La reprise

J’étais heureuse de reprendre le travail ce matin. Bon, télétravail certes. La bonne nouvelle c’est que dès demain nous avons le droit d’aller au bureau mardi, mercredi et jeudi. Ceux qui préfèrent télétravailler le peuvent aussi. En fait chacun fait comme il veut. Certains viennent en présentiel une journée, d’autres deux, d’autres pas du tout. Chacun fait selon ses craintes, son temps de transport et comment il vit la pandémie.

Moi jusqu’ici j’y allais deux jours, le maximum autorisé, et là je vais y aller trois jours. Je n’ai pas l’inconvénient des transports, le quart d’heure à pied tôt le matin ne présente pas de danger, je ne croise pour ainsi dire personne. Dans la journée, je suis pratiquement tout le temps dans mon bureau, qui est individuel. Mais c’est tellement mieux d’être au bureau, de voir un peu de monde malgré tout. Et surtout au bureau, je suis bien mieux installée pour travailler, mieux assise (je n’ai pas mal aux lombaires le soir), j’ai une imprimante dans mon bureau, un grand écran. Travailler sur le portable à la maison, ça dépanne bien, mais je préfère réellement l’environnement de travail, et cloisonner vie pro et vie perso.

Bon, l’avantage à la maison, c’est que j’ai deux assistantes de choc:-)))

Ma Directrice m’a accordé sans problème la journée de vendredi pour mon aller-retour à Charleville. Quel changement de travailler là !! Sans appréhension… Ce matin, à nouveau réveillée à cinq heures. Je me suis levée, douchée, habillée en tenue de sport pour la séance de ce soir (avantage du télétravail), et me suis mise à mon bureau dans la chambre d’amis à 7h30. Après avoir dégusté mon petit déjeuner. Flocons d’avoine au lait d’amande. J’adore les flocons d’avoine, et avec le lait d’amande c’est encore meilleur, ça donne un super goût ! Avec une banane frécinette. Ces toutes petites bananes ont un goût incroyable !

Pour le déjeuner, tout simple. Soupe tomates et vermicelles, crackers aux céréales, beurre, jambon blanc et deux clémentines.

A 19 heures j’avais rendez-vous avec JC. Le séance a été bien meilleure que jeudi 31 où j’étais dans un état de fatigue terrible.

Je fus ensuite hors la loi puisque notre séance s’est terminée à 20 heures. Je suis rentrée à pieds, et arrivée à la maison à 20h25. Bon il n’est rien arrivé, je ne suis pas en prison… Le temps de prendre une douche bien chaude, et nous sommes passés à table. Chéri a préparé un stoemp, plat emblématique de Bruxelles. C’est une purée de pommes de terre additionnée d’un ou deux légumes, de crème et de noix de muscade. Ce week-end, j’ai dit à Chéri que j’avais très envie d’un stoemp avec navets et carottes. Et Chéri l’a fait, quel délice !!!!!!! Il a mis plein plein plein de noix de muscade il sait à quel point j’aime la noix de muscade:-) Accompagné de saucisse de Toulouse et d’échalotes.

Et là je suis toute détendue, je regarde la télé en vous écrivant, les deux minettes collées à moi, et Chéri à moins d’un mètre. J’espère que je vais bien dormir.

J’ai appelé ma mère, sa douleur dans la poitrine a presque disparu, elle a pu faire sa séance de sophrologie aujourd’hui. Je n’irai pas ce week-end à Reims. je ne peux pas aller à Charleville vendredi puis à Reims samedi ou dimanche. D’abord pour la fatigue, et aussi et surtout pour ma vie de couple. Depuis mars, je ne compte plus les jours (et les nuits) de séparation avec Chéri, ce qui ne nous était jamais arrivé. Alors maintenant il n’y a plus que des journées, pas de nuits, mais quand même, c’est trop difficile pour Chéri et moi d’être séparés si souvent. Bien sûr il m’accompagne une fois sur deux ou trois, mais je ne veux pas qu’il s’épuise, déjà qu’il prépare énormément de plats cuisinés pour ma mère… bref, ce week-end je n’irai donc pas à Reims, je passe deux jours avec Chéri c’est juste ça dont j’ai besoin.

