Chéri, c’est ma vie

Mon dernier article date de mardi dernier, le 2 août. Petite interruption dans le récit de mon parcours d’obèse, car ce mardi 2 août, Chéri est entré à l’hôpital. Depuis le dimanche, il souffrait de la chaleur, comme nous tous vous allez me dire… Mais ce dimanche a été différent. Chéri était oppressé, ne parvenait pas à prendre son souffle, et transpirait bien plus que d’habitude. Il n’a même pas eu la force d’aller au marché, c’est moi qui y suis allée.

Tout l’après-midi il a beaucoup toussé, complètement oppressé, à bout de souffle sans bouger. C’était pire encore allongé. Dès lundi, nous sommes allés chez la généraliste, qui nous a dit de voir un cardiologue. Le cardiologue habituel de Chéri étant en vacances, nous avons dit à la généraliste que nous verrions cela à son retour. Elle nous a fait comprendre que non, c’était maintenant qu’il fallait voir le cardiologue.

Mardi, Chéri a quand même voulu aller travailler. J’ai réussi à trouver un rendez-vous pour mardi en fin d’après-midi à la clinique de Turin, clinique spécialisée en cardio, où les cardiologues consultent même le dimanche. Nous y sommes donc allés, Chéri ne pouvait plus respirer correctement du tout, et la cardiologue qui l’a examiné nous a dit, après une heure d’examens divers et variés, qu’elle craignait soit une embolie pulmonaire, soit une crise cardiaque, qu’il fallait nous rendre immédiatement aux urgences de Bichat, hôpital doté d’un excellent service cardiologie.

Et là, la nuit infernale a débuté. Nous sommes allés aux urgences en taxi, arrivés à 18h30. Chéri a été enregistré à l’accueil des urgences, et, déclaré en urgence vitale au vu du mot de la cardiologue de la clinique de Turin, a été pris en charge moins de cinq minutes après notre arrivée. Je n’ai pas pu entrer dans le service des urgences avec lui, je suis donc restée en salle d’attente. Assise sur une chaise bien dure, dans une salle surchauffée, en compagnie d’une cinquantaine de personnes attendant…

Une heure passe, deux heures passent… J’avais soif. le distributeur de boissons était en panne, les toilettes hors service, et je n’osais pas quitter la salle d’attente, puisque qu’on était censé me donner des nouvelles de Chéri. Au bout d’un long moment, je suis allée au guichet d’accueil demander comment allait Chéri, je ne savais même pas s’il était mort ou vivant… On m’a sèchement dit d’attendre. Les heures ont passé, passé, passé, j’étais toujours sur ma chaise dure. Je ne voulais pas appeler les parents de Chéri, ne voulant pas les affoler alors que je ne savais rien.

Je ne savais pas si je devais attendre, si Chéri allait rentrer à la maison, ou si je pouvais rentrer parce qu’ils allaient le garder. Vers minuit, je crois, je ne me souviens pas exactement des heures, une infirmière est venue me voir, disant que Chéri avait passé un scanner, et que plusieurs examens étaient en cours, que je devais attendre. Qu’il y avait toujours suspicion d’embolie pulmonaire, du liquide dans les poumons, et le coeur très irrégulier, Chéri ayant du mal à respirer.

J’ai appelé mon frère. J’avais besoin de parler, de pleurer. Nous avons passé une demi-heure au téléphone. A trois heures du matin, je n’avais toujours pas bu une goutte d’eau depuis la veille à16 heures, je me sentais poisseuse. Car au fur et à mesure que la nuit avance, les gens qui viennent aux urgences diffèrent. Drogués en manque, SDF, schizophrènes en crise… La tension monte, les cris retentissent…

Et moi, recroquevillée sur ma chaise, j’aurais donné n’importe quoi pour avoir des nouvelles de Chéri. Je me suis rendue compte au cours de cette si longue nuit que la peur que j’ai éprouvée avant mon opération n’était que le millionième de celle que j’éprouvais en cet instant. J’aurais tellement voulu être à la place de Chéri, l’idée qu’il souffre, qu’il puisse lui arriver quelque chose est insoutenable. A trois heures du matin donc, j’ai enfin vu un médecin qui m’a dit de rentrer, qu’ils n’arrivaient pas à stabiliser Chéri, et qu’ils allaient le garder. Qu’il ne pouvait pas m’en dire plus pour l’instant.

L’accueil de l’hôpital m’a appelé un taxi, et je suis rentrée à la maison à 3h30. J’ai bu de l’eau, ai donné à manger aux chattes, pris une douche, et me suis couchée à quatre heures. A six heures j’étais debout. J’ai essayé d’appeler les urgences, ça ne répondait pas. A midi, c’est Chéri lui-même qui m’a appelée, pour me dire qu’il allait être transféré dans une clinique à Neuilly, clinique uniquement dédiée à la cardiologie. J’ai appelé notre généraliste qui m’avait demandé de la tenir au courant. Elle m’a dit qu’en effet Chéri ne pouvait être mieux que dans cette clinique, que c’était parfait.

J’ai donc préparé un sac avec des vêtements, des affaires de toilette pour Chéri et suis allée à cette clinique. Mon pauvre Chéri. Depuis pratiquement 24 heures qu’il était entré aux urgences, on ne lui avait donné ni à boire ni à manger, il a passé la nuit sur un brancard entre les examens. Il avait le torse plein d’électrodes reliées à un écran, son cardio était à plus de 160 !!!!!!!!!!!!! Le double de ce qu’il devrait être.

Je suis tout de suite allée demander de l’eau à une infirmière, qui a aussi donné un petit en-cas à Chéri. Je lui ai demandé si on pouvait enlever les électrodes le temps qu’il prenne une douche et change de vêtements. Une fois la douche prise, ayant bu et un peu mangé, Chéri se sentait mieux. L’infirmière a remis les électrodes. L’embolie pulmonaire a été écartée, ils ont vidé le liquide dans les poumons.

Je suis restée avec Chéri jusqu’à 19 heures, et rentrée à 20 heures à la maison, la clinique est loin de chez nous en transports. J’ai appelé Chéri en rentrant, il s’apprêtait à dormir, épuisé par sa nuit aux urgences, et son coeur battant si vite et l’empêchant de respirer correctement. J’avais appelé ses parents en fin de matinée, quand j’avais eu des nouvelles. Ils m’ont dit qu’ils iraient le voir dès le lendemain jeudi, ce qui tombait bien, car il était prévu que j’aille à Reims. Mon frère étant en vacances aux Etats-Unis, je ne veux pas laisser mes parents trop longtemps sans visite.

Malgré la fatigue de la nuit blanche de la veille, je n’ai pas réussi à dormir, ne sachant toujours pas ce qu’avait Chéri, et trop inquiète pour fermer l’oeil. Jeudi je suis donc allée à Reims, fait les courses pour ma mère, allée voir mon père à l’Ehpad. Dans le train j’ai craqué. Je me suis mise à pleurer. Trop d’inquiétude, trop de fatigue, trop de malaises dus à ma convalescence pas tout à fait terminée…

J’ai eu Chéri plusieurs fois au téléphone ce jeudi pendant que j’étais à Reims, et une fois rentrée à Paris. Finalement il a demandé à ses parents de ne pas venir, la journée s’est déroulée en examens non-stop. Je me suis couchée à 21 heures 30, je n’en pouvais plus, et j’ai dormi jusqu’à sept heures du matin vendredi. Je suis partie en tout début d’après-midi pour la clinique, et j’ai passé l’après-midi avec Chéri. Ses parents sont passés vers 16h30, quand l’infirmière est arrivée pour faire l’électrocardiogramme (ils en faisaient un toutes les deux heures), nous nous sommes un peu fait disputer, une seule personne est autorisée pour les visites. Nous ne le savions pas.

Les parents de Romain sont partis assez vite de toute façon, il était fatigué. Je suis ainsi allée voir Chéri tous les jours… Son frère des Etats-Unis, en vacances à Paris est passé le voir samedi avant son retour à Denver dimanche. Ses parents sont à nouveau venus lundi après-midi. Chéri a beaucoup beaucoup beaucoup dormi pendant son séjour à la clinique. Ils ont finalement diagnostiqué une arythmie, pathologie pas très grave, ouf ouf ouf…

Chéri est sorti mardi après-midi, pile une semaine après notre passage aux urgences. Il est en arrêt maladie, et doit retourner à la clinique le 5 septembre, pour une petite intervention du coeur, il restera hospitalisé quelques jours. Je suis allée à la clinique en transports pour chercher Chéri, nous sommes rentrés en taxi, et il est allé se coucher dès que nous sommes arrivés. Je suis allée chercher ses médicaments, fait quelques courses .

Hier nous sommes sortis marcher environ dix minutes, Chéri a dû s’arrêter au bout de cinq minutes pour s’assoir. Nous avons donc directement fait demi-tour. Quant à moi, pour me vider la tête, hier matin tôt, avant la chaleur, je suis allée au stade faire une heure de marche rapide. Mardi ça a fait pile six semaines que j’ai été opérée, je vais donc pouvoir reprendre le sport la semaine prochaine, et je peux réintroduire des aliments solides dans mes repas. En une heure de marche rapide, j’ai fait 6,5 kilomètres, j’étais contente. Hier après-midi, je me suis allongée, et hop, je ne me suis pas sentie partir, et j’ai dormi profondément deux heures. La semaine qui vient de s’écouler a été rude.

Ce matin tôt, toujours avant la chaleur, je suis allée marcher. Mais pour préparer mon retour au sport mardi prochain, Paul m’a demandé de faire du cardio, de marcher dans Montmartre, grimper les escaliers deux par deux, monter les pentes le plus vite possible… De chez nous je suis donc montée au Sacré-Coeur, nous habitons au pied des fameux escaliers de Montmartre.

Il y a un an, avant de commencer mes séances avec Paul, de chez nous au Sacré-Coeur, je mettais près d’un quart d’heure, 13 minutes. Ce matin j’ai mis précisément 8 minutes 13 secondes. Mon cardio est bien meilleur qu’il y a un an, il bat à 47 pulsations minutes, je me suis allégée de pas mal de gras, enfin, j’ai eu l’impression ce matin que ma forme est revenue. Pendant une heure, j’ai monté, descendu, remonté, redescendu, faisant toutes les faces de la butte Montmartre.

Tôt le matin il n’y avait pratiquement personne, pas encore de touristes, que c’est beau Montmartre, que j’aime mon quartier ! Quand je suis rentrée, Chéri se réveillait juste. Il va mieux, ne tousse quasiment plus, respire mieux. Il est toujours très fatigué, ça je pense que c’est normal après la semaine qu’il a passée. En fin d’après-midi nos avons rendez-vous avec notre généraliste, qui va regarder tous les comptes-rendus des examens, et regarder le traitement donné à Chéri.

