ma montre connectée, avec le nombre de pas, d’escaliers montés, calories brûlées etc… Il veut que je fasse au minimum 10 000 pas chaque jour hors entraînement sportif. Et depuis deux semaines que je le fais, j’ai augmenté mon NEAT. Plus d’ascenseurs ni d’escalators, des détours quand je vais travailler, je vais aux toilettes au bureau à un étage différent de celui où je travaille etc… En deux semaines, ma moyenne de calories brûlées a augmenté de 400 calories par jour. Alors même si les montres connectées ne calculent pas précisément et scientifiquement, j’utilise la même depuis des années, et c’est mon repère. Et le fait qu’elle indique plus de calories brûlées le soir n’est pas contestable. J’ai aussi considérablement augmenté ma moyenne quotidienne de pas, à plus de 15 000 (environ huit kilomètres).

Côté séances Paul m’a testée pendant les trois premières, en cardio, en muscu, en circuit intensif cardio-renforcement musculaire. J’ai perdu en cardio c’est fou comme on perd dès qu’on ralentit le rythme sportif. Mais en deux semaines, ça commence déjà à s’améliorer, ma fréquence cardiaque au repos a baissé. Paul dit que j’ai un bon niveau, et qu’on va l’élever encore et encore, j’adore sa rigueur !

Nous avons fait une séance à l’ouverture à sept heures du matin. J’adore le matin. Partir à 6h30 de la maison et prendre le métro encore presque désert. Le temps de finir la séance, prendre ma douche, me maquiller, faire le quart d’heure pour aller au bureau, je suis arrivée pile à neuf heures. Moi qui arrive toujours très tôt, j’avais prévenu ma DG pour qu’elle ne s’inquiète pas.

Nous avons aussi testé les séances à 20h30, ce qui me fait rentrer à la maison à presque 22 heures. Le vendredi après-midi à 15h30. Un soir à 19h30 aussi, ça c’est parfait. Je pars sans stress du bureau à 19 heures. Et si je peux partir à 18h45 ça me permet de faire du tapis de course en attendant Paul. A la rentrée s’il peut me faire lundi mercredi à 19h30 ou 20h et vendredi vers 15 ou 16h ce sera parfait. Et le dimanche matin, j’y vais seule et fais le programme qu’il me donne le vendredi. En deux semaines, je me sens déjà tellement mieux. Moins fatiguée, dynamique, joyeuse, je recommence à sautiller partout, je me sens beaucoup moins tendue. Et j’aime que Paul m’envoie un SMS chaque soir pour analyser ma journée de NEAT. Côté alimentation, Paul, sportif pro, pompier volontaire, est au taquet. Passionné par l’alimentation, sans laquelle le sport n’a que peu d’effet, il a passé un diplôme pour allier les deux et tirer le maximum de bénéfices de la combinaison des deux.

Notre objectif, que je gagne de la masse musculaire, non pas pour gonfler, mais au contraire allonger et affiner, augmenter beaucoup mon métabolisme de base, et assécher au maximum ma masse grasse. Mon âge n’est pas un handicap selon lui. Je ne suis pas encore ménopausée, bien qu’ayant 54 ans le mois prochain, pour Paul c’est un avantage.

Donc, pour l’alimentation, rien que de très simple en fait. Protéines, lipides et glucides, plus légumes à chaque repas. Les lipides, végétaux, pas de beurre pour le moment. Ca peut être de l’huile, mais aussi, pour le matin par exemple des amandes et tout oléagineux. Les glucides, c’est soit des féculents soit un fruit, mais pas les deux. Je choisis donc selon mes envies du moment. De préférence, des glucides et légumes à IG bas pour le moment. C’est à dire plutôt du boulghour, du riz complet que des pâtes… Pour les fruits, tout ce qui me fait envie. Si c’est une banane en revanche, juste une moitié. Les protéines, les oeufs, poulet, dinde, poissons sont à privilégier. Pas de porc ni d’agneau les premières semaines, même le boeuf est à éviter. Cela, pour bien lancer le mécanisme métabolique, pendant deux mois. Ensuite Paul ajustera en fonction de la masse musculaire acquise.

Pendant ces deux premiers mois, on supplémente en protéines. Je prends un shake en milieu de matinée, un en milieu d’après-midi. Je lui fais confiance, c’est lui qui a commandé les compléments et me les a faits livrer. Rien de chimique.

Paul me pèsera et me mesurera quand il le souhaite, je lui laisse toute latitude à ce sujet. Enfin voilà, nous avons commencé il y a tout pile deux semaines, et je suis tellement heureuse d’avoir repris. Huit séances en deux semaines. Ce matin j’y suis allée seule, faire 50 minutes de fractionnés sur tapis. Très exactement ce que le coach m’a dit de faire. Je suis disciplinée et j’apprécie d’avoir un coach directif. Je pars du principe que chacun connaît parfaitement son métier, et je lui fais donc confiance. Tout comme j’aime qu’on me fasse confiance quand j’exerce mon métier.

Paul m’a prévenue que certaines semaines dans l’année, il ne sera pas là. Il coache une personnalité dans le sud de la France. Il ne m’a pas dit qui, et je n’ai pas posé de questions. Je ne pose jamais de questions, j’accueille les confidences quand les gens se sentent en confiance, mais jamais je ne pose de questions. C’est la base de mon métier, et de celui de Paul, savoir être discret, respecter la confidentialité.

Voilà les z’amis, vous savez tout sur ma reprise du sport de façon intense, et vous savez le plaisir et la sérénité que cela me procure. Je vais donc publier mes repas, mes résultats, vous raconter mes séances, en plus du reste.

Ce matin, quand je suis rentrée de l’Usine, j’ai pris mon shake de protéines, et avec Chéri nous sommes allés au cinéma à la séance de midi. Voir Présidents. J’ai beaucoup, mais vraiment beaucoup aimé. Des dialogues jubilatoires, un casting parfait (Jean Dujardin et Grégory Gadebois que j’apprécie énormément entre autres). Ils sont parfaits dans leurs rôles. Bref un très bon film, de ce genre qui fait qu’on se sent bien d’avoir passé un si bon moment au cinéma.

Je vous laisse pour ce soir. Je vais (essayer de) venir bien plus régulièrement pour publier repas et séances de sport notamment. Passez une bonne soirée. Et vous comment allez-vous ?

Quatre jours qui en paraissent huit

Nous sommes donc partis jeudi 24 juin matin à Bruxelles. Non mais quel bonheur de retrouver cette ville qui nous a tant manqué. Nous n’avons absolument rien fait de spécial. Beaucoup dormi, beaucoup marché, beaucoup d’arrêts pour boire des bières pour Chéri, des SPA citron pour moi. Nous avons eu de la chance pour le temps. Pas de pluie. Pas vraiment de soleil non plus. Nuageux, frais, finalement un bon temps pour marcher beaucoup. Sans avoir trop chaud ni trop froid. Chéri en tee-shirt, moi avec un pull léger en coton. Et puis moi, du moment qu’il ne pleut pas, tout me va.

Notre hôtel, en plein coeur de Bruxelles, à moins de trois minutes à pieds de la Grand Place, était parfait. Chéri connaît bien mes goûts, je le laisse toujours me faire la surprise de l’hôtel. Grande chambre, très grand lit avec un matelas épais et d’un moelleux indécent, salle de bains raffinée. Couloirs de l’hôtel avec une belle moquette, hall plein de fleurs, énorme porte tambour, le tout dans une rue piétonne. Dès notre arrivée jeudi, nous avons déposé nos valises à l’hôtel, nous sommes rafraîchis, et hop il était 12h15, nous sommes allés boire un verre.

Puis, EVIDEMMENT, manger un cornet de frites. Ah ! Depuis le temps que je me régalais d’avance en pensant aux frites belges !

Nous nous sommes ensuite baladés deux heures, et constaté avec tristesse que plusieurs des magasins que j’aime, et plusieurs restaurants où nous nous sommes régalés lors de nos séjours précédents n’ont malheureusement pas survécu aux confinements et fermetures successifs.

