Le temps m’échappe

Presque deux semaines… Je n’ai pas pris (pas trouvé) le temps de venir vous voir. La semaine dernière a sans doute été une des plus … comment dire… éprouvante, fatigante… J’ai passé jeudi matin dernier le dernier examen dont a besoin le gastro pour décider si je serai opérée ou pas. Une manométrie oesophagienne. Réellement désagréable.

Une sonde enfoncée dans le nez, descendue dans la gorge sans anesthésie. Grosse difficulté pour déglutir suffisamment fort et l’avaler pour qu’elle descende ensuite dans l’oesophage. Pour m’y aider, la médecin a envoyé dans ma gorge de l’eau contenue dans une grosse seringue. J’ai fini par l’avaler. Je sentais le tuyau dans mon nez, descendant jusqu’à l’oesophage.

Ensuite, à dix reprises elle a mis de l’eau dans ma bouche avec la seringue. Ayant le nez plein du tuyau, la gorge pleine d’eau, je ne pouvais pas respirer. C’était le but. Que je déglutisse sans respirer ensuite, pour qu’elle puisse observer les contractions de l’oesophage. Sur les dix fois où j’ai eu l’eau dans la bouche, j’ai vomi deux fois. Hauts le coeur incontrôlables.

Après ça, elle a enlevé la sonde en tirant d’un coup sec. La sonde est remontée d’un coup le long de l’oesophage, de la gorge et est ressortie par le nez. Mes larmes se sont mises à couler. Pas que je pleurais, mais des larmes automatiques vous savez. Bref, un moment d’une élégance absolue. Vomi, larmes…. Quoique je n’ai vomi que du liquide puisque j’étais à jeun depuis la veille à 21 heures. La médecin m’a dit que mon oesophage se contracte trop faiblement. Et n’a pas fait d’autre commentaire, elle m’a dit qu’elle envoie ses conclusions à mon gastro. Que je vois le 4 mars.

Cet examen m’a sonnée. Je suis sortie de la clinique en titubant, et là, je me suis mise à pleurer. J’ai appelé Chéri, j’étais un peu désorientée, épuisée, frigorifiée, mal à la gorge avec du mal à parler. Ma gorge et mon nez étaient douloureux, mon nez coulait. Parler à Chéri m’a un peu rassérénée. Il n’était que 10h30, même si le temps de l’examen m’a paru interminable, ce n’était que le début de la journée. J’étais à jeun depuis plus de 12 heures, levée depuis très tôt, j’avais faim mais surtout soif.

Je me suis offert un petit déjeuner dans un café. Tartines, beurre, jus d’orange, un grand café. J’ai ensuite vu ma généraliste, j’avais besoin d’un certificat médical pour la course de dix kilomètres que je fais dans deux semaines, le 13 mars, avec ma nièce. Ma généraliste m’a dit que je n’ai jamais été aussi en forme depuis 20 ans qu’elle me suit. 12-7 de tension, coeur au repos à 52 pulsations, analyses sanguines toutes dans les fourchettes, poids plus bas à 54 ans qu’il ne l’a jamais été de ma vie. Je pèse moins lourd que lors de mon adolescence même. Juste cette histoire d’estomac/oesophage… mais j’espère que ce sera réglé avant la fin de l’année.

Je suis rentrée à 14 heures, et j’ai mangé une orange, un kiwi, un oeuf au plat et une poignée d’amandes. Je suis restée trois heures tranquille à somnoler et à 17h30, suis allée rejoindre Paul pour ma séance. J’aurais mieux fait de m’abstenir. Aucune force, impossible de faire le soulevé de terre à 75 kilos, Paul a dû décharger à 70 kilos. En revanche pour les squats, les 40 kilos sont passés sur les épaules, et les fentes, je les ai faites avec 12,5 kilos dans chaque main, ça va. Pas d’augmentation de charge mais pas de diminution non plus. Et le dernier exercice, l’extension des cuisses, les 50 kilos sont passés, difficilement, mais passés. Enfin bref, j’ai plutôt subi la séance qu’autre chose. Première fois que ça m’arrive.