Chéri est décidé à lui demander le nom d’un nutritionniste spécialisé car on lui a beaucoup parlé de ça à la clinique. Chéri est trop gros. Ils l’ont directement mis à des repas sans sel sans sucre. Il va falloir qu’il revoie sa façon de manger, et de consommer de l’alcool. Bien sûr, je vais le soutenir mais c’est bien qu’il voie un professionnel qui le conseillera par rapport à sa pathologie. Sa façon de manger va sûrement se rapprocher de la mienne… A suivre…

Voilà donc pourquoi je ne suis pas venue vous écrire durant toute une semaine. Je reprends au plus vite le récit de mon parcours d’obèse. Et le quotidien, puisque je peux à nouveau manger à peu près de tout, et surtout, la reprise du sport avec Paul mardi prochain. J’ai respecté à la lettre les consignes pendant mes six semaines de convalescence, celles du chirurgien pour l’alimentation, celles de Paul pour marcher, juste marcher, un peu davantage chaque jour, mais sans forcer et sans faire aucun mouvement musculaire, juste de la marche, alors là, maintenant que je me sens vraiment mieux, inutile de vous dire comme je bous d’impatience de reprendre la musculation:-)))))))))

Bon après-midi vous tous, prenez soin de vous.

Et qu’est-ce que je fais de mes journées ?

Et oui, qu’est-ce donc que je fais de mes journées ? Pas grand chose pour ne pas dire rien en fait. Demain, ça fera déjà quatre semaines que j’ai été opérée.

Et au-delà de la récupération du bouleversement dans mon corps de cette opération, je crois que je suis aussi en train de récupérer de la fatigue accumulée ces derniers mois. Epuisement est peut-être plus juste comme mot. Fatigue du corps, littéralement à bout d’épuisement avec les douleurs de plus en plus intenses et présentes ces dix derniers mois, et fatigue psychique, là aussi l’épuisement de lutter pour ne rien laisser paraître, sourire quoiqu’il se passe en moi, pour ne pas laisser la douleur prendre le dessus au risque de me faire faire des erreurs dans mon travail, pour ne pas laisser la douleur me submerger avant les séances de sport pour n’en annuler aucune, pour ne pas laisser la douleur s’infiltrer dans mon esprit et me convaincre de me reposer le week-end plutôt que d’aller à Reims…

Bref, un épuisement psychique à toujours négocier avec la douleur pour pouvoir rester debout. Alors depuis quatre semaines, mon cerveau a autorisé mon corps à lâcher prise, ou l’inverse, je ne sais pas, mais toujours est-il que j’ai l’impression que comme mon estomac reconstruit qui repart de zéro, mon corps également fait une remise à niveau absolue.

Les dix premiers jours suivants l’opération, j’ai fait des nuits de neuf à dix heures, invraisemblable pour moi ordinairement. Et en plus de ces longues nuits, j’ai dormi chaque après-midi deux à trois heures. Chaque geste du quotidien me fatiguait et je devais m’allonger après la douche, après avoir lavé la tasse du petit déjeuner, après m’être habillée, et surtout après le processus de digestion de chaque mini-repas.

Je suis rentrée à la maison le jeudi, le vendredi, je suis sortie dix minutes, pour prendre l’air, avec Chéri. Ces quelques minutes de marche ultra-lente m’ont mise KO et ont nécessité trois heures de sommeil… Mais le chirurgien m’avait bien recommandé de marcher chaque jour pour remettre le corps, et tout particulièrement l’appareil digestif, en route.

Le samedi, nous sommes sortis un quart d’heure, et avons fait quelques courses dans le petit supermarché à quelques mètres de chez nous. La lumière dans le magasin, le bruit, le monde, ça m’a encore plus fatiguée que la marche elle-même et en rentrant, je me suis allongée au calme dans notre chambre et ai dormi profondément tout l’après-midi. Le dimanche matin, je me suis aventurée à sortir pour marcher seule, sans que Chéri ne me soutienne, et j’ai réussi à marcher un quart d’heure. En rentrant, j’avais les jambes qui tremblaient, la tête qui tournait, là aussi j’ai dû m’allonger et dormir plusieurs heures.

Le lundi, Chéri a repris la travail, il avait posé la semaine de l’opération pour rester avec moi. Cette semaine-là, j’ai encore beaucoup dormi, et ai passé beaucoup de temps allongé, sans dormir, mais allongée. Je n’ai pas lu, pas écrit, la fatigue encore trop envahissante pour me permettre le moindre effort intellectuel. Ma nièce, en stage à Paris pour l’été avant de retourner à Lyon à la rentrée, est passée me voir deux fois. Mon frère me téléphone chaque jour, j’appelle ma mère, ils ont tous été tellement attentionnés.

J’ai marché un peu plus chaque jour, jusqu’à parvenir à une demi-heure continue. J’ai voulu enchaîner et augmenter de quelques minutes chaque jour, mais Paul a mis le holà immédiatement, interdiction absolue de marcher plus de 5000 pas par jour (en temps normal j’en fais entre 15 et 20 000 par jour). Il m’a dit que si je marchais plus, en mangeant si peu, je n’allais pas pouvoir récupérer, que le sommeil et l’alimentation sont primordiaux, avant l’activité physique, en période post-opératoire. Il sait que j’appréhende de perdre trop de masse musculaire, il m’a dit que oui je vais en perdre un peu, mais ce n’est pas en sept semaines sans musculation ni activité physique soutenue que je perdrai beaucoup.

D’autant que ma masse musculaire, on l’a énormément travaillée avant l’opération, et en ce moment, les protéines sont bien présentes dans mon alimentation. Nous en aurons le coeur net samedi qui vient, puisque je vais le rejoindre à la salle de sport pour la pesée et analyse des masses. Bref, je suis donc à 5000 pas par jour, jusqu’à la fin de cette semaine. Paul m’a tout à l’heure laissé un message vocal, cela changera sans doute la semaine prochaine, je vous expliquerai cela samedi.

Vendredi 8 juillet, dix jours après l’opération, une collègue m’a proposé de boire un verre. Vous le savez, mon travail est à deux pas de chez moi (enfin, 12 minutes à pieds), et le vendredi après-midi nous ne travaillons pas. J’ai développé une réelle amitié avec cette collègue, beaucoup plus jeune que moi (33 ans contre bientôt 55 pour moi). Notre parcours est différent, mais nous avons des traumatismes similaires, une hypersensibilité semblable. Au début, elle m’a proposé de venir me voir à la maison pour ne pas me fatiguer, mais je lui ai dit que ça me ferait très plaisir que nous buvions un verre, retrouver la vraie vie, voir du monde, j’en avais envie après ces dix jours ultra tranquilles à dormir et sortir juste pour marcher une demi-heure.

Je lui ai donné rendez-vous dans un café qui est à quelques minutes à pieds, tant pour moi, que pour elle du travail. J’ai passé une heure avec elle. J’ai commandé une orange pressée, j’ai mis l’heure que nous avons passée ensemble à la boire, avec moults renvois douloureux. Ca m’a fait très plaisir d’être là, dans un lieu public, de voir des gens discuter en riant, et de parler avec ma collègue comme si de rien n’était. En revanche, passer ainsi une heure assise à tenir une conversation m’a beaucoup fatiguée, et les quelques minutes à pieds pour rentrer m’ont parues pénibles.

Le week-end avec Chéri, je m’étais dit que ce serait chouette d’aller au cinéma, mais naturellement ce ne fut pas possible. Je ne me sentais pas assez forte pour prendre le bus, rester assise plusieurs heures, rentrer en bus à nouveau, rien que la perspective me fatiguait:-) Nous avons donc passé un week-end calme à la maison, Chéri est allé au marché le dimanche matin, moi j’ai fait mes marches quotidiennes d’une demi-heure. Je récupère bien ceci dit, dix jours après l’opération, je fais trois kilomètres en une demi-heure, soit six kilomètres heure, c’est de la marche rapide, la marche promenade est à trois-quatre kilomètres heures. Et certains joggers courent à six kilomètres heures, alors faire de la marche rapide si vite après l’opération est un pur bonheur pour moi.

Le chirurgien m’a dit qu’à partir de quatre semaines après l’opération je peux recommencer à trottiner. Pas courir, mais trottiner si je m’en sens capable. Et demain justement ça fait quatre semaines, ce n’est donc pas par hasard que Paul m’a laissé un message ce matin en me disant que samedi on parlera du programme des semaines à venir. Pour la musculation, le chirurgien m’a dit d’attendre au minimum six semaines avant de reprendre, avec des charges progressives. Le timing est parfait, car Paul est en vacances justement ce samedi, et revient mardi 16 août.

Ce qui fera pile sept semaines après l’opération. Là, nous reprendrons nos séances. Je lui fais totalement confiance, c’est un professionnel aguerri, extrêmement prudent (jamais aucun de ses élèves n’a été blessé. Moi qui ai eu plusieurs blessures lors des entraînements avec JC, je n’en ai eu aucune depuis que je travaille avec Paul et au contraire ma densité osseuse s’est renforcée). Donc non seulement c’est un super pro, mais il sait me modérer. le 16 août, nous testerons ce que je peux faire ou ne pas encore faire. Je me suis préparée psychologiquement à repartir avec des charges bien moindres que celles que je soulevais avant l’opération, mais Paul me dit que ce n’est pas comme si je repartais de zéro, j’ai une masse musculaire bien construite, et surtout, je ne serai plus épuisée par les douleurs, donc il estime que j’aurai retrouvé mon niveau dès fin septembre, et que nous pourrons reprendre la progression en octobre.

Peu m’importe en fait, je serai tellement heureuse de retourner chaque soir après le travail faire nos séances ! Je me suis prise de passion pour la musculation, c’est tellement technique, précis, il y a tant à découvrir ! Et sentir, voir, mon corps changer, s’affiner, se renforcer est une expérience vraiment passionnante. Je vous détaillerai un autre jour les bienfaits de la musculation sur mon corps et dans ma tête, ils sont assez nombreux, tangibles, mesurables, visibles… Bref…

La semaine du lundi 11 au dimanche 17 juillet, j’ai moins dormi petit à petit, j’en suis arrivée à ne plus éprouver le besoin de la sieste l’après-midi. J’ai essayé de négocier avec Paul de pouvoir faire plus de 5000 pas par jour, vous me connaissez, à toujours vouloir faire plus, mais rien à faire, il m’a direct recadrée, me disant que tant que je ne mangeais pas plus, pas question de brûler trop d’énergie, mon corps a encore besoin de récupérer. Et je ne m’aviserai pas de passer outre, j’ai réellement trop confiance en lui pour faire ça, et je sais qu’il a raison.

Il est top, on échange plusieurs messages chaque jour, je lui envoie le compte-rendu de mes repas, de mes pas, il me demande si j’ai bien dormi, comment je me sens niveau douleurs, moral, il m’aide à prendre mon mal en patience d’être inactive… Et il m’a proposée, si je m’en sentais la force, de venir le voir à l’Usine vendredi 15 pour boire un café. Il m’avait dit avant l’opération, voyant ma détresse à l’idée non seulement de ne pas faire de sport, mais de ne pas venir à l’Usine, où je me sens comme à la maison, que je pourrais passer dès que je m’en sentirais la force. Le directeur de la salle aussi m’y avait invitée. Donc il m’a proposé vendredi 15, voyant au fil des jours et des messages échangés, que j’allais de mieux en mieux. Quel bonheur pour moi la perspective d’aller à la salle boire un café !