Nous sommes rentrés faire une sieste à l’hôtel, avant de ressortir pour boire l’apéritif, puis aller dîner.

Nous étions tranquillement installés, savourant le bonheur d’être à Bruxelles, quand j’ai vu entrer un couple. J’ai dit à Chéri que l’homme ressemblait à Stromaé, mais comme je ne suis pas physionomiste… Mais c’était bien lui, sa voix est reconnaissable entre toutes. Et quelques personnes sont venues le voir pour se faire photographier avec lui. Jamais je n’oserais faire ça. Déranger quelqu’un qui dîne tranquillement avec son amoureuse. Il a été très gentil, acceptant de bon coeur. Nous avons fini notre dîner, et sommes rentrés tranquillement à l’hôtel.

Pendant que Chéri regardait un film (il adore regarder des films sur les chaînes étrangères, en VO), j’ai lu. Nous avons super bien dormi, jusqu’à dix heures vendredi matin. Nous nous sommes préparés tout tranquillement, et sommes sortis à 11 heures pour boire notre café. Je n’aime rien tant que prendre mon café du matin dans un café, et non à l’hôtel. J’adore regarder les gens, les allées et venues… Et en Belgique, quand on demande un café au lait on nous apporte ça…

Quelle merveille, un spéculos émietté sur mon café devant moi… Oui, je m’émerveille facilement:-) J’étais si heureuse d’être là, tranquillement à Bruxelles avec Chéri que tout m’a émerveillée… Nous avons encore arpenté Bruxelles, à chaque fois nous découvrons de nouveaux recoins.

Vendredi nous avons beaucoup marché, jusqu’au quartier des antiquaires et brocanteurs, nous menant à la périphérie de Bruxelles. Naturellement Chéri est allé dans son magasin d’antiquités préféré et a acheté de quoi compléter sa collection de têtes de mort:-) Et moi j’ai trouvé dans une boutique un sac qui va me servir de sac de sport, je l’ai d’ailleurs inauguré hier matin.

Nous avons déjeuné dans un petit restaurant en plein milieu du marché aux puces, où nous allons à presque chacun de nos séjours. Il y règne une ambiance incroyable, tous les brocanteurs et antiquaires s’y retrouvent, on y déjeune pour quelques euros. Nous nous sommes régalées du potage du jour, au brocolis pour moi, à l’oignon pour Chéri. Puis une assiette de maatjes. Ce sont de jeunes harengs vierges, que l’on mange crus, tout simplement. C’est d’une douceur pour qui aime le poisson cru !! La saison est très courte, juste de mi mai à fin juin. Et nous adorons les maatjes !

Nous sommes rentrés tranquillement à l’hôtel, à nouveau pour faire une sieste. Et ressortis en fin d’après-midi découvrir de nouveaux recoins de Bruxelles. Nous avons pris l’apéritif en terrasse sur la Grand Place, je ne me lasse pas de la beauté de cette place.

Puis nous avons dîné dans un restaurant gastronomique que Chéri avait pris la précaution de réserver depuis plusieurs semaines. Le Rabassier. C’est un tout petit restaurant, 16 couverts en tout. C’était complet naturellement.

Là encore nous avons vu une célébrité belge, Julien Cohen, qui est entré dans le restaurant pour réserver une table. Très reconnaissable avec ses fameuses lunettes bleues. Nous étions justement passés devant son magasin d’antiquités l’après-midi, en plein coeur du quartier des antiquaires.

Nous avons pris le menu dégustation surprise et nous nous sommes régalés du début à la fin. Régalés est un faible mot cependant, c’était bien au-delà du régal. Ce cuisiner, très connu en Belgique, fait tout de A à Z, nous avons discuté avec lui, il se met en cuisine chaque matin à sept heures, pour les 16 couverts du soir. Il fait vraiment tout, des amuse-bouches aux mignardises, en passant par le pain. Et sa femme est au service et conseille pour le vin. Chéri a pris un accord mets-vin, pas moi évidemment:-)

Pour commencer, amuse-bouches, avec moule au curry dans une coque de persil, betterave confite avec espuma d’oignon, cuillerée de caviar, mousse de chicon. Puis la première entrée, asperges belges avec sorbet d’anguille fumée et fond d’anguille, décorées de quelques fleurs comestibles.

Deuxième entrée, homard sur lit de fragola et amandes fumées. Poisson, cabillaud sur risotto au parmesan, et copeaux de truffes fraîche.

La viande, du filet black Angus avec un jus très concentré, et tian d’artichaut et pommes de terre, purée d’artichaut. Je ne sais pas si vous vous en rendez compte sur les photos, mais tout cela est en portion dégustation, à savoir environ trois bouchées dans chaque plat, n’allez pas croire que ce sont des plats entiers. Il y a ensuite eu un granité à l’absinthe, que j’ai oublié de prendre en photo. Dessert, fraises sur jus de romarin et sorbet au foin. Puis les mignardises, macaron au cassis, madeleine au citron, financier aux amandes, pâte de framboise.

Une superbe soirée en amoureux ! Samedi matin à nouveau nous nous sommes réveillés à 10 heures, et sommes allés prendre un café, sur la Grand Place cette fois. Pendant que nous buvions notre café, nous avons vu un mariage célébré à l’hôtel de ville de la Grand Place sortir de l’hôtel de ville. C’était tellement joyeux !

Le midi nous avons déjeuné dans une institution, Georgette, réputée pour faire les meilleures frites de Bruxelles. Je confirme, ce sont celles que je préfère, à chaque fois que nous allons à Bruxelles, manger un cornet chez Georgette est mon plaisir absolu. Habituellement nous prenons juste un cornet côté friterie. Mais cette fois nous avons déjeuné dans le restaurant. Nous nous sommes partagés des fondus au fromage, spécialité belge par excellence. Puis un burger au black Angus et frites.

Nous sommes ensuite allés chez le chocolatier Galler, chocolatier artisanal que nous aimons beaucoup. Tous les chocolats belges ne sont pas bons, très loin de là. Les Godiva, Jef de Bruges et compagnie ne sont pas notre truc. En chocolatiers indépendants et artisanaux, seuls Galler et Marcolini nous intéressent. En industriel, Côte d’Or est mon préféré absolu. Bref, nous avons donc fait le plein chez Galler, puis sommes allés chez Delhaize. C’est une chaîne de supermarchés, style Carrefour en France. Il y en a un immense en plein coeur de Bruxelles. Et là, nous y passons au moins deux heures. A faire le plein de chocolats, biscuits, bières et fromages que nous rapportons aux amis et à la famille. Et bien sûr la fameuse mayonnaise au citron que seuls les belges savent faire. Et des pickles comme on n’en trouve pas en France. Nous avons aussi pris du café, et j’en ai rapporté pour ma mère. Après ces achats, nous rafraîchir s’imposait;-)) Nous avons bu un verre en terrasse place Sainte Catherine.

Heureusement que nous avions emporté une valise vide et un sac de voyage vide en plus de notre valise de vêtements. Nous sommes rentrés avec valises et sac pleins à craquer. A côté de l’hôtel il y avait une boutique comme on n’en trouve qu’en Belgique, pleine d’objets, de tableaux, de cartes postales décalés. Je me suis rapporté deux mugs.

Après tous ces achats, hop, encore une sieste à l’hôtel, j’ai un tel retard de sommeil !!

Après la sieste, une petite visite au Manneken Pis, habillé en l’honneur des Diables Rouges pour la Coupe d’Europe. Et un verre dans le café juste en face, où nous allons à chaque visite.

Et pour notre dernier dîner, nous nous sommes offert un bon restaurant sur la Grand Place. Nous avons tout au long du repas vu le jour se coucher sur la Grand Place, c’était si beau.

Nous nous sommes encore régalés de maatjes, il faut en profiter quand c’est la (courte) saison. Puis nous avons enchaîné avec des solettes de la mer du Nord pour moi, lard et saucisse grillés, accompagnés de stoemp aux choux de Bruxelles pour Chéri. Puis terminé par une gaufre bruxelloise (à ne pas confondre avec la gaufre liégeoise, Karin me comprendra). Chocolat fondu, chantilly et boule de glace pour Chéri, juste chocolat noir fondu pour moi.