Passez une douce fin de soirée.

Retour aux sources

Fin novembre j’ai donc retrouvé JC. Presqu’un an que nous ne nous étions pas vus.

Quand j’arrive au studio, depuis des années, pour chaque séance, on se checke JC et moi. Ni lui ni moi ne sommes de très grands démonstratifs, nous ne nous embrassons jamais au début ni à la fin des séances.

Mais là, quand il est venu m’ouvrir la porte, il m’a attrapée dans ses bras et longuement serrée. Nous étions si heureux tous les deux. Bon heureusement que nous sommes négatifs lui et moi parce que là, pas de geste barrière. J’ai enlevé mon masque (ben oui je l’avais, j’arrivais de dehors), JC m’a regardée de la tête aux pieds, et m’a dit (sa sobriété vite revenue) « Bravo, bonne surprise, tu as très bien maintenu. Et même carrément mieux que maintenu. Et maintenant au boulot ».

La première séance fut une séance « test », il voulait voir où j’en étais. Côté cardio, rien à dire, tous les exercices poids de corps faits avec Philippe m’ont donné un excellent cardio. Côté muscu et Core en revanche j’ai perdu. Depuis, nous nous voyons deux fois par semaine, lundi soir et vendredi après-midi, et je retrouve le plaisir du CoreTraining. Mélange de cardio, muscu, posturologie, exos au poids du corps. JC me fait réaliser de nombreux exercices que je n’avais jamais faits, il a du nouveau matériel (notamment des poulies infernales:-)) et veut renouveler tout ce qu’on a déjà pu faire.

Il m’a donné une jolie gourde, j’adore !

J’ai eu l’impression en revenant au studio de rentrer à la maison. JC et moi étions tellement émus ! Après la première séance il m’a envoyé un SMS pour me dire à quel point il est heureux de reformer notre duo. Quel bonheur de le retrouver. Et aussi de pouvoir faire du sport dans un endroit dédié. Je préfère cela au fait que Philippe vienne à la maison, j’aime le principe de sortir, de faire la démarche d’aller au sport. C’est exactement comme le travail. Je ne suis pas faite pour le télétravail tout comme je ne suis pas faite pour le télésport:-)) Trop besoin d’être en équipe, avec des vrais liens humains, pas des liens vidéo.

Et surtout, l’appartement c’est mon lieu d’habitation, mon cocon avec Chéri, je n’ai envie ni d’y travailler ni d’y faire du sport. Chacun son truc, je sais que certains s’épanouissent avec le télétravail… Heureusement qu’il y a cette solution grâce au fait que le studio offre des cours particuliers, et ne soit pas une salle de sport collective. Pour le moment nous ne faisons que deux séances par semaine. JC veut reprendre tranquillement, je ne suis pas revenue à mon niveau précédent, et mes horaires et mes allers-retours à Reims ne me permettent guère de libérer plus de temps. On en reparlera lui et moi dans quelques semaines/mois. Mises à part ces deux séances, je veille à faire quoiqu’il arrive 10 000 pas par jour, et je fais des petites séances seule à la maison, de renforcement musculaire.

Donc au total cinq par semaine. Je vais en faire moins en 2021, je suis trop fatiguée, je ne suis donc pas sûre qu’en réalité ce soit efficace. Je vais d’abord me contenter des deux séances avec JC, nettement plus complètes, des 10 000 pas quotidiens, et nous réévaluerons ensemble avec JC dans quelques semaines/mois. On verra aussi selon que nous serons à nouveau confinés ou pas, que le télétravail va durer etc etc… Les séances en Visio dépannent bien quand on est confinés ceci dit…

Sinon, dimanche cool. Levée 7h. Cafés dans le calme avec les chattes le temps que Chéri se réveille. Puis Chéri est allé au marché, et j’ai passé deux heures à vider et ranger un placard. Déjeuner simple et léger. Cette soupe de chez Picard Surgelés est bonne, et peut dépanner. Mais j’en ai manger de meilleures. Et surtout, sur l’emballage ils disent que c’est une recette relevée, pas assez pour moi en tout cas… Mais en avoir au congélateur dépanne, surtout certains jours de télétravail… Souvent ces jours là je ne vois pas le temps passer et je prends juste quelques minutes de pause.