Je suis rentrée, et me suis écroulée, j’avais la gorge irritée, le nez défoncé, je ne tenais plus debout. Tout était rentré dans l’ordre quand je me suis levée vendredi matin. J’avais très faim. J’ai mangé une wasa, un oeuf dur, une orange et une poignée d’oléagineux. Je suis allée au bureau. Nous n’y étions que trois, avec la grève RATP tout le monde pratiquement est resté en télétravail.

Ces jours là, j’apprécie plus encore d’être à moins d’un quart d’heure à pied de mon travail. Ma séance avec Paul le vendredi est à 14 heures puisque je ne travaille pas le vendredi après-midi. La salle de sport est à quatre stations de métro de mon travail, à six de chez nous. J’y vais toujours en métro, je ne me suis jamais posé la question de faire autrement. La grève étant importante et suivie, je n’ai même pas essayé de descendre dans le métro, je suis allée au sport à pieds. Et là où je mets 20 minutes en métro, j’ai mis 25 minutes à pieds, en marchant vite. Au retour, pour les six stations pour rentrer à la maison je mets 25 minutes, j’en ai mis 33 à pieds.

Alors maintenant, je ferai les trajets avant et après chaque séance de sport à pieds.

Samedi nous avons fait la cinquième séance de la semaine, muscu haut du corps. Paul a augmenté de 2,5 kilos la charge pour les pecs, et de deux kilos pour les triceps. Quatre kilos supplémentaires pour les épaules. Il m’a dit que je commence à bien prendre en force… et moi j’adore ça. Je commence à sentir mes muscles se dessiner un tout petit peu. Vraiment tout petit peu, il faut au minimum trois à cinq ans de pratique régulière pour être considéré comme un bon débutant. En tout cas, pour le moment, je m’affine.

Dimanche dernier nous sommes allés à Reims Chéri et moi. Après avoir fait les courses pour ma mère, resto avec mon frère et ma nièce pour fêter les 85 ans de ma mère. J’ai mangé mon entrée, puis ça a bloqué dès la première bouchée du plat. Grosse et douloureuse crise. Mon frère et Chéri ont partagé mon plat, et mon dessert… Oui, le menu était commandé, nous n’allions pas l’annuler alors que j’avais mangé l’entrée. L’après-midi, Chéri et moi sommes allés voir mon père à l’EHPAD, et sommes rentrés à Paris à 20 heures. J’avais très faim, forcément… Mais dès la première bouchée du dîner, nouvelle crise, douloureuse, longue…

La douleur m’épuise. Ceci dit, nous sommes samedi, et depuis ces deux crises de dimanche dernier, je n’en ai pas eu. J’ai beau noter chaque crise, les circonstances, ce que je mange à ce moment-là, mon état d’esprit du moment, impossible de déterminer une similitude entre les crises, entre ce qui les déclenche. Je verrai ce que me dira le gastro la semaine prochaine.

Cette semaine a également passé à une vitesse sidérante. Journées de travail plus que chargées… Et beaucoup de sport:-) Comme je ne vois pas Paul le lundi, il ne travaille pas, lundi soir après le bureau je suis allée courir une demi-heure. Mardi avec Paul, muscu bras et épaules. Mercredi fractionnés avec Paul. Jeudi avec Paul, muscu jambes. Vendredi, avec Paul, fractionnés. A la fin de la séance, Paul m’a fait un moment de stretching pour détendre mes jambes, beaucoup sollicitées lors des séances de mercredi, jeudi et vendredi. Et ce matin, toujours avec Paul, muscu pecs et dos, et beaucoup d’abdos-gainage. Les séances de mardi et jeudi soir ont duré plus d’une heure et demi au lieu d’une heure. Quand Paul n’a plus d’élève après moi, il me garde toujours plus d’une heure, et en profite pour approfondir les exercices. Enfin voilà, beaucoup de sport cette semaine. Et demain matin, je vais aller courir 45 minutes.

Je suis rentrée chaque soir entre 20 heures et 20h30, et n’ai pas trainé pour me coucher. Je dors mieux que je n’aie jamais dormi, pas énormément, en moyenne cinq heures à cinq heures et demi par nuit, mais d’un sommeil profond et récupérateur. Ce matin je ne me suis réveillée qu’à huit heures, après une nuit de huit heures, de temps en temps je fais ainsi une longue nuit, que c’est agréable. Dans le prochain article, je vous montrerai mes repas de ces derniers jours. Et sinon, je vous raconte un peu notre week-end d’il y a deux semaines, à Lyon.