Un repas typiquement belge s’il en est:-) Après ce somptueux et très très très copieux dîner, un dernier tour sur la Grand Place, et hop, retour à l’hôtel.

Dimanche matin, nous nous sommes levés tard encore, fait les valises, et sommes allés prendre notre dernier café. Une ultime balade dans Bruxelles, puis direction la gare.

Ces quatre jours m’ont fait un tel bien j’ai eu l’impression d’être en vacances au moins huit jours. En arrivant gare du Nord à Paris, retour brutal à la réalité, plein de policiers vérifiaient que chaque personne descendant du train avait son attestation de vaccination ou un test PCR de moins de 48 heures. Il nous a du coup fallu plus d’une demi-heure pour sortir de la gare. Nous sommes rentrés à la maison en taxi, trop chargés, et pressés de retrouver les pepettes.

Ce n’est qu’aujourd’hui lundi, une semaine après être rentrée que je vous écris. Dès lundi dernier, ça a repris sur les chapeaux de roues. Après trois jours de congés, ma boîte mail contenant plusieurs centaines de mails à traiter. Lundi et mardi ont été des journées de folie.

Mercredi j’ai visité ma nouvelle salle de sport et rencontré mon nouveau coach. Pendant deux heures il m’a posé des questions sur tout mon passé sportif, alimentaire, mon état d’esprit, mes objectifs. J’avais rendez-vous à 19h45, et suis sortie à la fermeture de la salle à 22 heures. Rentrée à la maison à 22h30. Jeudi j’y suis retournée après le travail et rentrée à 21h30. Vendredi, habituellement je ne travaille pas l’après-midi mais ce vendredi exceptionnellement ma DG m’a demandé de travailler toute la journée. Elle est en vacances dans deux semaines, mon Président dans trois, et il y a tant de choses à boucler. En contrepartie je ne travaillerai pas un vendredi matin en juillet et aurai ainsi un week-end de trois jours:-)

Samedi je suis allée à Reims. Hier dimanche, je suis allée au sport et ai fait une séance seule, puis nous avons déjeuné dehors avec Chéri, et ensuite j’ai dormi… trois heures.

Donc, semaine où je n’ai pas trouvé le temps d’écrire. Dans mon prochain billet, je vous raconte ma nouvelle salle de sport et le nouveau coach, pourquoi j’ai décidé de changer… Je vous raconte mon alimentation, que nous allons modifier légèrement pour reprendre la masse musculaire que j’ai perdue en délaissant le sport ces derniers mois. Je vous raconte tout cela au plus vite.

Ma première vraie séance avec Paul est demain matin à sept heures, avant d’aller au bureau. Le mois de juillet les horaires et les jours seront un peu à la va comme je te pousse, car j’arrive en fin d’année comme un cheveu sur la soupe. Sur son planning de rentrée en septembre, Paul et moi choisirons des jours et heures fixes. J’ai hâte de commencer les séances « dans le dur »… Je vous explique tout en détail dans le prochain billet.

Et vous raconterai pour ma nièce ! J’espère que ces derniers jours se sont bien passés ! Prenez grand soin de vous.

Quelques jours bienvenus

Dans mon travail, nous avons ce qu’ils appellent des congés trimestriels. En plus des cinq semaines de congés payés, chaque trimestre, on nous offre trois jours, à prendre consécutivement. Ce trimestre, je les ai posés aujourd’hui, demain et vendredi. Et ils sont plus que bienvenus.

J’accumule depuis plus d’un an une fatigue psychologique usante. Et comme je ne fais pratiquement plus de sport, mon équilibre est rompu. J’ai peut-être trouvé une solution pour refaire du sport intense comme j’aime, je vous en parle quand j’ai fini de réfléchir et concrétisé la chose. D’ici la fin de la semaine prochaine normalement ce sera mis en place. Ce blog va à nouveau parler sport et alimentation yououh !

En attendant, me voici avec cinq jours devant moi. Aujourd’hui Chéri a travaillé, et dès demain matin tôt nous partons pour quatre jours à Bruxelles. Pratiquement deux ans que nous n’y sommes pas allés, nous sommes en manque:-) Nous y serons demain matin à 11 heures, quel bonheur ! Et jusqu’à dimanche après-midi.

Aujourd’hui, j’ai passé une journée ultra calme. Je me suis réveillée à 8h30 (ça change du 5h30 habituel). Après ma douche, j’ai bu tranquillement mon café avec Chéri. Je suis sortie en même temps que lui qui partait travailler, j’avais dans l’idée d’aller m’acheter des chaussures. J’avais envie d’une paire de derbies. Non ce n’est pas spécialement la saison ni la mode des derbies, mais je m’en fiche, moi c’est ce dont j’ai envie en ce moment. Et des baskets de ville. En été, je ne mets jamais de sandales, je n’aime pas montrer mes pieds d’abord, et surtout, avec des sandales, je ne me sens pas assez maintenue, je me tords trop souvent la cheville. Alors déjà que je tombe souvent dans la rue, pas la peine d’en rajouter en portant des chaussures qui ne tiennent pas bien mes pieds.

J’ai trouvé de jolies derbies en daim noir, des baskets toutes fofolles. De la marque Les Tropéziennes. Vous savez, la marque des fameuses sandales si connues. Je ne savais pas qu’ils faisaient d’autre modèles de chaussures que des sandales. Et bien si. Et fabriquées en France.

Et il y avait dans la boutique un sac à main, parfait pour l’été. Coton grainé et garnitures de cuir, ma couleur préférée, un sac fantaisie tout joli idéal pour la saison. Je ne connaissais pas cette marque « Crazy Lou ». Lou comme le prénom de ma nièce:-)

De plus, le patron de la boutique m’aime bien, j’y vais régulièrement acheter mes chaussures, alors il a fait un joli geste, et m’a fait le sac à 30 euros !! Comme ça, gentiment. Je n’avais rien demandé, je déteste parler d’argent, je déteste marchander, je déteste demander ou quémander, je déteste les gens qui font ça.

Je vous montre:-)

Je suis rentrée à midi, ai déjeuné en regardant la télé, et passé l’après-midi à… ne rien faire. Enfin si, j’ai rangé et fait un peu de ménage, histoire de partir, mais surtout revenir dans un appart propre. Préparé tout ce qu’il faut pour la dame qui passera nourrir les chattes, et surtout, faire les valises. Pendant que des demoiselles poilues dormaient allègrement:-)

Nous partons avec deux valises. L’une avec nos vêtements pour quatre jours, l’autre vide, pour tout ce que nous allons rapporter. Bières, chocolats et fromages pour les amis:-) Mais en attendant de vous raconter la Belgique, j’ai toute une semaine de retard à vous raconter.

Bon, j’ai beaucoup travaillé, rien de nouveau… Jeudi soir dernier, nous sommes allés à une avant-première dans un cinéma sur les Champs-Elysées. Soirée réservée aux porteurs de la carte Pass illimité, une jolie façon de renouer le contact entre cinéma et ceux qui ont la carte, qui vont très très très souvent au cinéma. C’était l’avant-première de Eiffel, avec Romain Duris, film qui sortira en septembre.

Je suis sortie de mon travail à 19 heures, nous avions rendez-vous avec Chéri sur les Champs à 19h30. Au cinéma, ils nous ont distribué de jolis sacs. Chéri a choisi le plus sobre, fond noir, moi j’ai pris celui avec les M & M’s. Dans chaque sac, deux sandwiches, une bouteille d’eau, plein de bonbons.

Avant le film, pas de pubs pour une fois, mais une heure de bandes annonces, ça c’est carrément chouette. J’ai beaucoup aimé le film, qui raconte comment est née l’idée de construire la Tour Eiffel, et toute sa construction. Vous connaissez ma passion pour la Tour Eiffel !! Beaux décors, belle reconstitution de Paris, beaux costumes, excellents acteurs, tout est réuni pour que ce film soit très très agréable. Pas un chef d’oeuvre, mais un bon film. Nous sommes rentrés à minuit, nous n’avons plus l’habitude de sortir ainsi en semaine.