Le vendredi 15, je me suis maquillée, ce que je ne fais pas en ce moment, et ai mis une robe d’été cache-coeur, fleurie, près du corps. J’ai pris le métro, j’appréhendais un peu, mais ça s’est bien passé, sans encombre, sans douleurs. Quand je suis arrivée, Paul m’attendait, il m’a prise dans ses bras, alors que d’habitude nous ne nous faisons pas la bise avant les séances. Puis il m’a fait tourner sur moi-même en me disant, « waouh je ne te vois jamais en robe, toujours en tenue de sport, ça change ! » Ben oui, je lui ai dit dans la vraie vie, je ne suis pas rouge, pas transpirante, je sens bon le parfum, je suis élégante, et tout ça et tout ça:-))))) Il m’a dit qu’il me trouve très amincie, mais préfère attendre la fin du mois pour une pesée, qu’entre le 15 et le 30 je reprendrai peut-être un ou deux des kilos perdus en parvenant à manger plus.

Tout le monde à la salle, les coachs, les jeunes de l’accueil sont venus me faire un bisou, en me disant de me dépêcher de revenir, ça m’a fait tellement chaud au coeur. Paul est allé nous faire des cafés, et on a discuté une heure et demi. Je me sens tellement bien à l’Usine, c’est un si bel endroit, et maintenant je m’y sens totalement légitime contrairement à il y a un an. Certains adhérents que je croise souvent sont aussi venus me dire un mot. Pendant l’heure et demi avec Paul, une fois les nouvelles de mon côté et du sien échangées, nous avons parlé de notre deuxième année ensemble que nous allons entamer le 16 août, de nos objectifs….

Nous allons continuer les cinq séances hebdomadaires, mais au lieu de trois muscu/deux cardios, nous allons en faire quatre de muscu et une de cardio. Et j’en ferai une de cardio seule, le dimanche quand je ne vais pas à Reims, ou le lundi, jour où Paul ne travaille pas. Waouh ça va être chouette ! A fond la muscu, pour affiner la silhouette, être ferme et tonique. A pratiquement 55 ans, je suis plus mince, plus ferme, plus dynamique que je ne l’étais à 20, 30 ou 40 ans. La muscu renforce l’estime de soi, entre autre bienfaits, car c’est une discipline très exigeante… Enfin moi, la rigueur que cela implique me convient parfaitement.

Je suis rentrée, en métro également, un peu fatiguée… Le week-end, à nouveau calme. Mais dimanche 17, je me suis sentie suffisamment en forme pour aller au cinéma. Bon…je me suis un peu endormie pendant le film:-) Mais petit à petit, je sens que l’énergie revient. C’est aussi évidemment liée au fait que je mange un peu plus jour après jour.

La semaine dernière j’ai continué à marcher ma demi-heure quotidienne, j’ai lu, Lou est à nouveau passée, jeudi en fin d’après-midi j’ai bu un verre avec une amie, bref, j’ai été un peu plus active. Et jeudi j’ai dit à Chéri que j’aimerais aller à Reims, cela faisait quatre semaines que je n’avais pas vu mes parents, depuis dimanche 26 juin, avant-veille de l’opération. Chéri m’a dit qu’il trouvait que c’était encore un peu prématuré, j’ai quand même une petite tête fatiguée, les joues creuses, et même si la forme revient, je suis loin d’être aussi solide et résistante que d’habitude. Mais… j’avais besoin d’aller à Reims, de voir mes parents, surtout mon père, qui n’est plus en mesure de parler au téléphone, qui ne m’a donc ni vue ni entendue ces quatre semaines. Et ma mère, qui s’est fait tant de souci…

Mon frère a pallié mon absence, est passé voir ma mère pratiquement chaque jour, mon père plusieurs fois par semaines, mais il est parti en vacances mercredi. Alors avant de partir il a fait de grosses courses pour ma mère, mais moi, j’ai dit à Chéri que réellement j’avais besoin d’y aller, même si mon frère n’est absent qu’une semaine, moi ça fait quatre semaines que je n’y suis pas allée, ce n’était plus tenable.

Nous y sommes donc allés hier, je viens vous raconter ça dès demain. Passez une bonne soirée, prenez soin de vous:-)

PS : en tête d’article, à l’hôpital, le bouquet apporté par Lou et le livre offert par ma DG.

Oui je l’ai fait:-))

Plus de trois ans que je n’avais pas couru. Quand j’ai commencé avec Paul le 30 juin 2021, je lui ai dit que je souhaitais me muscler pour avoir le moins de masse grasse possible, et aussi que je souhaitais courir à nouveau.

Depuis mon opération du ménisque le 16 mars 2020, je n’ai pas couru. Je n’avais pas couru au moins un an avant de toute façon. J’avais beaucoup grossi, et mal au genou. J’ai été opérée le 16 mars 2020, in extremis avant le premier confinement. Je n’ai pas pu avoir de kiné, lors du premier confinement, tout s’est arrêté… J’ai fait toute seule mes exercices, avec l’aide de Philippe, en visio…

Et depuis tout ça, le poids, l’opération, je n’ai plus couru. Et je voulais me prouver qu’à nouveau je pourrais courir dix kilomètres. J’en ai tout de suite parlé à Paul, qui m’a demandé d’être patiente, de ne pas brûler les étapes pour ne pas risquer de me blesser à nouveau. Et pendant les premiers mois, nous avons enchaîné mobilité, circuits cardio, marche, marche, marche, mais ni muscu, ni course. J’avais décidé de faire confiance à Paul, et pas une fois je n’ai rechigné, j’ai fait très précisément ce qu’il voulait. Et fin novembre, un soir, après notre circuit cardio, il m’a dit, Allez viens, tu vas courir. Cinq mois après notre début.

Il m’a fait trottiner à 7km/h pendant dix minutes. Et chaque soir avant de commencer la séance, je courais cinq minutes. Et le lundi soir, Paul ne travaillant pas, j’allais courir, dix, puis 15, puis 20, puis 30 puis 45 minutes, sur le tapis à la salle. Et un dimanche matin je suis allée au stade. En revenant de ses vacances mi-janvier, Paul a commencé à me faire faire des fractionnés. De plus en plus rapides, de plus en plus longs. Aujourd’hui je fais des fractionnés à 13 km/h et quand je vais courir seule, je suis à 9,5km/h.

Chaque semaine apporte une toute légère progression. Chaque semaine nous faisons trois séances de musculation, deux séances de fractionnés, et le sixième jour, je vais courir seule. Il y a cinq ans, j’avais 49 ans, j’étais en forme, je courais dix kilomètres en 50 minutes. Ensuite j’ai enchaîné les blessures, j’ai fait le burn out et pris beaucoup de poids, ai été opérée du ménisque. J’ai reperdu tout le poids, et même plus, à force d’acharnement.

J’ai repris le sport, avec Paul, qui est plus qu’attentif au corps et du coup, aucune blessure en huit mois. Il m’a demandé beaucoup de dépassement, énormément d’assiduité, aller au-delà de ce que j’imaginais faisable, mais il sait précisément ce qu’il fait, et tout ce qu’il demande est faisable en fait, et sans blessure… Et s’il ne m’a pas fait recourir immédiatement comme j’en avais envie, il savait parfaitement ce qu’il faisait. Il m’a construit une condition physique comme jamais je n’en ai eue, et de fait, la reprise de la course s’est parfaitement bien passée, parce que nous avons auparavant passé des heures et des heures et des heures à travailler au renforcement des articulations, à l’élimination de la masse grasse… J’ai au début tout fait sans broncher, sans m’arrêter à ma fatigue, sans râler une seule fois même si les premiers exercices furent laborieux, usants, épuisants…

J’ai pleuré de mal, de fatigue, mais j’ai respecté la promesse que je m’étais faite à moi-même. Et en décembre j’ai demandé à Paul si c’était utopique de m’inscrire à une course de dix kilomètres le 13 mars. S’il pensait que je serais prête. Il m’a dit oui, bien sûr tu seras prête. Et nous avons continué à travailler. Et ma nièce s’est inscrite avec moi. Elle prépare le marathon de Paris, qui a lieu dans deux semaines. Et les semaines ont défilé à toute vitesse, et le week-end dernier, c’était le moment de la course.

Lou est arrivée de Lyon samedi matin tôt, a bu un café chez nous en venant déposer ses affaires, et est allée déjeuner avec des amies. Elle est rentrée en milieu d’près-midi, et nous sommes allées chercher notre dossard au Stade de France. Oui, cette course, « La grande Course du grand Paris » a cette particularité de commencer dans Paris intra-muros et de finir en Seine-Saint-Denis, carrément au stade de France. Qui a l’opportunité, à part les sportifs pros, de courir dans le stade de France ?

J’avais vraiment très envie de renouer avec la course à pieds avec cette course précisément. Nous sommes donc allées chercher nos dossards. Nous sommes rentrées juste à temps pour accueillir des amis qui habitent à Lyon. Hasard de calendrier, ils passaient ce week-end à Paris. Nous les avions invités à prendre l’apéritif en leur disant que malheureusement nous ne les garderions pas à dîner, car nous voulions nous coucher assez tôt, pour être fraîches le lendemain matin.

Ma nièce étant étudiante à Lyon, elle a été ravie de faire connaissance de nos amis, qui habitent à Lyon depuis très très longtemps, Chéri allait passer des séjours chez eux avant de me connaître, il y a de cela pas loin de 30 ans. Ils sont partis à 20h30, et nous avons dîné, d’une bonne assiette de pâtes. Nous avons passé une soirée toute douce, avons essayé nos petites « fantaisies » pour courir le lendemain, et nous sommes couchés à minuit. J’ai mal dormi, un peu d’appréhension de courir dix kilomètres.

Dimanche matin à 5 heures j’étais debout. Je n’ai pas mangé, juste bu un café. Impossible pour moi de manger avant une séance de sport, surtout de course, au risque sinon d’avoir le ventre en vrac… Lou s’est levée à six heures, et à l’inverse de moi, a pris un solide petit déjeuner. On est tous très différents avant une course. Nous sommes parties à un peu plus de sept heures, et dans le métro, j’ai mangé une banane, histoire d’avoir un petit pic de glucides. Nous sommes arrivées place de la République, déjà pleine de coureurs, circulation interdite. Nous sommes allées nous mettre dans le sas de départ, et tout à coup j’ai entendu mon prénom. Je me retourne, c’était un ancien collègue, qui faisait aussi cette course. Un jeune homme de moins de 30 ans, là avec son amoureuse. Nous avons un peu parlé, j’étais très contente de le voir, je l’apprécie beaucoup. Puis nous nous sommes prises en photo ma nièce et moi, avons un peu fait les folles, un peu surexcitées, et tout à coup, je me suis mise à pleurer.

Submergée par l’émotion. Emotion d’être au départ d’une course pour la première fois depuis si longtemps, émotion parce que j’ai pensé à mon père, tellement sportif et maintenant dépérissant dans un Ehpad. Emotion d’être là avec ma nièce, de partager tant de belles choses avec elle. J’ai envoyé une photo à Paul… Une à ma mère…

Et puis le départ de notre vague a été donné. J’ai enclenché ma montre, et c’était parti… Lou, pour qui c’était une petite sortie, puisque dans sa préparation du marathon, elle enchaîne les entraînements de 25 kilomètres, m’a dès le départ servi de meneuse d’allure. Les trois premiers kilomètres sont passés très vite, nous avons parlé presque tout le temps Lou et moi. Le parcours très agréable. Départ place de la République, puis nous avons suivi les canaux, et sommes sorties de Paris, toujours en suivant les canaux, avons traversé Aubervilliers, Saint-Denis et sommes arrivées au stade de France. Jusqu’au septième kilomètre j’étais vraiment très à l’aise, c’est la distance que je fais à l’entraînement, en 45 minutes. Les trois derniers un peu plus difficiles, d’autant que le dernier kilomètre, avant le stade, ça grimpe.