Déjeuner léger, Chéri ayant dans l’idée de faire des croque-monsieurs ce soir. Il faut dire que nous avons depuis très peu de temps un gaufrier, offert par l’une d’entre vous (merci encore !!!!!) alors gaufres dimanche dernier et croque-monsieurs ce soir. Je vous montre ? Deux croques jambon emmental et un croque pâte à tartiner pour mon dîner.

Le but de ce gaufrier est aussi et surtout de faire les petites galettes que ma grand-mère et ma mère ont toujours faites à l’époque de Noël-nouvelle année. Je vais en faire pour la première fois, ma mère m’a passé sa recette, écrite par ma grand-mère, et ma nièce m’a demandé d’apprendre à les faire avec moi. Déjà qu’à Noël, pour la première fois nous n’avons pas dégusté la fameuse bûche de ma mère, alors les petites galettes hors de question de ne pas perpétuer la tradition.

Sinon, après-midi tout doux. J’ai allumé des bougies qui sentent bon, Chéri a regardé un film et j’ai lu en rêvassant. Puis en fin d’après-midi, je me suis fait un masque, visage et yeux, comme pratiquement chaque dimanche… Je suis à peu près reposée pour aller à Reims demain. J’espère juste qu’il pleuvra moins car là-bas je fais tout à pieds, les courses pour ma mère, aller voir mon père…

J’espère que votre dimanche a été parfait. Douce fin de journée.

Perdre la notion du temps

Je ne sais pas vous, mais moi en ce moment, la notion du temps m’échappe un peu. Il y a tout pile deux semaines j’étais à Charleville dans la maison de mes parents en train de faire des cartons.

Ça me paraît si loin… Ca ne fait pourtant que deux semaines. Pendant ces deux semaines la vie de mes parents a changé. Mon père finit sa quatorzaine enfermé dans sa chambre d’Ehpad. A partir de lundi il pourra sortir de sa chambre et circuler dans les parties communes, les jardins…

Ma mère elle, a emménagé dans son charmant appartement. Je l’ai découvert dimanche dernier. Mon frère et moi y avons passé la journée. Mon frère a monté les meubles de cuisine, de salle de bain, et j’ai déballé tous les cartons. Ma mère était assise dans un fauteuil et réfléchissait à où mon frère devait poser les cadres, me disait de ranger telle et telle chose à tel endroit. La journée a été fatigante, mais productive.

Dimanche après-midi je suis allée avec ma mère voir mon père. En effet, entre l’appartement de ma mère et l’Ehpad, moins de 20 minutes à pieds. Et encore dimanche dernier il pleuvait à verse, ce qui a ralenti notre marche. Seule, je le fais en dix minutes à peine. Pour ma mère une petite vingtaine de minutes, c’est tout à fait réalisable.

En arrivant à l’Ehpad, ils nous ont fait mettre une blouse en coton, puis une surblouse en plastique, une charlotte sur la tête, des gants, un masque. Quand nous sommes arrivés dans la chambre de mon père il était dans un jour « sans », et ne m’a pas reconnue. Tout du long de la visite il a parlé à sa soeur. Soeur qu’il n’a jamais eue, il n’a qu’un frère.