Du coup, j’étais bien contente d’être en télétravail vendredi. Et je me suis déconnectée pratiquement à l’heure, à 13h30. Et j’ai passé une bonne partie de l’après-midi, en attendant Chéri, à lire. En plus il a fait une grosse chaleur la semaine dernière, ça fatigue un peu…

Samedi je suis partie comme d’habitude à 7h30 à Reims. Je me suis trouvée mal en faisant les courses pour ma mère. Le Carrefour n’étais pas climatisé, je me suis sentie étouffer sous mon masque, et j’ai perdu connaissance. Ce n’est pas grave, j’ai déjà vécu ce phénomène, une espèce de malaise vagal. Trop chaud, trop fatiguée, trop anxieuse…

Nous avons déjeuné vite fait chez ma mère et sommes allées à l’Ehpad. Mon père était dans un mauvais jour. Grognon, renfermé, presqu’agressif. J’ai mis lus d’une demi-heure à le faire sourire… Lui aussi souffrait de la chaleur.

En plus, il avait une main terriblement gonflée, une infection, et était sous antibiotiques… Il n’était visiblement pas très bien. Je suis rentrée à Paris samedi soir épuisée et démoralisée. Mais je ne peux rien faire de plus pour mes parents. Je les vois souvent, très souvent, bien plus que la plupart des enfants ne voient leurs parents. Mon frère les voit encore plus souvent. Ma nièce les voit une fois par semaine. Je leur apporte des douceurs et des surprises à chacune de mes visites, je leur téléphone chaque jour. Malheureusement je ne peux pas leur rendre la jeunesse ni la santé… Et ça me ronge. Putain ça me ronge !!

Heureusement quand je rentre, Chéri est là, plus aimant que jamais. La semaine prochaine il viendra avec moi. J’ai mal dormi la nuit de samedi à dimanche, comme les nuits d’avant, comme tout le monde je pense, à cause de la chaleur. Dimanche matin, il faisait un peu plus frais. Comme nous étions réveillés et prêts tôt avec Chéri, nous avons décidé d’aller au cinéma très tôt à la séance de 13h30. Nous voulions aller voir Cinquième set, qui ne se joue que dans peu de salles à Paris, nous sommes donc allés à Montparnasse. Et à Montparnasse il y a la crêperie Josselin. Une des meilleures crêperies dans laquelle j’ai mangé, Paris et Bretagne confondues. Vraiment, Josselin, c’est un artiste des crêpes:-)) Nous sommes donc partis tôt et à midi pile étions chez Josselin. Enfin plus précisément Le petit Josselin, le second Josselin, juste à côté du Josselin historique.

Nous avons commencé par nous partager une galette au Sarrazin nature; Leurs crêpes et galettes sont tellement bonnes qu’elles se suffisent à elles-mêmes croyez-moi.

Nous avons enchaîné avec une galette au saumon fumé pour moi, une épinards, lard et oeuf pour Chéri. Là encore, simplicité mais délice absolu. Une galette nature avec une grande tranche de saumon fumé maison, et de la crème fraîche avec un goût incroyable ! Pour Chéri, des épinards frais, du lard finement grillé, un oeuf ultra frais. Un régal sans nom !

Pour finir, une crêpe froment à la frangipane maison.

Quel repas de roi !!!!!!!! A 13h15. nous sommes arrivés au cinéma. Je voulais à tout prix voir ce film.

J’aime tellement Alex Lutz. Nous l’avons vu trois fois en one man show, il est d’une finesse, d’une subtilité, d’une sensibilité dans ses textes ! Quand il est acteur, il est extraordinaire. Il peut tout jouer, il est crédible dans tous les personnage. Et ce film, Cinquième set, mon coup de coeur de l’année ! Le week-end d’avant, je me suis régalée avec les demi-finales et la finale de Roland Garros, et ce film en a été la prolongation.

C’est drôle d’ailleurs, car bien que tourné en 2019, ils parlent des deux finalistes de 2021, mon chouchou Djokovic, et le jeune Tsitsipas. Je n’en dis pas plus, ce serait trop en dévoiler pour ceux d’entre vous qui vont avoir envie de voir Cinquième set. Croyez-moi, même si vous n’êtes pas amateur de tennis, allez le voir, ce film est… waouh !!!!!! Les dialogues ciselés, les acteurs fantastiques, le scénario, tout fonctionne à merveille.

La dernière scène à elle seule est une scène qui marquera le cinéma j’en suis certaine ! Les deux heures du film sont passées en un éclair. Quand les lumières se sont rallumées dans la salle, personne n’a bougé, encore sous le choc et la surprise des dernières images. Je n’ai pas souvenir d’un film avec une fin aussi originale et stupéfiante ! Ce genre de film me rend totalement heureuse, le cinéma sait procurer de si belles émotions.

Nous sommes rentrés en métro, et étions à la maison à 16h15. Que j’aime ce genre de dimanche. Resto et cinéma avec Chéri, c’est tout simplement ça ma conception du bonheur.

Lundi et mardi, j’ai travaillé jusqu’à 19h30, j’ai essayé de boucler le maximum de choses avant mes trois jours de congés. Hier soir avant que je ne quitte le bureau, ma DG, qui était en télétravail, m’a envoyé un mail pour me souhaiter de bons congés. Mail si élogieux que j’en ai eu les larmes aux yeux. Quand je pense que tous mes responsables ont toujours été élogieux envers moi, et qu’il a suffit d’un méchant pervers pour me démolir en deux ans….

Je commence à peine à reprendre confiance en moi. Je sais que je travaille bien, que j’ai toujours adoré et bien fait mon métier. J’en ai douté, ça m’a détruite, mais aujourd’hui, je sais que oui, je suis une bonne professionnelle. C’est le seul domaine où je suis sûre de moi. Voilà les z’amis les nouvelles de la semaine passée. Nous partons demain matin tôt et rentrons dimanche, je viendrai naturellement vous raconter Bruxelles. Ma belle Bruxelles qui m’a tant manqué. Quand je pense que c’est notre premier petit voyage depuis deux ans. C’est fou. A part aller à Charleville ou à Reims, pas un jour de vacances hors de Paris depuis septembre 2019… Mais ça va reprendre. Cet été, mon frère allant aux JO de Tokyo avec son athlète, je vais assurer la permanence auprès de. mes parents, et nous partirons juste une semaine. Mais une semaine, c’est mieux que tien du tout:-)

Et vous, comment allez-vous ? Prenez grand soin de vous !!

Je voulais vous écrire…

Je voulais vous écrire la douceur de cette semaine. Beaucoup de travail, mais du beau temps, de la douceur ambiante. J’adore, quand je rentre du bureau à pieds vers 19 heures, voir les gens rire aux terrasses. Entendre le bruissement de la vie me fait me sentir bien.

Jeudi j’étais en présentiel au bureau, et pour une fois, je me suis pris une vraie heure de déjeuner. Je suis allée m’installer dans un café-brasserie à 10 minutes à pieds du bureau, et j’ai savouré ce moment. Etre seule, à l’intérieur, regarder les gens parler, rire, tout en me régalant d’un tartare de saumon accompagné d’une salade de tomates anciennes.

J’avais envie (besoin) de ce moment seule.

Le travail va reprendre de plus en plus en présentiel, et ça me rend très heureuse. Depuis des mois nous avons l’autorisation de venir sur site un ou deux jours par semaine. Mais non obligatoire, le distanciel à 100% était autorisé, comme le préconisait le gouvernement. Pas mal de mes collègues ont ainsi pris l’habitude de travailler de chez eux totalement. Je suis arrivée dans ce travail le 25 août 2020 et certains de mes collègues, je ne les connais que par visio. En plus comme nos bureaux sont en travaux, l’un de nos mécènes nous a prêté des bureaux, en proche banlieue (desservie par le métro). Je fais partie des cinq personnes qui peuvent continuer à venir dans nos bureaux habituels, mon Président aime me savoir là, et moi j’adore voir les travaux avancer, discuter avec l’architecte, ça va être magnifique. Nous nous y retrouverons tous fin août.