Quand nous sommes entrées dans le stade, à nouveau je me suis mise à pleurer. Cette sensation incroyable d’avoir retrouvé la forme, toutes les épreuves de ces dernières années surmontées, et faire un tour de piste du stade de France, ce n’est pas rien quand même. Lou m’a saisie la main en voyant mes larmes, m’a dit à quel point elle est fière de moi, de partager ça avec moi.

Et nous avons franchi la ligne d’arrivée, moi sanglotant, Lou souriant. Lou était affamée, elle a fait honneur au ravitaillement de l’arrivée, moi j’ai juste bu de l’eau. Nous avons reçu nos médailles, avons profité de l’ambiance du stade de France, savouré ces sensations, puis nous sommes tranquillement rentrées. En plus nous avons eu beaucoup de chance avec la météo. Il a fait très beau tout du long de la course, et à midi, à peine étions-nous rentrées qu’il s’est mis à pleuvoir pour le reste de la journée. Le chrono m’a un peu déçue. je pensais être prête pour faire ces dix kilomètres en une heure au bout de trois mois. Mais non, ces trois mois n’ont pas suffi, après plusieurs années d’interruption. J’ai mis une heure et sept minutes.

A peine avais-je terminé la course que Paul m’envoyait un message « Alors ? ». Je lui ai raconté comment ça s’était passé, et il était très très content. Donc encore une fois je me suis mise à pleurer quand il m’a dit comme il est fier de moi. Et il m’a promis que pour la prochaine course, oui je serai sous une heure. Je ne sais pas si je retrouverai un jour mon niveau de 50 minutes mis finalement, ce n’est pas bien grave.

Courir dix kilomètres en moins d’une heure sera déjà un immense bonheur. Et pour retrouver les 50 minutes, il faudrait que je m’entraîne plus, que j’aille courir en extérieur au moins deux fois par semaine en plus des fractionnés. Et ceci voudrait dire que je diminue la muscu. Or mon vrai plaisir, là où vraiment je prends mon pied c’est pendant les séances de musculation. Paul m’a transmis la passion. Il s’entraîne cinq fois par semaine, et c’est passionnant la découverte du corps, et tout ce qu’on peut en faire.

Alors en faire moins, non je n’en ai pas envie. Je crois que je vais garder la course à pieds en loisir et approfondir la musculation. Je me suis laissé toute cette semaine pour y réfléchir, et tout à l’heure j’en ai parlé à Paul. J’aime tellement les exercices de musculation, sentir mes muscles travailler, voir mon corps évoluer. Et puis de toute façon, l’opération décidera peut-être pour moi. Je ne sais pas combien de temps après avoir été opérée je devrai attendre avant de reprendre la muscu. Peut-être en attendant devrais-je me contenter de marche rapide… Enfin bref, chaque chose en son temps.

Ma prochaine course, c’est le 5 juin, d’ici là, on continue tout pareil Paul et moi. Cinq séances ensemble à la salle, trois muscu et deux fractionnés, une sixième seule à courir. Sauf cette semaine. Cette semaine, je suis particulièrement fatiguée. Je fais des crises pratiquement chaque jour. Et notamment mardi soir, une d’une intensité jamais atteinte, et plus longue que d’habitude, de 20 heures à minuit. J’ai cru que je ne m’en relèverais pas. Et j’ai cumulé les mauvaises nuits, alors que depuis plusieurs mois j’avais retrouvé un bon sommeil.

Alors nous avons fait nos séances avec Paul. Muscu pecs et triceps mardi soir, fractionnés mercredi soir, muscu jambes jeudi soir, fractionnés hier et muscu épaules, dos et biceps ce matin. Demain je vais à Reims donc bien sûr je ne ferai rien. Et lundi soir, jour où Paul ne travaille pas, je n’irai pas courir le soir comme d’habitude. Ce sera off également. Paul estime nécessaires ces deux jours de récupération. Il est essentiel en muscu notamment de respecter le processus de récupération, car c’est au repos que les muscles se développent. C’est pour cela aussi que jamais il ne faut faire travailler deux jours consécutifs le même groupe musculaire. Paul m’a aussi expliqué hier le concept de l’after burn effect. Et pourquoi je suis en sur-compensation cette semaine, ceci expliquant en partie ma fatigue.J’adore quand il m’apprend ainsi des choses.

Revenons donc à dimanche dernier, après la course. Nous sommes rentrées à midi, Chéri revenait juste du marché. Nous avions froid, le temps s’était brusquement refroidi avec la pluie, et soudain j’avais très faim. Nous avons pris notre douche, et avons bu un grand café avec une tartine et de l’houmous. Puis nous sommes allés au restaurant que j’avais réservé pour 14 heures.

Un restaurant italien que m’a indiqué Paul. Un beau et bon restaurant. Cadre superbe, passage Vivienne. Un endroit magiquement décoré. Et de la cuisine italienne comme j’aime, de bons produits, de bons assaisonnements, de l’ultra frais. Nous avons passé un moment merveilleux. Lou et moi étions surexcitées d’avoir couru ensemble, d’avoir couru dans le stade de France, et encore transportées par l’ambiance. L’ambiance des courses à pieds c’est quelque chose !!!!!!!!

Nous sommes rentrés à 16h30, et avons passé le reste de l’après-midi à ne rien faire. Nous reposer en regardant des vidéos rigolotes. Chéri nous a fait un délicieux dîner. Poulet rôti au four, avec petites pommes de terre, carottes et tête d’ail dans le plat. Lou est allée se coucher à 22 heures, fatiguée. Et c’est là que je me rends compte que marcher chaque matin et faire six séances de sport par semaine me donne une bonne condition physique, car finalement je n’étais pas plus fatiguée qu’après une grosse séance de sport. L’effort a duré une heure en fait. Alors bien sûr, il y a le fait d’aller au départ, de marcher pour nous rendre dans notre sas, marcher à l’arrivée pour rejoindre la sortie, l’excitation du jour précédent et du jour même. Mais ça allait.

Je me suis couchée à 23h30, et levée à 5h30. Lou s’est levée à six heures, son train pour Lyon était à neuf heures. Je ne suis pas allée marcher, j’ai préféré rester avec elle jusqu’à 7h15, nous avons petit déjeuné ensemble. Puis je suis allée au bureau. Et à nouveau la semaine a filé de folie, et nous voilà samedi.

Voilà mes z’amis, comment j’ai repris la course à pieds, quel bonheur. Pardonnez-moi de ne pas réussir à publier chaque jour, c’est difficile de tenir le rythme, en rentrant chaque soir à 20h30. Demain je vais à Reims voir mes parents. Je verrai aussi Lou, qui y est rentrée cette fin de semaine, et mon frère.

Je vous souhaite un très bon week-end. prenez soin de vous.

Samedi bonheur(s)

Quel samedi mes z’amis. Que d’émotions ! Je suis donc allée rejoindre Paul à l’Usine Opéra, et nous avons fait le bilan complet. Que de changements en huit mois. Ca a fait pile huit mois mardi que j’ai rencontré Paul pour notre séance d’essai, le 30 juin.

J’avais alors plus de 50% de masse grasse dans le corps, et plus de 20% de graisse viscérale. Aujourd’hui, j’ai 29% de masse grasse sur l’ensemble du corps (objectif 25%) et seulement 9% de graisse viscérale. 70% de masse maigre (musculaire). Une masse osseuse bien dense, un taux de masse hydrique élevé, un taux de protéines élevé. Mon poids, bon ben mon poids, il est dans la norme pour une taille d’1m70, au plus bas de toute ma vie, depuis la puberté.

Maintenant, on va continuer dans une proportion de 70% muscu, 30% cardio, pour encore affiner ma silhouette. Dès lundi Paul veut que J’AUGMENTE mes apports caloriques. Pas les augmenter en mangeant des chips ou du chocolat, non les augmenter dans la proportion de macros que je suis en ce moment. Il me l’a demandé FERMEMENT. Car j’ai du mal vraiment à arriver à 2000 calories mangées. Et m’a dit de ne pas hésiter à faire des repas plaisir régulièrement…

Après ce bilan nous sommes allés à l’espace cardio et avons fait un circuit. Paul a clôturé la séance en apothéose en me faisant faire une pyramide de burpees. En retournant au vestiaire, j’ai croisé Gilbert Melki en pleine séance. Jaime beaucoup cet acteur. Mais comme à chaque fois que je croise une personnalité que j’aime bien, je n’ose pas aller la voir. Et puis à la salle, j’en croise beaucoup des gens connus, et je me dis qu’ils sont là pour faire du sport tranquillement, pas pour qu’on vienne les solliciter.

Je suis allée rejoindre Chéri pour déjeuner. Depuis plusieurs semaines j’ai très envie d’un burger. Nous sommes donc allés en déguster un. Avec un bon bun brioché, un steak hâché frais, des oignons confits, bref, un bon burger. Avec des frites. Mais je mange beaucoup beaucoup moins qu’avant. J’ai donné la moitié de mon burger à Chéri, et n’ai pas fini mes frites. Nous avons ensuite bu un café, et sommes allés au cinéma.

Après le cinéma, Chéri est rentré directement pour cuisiner le plat que je vais emporter demain à ma mère, et moi je suis allée à la boutique de lingerie où je vais depuis au moins dix ans. J’aime cette boutique, d’abord parce qu’elle est multi-marques, et ensuite, parce que les deux dames qui la tiennent connaissent parfaitement la lingerie, et savent déterminer la taille et la forme de soutien-gorge qui va juste en nous regardant en sous-vêtements. Je lui ai dit que j’ai besoin de soutiens-gorge, les miens sont devenus bien trop grands. Quand je me suis déshabillée elle m’a dit « mais votre poitrine a beaucoup diminué, et elle est plus dense, vous faites de la muscu ? ». Je lui ai répondu que oui, et qu’en effet deux fois par semaine mes séances ciblent les pectoraux.

Au plus fort de mon poids, j’ai fait du 110E. Ayant maigri, je faisais du 100D ou 95D selon les modèles, j’ai toujours été large de dos et avec une poitrine importante. Alors que j’ai toujours rêvé d’avoir une petite poitrine. Et voilà qu’aujourd’hui, les soutiens-gorge que j’ai essayés en 95B m’allaient tous. Je n’en reviens pas. La dame de la lingerie m’a dit « mais oui vous avez aujourd’hui une petite poitrine bien ferme ». Waouh !!!!!!!!!!! Merci la perte de gras et la muscu. Bien sûr il n’y a pas de muscles dans les seins, juste du gras. Mais justement j’ai perdu beaucoup de masse grasse, partout donc, et musclé les pectoraux, les muscles juste sous la poitrine.

Faire de la musculation, ce n’est pas devenir hypertrophiée, c’est au contraire s’affiner en mettant harmonieusement les muscles en valeur. Bien sûr on peut hypertrophier les muscles comme certains body builders, mais ce n’est pas comme ça que me fait travailler Paul, mon objectif est de m’affiner en étant tonique et explosive. Je suis donc rentrée à la maison toute fofolle, super contente de mes nouveaux soutiens-gorge. J’ai envoyé un message à Paul pour lui raconter, il m’a répondu que c’est génial.