Changer d’établissement, être confiné sans pouvoir sortir de sa chambre, avoir une nouvelle équipe de soignants autour de lui, n’avoir droit à une visite que tous les deux jours, pendant 45 minutes par deux personnes en blouse et masquées, et bien forcément, rien qu’en deux semaines, il a régressé…. Quand il va pouvoir un peu marcher et sortir ça va lui faire du bien, mais les Ehpad renforcent les règles sanitaires, et chaque visiteur va devoir passer des tests Covid… J’ai reçu un mail de l’Ehpad hier, je n’ai pas plus de détails pour le moment. J’ai bien peur que dans les semaines à venir, les visites deviennent de plus en plus courtes, espacées, compliquées…

En rentrant dimanche soir dernier dans le train j’ai encore beaucoup pleuré. Mon corps et mon esprit sont en train de relâcher la pression des sept derniers mois. J’ai beaucoup pleuré ces derniers jours. Mais je pense vraiment que c’est un passage obligé.

Cette semaine, les brocanteurs sont venus finir de vider la maison, la dame de l’agence immobilière a récupéré les clés. J’ai reçu un dossier à remplir pour le notaire, un gros dossier, encore et encore des dizaines de questions, je n’en peux plus de tous ces dossiers… La signature définitive sera début janvier. J’ai résilié la ligne fixe de téléphone. Le journal local que mon père lit depuis toujours, l’Ardennais, qui était déposé chaque matin sur le pas de la porte à 6 heures, sera livré dès mardi à l’Ehpad. Au moins il ne perdra pas tous ses repères et aura toujours les nouvelles locales des Ardennes. Comme ce sera par la poste, il le reçoit avec un jour de décalage, mais ça, ce n’est pas bien important.

Tous les changements d’adresses sont faits, les assurances en règle etc etc… Me reste à prévenir les impôts du changement de situation et je crois que tout sera vraiment terminé. Ma mère se plaît dans son appart, et rien que ça, ça efface tous les chagrins. Il faut dire qu’on en a fait un tellement joli cocon, et elle a tout choisi, tout ce qu’elle aime. Tous les soirs quand je l’appelle elle me dit qu’elle se sent bien. Je trouve ma mère incroyablement résistante et courageuse. A sa place beaucoup se seraient lamentés sur leur sort, auraient voulu rester dans leur maison, au risque de s’y fracasser et de se blesser, auraient ressassé, auraient dit oui, puis non, puis oui, puis non… ma mère depuis sept mois a vécu tant de chocs psychologiques, de fatigue physique, de chagrin, de changements à assimiler et intégrer, et elle reste positive, se projette dans son nouvel environnement avec tant de douceur…

Elle est heureuse de nous voir si souvent mon frère et moi, elle voit aussi plus souvent ma nièce. Elle sait que nous sommes rassurés et nous faisons moins de souci pour elle, et c’est l’essentiel pour elle, plutôt que de s’accrocher à des biens matériels et une maison qui ne prendront pas soin d’elle…

Demain, je vais à Reims avec Chéri, il verra l’appartement de ma mère et nous irons voir mon père demain après-midi. En ce moment où je vous écris il est en train de cuisiner un plat que nous emporterons demain, pour éviter toute fatigue à ma mère. Nous allons passer une belle journée. J’ai acheté pour ma mère un énorme calendrier de l’avent, avec un produit de beauté dans chacune des 24 cases. Jeudi soir, je suis allée voir ma généraliste, elle m’a demandé comment j’allais, comme se sont passés ces derniers mois avec mes parents, et je me suis mise à pleurer en lui racontant.

Elle m’a dit qu’il va me falloir trois mois au moins pour digérer tout ça, retrouver le sommeil, ne plus pleurer, être moins fatiguée. Elle a soulevé l’idée de reprendre des anti dépresseurs, j’ai refusé. J’en ai pris plus d’un an pendant le burn out, ai mis des mois à me sevrer alors non, je vais essayer de surmonter tout cela sans en reprendre. J’ai beaucoup changé, en profondeur, je dois m’habituer à ma nouvelle moi.