Le vendredi j’ai travaillé jusqu’à 13 heures. Nous avons mangé à la maison avec Chéri rapidement, puis sommes allés prendre le train pour le week-end à Lyon. Nous sommes arrivés à 17 heures, sous un beau ciel bleu. A 17h30 nous étions à l’hôtel. Chéri avait choisi un hôtel en plein coeur de la presqu’Ile, entre Rhône et Saône, sur une jolie place. Nous nous sommes installés tranquillement et ma nièce est venue nous rejoindre à 18h30, après ses cours. Nous sommes allés boire l’apéritif dans un beau café de Lyon.

Nous sommes allés dîner dans un ancien restaurant de Lyon, une institution. De la cuisine traditionnelle de Lyon, un régal. Bonheur, je n’ai eu aucune crise de tout le week-end. Après le dîner, nous sommes allés boire un verre, puis ma nièce est rentrée chez elle, et nous à l’hôtel. Nous n’avons pas logé chez ma nièce bien sûr, qui a juste une chambre d’étudiante:-)

Samedi matin nous avions rendez-vous ma nièce et moi à neuf heures pour aller courir. Je me suis réveillée tôt, et comme Chéri dormait, me suis habillée silencieusement et suis sortie boire un café. J’ai passé plus d’une heure dans ce joli café. J’aime le matin, regarder les gens qui viennent prendre leur petit déjeuner, laisser mes pensées dériver…

Ma nièce est arrivée à neuf heures comme convenu, et m’a emmenée courir sur les bords de Saône. Le temps était idéal, frais et ensoleillé. Ce fut un moment magique, courir dans ce cadre magnifique, tout en discutant avec ma nièce. Du coup nous n’avons pas couru très vite. Quand j’ai envoyé le rapport à Paul dans la matinée, il m’a répondu « Demain matin je veux plus de rythme ! »:-)))).

Nous avons rejoint Chéri à l’hôtel, il était à peine dix heures. Moi je n’ai jamais faim tout de suite après avoir couru (d’autant que nous avions dîné un peu tard et bien copieux la veille), mais Lou était affamée. Chéri aussi. Nous sommes allés petit déjeuner dans un café Lindt. Ma nièce s’est régalée avec son café d’un croissant recouvert de chocolat Lindt. Et d’un grand jus d’orange. Idem pour Chéri. Pour moi juste un grand café. Ensuite, nous avons bien évidemment fait une razzia de chocolats, notamment pour ma nièce. Ce café Lindt propose un choix impressionnant de tablettes et boules Lindor aux parfums que l’on ne trouve pas en supermarché.

Après ce petit déjeuner, Lou est retournée chez elle, elle voulait travailler ses cours quelques heures. Chéri et moi nous sommes baladés dans Lyon, faisant au passage provision de pralines roses et coussins de Lyon, nous voulions en rapporter à plein de monde. Vers 13 heures j’ai commencé à avoir faim, vraiment faim. Nous avons déjeuné dans un pub, où je me suis régalée d’un fish burger au cabillaud, accompagné de frites et salade.

Lou nous a rejoints à 15 heures, et nous a emmenés à Fourvière. Montée en funiculaire. Que c’est beau ! Nous sommes entrés dans la cathédrale, puis avons admiré le point de vue sur tout Lyon.

Nous sommes redescendus dans le vieux Lyon à travers les jardins. Nous nous sommes encore promenés, dans le vieux Lyon cette fois. Nous sommes arrêtés pour boire un verre… Chéri, un peu fatigué, est rentré à l’hôtel, pour se reposer une heure. Ma nièce et moi avons continué à nous promener et tout à coup… la vitrine d’une superbe maroquinerie… Vous connaissez ma faiblesse devant les sacs à main. Et là, un splendide sac à main orange… Ma couleur préférée… Nous sommes entrées, j’ai regardé le sac sous toutes les coutures, l’ai essayé… et n’ai pas hésité bien longtemps avant de l’acheter. Nous sommes allées rejoindre Chéri à l’hôtel, et Chéri a bien ri en me voyant arriver avec un sac à main.