Je vais donc au bureau deux jours par semaine, le maximum autorisé. Je vois ainsi mon Président, ma DG, la DRH, le directeur des services généraux. La plupart de mes collègues n’ont pas envie d’aller dans les bureaux provisoires, et pratiquent le télétravail total. Mais depuis mercredi, les nouvelles consignes sanitaires sont de reprendre en présentiel deux, et même plutôt trois jours par semaine. Ce qui est assez brutal pour les salariés en télétravail depuis plus d’un an. Chez nous, pour une reprise plus douce, la DRH demande un jour au bureau par semaine jusque fin juin, deux jours du premier juillet au 31 août, puis quatre jours au premier septembre.

A compter du premier septembre, nous avons un accord de télétravail, autorisant un jour de télétravail par semaine. Chaque salarié a le choix de prendre ou non cet accord. Tout le monde chez nous l’a pris sauf moi. En effet, j’habite à 15 minutes à pieds du travail. Mais ce n’est pas la seule raison. J’en ai marre de trimballer ma sacoche avec l’ordi et mes dossier principaux. Et la raison principale est que si je prends un jour de télétravail, ce sera soit le lundi soit le vendredi et dans ce cas, mon ordi de boulot sera à la maison le week-end, et je me connais, chaque dimanche en fin d’après-midi j’irai voir mes mails pro, pour commencer à les trier, m’avancer pour le lundi. Je le sais c’est ce que je fais en ce moment. Et je ne veux plus le faire.

Je veux au contraire essayer de réduire mes heures. Donc ne pas avoir mon ordi pro à la maison. Déjà j’ai le téléphone pro en permanence sur moi, ça suffit. Et j’aime aller au bureau, pour bien différencier les choses. Quand je sors du bureau, c’est terminé, je n’y pense plus. Et puis le lundi et le vendredi au bureau ce sera d’autant plus agréable qu’il n’y aura pratiquement personne. La grande majorité de mes collègues a choisi le lundi ou le vendredi. D’autant que le vendredi nous ne travaillons que la matinée. Donc, en signant cet avenant à mon contrat concernant le télétravail, j’ai choisi télétravail occasionnel, jusqu’à dix jours par an. Ca peut malgré tout dépanner, une fois de temps en temps. Comme par exemple si nous partons en week-end, je télétravaille le vendredi, me déconnecte à midi et demi et hop on peut prendre un train très tôt dans l’après-midi. Oui, dix jours par an, dans mon cas c’est l’idéal.

En tout cas je trouve mon entreprise très à l’écoute et très réactive d’avoir mis cet accord en place avant même la fin du confinement et du télétravail obligatoire.

Je voulais aussi vous écrire ce chouette week-end. Vendredi je me suis déconnectée presque à l’heure, à 14 heures, et j’ai fait le grand rangement/désencombrement de l’entrée, le salon et la cuisine. J’avais prévu de me coucher tôt vendredi soir, car avec mes deux allers-retours à Reims le week-end dernier, j’ai enchaîné 12 jours à me lever avant six heures. D’ailleurs vendredi dès 20 heures je commençais à avoir les yeux qui se ferment.

Mais voilà que je me suis mise à regarder la demi finale de Roland Garros Rafael Nadal, Novak Djokovic. Et croyez-moi ça m’a bien réveillée. Un match d’une intensité invraisemblable, qui a duré plus de quatre heures, chaque point étant longuement disputé. Impossible de décrocher, quand le tennis atteint ce niveau de technique et de beauté, ça devient du grand art, et c’est magique de regarder un tel match. Je me suis couchée à minuit, très très réveillée et excitée, d’autant que c’est mon chouchou qu a gagné, détrônant ainsi Rafael Nadal. J’ai ensuite lu jusqu’à presque une heure du matin. Je n’ai pas vraiment fait la longue nuit récupératrice que j’espérais. Je me suis levée samedi à 9h30. J’ai pris mon café dans le calme, avec les chattes, j’aime ces moments où Chéri dort encore, avant que la journée ne démarre.

J’ai repris un café avec Chéri quand il s’est levé et nous sommes allés au cinéma très tôt, à la séance de 13h30. C’est tellement bien de reprendre nos habitudes, d’aller au cinéma notamment. Nous avons vu des bandes annonces de plein de films que j’ai envie de voir. Forcément, tous les films de 2020 et début 2021 vont sortir d’un coup, il y en a pour tous les goûts. Et pour une fois il y aura plein de films intéressants pendant l’été.

Nous avons vu Le discours.

Qu’en dire ? C’est la première fois je crois que je trouve un film chiant mais qu’en même temps je le trouve émouvant, parfois drôle. Certains passages m’ont mis la larme à l’oeil, me faisant penser à mon frère et moi, d’autres m’ont fait rire, mais dans l’ensemble j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs maladroites. Bref, très mitigée. En revanche, jeudi soir prochain nous allons à l’avant-première d’Eiffel, avec Romain Duris, sur les Champs Elysées. J’ai une telle passion pour Eiffel, j’attends ce film avec impatience. Il dure deux heures et demi, nous n’avons plus l’habitude de sortir en semaine:-) Et dimanche prochain, nous irons voir Cinquième set avec Alex Lutz. Un an que ce film aurait dû sortir, que je me languis de le découvrir, j’admire tellement Alex Lutz et sa sensibilité, son talent, ce film a l’air incroyable.

Nous avons fait des courses en rentrant du cinéma, et à 16h30, de retour à la maison, je me suis allongée au frais dans notre chambre pour lire. Au dîner, j’ai « cassé » mes six semaines sans sucres ni féculents:-) Chéri a fait des croque-monsieur. J’en ai mangé un avec pain aux céréales, jambon blanc, comté, rondelle de tomate et rondelles d’oignon. Inutile de vous dire que je me suis régalée !!

Et après ce croque-monsieur, j’ai savouré un cône caramel au beurre salé. Délicieux.

Nous avons regardé un épisode de la saison 4 de Handmaid’s Tale, et enchaîné avec Marie Octobre. J’adore ce film ! Avec un casting éblouissant, ce film a formidablement bien vieilli. A mon palmarès avec Le repas des fauves. Je me suis encore couchée à minuit passé.

Ce matin, réveillée à 8h30, j’ai bu mon café au calme et Chéri s’est levé à neuf heures. Nous avons passé la matinée à faire le ménage. Après le grand rangement que j’ai fait vendredi, faire le ménage fut un plaisir. Enfin non, je déteste faire le ménage, mais le plaisir, c’est que c’est plus simple à faire quand tout est bien rangé. Et autant je déteste faire le ménage, autant j’aime quand je l’ai fait, que l’appart sent le frais, le propre. Après ce ménage nous avons pris notre douche et sommes allés déjeuner au petit quartier chinois du 18e arrondissement. Pas le vrai grand du 13e, mais le petit que j’aime tant, tout proche de chez nous.

Nous avons retrouvé avec bonheur le restaurant où nous allions au moins deux fois par mois.

Ce restaurant n’a aucune possibilité de terrasse et n’a dont rouvert que mercredi. Quel plaisir de retrouver le couple thaï qui tient ce restaurant, et reconnaitre certains habitués comme nous. Nous avons pris plusieurs petits plats à nous partager.

Et un café glacé pour moi, du thé glacé pour Chéri.

Nous sommes ensuite rentrés tout tranquillement. Il a fait aujourd’hui un temps absolument parfait. Ni trop chaud ni trop frais, un vent léger, bref, parfait. Et nous sommes donc rentrés pile pour la finale de Roland Garros. Et quelle finale !!!!!! Vendredi on a assisté à un troisième set d’anthologie. Là ce fut le cinquième set qui nous a tenus en haleine ! Quel mental ont ces sportifs ! Djokovic, mené deux sets à rien, qui est allé chercher au bout de ses ressources, physiques et surtout mentales. Comment ne pas admirer ces champions ?