En sept mois, j’ai cherché et trouvé du travail, réussi ma période d’essai, passé tous mes week-ends à faire de longs trajets en train, passé beaucoup de jours et de nuits sans Chéri, éprouvé un chagrin dont je ne soupçonnais même pas qu’il puisse exister, alors oui, je dois assimiler tout ça. Et j’en sortirai encore plus forte et sereine, encore plus heureuse de vivre, comme après chaque épreuve…

Ce qui manque à mon équilibre, c’est le sport… Depuis presque dix ans maintenant, je fais trois à cinq séances de sport chaque semaine, mais là, depuis la rentrée de septembre, c’est bancal. Philippe n’est pas dispo aux heures auxquelles je le suis, on a tourné la chose dans tous les sens, impossible… Son travail principal est d’être enseignant au collège, il ne veut pas rentrer trop tard chez lui le soir et ne travaille pas le week-end, et ça je le comprends aisément. Et moi, je pars le matin vers 7h45 pour être au travail à huit heures, je rentre vers 18 heures. Donc le matin c’est trop tôt pour qu’il vienne à la maison, le soir trop tard. Et il est dispo le mercredi mais pas moi. Et puis nous nous retrouvons soit à la maison, soit au stade. Et le stade en ce moment, ben non… Et les salles de sport sont fermées…

Bref, je fais des séances seule à la maison mais ça n’a rien à voir en intensité et en plaisir avec ce que je fais avec un coach. Je suis méchamment, cruellement en manque de sport, de plaisir de me dépenser à fond, de plaisir de partager avec le prof.

Alors la solution:-))))) retourner au studio de JC. C’est un studio où JC (et sa femme, maintenant diplômée) donnent des cours particuliers, alors oui, même en ce moment il peut continuer son activité, sous certaines conditions dérogatoires. J’ai longuement parlé avec lui ces derniers jours et nous allons reprendre dès la semaine prochaine. (Oui j’ai la dérogation, tout comme pour aller voir ma mère, personne vulnérable, et mon père en Ehpad. je fais tout ce que je fais au grand jour, dans la plus stricte légalité. Je précise avant que certains ne fassent un commentaire). Donc nous reprenons la semaine prochaine. Deux séances par semaine.

Comme je suis en télétravail obligatoire les lundis, mercredis et vendredis, ce sera soit lundi soit mercredi soir. Et le vendredi je ne travaille que le matin, donc la deuxième séance le vendredi après-midi. Ca me fera tellement de bien d’y aller les jours où je télétravaille. Car en télétravail je ne bouge pas beaucoup.

Je suis très heureuse de pouvoir aller au bureau deux jours par semaine, certaines sociétés obligent le télétravail quatre, voire cinq jours par semaine. Chez nous d’ailleurs, ces deux jours de présence au bureau ne sont pas obligatoires, certains viennent un seul jour, voire pas du tout. Je comprends totalement que certains n’aient pas envie d’affronter les transports en ce moment, ou pas envie de sortir tout simplement. En ce qui me concerne en tout cas, j’aime tellement plus être au bureau qu’en télétravail ! Et puis bon, je n’ai pas de problème de transports puisque je vais travailler à pieds. Et j’aime tellement voir mes collègues, travailler en équipe, parler avec ma DG et mon Président. Et aussi, je suis mieux assise sur un fauteuil spécial de bureau pour travailler, avec un grand écran plutôt qu’un ordi portable, l’imprimante dans mon bureau, bref, j’ai le bureau pour travailler, la maison pour être avec Chéri, tout comme j’aime faire le sport dans un endroit dédié plutôt qu’à la maison.

Enfin le télétravail pas mon truc quoi… Ceci dit, j’apprécie la chance que j’ai. Nous avons une chambre d’amis, je l’ai aménagée en coin bureau et j’y suis vraiment bien. Entourée de nos bibliothèques, vue sur le jardin de l’immeuble. Et ne pas être dans le salon c’est bien car Chéri se lève plus tard que moi, et rentre du travail vers 15 heures. Il peut ainsi regarder la télé, écouter de la musique, cuisiner, on ne se gêne pas. Car oui, Chéri lui, va travailler en présentiel, son travail ne peut pas se faire à distance puisqu’il va chez les gens seuls pour prendre soin d’eux. Je suis tellement fière de lui entre parenthèses.