J’adore rapporter un sac des villes où nous passons de bons moments, ensuite à chaque fois que j’utilise ces sacs à mains, c’est avec une saveur particulière… Je me remémore les circonstances dans lesquelles je l’ai acquis. Nous sommes ressortis pour boire l’apéritif, puis aller dîner.

Alors que nous arrivions au restaurant, Lou a croisé des amis, qui l’ont invitée à une soirée… Nous avons dîné tranquillement, et à 23 heures, elle est allée rejoindre ses amis. Du coup, comme elle allait se coucher tard, pour la mettre à l’aise, je lui ai proposé d’aller courir seule dimanche matin, ce qu’elle a volontiers accepté pour pouvoir dormir. Je me suis réveillée dimanche matin tôt, à 6h30. Habillée vite, et je suis allée boire un café au même endroit que la veille.

Puis je suis allée courir à 7h30. Il faisait froid mais très lumineux. Un bonheur ces trois quarts d’heure le long de la Saône.

Etant seule, et sans parler, j’ai couru plus vite que la veille, Paul était satisfait du rapport que je lui ai envoyé;-). Quand je suis rentrée à l’hôtel, Chéri dormait encore. Je me suis douchée, habillée, maquillée et nous sommes allés boire un café, Chéri s’étant réveillé entre temps. Nous nous sommes encore baladés dans le centre de Lyon, avons bu un autre café, puis Lou nous a rejoints pour le déjeuner. J’avais bien faim, puisque comme le samedi, je n’ai pas pris de petit déjeuner. J’ai mangé un carpaccio de saumon, salade verte. Pas très lyonnais me direz-vous. C’est vendredi soir et samedi soir que nous avons mangé des spécialités lyonnaises, samedi midi et dimanche midi, plutôt classique.

J’ai eu l’occasion de manger une salade de lentilles, une salade de haricots blancs, des quenelles, des pâtes foie gras et truffe, du pâté en croûte au foie gras, un saucisson cuit de Lyon, de la tarte aux pralines roses, un gâteau poires-pralines roses… Après le déjeuner, nous avons récupéré nos valises à l’hôtel, Lou nous a raccompagnés à la gare, et nous sommes rentrés à Paris, en nous promettant de vite retourner passer un week-end avec elle. Je comprends qu’elle soit tombée amoureuse de Lyon.

Voilà, un très agréable week-end hors du temps. Et comme à chaque fois que nous partons, j’adore partir, et j’aime tout autant rentrer. De plus en plus je parviens à être dans le moment présent, et à apprécier de partir, de passer de chouettes séjours, et aimer retrouver la tranquillité de notre appartement avec Chéri.

Voilà, comment se sont écoulées ces deux dernières semaines. J’espère que pour vous tout est bien allé ?

PS : ne croyez pas que je ne sois pas bouleversée par l’actualité. Mais si je n’ai pas parlé de la pandémie durant deux ans, je ne parlerai pas non plus de géopolitique. J’en suis passionnée depuis toujours, et tout à fait secouée de ce qui se passe, mais ce blog n’est pas l’endroit pour ça. Et surtout, je ne suis en aucun cas légitime à analyser ce qui se passe. Je ne vais pas rejoindre la cohorte de pseudos spécialistes…

Bon dimanche

Je n’ai dormi que cinq heures, mais cinq heures profondes, récupératrices. Je me suis levée à six heures, en forme. J’ai pris un bon petit déjeuner. Deux tranches de jambon, une Wasa, un kaki (oui, j’ai une période passion kakis) et des noix-noisettes-amandes.

Puis j’ai filé prendre mon train. Habituellement, mon plaisir quand je vais à Reims, c’est boire un café dans le train. C’est mon moment… Mais puisque nous n’avons plus le droit de manger, ni même de boire dans les trains… Alors j’ai bu un café chez ma mère à mon arrivée. Elle m’a trouvée encore affinée par rapport à il y a deux semaines. Sais pas, je ne me rends pas vraiment compte… Enfin si, je constate de semaine en semaine que mes vêtements sont plus amples. Par exemple, ce sweat-shirt que j’ai acheté à Saint-Malo quand nous y sommes allés en week-end mi-octobre, taille M, et bien aujourd’hui il flotte… en effet…