Le jeune grec Tsitsipas, 22 ans, n’a rien lâché jusqu’au bout, pas un point, pas une seconde il n’a décroché. Respect messieurs. Quel bel exemple, que ça donne envie de se dépasser de voir de tels sportifs. Novak Djokovic, humble, élégant, fair play, sportif hors pair, qui travaille sans relâche pour parvenir à ses objectifs. Le seul a avoir remporté chaque tournoi du grand Chelem à deux reprises. Un des plus grands joueurs de tous les temps. Et un homme exceptionnel. Mon chouchou depuis plus de dix ans. La fin du match m’a rendue dingue, je sautais, je criais, et j’ai pleuré tant et plus de bonheur et d’émotion.

A 17 heures, ma nièce qui passait le week-end à Paris, est venue boire un verre a avec nous avant de rentrer à Reims. Elle a regardé une partie du match avec nous. Ca me fait tellement plaisir qu’à chaque fois qu’elle vient à Paris, même pour une journée pour voir ses amis, ma nièce trouve toujours une heure ou deux pour venir nous voir.

Oui voilà tout ce que je voulais vous écrire. Que de la douceur et du bien-être ce week-end.

Et tout à coup, tout cela est parti et ne me reste qu’un terrible goût de culpabilité dans la bouche. J’ai eu mon père au téléphone en toute fin d’après-midi. Il pleurait en me demandant quand je vais venir, qu’il s’ennuie de moi, que je lui manque. Depuis quelques semaines je ne vais plus à Reims qu’un week-end sur deux, et mon père s’en aperçoit. Il en est malheureux. Je culpabilise, j’ai terriblement honte, je me sens moins que rien de n’y aller qu’une semaine sur deux.

Et en même temps y aller toutes les semaines m’épuise et je ne pourrai pas tenir sur la durée, je finirai par faire des bêtises dans mon travail. Alors deux semaines sur trois serait le bon rythme ? Quoique je fasse je me sens mal. Mal par rapport à mon père, mal par rapport à Chéri. Je n’arrive pas à ne pas culpabiliser. Depuis le 21 avril 2020 je suis rongée je ne sais pas comment je ressortirai de cela. Comme dit Nietzsche « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort ».

Alors oui, je suis plus forte que jamais, mais à quel prix… Car aller à Reims est une chose, mais il y a aussi m’occuper de tous les rendez-vous. Réserver la navette qui vient chercher ma mère quand elle va voir mon père seule, gérer les comptes, être l’interlocutrice de l’Ehpad pour tous les soins de mon père. Plusieurs heures par semaine de démarches au téléphone… Je ne sais pas si je retrouverai un jour la tranquillité d’esprit et le repos. Sans compter les parents de Chéri qui commencent eux aussi à avoir des soucis sérieux de santé. Ma DG m’a dit que pour accompagner sa mère en fin de vie comme j’accompagne mes parents, elle a tout lâché, son travail, son mari… Moi je ne veux pas tout lâcher, bien au contraire…

Alors oui je voulais juste vous écrire du bonheur, mais ici j’écris tout, je ne fais pas de mystère de mes faiblesses, de mes failles, de mes chagrins.

Merci à vous d’être là, de me soutenir depuis de longues années. j’espère que vous avez passé un heureux week-end:-)

Samedi… dimanche…

Samedi habituel. Levée à six heures et direction Reims. Il y faisait froid, avec beaucoup de vent, et il est tombé une fine pluie toute la journée.

Nous sommes allées faire les courses avec ma mère. Mon frère est passé chez ma mère pendant midi, boire un verre avec nous avant que nous ne déjeunions. Ma mère me racontait qu’elle a sympathisé avec plusieurs de ses voisines, elles font la gym ensemble le matin, passent les après-midis les unes chez les autres, vont au parc juste en face… La vie de la résidence est animée, chaque samedi j’y croise de charmantes vieilles dames.

Oui surtout des dames. C’est une résidence avec appartements réservées à des personnes âgées autonomes. La moyenne d’âge doit être d’environ 80 ans, et à cet âge là, les dames sont plus nombreuses et plus autonomes que les messieurs. C’est pour cela qu’il y a plus d’hommes dans les Ehpad… Il y a un monsieur sur le pallier de ma mère, que je croise presque à chaque fois, mais je n’en ai jamais vu d’autres.

C’est joli, il y a plusieurs jardins, le hall est animé, toujours fleuri. Et il y a la coiffeuse, le pédicure, la bibliothèque de la résidence. Après le déjeuner nous sommes allés voir mon père. Il était tombé la veille. Sans se faire mal, mais sans pouvoir se relever. Heureusement que le personnel de l’Ehpad est toujours là, toujours aux petits soins. Les aides soignantes l’ont relevé, massé, rassuré. Je lui ai bien expliqué que je revenais le lendemain, et que mon frère et moi viendrions le chercher pour venir manger son gâteau d’anniversaire chez mon frère. Sur le moment il a bien compris, et s’en est réjoui.

Je suis rentrée samedi en fin d’après-midi, heureuse de retrouver Chéri. Chéri aurait pu venir avec moi samedi, nous aurions passé la soirée et la nuit chez mon frère pour être sur place dès dimanche matin. Mais j’avais envie de passer la soirée tranquille avec Chéri, chez nous, me détendre, ne pas faire la conversation. Etre chez nous, en tenue confortable, tranquillement avec Chéri. C’est déjà assez fatigant comme ça de n’avoir pas un seul jour de coupure. Donc je suis rentrée à Paris en fin d’après-midi, retrouver Chéri, c’est la seule chose qui me fasse tant de bien. Et puis j’ai pu préparer et regrouper tranquillement tous les cadeaux. Car en plus de l’anniversaire de mon père, nous avons fête celui de mon frère, la fête des mères, l’obtention brillante de sa double licence par ma nièce…

Nous sommes donc repartis dimanche de bon matin, chargés de tous les cadeaux. J’avais mis une très jolie robe, bien trop habillée, mais peu importe, j’avais besoin de me sentir belle. Et contrairement à samedi, dimanche il a fait très beau. Quand mon frère est venu nous chercher à la gare, il était déjà allé chercher ma mère, et nous l’avons trouvée tranquillement installée dans le jardin avec ma belle-soeur. Nous avons pris l’apéritif dans le jardin, et continué par un barbecue. A 14 heures, mon frère et moi sommes allés chercher mon père. Il dormait, profondément… Je l’ai réveillé en douceur, mais il ne comprenait pas pourquoi mon frère et moi étions là. Il avait complètement oublié m’avoir vue la veille, et tout autant qu’il sortait.

Sa première sortie hors de l’hôpital ou de l’Ehpad depuis le 21 avril 2020. Nous l’avons laissé émerger tout tranquillement, je lui ai mis ses chaussures, donné un coup de peigne, mis un gilet. Son aide soignante lui avait mis une belle chemise. Nous l’avons aidé à monter en voiture, et surtout, c’est pour en descendre qu’il a fallu l’aider. Il a monté les trois marches du perron de la maison de mon frère assez facilement. Il bien reconnu l’intérieur de la maison, et quand nous sommes arrivés dans le jardin, il a vu Chéri, ma mère, ma belle-soeur, ma nièce, il souriait et était très ému. Il a bu un café au lait, soufflé les bougies du gâteau avec mon frère, mangé sa part, en a demandé une deuxième, déballé ses cadeaux avec plaisir. Il a un peu parlé, dit à ma nièce qu’il est fier d’elle, de ses brillantes études, nous a dit qu’il nous aimait. Et au bout d’une heure et demi, il nous a demandé à rentrer, se sentant très fatigué.

Mon frère et moi l’avons réinstallé dans la voiture, et le moment le plus triste, qui m’a bouleversée au-delà de tout, c’est quand. ma mère s’est approchée de la voiture, et que mes parents se sont pris la main à travers la vitre baissée. Ils n’ont rien dit, mais ce geste était tellement doux et intense. Nous avons raccompagné mon père. Mon frère a attendu dehors, mon père ne voulait que moi. Je l’ai accompagné dans sa chambre, l’ai déchaussé, installé dans son fauteuil. J’ai disposé ses cadeaux sur les étagères, lui ai demandé s’il avait besoin de quelque chose. Il m’a dit qu’il avait besoin de se remettre, de toutes ces émotions, de cette fatigue.