Donc, le télétravail, pas mon truc. Mais je ne vais pas me plaindre, je suis bien installée, j’ai la chance d’avoir une pièce complète pour travailler à la maison quand beaucoup de mes collègues partagent le salon pour y travailler avec leur mari, leurs enfants étudiants…

Si ces confinement étaient arrivés au tout début des années 2000 alors que les ordinateurs n’étaient pas encore vraiment monnaie courante, et encore moins les ordis portables, pas de smartphones, pas de réunions en Visio etc etc etc…. Enfin bref, c’est en 2020 que ça arrive alors la question ne se pose pas, et beaucoup d’entre nous ont la possibilité de télétravailler.

En revanche, quand je pense à tous ceux qui perdent leur travail, qui sont dans un embarras terrible, ça me rend malade. Alors je serais bien malvenue de me plaindre de ne pas aimer le télétravail. Comme sont malvenus les aigris et compagnie… J’ai de plus en plus de mal supporter ceux qui ne prennent leur plaisir qu’à se plaindre et voir du négatif…. la situation est ce qu’elle est, moi non plus je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’on nous impose, moi aussi ma vie est bien compliquée par toutes ces mesures plus ou moins cohérentes pour m’occuper de mes parents avec ces confinements, restrictions etc…. Mais à quoi cela sert-il de ressasser non stop, de s’acharner à dire que c’était mieux avant (c’était différent avant, mieux ou moins bien je ne sais pas, juste différent), que tout est critiquable… Qu’ils fassent mieux, ceux là même qui passent leur temps à critiquer, qu’ils s’engagent en politique, dans des associations et changent le monde puisque bien au chaud derrière leur clavier ils ont apparemment des solutions pour tout et savent tout mieux que les autres, avec des « y’a qà, faudrait que, tout le monde est con… ».

Bref, je ne suis en aucun cas sur ce blog pour parler politique ou économie (sujets qui me passionnent par ailleurs), mais tout simplement pour raconter ma vie sans faux-semblants. Je ne me montre pas sous mon meilleur jour, je dis mes chagrins, mes faiblesses, mais je dis aussi chaque petit bonheur. Et des petits bonheurs il y en a. A nous de les voir, de les saisir, de les apprécier. Un petit bonheur n’est pas forcément une chose extra-ordinaire, c’est un instant qu’il faut savoir voir. En vivant le moment présent, pas en comparant tout le temps, pas en vivant dans le passé. Savourons d’être en vie ce n’est déjà pas mal.

Et n’ayons pas d’orgueil mal placé, si quelqu’un nous manque, on le lui dit tout simplement. Si on est triste, on a le droit de pleurer et de dire qu’on est triste, ce n’est pas pour autant qu’on est malade et dépressif au dernier degré… Si on est heureux on a aussi le droit de le dire sans se faire insulter… Bref, je suis une fleur bleue, une philosophe de bazar, mais depuis plusieurs mois je suis emplie d’amour plus encore qu’avant et je n’ai pas honte de le dire.

Allez, vous avez le droit de rire, de vous moquer, de dire que je suis bien naïve, vous avez même le droit de penser du mal de moi, peu m’importe, je suis tournée vers le positif et le reste ne m’intéresse plus. Je ne veux plus de méchanceté ou de toxicité autour de moi.

Et quand je termine mes articles en vous demandant si vous allez bien et en vous disant de prendre soin de vous, sachez que je l’écris parce que je le pense et le souhaite. Je termine en répétant ce que j’ai écrit en tout début, la notion du temps est vraiment étrange en ce moment, parfois j’en arrive à ne plus savoir quel jour on est. Pas vous ? En allant faire les courses tout à l’heure, Chéri pour faire son attestation me dit « on est bien le 19 ? ». Non le 20 je lui réponds. Et en fait nous sommes le 21….