Et ça, vraiment, c’est l’effet du sport, et notamment de la muscu puisqu’en ce moment je ne perds pas de poids, juste je développe la masse musculaire (=masse maigre), et j’élimine mois après mois la masse grasse (grâce à l’alimentation). Et ça croyez-moi, c’est un défi de longue haleine, partant d’où je pars, et à 54 ans. Et justement, je vais vous montrer une photo de moi. Que ma mère a retrouvée dans le paquet de photos qui étaient chez mes parents, et que nous avons mises dans une boîte quand nous avons vidé la maison. Ma mère n’avait pas encore touché à cette boîte de photos. Et aujourd’hui elle m’en a sorti quelques unes, des pépites. Ah… les ravages des années 70, les fameux sous-pulls fluos en acrylique, les coupes de cheveux d’anthologie…:-))) Celle que je vous montre là est d’avril 1978, j’ai donc 10 ans. Je fais déjà 1m70, ma taille actuelle. J’ai déjà un corps de femme (j’ai eu mes règles avant dix ans). Je n’étais pas vraiment grosse à l’époque, mais quand même en surpoids. Cet ensemble était une taille 42.

Et bien aujourd’hui mon poids est inférieur à celui d’avril 1978. Et mon corps autrement plus tonique. Moi qui ai pesée jusqu’à 113 kilos, me suis battue toute ma vie contre mon poids, je dois dire que ça m’émeut. Et je suis heureuse de ce travail acharné et de toutes ces heures sans relâche que je fais avec Paul, chemin entamé avec JC et Philippe. Sur cette photo, ma ressemblance avec mon père est flagrante. Je me rends compte à quel point je lui ressemble, physique comme caractère. D’ailleurs ma nièce à qui je l’ai envoyée m’a de suite répondu « oh c’est le visage de grand-père ! ».

Bref, après avoir bu ce café avec ma mère, je suis allée faire les courses. J’ai acheté pour ce midi de la choucroute au rayon traiteur, j’aime tellement le chou. Nous avons déjeuné avec ma mère, vite fait, la choucroute avec une saucisse de Strasbourg et une tranche de palette fumée. Le tout réchauffé au micro-ondes. Heureusement que Chéri ne voit pas ça, ma façon de préparer les repas vite fait:-)

Puis nous sommes allées voir mon père. A nouveau ce cérémonial identique à celui de l’année dernière, enfiler une blouse, mettre un masque renforcé FFP2.

Déjà que l’Ehpad, c’est glauque, mais là, tous les résidents étant confinés dans leur chambre, c’est particulièrement triste. Couloirs fantomatiques… Mon père était dans un relativement bon jour, pas trop incohérent. Bon il pensait que mon frère avait l’âge de ma nièce et qu’ils sont frère et soeur et habitent dans la maison de Charleville mais sinon pas trop le bordel dans sa tête… Il m’a dit que je suis belle. Lui qui ne me l’a jamais dit, ce qui fait que je me vois laide définitivement, maintenant il ne cesse de me le dire… Un peu trop tard malheureusement… Nous sommes restées une heure et demi avec mon père, puis retournées chez ma mère. J’avais une heure avant d’aller prendre le train de retour. J’ai pris mon shaker de protéines, ma mère un thé avec une tranche de brioche, et nous avons parlé tranquillement.

Je suis repartie à la gare, laissant ma mère me faire coucou à la porte, petite silhouette voûtée. J’avais le coeur bouleversé d’amour et de peine. Encore une fois, le trajet de retour m’a servi de sas de décompression. J’ai séché mes larmes en arrivant à Paris, et suis arrivée à la maison souriante pour Chéri. Ce fut malgré tout un bon dimanche, j’aime tellement mes parents. Encore plus maintenant qu’ils sont si fragiles. Pour le dîner, nous avons terminé le chili con carne de Chéri. Et cette fois je me suis régalée, sans crise de douleur à l’oesophage, juste du plaisir.

J’espère que vous avez tous passé un bon week-end ?

Quatre jours qui en paraissent huit

Nous sommes donc partis jeudi 24 juin matin à Bruxelles. Non mais quel bonheur de retrouver cette ville qui nous a tant manqué. Nous n’avons absolument rien fait de spécial. Beaucoup dormi, beaucoup marché, beaucoup d’arrêts pour boire des bières pour Chéri, des SPA citron pour moi. Nous avons eu de la chance pour le temps. Pas de pluie. Pas vraiment de soleil non plus. Nuageux, frais, finalement un bon temps pour marcher beaucoup. Sans avoir trop chaud ni trop froid. Chéri en tee-shirt, moi avec un pull léger en coton. Et puis moi, du moment qu’il ne pleut pas, tout me va.