Je comprends qu’il était épuisé, lui qui n’est pas sorti depuis 14 mois, qui est tombé la veille, qui n’a plus l’habitude de voir six personnes d’un coup, d’entendre plusieurs personnes parler en même temps. Quand je m’apprêtais à quitter la chambre il m’a dit merci, qu’il avait passé un moment merveilleux. Il sait maintenant qu’il y en aura d’autres des moments comme celui-ci… souvent. Mon frère, la semaine prochaine, l’emmènera, avec ma mère, boire un café en ville… Maintenant mon père sait qu’il n’est pas seul, pas abandonné. Et il aime les jeunes femme qui s’occupent de lui, et sa chambre est son environnement rassurant. C’est dans sa chambre qu’il a demandé à retourner hier quand il était fatigué.

Aujourd’hui, comme me l’avait dit le neurologue il y a un an, son quotidien ce n’est plus ma mère, nous ses enfants, non maintenant, c’est l’équipe soignante sa référence. Il avait oublié hier que j’étais déjà venue le voir la veille… Ca ne me fait plus trop pleurer. Ca me vrille le coeur de chagrin, mais je sais que dans son monde il ne voit pas le temps passer. Samedi il m’a dit qu’il est préoccupé, car il doit se préparer pour sa course cycliste mais que comme il n’est pas en grande forme, son entraîneur se fait du souci sur ses chances de gagner.

Chaque semaine il me raconte son monde, tantôt il est étudiant, tantôt il cherche du travail tantôt il prépare une expédition, tantôt il aide les patrons de l’hôtel dans lequel il habite… Et moi j’approuve, je lui demande de me raconter, et je lui souris… Et parfois nous avons une vraie conversation, il me parle de mon travail, de sa jeunesse, s’inquiète de savoir si j’ai assez d’argent pour payer son loyer et celui de ma mère, puis il retourne dans son monde…

Il ne parle plus très bien, les AVC ont laissé des séquelles, mais je le comprends, et on parle, et on rit… Et après, quand je suis seule, je pleure… mais de moins en moins.

Sinon, hier j’ai eu une belle surprise. Ma nièce est arrivée à midi trente, nous étions déjà là Chéri et moi, tout comme ma mère, et elle est arrivée avec un beau bouquet de fleurs, qu’elle m’a tendu. Je pensais vraiment en la voyant arriver, que c’était pour ma mère, ou ma belle-soeur. Elle m’a dit que c’était pour moi, parce qu’elle m’aime. Et elle m’a prise dans ses bras, me disant que nos câlins lui manquent trop, qu’elle avait besoin que je la serre et l’embrasse. Oh que oui ça fait du bien, les câlins. C’est invivable de ne plus avoir de câlins depuis 15 mois.

Ma nièce vient donc de terminer sa double licence (histoire et science po), tout en passant un diplôme d’anglais. Elle s’est inscrite à un master Relations internationales. A Paris, Lyon, Bordeaux et Toulouse. J’aimerais tellement qu’elle soit prise à Paris. Qu’on recommence à se voir chaque semaine, pour aller faire du shopping, et qu’elle vienne à nouveau dîner un soir par semaine. Et elle doit aussi aller faire un semestre aux Etats Unis. Ce devait être le second semestre 2020, naturellement ça n’a pas été possible… Bon on en saura plus sur sa destination d’ici quelques semaines.

Nous sommes rentrés à Paris hier soir, gonflés d’amour. Immédiatement quand j’ai mis le bouquet dans un vase, Gribiche n’a plus eu qu’une idée, le dévorer. Elle est trop craquante. Depuis hier soir elle est couchée sur le bar, en extase devant le bouquet. Sans doute dégage-t’il des odeurs qui lui font de l’effet.

Voilà, un résumé de ce week-end qui marque des jolis débuts, des sorties en perspectives, dans la mesure où mon père en aura la force.

J’espère que vous avez passé un beau week-end. Bonne soirée vous tous:-)

Bonheur et fierté

Aujourd’hui c’était donc l’assemblée générale de la tête de réseau où je travaille. Tête de réseau d’un des plus grand mouvement associatif de France, regroupant des centaines d’associations, des dizaines de milliers de professionnels du médico-social, des centaines de milliers de bénévoles…

Quand je suis arrivée le 25 août 2020, j’ai assisté à l’AG la semaine suivante, AG qui avait été reportée de juin à septembre à cause de la pandémie, et s’est déroulée en digital. Déjà j’avais été très émue, me disant que j’avais beaucoup de chance d’avoir intégré ce mouvement si militant, qui a fait bouger les choses depuis 60 ans, est à l’initiative de nombreuses lois en faveur des personnes en situation de handicap intellectuel ou psychique.

Aujourd’hui, neuf mois plus tard, j’assiste à l’assemblée générale (malheureusement encore en digital cette année), et la grande différence c’est que cette année, j’ai participé à la préparation, au coeur de l’équipe. Et vous le savez, le travail d’équipe, il n’y a que cela qui vaille pour moi, qui me passionne.

Depuis plusieurs mois notre charge de travail s’est densifiée puisqu’en plus du travail habituel nous avons préparé cette AG à laquelle assistent 50 000 personnes. Aujourd’hui, je connais beaucoup mieux notre réseau (même si je suis loin encore de le connaître vraiment bien), et mon émotion a été énorme.

Je suis l’assistante du Président et de la Directrice générale. Je les admire, ils sont fondamentalement différents, et tellement complémentaires. D’une intelligence rare, une humanité et une bienveillance incroyables, une ouverture d’esprit exceptionnelle, une capacité à anticiper… Dès la musique de lancement, quand j’ai vu apparaître mon Président, j’ai eu les larmes aux yeux. Son discours d’ouverture m’a laissée en larmes, quelle conviction, quel charisme, quel texte magnifique !

Je suis fière de faire partie de ce mouvement, de constater chaque jour concrètement les montées aux créneaux. j’ai travaillé pour huit entreprises dans ma vie. Trois que j’ai aimées vraiment, dont j’ai admiré les dirigeants dont j’étais l’assistante. Et une quatrième, celle où je travaille aujourd’hui, qui est de loin celle qui me fait aimer plus encore mon métier, me fait me sentir heureuse chaque matin de travailler dans cette équipe. Si fière d’assister chaque jour mon président et ma DG.

Chaque jour je vais travailler sans boule au ventre, sans craindre mon supérieur, chaque jour je sais que je peux parler, exprimer ce que je ressens, chaque jour je sais que ma toute petite contribution renforce ce bel édifice qu’est notre Tête de réseau. Je suis d’autant plus heureuse de travailler là que mon Président participe très activement au projet de la cinquième branche de la sécurité sociale, au coeur de nombreuses instances. Cette cinquième branche sera dédiée au handicap, majeurs protégés, et aux problèmes du grand âge.

Alors voir les avancées pour lesquelles on se bat, dans la période que je traverse, tutrice du majeur protégé qu’est devenu mon père, en grand âge, vous pensez bien que cela m’aide incroyablement sur le plan personnel et me donne plus envie que jamais de m’investir dans mon travail. Je me sens utile, à ma place dans ce travail.

Sans aucun doute le plus exigeant intellectuellement car je travaille avec des pointures du plaidoyer, de l’expertise médico-sociale et juridique, de la politique, de la stratégie. Beaucoup de jeunes très diplômés, très enthousiastes, plein de convictions. Mais cette exigence je l’aime, je me sens tellement vivante.