Il y a plein de choses qui me manquent, aller au cinéma, aller à Bruxelles, voir mes amis… mais l’essentiel est là, je suis avec Chéri et mes parents sont là où ils peuvent être le mieux au vu des circonstances. Je veux absolument reprendre le rythme du blog, publier mes repas, raconter mes séances de sport…. Ca va me faire bizarre de retrouver JC, on n’a pas cessé de communiquer par textos, mais cela fait presqu’un an que nous ne nous sommes pas vus. Et puis je me suis rendue compte ces dernières semaines que la muscu me manque beaucoup. Je vais en refaire un peu, trop trop trop bien !!!!!!!!!!!!! Et quand nous nous sommes parlé il y a quelques jours, il m’a dit des choses tellement gentilles qu’il m’a fait pleurer cet idiot. Il a toujours cru en moi depuis toutes ces années, c’est dingue ça…

Bon les z’amis, je vous laisse. Je vous souhaite une belle soirée, et j’espère que tous vous allez bien:-)

Lundi 31 août 2020

Bon voilà. J’ai 53 ans… Pfouuuu… Enfin, que faire ? Rien, les années filent à la vitesse de la lumière, alors profitons du moindre instant:-) J’ai mieux dormi la nuit dernière, je me suis levée à 5h30 il y a du progrès.

Pour le petit déjeuner, flocons d’avoine dans du lait de coco et un kiwi.

Pour le déjeuner, dans mon Bento, le reste des nouilles sautées de samedi soir. Et des Reine-Claude.

Bon…. on va avoir un problème avec Philippe pour nos séances. En quittant le bureau à 17h30, sur le papier, j’ai le temps de rentrer, me changer et aller au stade… Mais, j’ai quitté le bureau à 17h40 et là, ça me met en retard… Je refuse d’être à cinq minutes près. Ne pas faire des horaires de folie, bien sûr, mais arrêter le mail que je suis en train d’écrire à 17h25 pour avoir le temps de ranger les papiers sur mon bureau, éteindre l’ordi pour aller faire pipi et partir à 17h30 tout pile, ça je ne peux pas, ce n’est pas moi. Alors oui, j’ai fini mon mail en cours à 17h35, l’ai envoyé, suis allée rincer mon mug, rangé mon bureau, et suis partie à 17h entre 40 et 45. Je n’ai jamais arrêté net un dossier en cours, je ne vais pas commencer aujourd’hui ! Je suis censée finir ma journée à 17h30, je sais que ce sera aux alentours de 17h45, le temps de finir et ranger mon bureau.

Je ne veux pas me créer une source de stress si jamais je suis dans le bureau d’un collègue et pars cinq minutes plus tard que l’heure pile… L’idéal serait 19 heures pour le sport, mais ça ce n’est pas possible pour Philippe… Ou alors 18h45 en visio… Je l’ai appelé pour annuler, ça non plus ça ne me ressemble pas d’annuler au dernier moment. Je trouve ça d’une impolitesse absolue. Au même titre que je n’arrive jamais en retard, histoire de respect, envers moi, envers les autres…

Il m’a dit qu’il va attendre d’avoir son emploi du temps définitif et qu’on en parlera posément. Il est sûr de nous trouver deux créneaux hebdomadaires, quitte à en faire un en visio. En tout cas, moi j’ai décidé de ne me créer aucune source de stress inutile. J’en ai bien assez avec mes parents et le fait de m’intégrer dans un nouveau travail. Donc je suis rentrée tranquillement, et ai profité de ma soirée avec Chéri. Mon super Chéri qui hier après-midi a cuisiné un boeuf bourguignon, et l’a refait mijoter ce soir.

Et pour fêter un minimum mon anniversaire, il m’a acheté un opéra, un gâteau que j’aime beaucoup. Mon gâteau préféré du monde, on en achètera un quand on ira à Charleville dans deux week-ends. Un Carolo Karin;-)))

Et Philippe m’a écrit à 21h30 pour me dire que jamais il ne me laissera tomber, on trouvera le moyen de nous voir. Voilà, il va falloir quelques semaines pour trouver le bon rythme, je tiens à réussir ce boulot, je tiens à faire beaucoup de sport, je tiens à passer du temps avec Chéri, je tiens à continuer à m’occuper de mes parents… Je vais y aller un pas après l’autre et essayer de bien dormir avant tout:-)

Passez une douce soirée.