Et ajouté qu’il est fier de ce que je deviens, que c’est un plaisir de travailler avec moi. Et il l’est vraiment je crois, il a fait une story sur Instagram où il décrit ce que je fais avec lui depuis huit mois. Bon ben évidemment, j’ai versé ma larme d’émotion vous vous en doutez bien. Le fait est que depuis huit mois, nous travaillons comme des acharnés, Paul est tellement exigeant. Quand je me suis inscrite à la salle, j’ai demandé le coach le plus exigeant, ils ont souri en désignant Paul… Je comprends maintenant.

Les premiers mois ont été si difficiles, le plaisir n’est venu qu’au bout de plusieurs mois, au début il a fallu que je réhabitue mon corps à l’arrêt depuis un bon moment. Et Paul ne m’a pas laissée souffler une seconde. Et je me suis accrochée, je n’ai loupé aucune séance, même étant fatiguée, même ayant du travail. Je suis allée au bureau plus tôt le matin pour pouvoir partir à 18 heures et ne pas être en retard aux séances, je suis rentrée à 20h30, j’y suis allée le samedi, décalant Reims du samedi au dimanche pour pouvoir faire cette séance du samedi. Pendant ses vacances je suis allée seule faire mes séances chaque jour. Quand nous partons en week-end, j’emporte ma tenue et mes chaussures de sport et je fais des séances.

Bref, j’ai des objectifs, je mets tout en oeuvre pour les atteindre. Et aujourd’hui, j’en suis tellement heureuse. Oui maintenant chaque séance est un réel plaisir. Et surtout, j’ai une énergie que je n’ai jamais eue. J’y trouve un équilibre qui me permet d’affronter la situation de mes parents avec force et sourire, je deviens petit à petit confiante en moi, j’ai un début d’estime de moi. J’ai remis beaucoup de choses en perspective, pris beaucoup de recul… Les personnes méchantes, aigries, ne renvoyant jamais l’ascenseur ne font plus partie de ma vie… Je ne perds plus de temps à ressasser le passé, juste je profite du présent…

Je parle beaucoup avec Paul, qui est pompier, hockeyeur, coach sportif diplômé, et a une intelligence aigüe de la vie. Je suis aussi devenue très proche du directeur de la salle, qui a un parcours de vie et une résilience impressionnants ! Enfin bref, ce samedi a été empli de bonheurs et d’émotions. Le vôtre aussi je le souhaite ! Je reviens dans un autre article pour les repas de ces derniers jours. Prenez soin de vous.

Le temps m’échappe

Presque deux semaines… Je n’ai pas pris (pas trouvé) le temps de venir vous voir. La semaine dernière a sans doute été une des plus … comment dire… éprouvante, fatigante… J’ai passé jeudi matin dernier le dernier examen dont a besoin le gastro pour décider si je serai opérée ou pas. Une manométrie oesophagienne. Réellement désagréable.

Une sonde enfoncée dans le nez, descendue dans la gorge sans anesthésie. Grosse difficulté pour déglutir suffisamment fort et l’avaler pour qu’elle descende ensuite dans l’oesophage. Pour m’y aider, la médecin a envoyé dans ma gorge de l’eau contenue dans une grosse seringue. J’ai fini par l’avaler. Je sentais le tuyau dans mon nez, descendant jusqu’à l’oesophage.

Ensuite, à dix reprises elle a mis de l’eau dans ma bouche avec la seringue. Ayant le nez plein du tuyau, la gorge pleine d’eau, je ne pouvais pas respirer. C’était le but. Que je déglutisse sans respirer ensuite, pour qu’elle puisse observer les contractions de l’oesophage. Sur les dix fois où j’ai eu l’eau dans la bouche, j’ai vomi deux fois. Hauts le coeur incontrôlables.

Après ça, elle a enlevé la sonde en tirant d’un coup sec. La sonde est remontée d’un coup le long de l’oesophage, de la gorge et est ressortie par le nez. Mes larmes se sont mises à couler. Pas que je pleurais, mais des larmes automatiques vous savez. Bref, un moment d’une élégance absolue. Vomi, larmes…. Quoique je n’ai vomi que du liquide puisque j’étais à jeun depuis la veille à 21 heures. La médecin m’a dit que mon oesophage se contracte trop faiblement. Et n’a pas fait d’autre commentaire, elle m’a dit qu’elle envoie ses conclusions à mon gastro. Que je vois le 4 mars.

Cet examen m’a sonnée. Je suis sortie de la clinique en titubant, et là, je me suis mise à pleurer. J’ai appelé Chéri, j’étais un peu désorientée, épuisée, frigorifiée, mal à la gorge avec du mal à parler. Ma gorge et mon nez étaient douloureux, mon nez coulait. Parler à Chéri m’a un peu rassérénée. Il n’était que 10h30, même si le temps de l’examen m’a paru interminable, ce n’était que le début de la journée. J’étais à jeun depuis plus de 12 heures, levée depuis très tôt, j’avais faim mais surtout soif.

Je me suis offert un petit déjeuner dans un café. Tartines, beurre, jus d’orange, un grand café. J’ai ensuite vu ma généraliste, j’avais besoin d’un certificat médical pour la course de dix kilomètres que je fais dans deux semaines, le 13 mars, avec ma nièce. Ma généraliste m’a dit que je n’ai jamais été aussi en forme depuis 20 ans qu’elle me suit. 12-7 de tension, coeur au repos à 52 pulsations, analyses sanguines toutes dans les fourchettes, poids plus bas à 54 ans qu’il ne l’a jamais été de ma vie. Je pèse moins lourd que lors de mon adolescence même. Juste cette histoire d’estomac/oesophage… mais j’espère que ce sera réglé avant la fin de l’année.

Je suis rentrée à 14 heures, et j’ai mangé une orange, un kiwi, un oeuf au plat et une poignée d’amandes. Je suis restée trois heures tranquille à somnoler et à 17h30, suis allée rejoindre Paul pour ma séance. J’aurais mieux fait de m’abstenir. Aucune force, impossible de faire le soulevé de terre à 75 kilos, Paul a dû décharger à 70 kilos. En revanche pour les squats, les 40 kilos sont passés sur les épaules, et les fentes, je les ai faites avec 12,5 kilos dans chaque main, ça va. Pas d’augmentation de charge mais pas de diminution non plus. Et le dernier exercice, l’extension des cuisses, les 50 kilos sont passés, difficilement, mais passés. Enfin bref, j’ai plutôt subi la séance qu’autre chose. Première fois que ça m’arrive.

Je suis rentrée, et me suis écroulée, j’avais la gorge irritée, le nez défoncé, je ne tenais plus debout. Tout était rentré dans l’ordre quand je me suis levée vendredi matin. J’avais très faim. J’ai mangé une wasa, un oeuf dur, une orange et une poignée d’oléagineux. Je suis allée au bureau. Nous n’y étions que trois, avec la grève RATP tout le monde pratiquement est resté en télétravail.

Ces jours là, j’apprécie plus encore d’être à moins d’un quart d’heure à pied de mon travail. Ma séance avec Paul le vendredi est à 14 heures puisque je ne travaille pas le vendredi après-midi. La salle de sport est à quatre stations de métro de mon travail, à six de chez nous. J’y vais toujours en métro, je ne me suis jamais posé la question de faire autrement. La grève étant importante et suivie, je n’ai même pas essayé de descendre dans le métro, je suis allée au sport à pieds. Et là où je mets 20 minutes en métro, j’ai mis 25 minutes à pieds, en marchant vite. Au retour, pour les six stations pour rentrer à la maison je mets 25 minutes, j’en ai mis 33 à pieds.

Alors maintenant, je ferai les trajets avant et après chaque séance de sport à pieds.

Samedi nous avons fait la cinquième séance de la semaine, muscu haut du corps. Paul a augmenté de 2,5 kilos la charge pour les pecs, et de deux kilos pour les triceps. Quatre kilos supplémentaires pour les épaules. Il m’a dit que je commence à bien prendre en force… et moi j’adore ça. Je commence à sentir mes muscles se dessiner un tout petit peu. Vraiment tout petit peu, il faut au minimum trois à cinq ans de pratique régulière pour être considéré comme un bon débutant. En tout cas, pour le moment, je m’affine.

Dimanche dernier nous sommes allés à Reims Chéri et moi. Après avoir fait les courses pour ma mère, resto avec mon frère et ma nièce pour fêter les 85 ans de ma mère. J’ai mangé mon entrée, puis ça a bloqué dès la première bouchée du plat. Grosse et douloureuse crise. Mon frère et Chéri ont partagé mon plat, et mon dessert… Oui, le menu était commandé, nous n’allions pas l’annuler alors que j’avais mangé l’entrée. L’après-midi, Chéri et moi sommes allés voir mon père à l’EHPAD, et sommes rentrés à Paris à 20 heures. J’avais très faim, forcément… Mais dès la première bouchée du dîner, nouvelle crise, douloureuse, longue…

La douleur m’épuise. Ceci dit, nous sommes samedi, et depuis ces deux crises de dimanche dernier, je n’en ai pas eu. J’ai beau noter chaque crise, les circonstances, ce que je mange à ce moment-là, mon état d’esprit du moment, impossible de déterminer une similitude entre les crises, entre ce qui les déclenche. Je verrai ce que me dira le gastro la semaine prochaine.

Cette semaine a également passé à une vitesse sidérante. Journées de travail plus que chargées… Et beaucoup de sport:-) Comme je ne vois pas Paul le lundi, il ne travaille pas, lundi soir après le bureau je suis allée courir une demi-heure. Mardi avec Paul, muscu bras et épaules. Mercredi fractionnés avec Paul. Jeudi avec Paul, muscu jambes. Vendredi, avec Paul, fractionnés. A la fin de la séance, Paul m’a fait un moment de stretching pour détendre mes jambes, beaucoup sollicitées lors des séances de mercredi, jeudi et vendredi. Et ce matin, toujours avec Paul, muscu pecs et dos, et beaucoup d’abdos-gainage. Les séances de mardi et jeudi soir ont duré plus d’une heure et demi au lieu d’une heure. Quand Paul n’a plus d’élève après moi, il me garde toujours plus d’une heure, et en profite pour approfondir les exercices. Enfin voilà, beaucoup de sport cette semaine. Et demain matin, je vais aller courir 45 minutes.

Je suis rentrée chaque soir entre 20 heures et 20h30, et n’ai pas trainé pour me coucher. Je dors mieux que je n’aie jamais dormi, pas énormément, en moyenne cinq heures à cinq heures et demi par nuit, mais d’un sommeil profond et récupérateur. Ce matin je ne me suis réveillée qu’à huit heures, après une nuit de huit heures, de temps en temps je fais ainsi une longue nuit, que c’est agréable. Dans le prochain article, je vous montrerai mes repas de ces derniers jours. Et sinon, je vous raconte un peu notre week-end d’il y a deux semaines, à Lyon.