Enfin voilà, j’ai adoré notre assemblée générale, et j’espère que toutes les associations, professionnels et bénévoles du réseau l’auront trouvée aussi belle que je l’ai trouvée. Les votes ont reconduit unanimement notre Président, le Bureau (CA simplifié), et le conseil d’administration dans son ensemble. Les comptes ont été approuvés, les mécènes nous ont renouvelé leur confiance… Alors on repart pour une année encore plus intense, avec des orientations stratégiques ambitieuses, la prochaine grande échéance, c’est la préparation des présidentielles. Nous avons déjà commencé à travailler dessus depuis le début de l’année. C’est le moment ou jamais de faire bouger les lois !

Notre réseau est apolitique, ne se recommande d’aucun parti, ce sont au contraire les partis qui nous courent après. Bon je m’arrête, je suis tellement passionnée de politique, et passionnée par ce secteur du handicap intellectuel que je découvre chaque jour, et qui me bouleverse.

Revenons à des choses nettement plus terre à terre. J’ai super bien dormi la nuit dernière. La précédente d’une seule heure de sommeil m’a mise KO et là j’ai dormi 7 heures d’affilée, sans même entendre les violents orage de cette nuit, qui ont réveillé Chéri.

Et sinon, qu’est-ce que j’ai mangé aujourd’hui ? Et bien on prend (à peu près) les mêmes et on recommence:-)) Ce midi je me suis fait une salade avec laitue, tomate, radis, oeuf dur et thon nature.

Ce soir, devinez ? J’ai osé ! Oui oui oui, de la ratatouille:-))))))))

Chéri est tellement gentil, qui me fait de la ratatouille aussi souvent que j’en ai envie… c’est à dire tout le temps ! Il en a fait beaucoup, je vais en apporter demain à ma mère.

De quoi lui surgeler cinq ou six barquettes. Elle n’a plus envie de cuisiner pour elle seule, et parfois aurait tendance à oublier de manger. Alors c’est pour cela que je vais faire les courses avec elle, elle choisit ce qu’elle aime, qui ne nécessite pas d’être beaucoup cuisiné. Et à chaque fois que j’y vais j’emporte des plats cuisinés par Chéri. Elle a tout particulièrement aimé le poulet curry lait de coco, le boeuf bourguignon, le veau marengo, les lentilles-saucisses fumées. Et dans les légumes, son palmarès est, la ratatouille, le fenouil braisé, les carottes glacées, les aubergines… Chéri se creuse la tête pour à chaque fois la surprendre et la régaler. Et à chacune de mes visites le samedi j’apporte des plats qu’il a cuisinés le vendredi soir, en quantité suffisante pour lui surgeler entre cinq et sept barquettes. Quand nous faisons les courses, j’achète aussi des friandises (et son fromage préféré) pour mon père, nous lui en apportons tous à chaque visite. Mon père fait partie des résidents les plus visités, au minimum cinq visites par semaine, entre ma mère, mon frère, ma nièce et moi. Il reçoit son journal chaque matin de Charleville-Mézières, s’intéresse toujours à la vie des Ardennes. Et moi, je lui apporte l’Equipe, Paris-Match, et un livre tous les 15 jours.

Donc ce soir. Saumon frais grillé, mi-cuit, et ratatouille. Mon plat préféré il n’y a aucun doute, j’aime trop la ratatouille !

Allez zou, ce soir la finale de Koh Lanta, et demain matin, réveil tôt pour filer prendre mon TGV pour Reims à 7h30. J’espère que vous aussi avez eu de belles émotions aujourd’hui. Prenez grand soin de vous tous !

Je l’ai payé cher ce repas

Vous le savez, j’ai une maladie de l’oesophage. Ces derniers mois elle s’est accentuée, et il m’arrivait souvent, en début d’année, de vomir la nuit. C’est passé, j’ai vu le gastro. Ma maladie est évolutive, s’aggrave d’année en année. Mais je suis suivie de très près par le gastro, qui met tout en oeuvre pour freiner la progression. Je vous dis ça pour que vous ne vous cassiez pas la tête à me donner des conseils d’alimentation ou de ce qu’il faut manger le soir. Je le sais à peu près bien, c’est d’ailleurs pour ça que les vomissements nocturnes se sont arrêtés.

Bref, voilà plusieurs mois que je n’avais pas vomi. L’arrêt du sucre depuis cinq semaines m’a aussi fait du bien. Et manger beaucoup de légumes, des fibres donc a amélioré mon transit. Mais hier, mon Président m’a invitée à déjeuner. Vite fait, dans un petit (enfin pas « dans », mais à la terrasse) bistrot proche du bureau. J’ai pris le plat du jour, des diots du Jura avec pommes de terre sautées. Et ça ne m’a pas semblé bon, mais pas bon du tout. Les diots (saucisses fumées) étaient gras, mous. Les pommes de terre dégorgeaient d’huile. Je n’ai plus l’habitude. Ca fait plusieurs années que j’ai vraiment réduit l’huile en cuisinant, et Chéri aussi quand c’est lui qui cuisine.

Et depuis cinq semaines je n’avais pas mangé de féculents, et très peu de gras. Et pas de sucre. Et là en dessert, deux boules de glace. De la Ben & Jerry au beurre de cacahouète. Vous connaissez les glaces Ben & Jerry ? Du sucre, de la crème… En plus nous avons mangé vite, alors que moi je suis une mangeuse lente. Je n’ai mangé qu’un diot sur les deux…

Mais tout l’après-midi je me suis sentie lourde, barbouillée. Déjà à la base j’ai trouvé ça moyennement bon, mais là, ce fut comme une overdose de sucre, et de féculents après cinq semaines sans en consommer du tout. Bref, ce fut trop de trop de trop. Je suis rentrée du bureau tard, à presque 20 heures. Et j’ai commis l’erreur de manger au lieu d’attendre d’avoir fini de digérer. J’ai mangé léger, mais sans faim ni envie, ridicule. Et j’ai mangé tard, 21 heures.

Je me suis couchée vers 22h30 pour lire, toujours sans avoir digéré. Je me suis endormie, mais à minuit, réveillée en sursaut par ces signes que je connais si bien… Je sais que la douleur conduit inévitablement aux vomissements. Mais je n’ai vomi qu’à 4h30 du matin. De minuit à 4h30, j’ai attendu que ça sorte, en ayant mal… Je n’ai donc pas dormi. Enfin si, de 23 heures à minuit.

Ce matin j’ai eu du mal à me mettre en route, mais j’avais rendez-vous au bureau avec ma DG à 8 heures. Je vous montre ma tête ? Tête de quelqu’un qui n’a pas dormi, a eu mal à l’oesophage toute la nuit, a eu froid toute la journée malgré les 28 degrés.

Inutile de vous dire que je n’ai pas mangé de la journée, juste bu, je ressentais une soif intense. J’ai alterné eau plate et eau gazeuse.

J’ai quitté le bureau tôt, je ne tenais plus debout. Je suis donc partie à 18 heures. Et vers 19 heures, tranquillement à la maison, je me suis rendue compte que j’avais très faim. Et envie d’une salade. Alors la voilà ma salade, toute simple. Laitue, tomate, radis, concombre, oeuf dur, jambon de poulet.

J’avais envie de thon, mais peur que ce soit plus lourd. à digérer. Une tisane, et voilà.

Quand je vais réintroduire le sucre, je le ferai en douceur, tout doucement… Et surtout je me rends compte qu’entre mon oesophage très abîmé et le fait de vieillir, je digère de moins en moins facilement. Bon, rien de dramatique, il suffit que j’en tienne compte. Je choisirai mieux mes plats au resto maintenant:-) Et surtout je vais éviter les restos entre collègues, à manger vite des trucs qui ne me plaisent pas forcément.

Voilà, sinon rien de particulier. L’AG de demain se présente bien. Les 50 000 votants sont répertoriés et ont reçu leur lien visio individuel pour voter, les répétitions se sont bien passées, y’a plus qu’à. Je vais me coucher tôt ce soir, il faut que j’ai une meilleure tête demain. Je ne sais pas si je vais tenir pour l’épisode de Handmaid’s Tale de ce soir. Nous en sommes à la saison 4, et l’intérêt ne se relâche pas.

J’espère que vous avez passé une bonne journée. Bonne nuit vous tous;-)