Notre hôtel, en plein coeur de Bruxelles, à moins de trois minutes à pieds de la Grand Place, était parfait. Chéri connaît bien mes goûts, je le laisse toujours me faire la surprise de l’hôtel. Grande chambre, très grand lit avec un matelas épais et d’un moelleux indécent, salle de bains raffinée. Couloirs de l’hôtel avec une belle moquette, hall plein de fleurs, énorme porte tambour, le tout dans une rue piétonne. Dès notre arrivée jeudi, nous avons déposé nos valises à l’hôtel, nous sommes rafraîchis, et hop il était 12h15, nous sommes allés boire un verre.

Puis, EVIDEMMENT, manger un cornet de frites. Ah ! Depuis le temps que je me régalais d’avance en pensant aux frites belges !

Nous nous sommes ensuite baladés deux heures, et constaté avec tristesse que plusieurs des magasins que j’aime, et plusieurs restaurants où nous nous sommes régalés lors de nos séjours précédents n’ont malheureusement pas survécu aux confinements et fermetures successifs.

Nous sommes rentrés faire une sieste à l’hôtel, avant de ressortir pour boire l’apéritif, puis aller dîner.

Nous étions tranquillement installés, savourant le bonheur d’être à Bruxelles, quand j’ai vu entrer un couple. J’ai dit à Chéri que l’homme ressemblait à Stromaé, mais comme je ne suis pas physionomiste… Mais c’était bien lui, sa voix est reconnaissable entre toutes. Et quelques personnes sont venues le voir pour se faire photographier avec lui. Jamais je n’oserais faire ça. Déranger quelqu’un qui dîne tranquillement avec son amoureuse. Il a été très gentil, acceptant de bon coeur. Nous avons fini notre dîner, et sommes rentrés tranquillement à l’hôtel.

Pendant que Chéri regardait un film (il adore regarder des films sur les chaînes étrangères, en VO), j’ai lu. Nous avons super bien dormi, jusqu’à dix heures vendredi matin. Nous nous sommes préparés tout tranquillement, et sommes sortis à 11 heures pour boire notre café. Je n’aime rien tant que prendre mon café du matin dans un café, et non à l’hôtel. J’adore regarder les gens, les allées et venues… Et en Belgique, quand on demande un café au lait on nous apporte ça…

Quelle merveille, un spéculos émietté sur mon café devant moi… Oui, je m’émerveille facilement:-) J’étais si heureuse d’être là, tranquillement à Bruxelles avec Chéri que tout m’a émerveillée… Nous avons encore arpenté Bruxelles, à chaque fois nous découvrons de nouveaux recoins.

Vendredi nous avons beaucoup marché, jusqu’au quartier des antiquaires et brocanteurs, nous menant à la périphérie de Bruxelles. Naturellement Chéri est allé dans son magasin d’antiquités préféré et a acheté de quoi compléter sa collection de têtes de mort:-) Et moi j’ai trouvé dans une boutique un sac qui va me servir de sac de sport, je l’ai d’ailleurs inauguré hier matin.

Nous avons déjeuné dans un petit restaurant en plein milieu du marché aux puces, où nous allons à presque chacun de nos séjours. Il y règne une ambiance incroyable, tous les brocanteurs et antiquaires s’y retrouvent, on y déjeune pour quelques euros. Nous nous sommes régalées du potage du jour, au brocolis pour moi, à l’oignon pour Chéri. Puis une assiette de maatjes. Ce sont de jeunes harengs vierges, que l’on mange crus, tout simplement. C’est d’une douceur pour qui aime le poisson cru !! La saison est très courte, juste de mi mai à fin juin. Et nous adorons les maatjes !

Nous sommes rentrés tranquillement à l’hôtel, à nouveau pour faire une sieste. Et ressortis en fin d’après-midi découvrir de nouveaux recoins de Bruxelles. Nous avons pris l’apéritif en terrasse sur la Grand Place, je ne me lasse pas de la beauté de cette place.