Le vendredi j’ai travaillé jusqu’à 13 heures. Nous avons mangé à la maison avec Chéri rapidement, puis sommes allés prendre le train pour le week-end à Lyon. Nous sommes arrivés à 17 heures, sous un beau ciel bleu. A 17h30 nous étions à l’hôtel. Chéri avait choisi un hôtel en plein coeur de la presqu’Ile, entre Rhône et Saône, sur une jolie place. Nous nous sommes installés tranquillement et ma nièce est venue nous rejoindre à 18h30, après ses cours. Nous sommes allés boire l’apéritif dans un beau café de Lyon.

Nous sommes allés dîner dans un ancien restaurant de Lyon, une institution. De la cuisine traditionnelle de Lyon, un régal. Bonheur, je n’ai eu aucune crise de tout le week-end. Après le dîner, nous sommes allés boire un verre, puis ma nièce est rentrée chez elle, et nous à l’hôtel. Nous n’avons pas logé chez ma nièce bien sûr, qui a juste une chambre d’étudiante:-)

Samedi matin nous avions rendez-vous ma nièce et moi à neuf heures pour aller courir. Je me suis réveillée tôt, et comme Chéri dormait, me suis habillée silencieusement et suis sortie boire un café. J’ai passé plus d’une heure dans ce joli café. J’aime le matin, regarder les gens qui viennent prendre leur petit déjeuner, laisser mes pensées dériver…

Ma nièce est arrivée à neuf heures comme convenu, et m’a emmenée courir sur les bords de Saône. Le temps était idéal, frais et ensoleillé. Ce fut un moment magique, courir dans ce cadre magnifique, tout en discutant avec ma nièce. Du coup nous n’avons pas couru très vite. Quand j’ai envoyé le rapport à Paul dans la matinée, il m’a répondu « Demain matin je veux plus de rythme ! »:-)))).

Nous avons rejoint Chéri à l’hôtel, il était à peine dix heures. Moi je n’ai jamais faim tout de suite après avoir couru (d’autant que nous avions dîné un peu tard et bien copieux la veille), mais Lou était affamée. Chéri aussi. Nous sommes allés petit déjeuner dans un café Lindt. Ma nièce s’est régalée avec son café d’un croissant recouvert de chocolat Lindt. Et d’un grand jus d’orange. Idem pour Chéri. Pour moi juste un grand café. Ensuite, nous avons bien évidemment fait une razzia de chocolats, notamment pour ma nièce. Ce café Lindt propose un choix impressionnant de tablettes et boules Lindor aux parfums que l’on ne trouve pas en supermarché.

Après ce petit déjeuner, Lou est retournée chez elle, elle voulait travailler ses cours quelques heures. Chéri et moi nous sommes baladés dans Lyon, faisant au passage provision de pralines roses et coussins de Lyon, nous voulions en rapporter à plein de monde. Vers 13 heures j’ai commencé à avoir faim, vraiment faim. Nous avons déjeuné dans un pub, où je me suis régalée d’un fish burger au cabillaud, accompagné de frites et salade.

Lou nous a rejoints à 15 heures, et nous a emmenés à Fourvière. Montée en funiculaire. Que c’est beau ! Nous sommes entrés dans la cathédrale, puis avons admiré le point de vue sur tout Lyon.

Nous sommes redescendus dans le vieux Lyon à travers les jardins. Nous nous sommes encore promenés, dans le vieux Lyon cette fois. Nous sommes arrêtés pour boire un verre… Chéri, un peu fatigué, est rentré à l’hôtel, pour se reposer une heure. Ma nièce et moi avons continué à nous promener et tout à coup… la vitrine d’une superbe maroquinerie… Vous connaissez ma faiblesse devant les sacs à main. Et là, un splendide sac à main orange… Ma couleur préférée… Nous sommes entrées, j’ai regardé le sac sous toutes les coutures, l’ai essayé… et n’ai pas hésité bien longtemps avant de l’acheter. Nous sommes allées rejoindre Chéri à l’hôtel, et Chéri a bien ri en me voyant arriver avec un sac à main.

J’adore rapporter un sac des villes où nous passons de bons moments, ensuite à chaque fois que j’utilise ces sacs à mains, c’est avec une saveur particulière… Je me remémore les circonstances dans lesquelles je l’ai acquis. Nous sommes ressortis pour boire l’apéritif, puis aller dîner.

Alors que nous arrivions au restaurant, Lou a croisé des amis, qui l’ont invitée à une soirée… Nous avons dîné tranquillement, et à 23 heures, elle est allée rejoindre ses amis. Du coup, comme elle allait se coucher tard, pour la mettre à l’aise, je lui ai proposé d’aller courir seule dimanche matin, ce qu’elle a volontiers accepté pour pouvoir dormir. Je me suis réveillée dimanche matin tôt, à 6h30. Habillée vite, et je suis allée boire un café au même endroit que la veille.

Puis je suis allée courir à 7h30. Il faisait froid mais très lumineux. Un bonheur ces trois quarts d’heure le long de la Saône.

Etant seule, et sans parler, j’ai couru plus vite que la veille, Paul était satisfait du rapport que je lui ai envoyé;-). Quand je suis rentrée à l’hôtel, Chéri dormait encore. Je me suis douchée, habillée, maquillée et nous sommes allés boire un café, Chéri s’étant réveillé entre temps. Nous nous sommes encore baladés dans le centre de Lyon, avons bu un autre café, puis Lou nous a rejoints pour le déjeuner. J’avais bien faim, puisque comme le samedi, je n’ai pas pris de petit déjeuner. J’ai mangé un carpaccio de saumon, salade verte. Pas très lyonnais me direz-vous. C’est vendredi soir et samedi soir que nous avons mangé des spécialités lyonnaises, samedi midi et dimanche midi, plutôt classique.

J’ai eu l’occasion de manger une salade de lentilles, une salade de haricots blancs, des quenelles, des pâtes foie gras et truffe, du pâté en croûte au foie gras, un saucisson cuit de Lyon, de la tarte aux pralines roses, un gâteau poires-pralines roses… Après le déjeuner, nous avons récupéré nos valises à l’hôtel, Lou nous a raccompagnés à la gare, et nous sommes rentrés à Paris, en nous promettant de vite retourner passer un week-end avec elle. Je comprends qu’elle soit tombée amoureuse de Lyon.

Voilà, un très agréable week-end hors du temps. Et comme à chaque fois que nous partons, j’adore partir, et j’aime tout autant rentrer. De plus en plus je parviens à être dans le moment présent, et à apprécier de partir, de passer de chouettes séjours, et aimer retrouver la tranquillité de notre appartement avec Chéri.

Voilà, comment se sont écoulées ces deux dernières semaines. J’espère que pour vous tout est bien allé ?

PS : ne croyez pas que je ne sois pas bouleversée par l’actualité. Mais si je n’ai pas parlé de la pandémie durant deux ans, je ne parlerai pas non plus de géopolitique. J’en suis passionnée depuis toujours, et tout à fait secouée de ce qui se passe, mais ce blog n’est pas l’endroit pour ça. Et surtout, je ne suis en aucun cas légitime à analyser ce qui se passe. Je ne vais pas rejoindre la cohorte de pseudos spécialistes…

Et hop, plus qu’un

Dimanche je suis allée à Reims. Journée classique. Café en arrivant chez ma mère. Courses. Déjeuner rapide avec ma mère. Visite à mon père. Goûter chez mon frère. Retour à Paris.

En fait, mes journées à Reims sont plutôt agréables. Du fait que je vois mes parents. Et je sais à quel point ça les rend heureux. Et ça me rend heureuse. A chaque fois ça me bouleverse d’émotionS. Le week-end prochain nous allons à Lyon, et le suivant nous allons à Reims Chéri et moi. Nous fêterons avec mon frère et ma nièce le 85e anniversaire de ma mère. Le vrai jour est le 16 février. Nous irons tous ensemble au restaurant. Tous ensemble ? Non.

Nous ne serons plus jamais tous ensemble puisque mon père ne sera pas avec nous. Je ne peux pas écrire ça sans pleurer. Dans quelques semaines ça fera deux ans que mon père a quitté un soir la maison pour ne plus jamais y revenir… Deux ans bientôt que mes parents ont été si brutalement séparés… Deux ans que les repas de fête en famille n’en sont plus pour pour moi… N’en seront plus jamais. Sa mort aurait été plus facile à accepter… Ceci dit je ne peux envisager la vie sans mes parents… Bref…

Hier j’ai passé ma fibroscopie. Levée très très très tôt car je devais être à la clinique à 7h30. J’ai l’habitude des fibroscopies j’en passe souvent. A huit heures j’étais au bloc. Comme d’habitude, quand l’anesthésiste m’a dit que j’allais m’endormir, j’ai souri, et…. et rien, je me suis réveillée à 8h45. J’étais lucide. J’ai souri à l’infirmière qui m’a dit « vous avez l’air bien ». Du coup ils m’ont remontée dans ma chambre. Une infirmière a pris ma tension, 9-5, un peu faible, habituellement je suis à 12-8.

Mais j’étais à jeun depuis la veille 21 heures, et avais peu dormi. Ils m’ont apporté un beau petit déjeuner, dont je n’ai mangé que la salade de fruits frais, délaissant brioche, yaourt et miel au profit du shaker de protéines-glucides que je m’étais apporté.

A 10h30 le gastro est venu me voir, souriant. Il m’a dit que l’EBO n’a pas évolué depuis la dernière fibroscopie (ouf). Il a comme à chaque fois prélevé le plus de polypes possible pour analyse. Comme d’habitude, ça, ça ne m’affole pas. C’est même plutôt une bonne nouvelle que l’EBO ne se soit pas étendu.

Le vrai souci, ce qui me cause de telles douleurs, c’est l’estomac qui a perforé le diaphragme pour migrer sur l’oesophage. Il ne reste plus qu’un seul examen, la manométrie jeudi 17. Le gastro m’a dit qu’on parlera sérieusement dans son cabinet, quand il aura tous les résultats. J’ai déjà mon rendez-vous, tout début mars.

A 11 heures, ils m’ont autorisée à me rhabiller, et à partir. Je suis rentrée en taxi, ils ne veulent pas qu’on prenne les transports en commun… Une fois rentrée, je me suis fait un café, me suis allongée sur le canapé, où j’ai comaté jusqu’au retour de Chéri à 17 heures. Je n’avais ps mangé, pas éprouvé de faim, juste de la fatigue, à la limite de la faiblesse.

Pour le dîner, Chéri m’a fait une assiette réconfortante, celle que j’aime tant, régressive et chaleureuse. Des pâtes au beurre avec du jambon. Quand les pâtes sont de bonne qualité, que le jambon est extra, le beurre frais, et bien les pâtes au beurre c’est trop bon ! Chéri a aussi mis dans les pâtes des champignons qu’il a préparés à l’ail. Bref, une belle et savoureuse assiette.

Je me suis couchée à minuit, levée à 5h30, pour un mardi habituel. Marche de 5h40 à 6h30, douche, café, et hop au bureau à 7h30. J’ai pris mon petit déjeuner au bureau à 8h30, banane, mélange de noix-noisettes-amandes et un oeuf dur. Mon premier shaker à 11 heures. Déjeuner à 13h30, viande boeuf séchée, oeuf dur, tartines de sarrazin et orange. Deuxième shaker à 17 heures.

A 18h30 j’avais ma séance avec Paul. Je suis toujours si heureuse de le retrouver le mardi, ne l’ayant pas vu depuis le samedi. Nous avons fait muscu pec-bras-dos. Avec deux nouveaux exercices:-) Je suis rentrée à 20h30, ai pris ma douche, et me suis régalée du boeuf-carottes cuisiné par Chéri. Il l’a cuisiné hier soir, l’a refait mijoter ce soir. Qu’est-ce que c’est bon !!!!!!!!!!

Il est 22h45, je vais aller me coucher, je dors littéralement debout. J’espère que vous allez tous bien ?

Bonheur partagé

Quel beau samedi. D’abord je me suis réveillée à 8h passées, c’est rarissime.

J’ai pris ma douche, me suis mise directement en tenue de sport, et ai bu un premier café. J’ai pris un petit déjeuner copieux à 10h30, trois heures avant ma séance de sport.

A 11h30 je suis allée faire un test antigénique. Pour la fibroscopie de lundi, la clinique veut un test. Normalement de moins de 24 heures, mais demain c’est dimanche, et je vais à Reims. Départ à 7 heures, retour à 19 heures. Alors non, je ne pourrai pas faire de test demain. Je l’ai dit à l’anesthésiste que j’ai vu jeudi, il n’était pas très content… mais moi non plus. Donc je me présenterai avec mon test (qui est négatif) daté d’aujourd’hui. S’ils ne me laissent pas entrer dans la clinique, tant pis, là j’en ai marre réellement.

Je suis ensuite allée rejoindre ma nièce à Saint-Lazare. J’étais un peu en avance, je me suis assise au soleil et ai mangé une banane, c’était une heure avant la séance.

Lou est arrivée comme convenu à 12h45, et nous sommes entrées à l’Usine. Nous étions en avance de plus d’une demi-heure, je voulais avoir le temps de faire visiter à ma nièce, qu’elle se change tranquillement, et que nous nous échauffions. Elle a tout de suite aimé l’endroit, me disant qu’elle s’y sentait très bien. Elle a mitraillé de photos. Je lui ai fait visiter tous les espaces, elle s’est changée et nous nous sommes échauffées. Commençant par cinq minutes de tapis de course. Elle qui aime tant courir en extérieur et déteste courir sur tapis, elle a été séduite par ceux de l’Usine. Ce sont des tapis exceptionnels il faut le dire, réputés comme les meilleurs du monde. Je ne sais pas si c’est le cas, mais il est vrai que ces tapis sont tops.

Après ces cinq minutes à courir, nous avons fait les exercices de mobilité que je fais à chaque début de séance. Paul est arrivé à ce moment-là. J’ai fait les présentations, il a de suite mis Lou à l’aise. Il nous a expliqué le circuit cardio que nous allions faire trois fois. Composé de huit exercices à faire chacun durant 40 secondes. 10 secondes entre chaque exercice, le temps de nous mettre en place pour le suivant. Deux minutes de récupération entre chaque tour. Lou se décomposait au fur et à mesure de ses explications:-) Le premier exercice c’était 40′ de pompes, la bête noire de Lou. Comme je vous le disais hier, elle adore courir, et court vite et bien, mais ne fait jamais de PPG ni de muscu…

Après le premier tour, pendant les deux minutes de récup’ elle m’a dit « je suis finie »… Nous avons entamé le deuxième tour, Paul corrigeait ses positions sans relâche. Puis le troisième tour… Ma Lou était soulagée et a retrouvé le sourire, pensant que la séance était terminée… quelques secondes… jusqu’à ce que Paul nous lance un finisher. J’adore les finisher. C’est un exercice de quelques minutes, particulièrement intense, comme par exemple la pyramide de burpees dont je vous ai déjà parlé.

Et là le challenge consistait en une pyramide de burpees. 5 puis 10 puis 15 puis 15 puis 10 puis 5. Pendant que l’une faisait sa pyramide de burpees, la seconde faisait du gainage et devait tenir tout du long. J’ai adoré le principe, l’une devant aller le plus vite possible pour épargner à l’autre de faire trop longtemps du gainage. Lou déteste le gainage, au moins autant que les pompes. C’est moi qui ai commencé les burpees, que j’ai faits le plus vite possible, pour qu’elle ne fasse pas trop de gainage. Il m’a quand même fallu près de cinq minutes pour faire mes 60 burpees. Lou a tenu 50 secondes de gainage…

Elle a fait sa pyramide plus vite que moi, en quatre minutes. J’ai tenu le gainage, je tiens jusqu’à 6 minutes 30 en séance, avec objectif de tenir un jour dix minutes. Paul, avec son air que je connais maintenant si bien, a dit « si vous voulez, vous pouvez faire la deuxième manche… mais vous avez l’air trop fatiguées ». Il me connaît bien. Direct j’ai regardé Lou et dit « On y va ! ». Lou m’ dit « euh mais non… enfin si tu veux ». Paul mort de rire, j’ai dit « Oh que oui on va le faire ». Et on l’a fait !!!!!!!!!! Non mais !!!!!!! La séance a duré deux heures, nous étions KO mais quel plaisir !!!!!!!! Lou a remercié Paul encore et encore. Je crois qu’il a une fan supplémentaire:-) Lou tenait à peine debout, nous sommes allées à l’accueil, ils lui ont préparé un shaker, revigorant:-) Elle a choisi entre quatre parfums de protéines, quatre lait végétaux et quatre sortes de fruits. Elle a savouré.

Je parais si petite près de Lou. Je fais pourtant 1m70, mais elle en fait 1m76.

Nous sommes rentrées, elle préférait prendre sa douche chez nous plutôt qu’à la salle. A la maison nous avons retrouvé Chéri. Ma nièce a pris sa douche, est restée le temps de prendre un café puis est partie à 17 heures rejoindre ses amis.

Entre temps Paul m’a envoyé un message disant que ce fut un plaisir cette séance à deux. Que Lou a un réel potentiel, cardio comme musculaire. Il l’a testée sur tapis de course, elle court à 16km/h comme je cours à 13. Pfooouuuu c’est beau de la regarder courir !!

Ca va être chouette la semaine prochaine à Lyon, elle m’a dit avoir déjà repéré nos parcours. Nous irons courir samedi matin et dimanche matin:-) La semaine prochaine je ne verrai Paul que mardi, mercredi et jeudi, donc oui, courir samedi et dimanche c’est le minimum. Je n’aurai que cinq jours contre six habituellement. Car lundi, Paul ne veut pas que j’aille courir, puisque j’aurai la fibroscopie le matin, avec anesthésie générale. Je voulais courir en soirée, l’anesthésie sera à huit heures, mais il me l’a formellement interdit

Enfin voilà les z’amis, un super moment. Plus les années passent, plus nous sommes proches ma nièce et moi, inutile de vous dire à quel point j’en suis heureuse. Elle m’a tout à l’heure envoyé un message plein d’amour. A la fin de l’après-midi Chéri et moi avons réservé hôtel et train pour notre week-end à Bruxelles début avril. J’avais faim très tôt, dès 19 heures, il faut dire que je n’avais pas beaucoup mangé dans la journée. En rentrant de la séance de sport, j’ai pris un shaker, puis une pomme mais à part le petit déjeuner, je n’avais pas de repas dans le ventre.

Je me suis fait une salade verte avec tomates cerises, du saumon fumé et un morceau de baguette aux céréales.

Il est maintenant 23 heures, je vais aller me coucher, car demain levée tôt pour aller prendre le train. Bonne fin de soirée vous tous.

Et nous voilà vendredi

Souvenez-vous, nous devions aller à Lyon voir ma nièce le week-end dernier, et n’avons pas pu, Lou étant positive. Nous y allons donc en fin de semaine prochaine. Et ce week-end, ma nièce vient à Paris. Elle va faire la tournée des amis connus pendant ses années de licence à la Sorbonne. Et elle m’a dit que bien sûr elle veut passer du temps avec nous, enfin surtout avec moi.

Je lui ai proposé de venir faire ma séance du samedi avec moi. Elle a hurlé de joie. Elle fait beaucoup de course à pied (son premier marathon le 3 avril, le marathon de Paris. Pour l’occasion mon frère vient passer le week-end, on va l’accompagner, lui porter ses affaires, la supporter !!!!!!!!! Ca va être génial. Chéri fera les repas, selon ce qu’elle souhaitera manger mon frère et moi nous occuperons de la coureuse, son premier marathon restera dans les souvenirs), elle adore le sport.

Et le 13 mars, elle revient, nous faisons la course du Grand Paris, un dix kilomètres. Mais autant c’est une excellente coureuse, (elle est très grande avec des jambes immenses, et toute fine), autant elle ne fait jamais de PPG (préparation physique générale). Pourtant pas d’autre moyen pour progresser en course, et dans beaucoup d’autres sports, que la PPG. Alors elle est ravie de faire une séance dans une si belle salle, avec un super coach. Elle a déjà fait quelques séances avec moi quand j’allais chez JC elle avait adoré. Elle m’a envoyé plusieurs messages cette semaine me disant qu’elle a hâte.

J’espère qu’elle va aimer cet endroit autant que moi. En plus, elle va être reçue comme une princesse. J’en ai parlé au directeur de la salle, lui demandant si je pouvais venir avec elle, en payant son entrée, il m’a dit que naturellement elle vient quand elle veut, gracieusement, et qu’ils l’accueilleront avec plaisir. Paul le lui a rappelé aujourd’hui, bref, elle qui est timide va sans doute être un peu mal à l’aise:-))))) Après la séance, nous pourrons si elle en a envie faire un sauna ou un hammam. Paul m’a dit qu’il nous concocte un circuit cardio, et fera en sorte que la séance soit ludique.

Enfin voilà, je pense que nous allons passer un très agréable moment. Quant à moi, si c’est un circuit cardio un peu moins intense que d’habitude, ça m’ira très bien. Je me suis levée ce matin avec des courbatures intenses, forcément Paul a augmenté les charges en muscu, pour le haut comme pour le bas du corps. Et cet après-midi nous avons à nouveau fait des intervalles à 13km/h. Un bloc supplémentaire par rapport à mercredi soir:-) J’ai eu l’impression que mes poumons allaient exploser, quelle belle sensation !

Cinq semaines avant la course de dix kilomètres. J’ai repris la course fin novembre, serais-je capable ? Oui, courir dix kilomètres je peux, sans aucun doute, à 8km/h. Mais je me suis donné pour objectif de la faire en une heure maximum. Pour le moment mes sorties « longues » sont de 45 minutes à 9,2 km/h. Alors il faut travailler les fractionnés, les appuis comme samedi dernier au stade avec Paul, la PPG pour espérer y parvenir.

J’aime tellement les séances de Paul, où je me dépasse chaque fois un peu plus. Bon… faudra que je pense à ça demain matin en me levant et en sentant mes courbatures:-) Sinon, pas grand chose à raconter ce vendredi. J’étais en télétravail, et me suis déconnectée à 13 heures pour aller à l’Usine, c’est vraiment agréable ces horaires qui font que nous sommes fermés le vendredi après-midi.

Et voici ce que j’ai mangé aujourd’hui. Ce matin, un oeuf au plat, wasa beurrée, clémentine, et des noix-noisettes-amandes. Un shaker en matinée. Une heure et demi avant le sport, très léger (j’ai vraiment besoin d’avoir le ventre au repos pendant l’effort), du jambon blanc et des carottes râpées. Au retour du sport, après ma douche, un shaker et une banane. Et au dîner, sot-l’y-laisse de dinde, champignons frais et coulis de tomates, riz basmati. Un peu de piment d’espelette, des pousses de ciboule. Un régal !