Puis nous avons dîné dans un restaurant gastronomique que Chéri avait pris la précaution de réserver depuis plusieurs semaines. Le Rabassier. C’est un tout petit restaurant, 16 couverts en tout. C’était complet naturellement.

Là encore nous avons vu une célébrité belge, Julien Cohen, qui est entré dans le restaurant pour réserver une table. Très reconnaissable avec ses fameuses lunettes bleues. Nous étions justement passés devant son magasin d’antiquités l’après-midi, en plein coeur du quartier des antiquaires.

Nous avons pris le menu dégustation surprise et nous nous sommes régalés du début à la fin. Régalés est un faible mot cependant, c’était bien au-delà du régal. Ce cuisiner, très connu en Belgique, fait tout de A à Z, nous avons discuté avec lui, il se met en cuisine chaque matin à sept heures, pour les 16 couverts du soir. Il fait vraiment tout, des amuse-bouches aux mignardises, en passant par le pain. Et sa femme est au service et conseille pour le vin. Chéri a pris un accord mets-vin, pas moi évidemment:-)

Pour commencer, amuse-bouches, avec moule au curry dans une coque de persil, betterave confite avec espuma d’oignon, cuillerée de caviar, mousse de chicon. Puis la première entrée, asperges belges avec sorbet d’anguille fumée et fond d’anguille, décorées de quelques fleurs comestibles.

Deuxième entrée, homard sur lit de fragola et amandes fumées. Poisson, cabillaud sur risotto au parmesan, et copeaux de truffes fraîche.

La viande, du filet black Angus avec un jus très concentré, et tian d’artichaut et pommes de terre, purée d’artichaut. Je ne sais pas si vous vous en rendez compte sur les photos, mais tout cela est en portion dégustation, à savoir environ trois bouchées dans chaque plat, n’allez pas croire que ce sont des plats entiers. Il y a ensuite eu un granité à l’absinthe, que j’ai oublié de prendre en photo. Dessert, fraises sur jus de romarin et sorbet au foin. Puis les mignardises, macaron au cassis, madeleine au citron, financier aux amandes, pâte de framboise.

Une superbe soirée en amoureux ! Samedi matin à nouveau nous nous sommes réveillés à 10 heures, et sommes allés prendre un café, sur la Grand Place cette fois. Pendant que nous buvions notre café, nous avons vu un mariage célébré à l’hôtel de ville de la Grand Place sortir de l’hôtel de ville. C’était tellement joyeux !

Le midi nous avons déjeuné dans une institution, Georgette, réputée pour faire les meilleures frites de Bruxelles. Je confirme, ce sont celles que je préfère, à chaque fois que nous allons à Bruxelles, manger un cornet chez Georgette est mon plaisir absolu. Habituellement nous prenons juste un cornet côté friterie. Mais cette fois nous avons déjeuné dans le restaurant. Nous nous sommes partagés des fondus au fromage, spécialité belge par excellence. Puis un burger au black Angus et frites.

Nous sommes ensuite allés chez le chocolatier Galler, chocolatier artisanal que nous aimons beaucoup. Tous les chocolats belges ne sont pas bons, très loin de là. Les Godiva, Jef de Bruges et compagnie ne sont pas notre truc. En chocolatiers indépendants et artisanaux, seuls Galler et Marcolini nous intéressent. En industriel, Côte d’Or est mon préféré absolu. Bref, nous avons donc fait le plein chez Galler, puis sommes allés chez Delhaize. C’est une chaîne de supermarchés, style Carrefour en France. Il y en a un immense en plein coeur de Bruxelles. Et là, nous y passons au moins deux heures. A faire le plein de chocolats, biscuits, bières et fromages que nous rapportons aux amis et à la famille. Et bien sûr la fameuse mayonnaise au citron que seuls les belges savent faire. Et des pickles comme on n’en trouve pas en France. Nous avons aussi pris du café, et j’en ai rapporté pour ma mère. Après ces achats, nous rafraîchir s’imposait;-)) Nous avons bu un verre en terrasse place Sainte Catherine.

Heureusement que nous avions emporté une valise vide et un sac de voyage vide en plus de notre valise de vêtements. Nous sommes rentrés avec valises et sac pleins à craquer. A côté de l’hôtel il y avait une boutique comme on n’en trouve qu’en Belgique, pleine d’objets, de tableaux, de cartes postales décalés. Je me suis rapporté deux mugs.