Je vous souhaite une bonne soirée:-)

Aligner le corps et l’esprit

Les semaines se ressemblent. Le mardi je retrouve Paul, que je ne vois ni le dimanche ni le lundi (ses jours de repos). Le mardi je retrouve le bureau pour du présentiel mardi-mercredi. Si tout va bien, à partir de lundi 14, les RH nous autoriseront à ne plus faire trois jours de télétravail par semaine. Allez, encore un peu de patience.

Mardi soir au sport, séance muscu bras-pec-dos. Paul a augmenté les charges de 5 kilos, sur chacun des quatre exercices faits ce mardi. Ce matin j’ai les bras et les « pec » bien courbaturés:-) Hier soir, fractionnés sur tapis de course, à 13km/h. On n’augmente pas la vitesse pour l’instant, en revanche je fais plus de « blocs ». Là-dessus, je fais confiance à Paul et sa façon de travailler pour me faire progresser. Ce soir, muscu jambes.

Mardi soir, j’ai eu un gros méchant moment de doute. Ce qui se passe, c’est qu’à 54 ans, me voilà (seulement maintenant) en pré-ménopause. Et tout à coup, je me suis mis en tête que je n’avais plus le temps. Plus le temps d’éliminer la masse grasse, plus le temps de travailler la muscu pour affiner et tonifier ma silhouette, plus le temps de gagner en masse maigre, plus le temps de rien… Ca m’est apparu comme une évidence.

Du coup mes idées sont parties dans tous les sens, je me suis vue dans les miroirs de la salle de sport, vieille, grosse, moche, terriblement affreuse. Paul a vu ma tête changer, m’a demandé ce qui se passait, je le lui ai dit et mes émotions ont pris le dessus, je me suis mise à pleurer. Tout a débordé. L’épuisement qui devient chronique, le trop plein de travail avec ma DG positive et absente, la douleur de l’oesophage qui me terrasse, la sensation d’urgence. Urgence à profiter encore de la présence de mes parents, urgence à travailler ma silhouette avant la (peut-être) opération qui va m’immobiliser… Paul a pris le temps de me rassurer, de m’expliquer, de me démontrer… Il m’a expliqué des choses que je ne savais pas au sujet de la ménopause notamment… D’ailleurs j’en suis loin de la ménopause, j’entre à peine dans la pré-ménopause. Nous avons repris la séance. Qui du coup a duré bien plus qu’elle ne devait. A la fin, Paul a filé vite, il donne des cours en début de soirée dans un cabinet d’avocats le mardi. Je m’apprêtais à sortir, quelques minutes plus tard, le temps de mettre mon manteau.

Quand je suis passée au niveau de l’accueil, le directeur de la salle, avec lequel je plaisante beaucoup, m’a arrêtée, en me demandant si j’allais bien, que je n’avais pas le même sourire que d’habitude. Je lui ai dit que oui tout allait bien, mais il a insisté, et là de nouveau j’ai craqué. Il m’a emmenée à l’écart et nous avons parlé une demi-heure. Il m’a dit des choses qui m’ont fait réfléchir, sur son parcours, sur le mien depuis qu’il me voit évoluer à la salle. Je suis partie un peu rassérénée.

Quand je suis arrivée hier soir, le directeur m’a prise dans ses bras, m’a dit que Paul et lui ont parlé de moi, de ce que je fais depuis que je suis avec eux, qu’ils trouvent cela impressionnant ma transformation, le sourire que j’apporte quand j’arrive, la discipline dont je fais preuve, l’écoute, ma progression… Je l’ai prié de m’excuser, je déteste causer du souci, me faire remarquer… alors il m’a reprise dans ses bras. Je suis allée poser mes affaires et ai rejoint Paul, qui m’avait envoyé plusieurs messages dans la journée, et me savais prête, plus que prête à tout donner.

Il m’a redit qu’il est fier de moi, et que je dois l’être aussi. Il est bien là mon problème. Jamais, en aucune circonstance je ne suis fière de moi. Il ne me semble pas faire des choses méritant d’être fière. A la fin de la séance il m’a dit, Très bonne séance, bravo. Et m’a demandé de me dire bravo, de moi à moi… Ca m’a coûté… Un jour, j’espère, mon cerveau assimilera ce que fait mon corps, et je me verrai telle que les autres me voient… Ca me reposerait…

Ce soir quand je suis arrivée, le directeur m’attendait, pour m’offrir… une bouteille de Coca zéro:-)))) Il en boit des litres par jour, et Paul le charrie beaucoup avec ça. Moi je suis entre les deux. J’aime le Coca zéro mais je n’en bois pratiquement plus, je me suis « désintoxiquée ». J’ai pris la bouteille, que Paul a interceptée au vol. J’ai cru qu’il voulait me la confisquer, mais au contraire, il l’a ouverte pour moi et me l’a tendue. J’en ai bu une gorgée sous les yeux réjouis de William et de Paul, et nous nous sommes mis au boulot, muscu jambes…

Ceci dit, je suis rentrée ce soir avec ma bouteille, et je l’ai bue (50 cl) avec plaisir après avoir pris ma douche, avant le dîner. Ce matin je suis allée à la consultation d’anesthésie pour la fibroscopie de lundi prochain. J’ai une tension de 12-7, un cardio de 51 pulsations/minutes, bref je suis en forme. Dommage cet EBO qui m’enquiquine car pour le reste, je suis en parfaite santé. Enfin, nous verrons la suite. D’ici un mois le gastro prendra sa décision.

J’avais rendez-vous à 8h30, je suis arrivée en avance d’une demi-heure. Je suis allée boire un café juste à côté de la clinique du Louvre. Un très joli café, avec une vue sur les arcades de la rue de Rivoli, et le Louvre. Quels doux moments que ces instants passés dans les cafés.

En rentrant, à 10 heures, j’ai télétravaillé. Et juste avant de me mettre au travail, je me suis prise en photo. Paraît que ça aide à se voir vraiment les photos. Je vous montre ?

Sinon, qu’est-ce que j’ai mangé ces trois derniers jours ? Mardi. Le matin, deux oeufs au plat, une orange, mélange de noix variées-noisettes-amandes. Déjeuner au bureau, viande de boeuf séchée (ça ressemble à la viande des grisons) et une pomme. Un seul shaker, dans l’après-midi. Et mardi soir, un pavé de saumon, du riz basmati, et la suite des légumes de la veille, germes de soja, champignons, poivrons, pois gourmands, oignons, ail.

Mercredi. Au petit déjeuner, un oeuf sur le plat, une wasa beurrée et un kiwi. Le midi au bureau, jambon blanc, carottes râpées et une pomme. Un shaker le matin, un l’après-midi. Au dîner, une cuisse de poulet rôtie au four avec de l’ail, des pâtes et la fin des légumes de lundi soir.

Et aujourd’hui. Ce matin avant d’aller à la consultation d’anesthésie, un oeuf dur, mélange d’oléagineux et une orange. Ce midi, soupe avec deux oeufs sur le plat, deux wasas beurrées et une pomme. Un shaker cet après-midi. Et au dîner ce soir, une salade avec le reste de riz basmati de mardi soir, une cuisse de poulet (reste d’hier soir), tomates cerises, mini concombres, pousse de ciboule.

Voilà… Demain déjà la fin de la semaine. J’ai appris l’arrivée d’une belle surprise samedi, je vous raconte ça demain:-) Bonne fin de soirée vous tous.

Calme absolu

Décidément ce week-end n’est pas ce qu’il aurait dû être. Nous devions aller à Lyon, nous restons à Paris. De ce fait, je devais finalement voir Paul vendredi et samedi. Mais vendredi, deux heures avant l’heure prévue de notre séance Paul me dit qu’il a un imprévu nous empêchant de nous voir. Et qu’au lieu de faire notre séance ce samedi comme d’habitude à 13h30 à l’Usine, il me proposait de nous rejoindre au stade à 10 heures. Première fois que nous allions nous voir en extérieur.

J’étais réveillée tôt samedi matin et ai pris un copieux petit déjeuner.

A 9 heures Paul m’envoie un message me disant d’aller au stade 15 minutes avant l’heure. Et de m’échauffer en faisant 30 squats, 30 fentes, les exercices de mobilité habituels et dix minutes de jogging tranquille. Ce que j’ai fait. Paul est arrivé à 10 heures, et pendant une heure et demi non stop il m’a fait faire des sprints très courts (50 mètres), et travailler les appuis, autant sur pied gauche que pied droit. Je n’en pouvais plus, mes jambes me brûlaient, pas facile de faire de beaux appuis. Je suis rentrée à près de midi.

Nous avions prévu de déjeuner d’un ramen japonais puis d’aller au cinéma. Mais comme rien n’a été fait comme ça aurait dû être fait ce week-end, nous nous sommes retrouvés dans une brasserie de la place de Clichy. Et je me suis régalée d’un burger et de frites. Chéri d’un tartare.

Puis voyant ma tête fatiguée, Chéri m’a proposé de rentrer faire la sieste plutôt que d’aller au cinéma. Nous sommes rentrés à 15 heures, et j’ai dormi jusqu’à 17h30. Chéri a préparé au dîner un plat que j’aime tout particulièrement. Du boudin blanc, du vrai, en provenance directe de Rethel. Et de la purée. Il a mis plein de noix de muscade il sait que je suis dingue de la noix de muscade. Des échalotes confites et voilà, un plat de rêve (pour moi le rêve pas forcément pour tout le monde).

Et un morceau d’une galette des rois délicieuse, d’une superbe pâtisserie.

Malgré les deux heures de sommeil profond de la sieste, j’ai enchaîné sur une longue nuit de huit heures de sommeil, de l’exceptionnel pour moi. Comme quoi j’ai un sacré déficit de sommeil. Je devais aller courir ce matin, donc je n’y suis pas allée à jeun cette fois, mais ne voulais pas trop manger non plus, je n’aime vraiment pas faire du sport le ventre plein. J’ai juste pris un shaker protéines-glucides et pour avoir des lipides, j’ai aussi mangé des noix-noisettes-amandes.

Et suis allée courir 45 minutes. Un temps idéal, ciel bleu, soleil, douceur. J’ai senti les séances des jours précédents peser sur mes jambes, et impossible de courir vite, j’ai stagné à 8km/h. Pas grave, ce fut une sortie agréable. Et ce n’était pas pour travailler la vitesse, c’est grâce aux fractionnés et intervalles qu’on gagne en vitesse. Je me suis douchée en rentrant, me suis fait un gommage corps, un masque visage. Et nous sommes allés, Chéri et moi, à la pizzéria au coin de notre rue, Chéri avait envie de lasagnes. Nous nous sommes donc régalés.

Puis, de nouveau, juste l’envie d’être tranquilles chez nous plutôt que d’aller au cinéma. Chéri a regardé des films une bonne partie de l’après-midi, j’ai lu, allongée dans notre chambre, en compagnie des chattes, profondément endormies sur notre lit, tout contre moi. Enfin voilà, un week-end comme nous n’en avons pas eu depuis longtemps, et c’est bien agréable. J’espère que votre fin de semaine a été belle.