Après tous ces achats, hop, encore une sieste à l’hôtel, j’ai un tel retard de sommeil !!

Après la sieste, une petite visite au Manneken Pis, habillé en l’honneur des Diables Rouges pour la Coupe d’Europe. Et un verre dans le café juste en face, où nous allons à chaque visite.

Et pour notre dernier dîner, nous nous sommes offert un bon restaurant sur la Grand Place. Nous avons tout au long du repas vu le jour se coucher sur la Grand Place, c’était si beau.

Nous nous sommes encore régalés de maatjes, il faut en profiter quand c’est la (courte) saison. Puis nous avons enchaîné avec des solettes de la mer du Nord pour moi, lard et saucisse grillés, accompagnés de stoemp aux choux de Bruxelles pour Chéri. Puis terminé par une gaufre bruxelloise (à ne pas confondre avec la gaufre liégeoise, Karin me comprendra). Chocolat fondu, chantilly et boule de glace pour Chéri, juste chocolat noir fondu pour moi.

Un repas typiquement belge s’il en est:-) Après ce somptueux et très très très copieux dîner, un dernier tour sur la Grand Place, et hop, retour à l’hôtel.

Dimanche matin, nous nous sommes levés tard encore, fait les valises, et sommes allés prendre notre dernier café. Une ultime balade dans Bruxelles, puis direction la gare.

Ces quatre jours m’ont fait un tel bien j’ai eu l’impression d’être en vacances au moins huit jours. En arrivant gare du Nord à Paris, retour brutal à la réalité, plein de policiers vérifiaient que chaque personne descendant du train avait son attestation de vaccination ou un test PCR de moins de 48 heures. Il nous a du coup fallu plus d’une demi-heure pour sortir de la gare. Nous sommes rentrés à la maison en taxi, trop chargés, et pressés de retrouver les pepettes.

Ce n’est qu’aujourd’hui lundi, une semaine après être rentrée que je vous écris. Dès lundi dernier, ça a repris sur les chapeaux de roues. Après trois jours de congés, ma boîte mail contenant plusieurs centaines de mails à traiter. Lundi et mardi ont été des journées de folie.

Mercredi j’ai visité ma nouvelle salle de sport et rencontré mon nouveau coach. Pendant deux heures il m’a posé des questions sur tout mon passé sportif, alimentaire, mon état d’esprit, mes objectifs. J’avais rendez-vous à 19h45, et suis sortie à la fermeture de la salle à 22 heures. Rentrée à la maison à 22h30. Jeudi j’y suis retournée après le travail et rentrée à 21h30. Vendredi, habituellement je ne travaille pas l’après-midi mais ce vendredi exceptionnellement ma DG m’a demandé de travailler toute la journée. Elle est en vacances dans deux semaines, mon Président dans trois, et il y a tant de choses à boucler. En contrepartie je ne travaillerai pas un vendredi matin en juillet et aurai ainsi un week-end de trois jours:-)

Samedi je suis allée à Reims. Hier dimanche, je suis allée au sport et ai fait une séance seule, puis nous avons déjeuné dehors avec Chéri, et ensuite j’ai dormi… trois heures.

Donc, semaine où je n’ai pas trouvé le temps d’écrire. Dans mon prochain billet, je vous raconte ma nouvelle salle de sport et le nouveau coach, pourquoi j’ai décidé de changer… Je vous raconte mon alimentation, que nous allons modifier légèrement pour reprendre la masse musculaire que j’ai perdue en délaissant le sport ces derniers mois. Je vous raconte tout cela au plus vite.

Ma première vraie séance avec Paul est demain matin à sept heures, avant d’aller au bureau. Le mois de juillet les horaires et les jours seront un peu à la va comme je te pousse, car j’arrive en fin d’année comme un cheveu sur la soupe. Sur son planning de rentrée en septembre, Paul et moi choisirons des jours et heures fixes. J’ai hâte de commencer les séances « dans le dur »… Je vous explique tout en détail dans le prochain billet.

Et vous raconterai pour ma nièce ! J’espère que ces derniers jours se sont bien passés ! Prenez grand soin de vous.