Perdre la notion du temps

Je ne sais pas vous, mais moi en ce moment, la notion du temps m’échappe un peu. Il y a tout pile deux semaines j’étais à Charleville dans la maison de mes parents en train de faire des cartons.

Ça me paraît si loin… Ca ne fait pourtant que deux semaines. Pendant ces deux semaines la vie de mes parents a changé. Mon père finit sa quatorzaine enfermé dans sa chambre d’Ehpad. A partir de lundi il pourra sortir de sa chambre et circuler dans les parties communes, les jardins…

Ma mère elle, a emménagé dans son charmant appartement. Je l’ai découvert dimanche dernier. Mon frère et moi y avons passé la journée. Mon frère a monté les meubles de cuisine, de salle de bain, et j’ai déballé tous les cartons. Ma mère était assise dans un fauteuil et réfléchissait à où mon frère devait poser les cadres, me disait de ranger telle et telle chose à tel endroit. La journée a été fatigante, mais productive.

Dimanche après-midi je suis allée avec ma mère voir mon père. En effet, entre l’appartement de ma mère et l’Ehpad, moins de 20 minutes à pieds. Et encore dimanche dernier il pleuvait à verse, ce qui a ralenti notre marche. Seule, je le fais en dix minutes à peine. Pour ma mère une petite vingtaine de minutes, c’est tout à fait réalisable.

En arrivant à l’Ehpad, ils nous ont fait mettre une blouse en coton, puis une surblouse en plastique, une charlotte sur la tête, des gants, un masque. Quand nous sommes arrivés dans la chambre de mon père il était dans un jour « sans », et ne m’a pas reconnue. Tout du long de la visite il a parlé à sa soeur. Soeur qu’il n’a jamais eue, il n’a qu’un frère.

Changer d’établissement, être confiné sans pouvoir sortir de sa chambre, avoir une nouvelle équipe de soignants autour de lui, n’avoir droit à une visite que tous les deux jours, pendant 45 minutes par deux personnes en blouse et masquées, et bien forcément, rien qu’en deux semaines, il a régressé…. Quand il va pouvoir un peu marcher et sortir ça va lui faire du bien, mais les Ehpad renforcent les règles sanitaires, et chaque visiteur va devoir passer des tests Covid… J’ai reçu un mail de l’Ehpad hier, je n’ai pas plus de détails pour le moment. J’ai bien peur que dans les semaines à venir, les visites deviennent de plus en plus courtes, espacées, compliquées…

En rentrant dimanche soir dernier dans le train j’ai encore beaucoup pleuré. Mon corps et mon esprit sont en train de relâcher la pression des sept derniers mois. J’ai beaucoup pleuré ces derniers jours. Mais je pense vraiment que c’est un passage obligé.

Cette semaine, les brocanteurs sont venus finir de vider la maison, la dame de l’agence immobilière a récupéré les clés. J’ai reçu un dossier à remplir pour le notaire, un gros dossier, encore et encore des dizaines de questions, je n’en peux plus de tous ces dossiers… La signature définitive sera début janvier. J’ai résilié la ligne fixe de téléphone. Le journal local que mon père lit depuis toujours, l’Ardennais, qui était déposé chaque matin sur le pas de la porte à 6 heures, sera livré dès mardi à l’Ehpad. Au moins il ne perdra pas tous ses repères et aura toujours les nouvelles locales des Ardennes. Comme ce sera par la poste, il le reçoit avec un jour de décalage, mais ça, ce n’est pas bien important.

Tous les changements d’adresses sont faits, les assurances en règle etc etc… Me reste à prévenir les impôts du changement de situation et je crois que tout sera vraiment terminé. Ma mère se plaît dans son appart, et rien que ça, ça efface tous les chagrins. Il faut dire qu’on en a fait un tellement joli cocon, et elle a tout choisi, tout ce qu’elle aime. Tous les soirs quand je l’appelle elle me dit qu’elle se sent bien. Je trouve ma mère incroyablement résistante et courageuse. A sa place beaucoup se seraient lamentés sur leur sort, auraient voulu rester dans leur maison, au risque de s’y fracasser et de se blesser, auraient ressassé, auraient dit oui, puis non, puis oui, puis non… ma mère depuis sept mois a vécu tant de chocs psychologiques, de fatigue physique, de chagrin, de changements à assimiler et intégrer, et elle reste positive, se projette dans son nouvel environnement avec tant de douceur…

Elle est heureuse de nous voir si souvent mon frère et moi, elle voit aussi plus souvent ma nièce. Elle sait que nous sommes rassurés et nous faisons moins de souci pour elle, et c’est l’essentiel pour elle, plutôt que de s’accrocher à des biens matériels et une maison qui ne prendront pas soin d’elle…

Demain, je vais à Reims avec Chéri, il verra l’appartement de ma mère et nous irons voir mon père demain après-midi. En ce moment où je vous écris il est en train de cuisiner un plat que nous emporterons demain, pour éviter toute fatigue à ma mère. Nous allons passer une belle journée. J’ai acheté pour ma mère un énorme calendrier de l’avent, avec un produit de beauté dans chacune des 24 cases. Jeudi soir, je suis allée voir ma généraliste, elle m’a demandé comment j’allais, comme se sont passés ces derniers mois avec mes parents, et je me suis mise à pleurer en lui racontant.

Elle m’a dit qu’il va me falloir trois mois au moins pour digérer tout ça, retrouver le sommeil, ne plus pleurer, être moins fatiguée. Elle a soulevé l’idée de reprendre des anti dépresseurs, j’ai refusé. J’en ai pris plus d’un an pendant le burn out, ai mis des mois à me sevrer alors non, je vais essayer de surmonter tout cela sans en reprendre. J’ai beaucoup changé, en profondeur, je dois m’habituer à ma nouvelle moi.

En sept mois, j’ai cherché et trouvé du travail, réussi ma période d’essai, passé tous mes week-ends à faire de longs trajets en train, passé beaucoup de jours et de nuits sans Chéri, éprouvé un chagrin dont je ne soupçonnais même pas qu’il puisse exister, alors oui, je dois assimiler tout ça. Et j’en sortirai encore plus forte et sereine, encore plus heureuse de vivre, comme après chaque épreuve…

Ce qui manque à mon équilibre, c’est le sport… Depuis presque dix ans maintenant, je fais trois à cinq séances de sport chaque semaine, mais là, depuis la rentrée de septembre, c’est bancal. Philippe n’est pas dispo aux heures auxquelles je le suis, on a tourné la chose dans tous les sens, impossible… Son travail principal est d’être enseignant au collège, il ne veut pas rentrer trop tard chez lui le soir et ne travaille pas le week-end, et ça je le comprends aisément. Et moi, je pars le matin vers 7h45 pour être au travail à huit heures, je rentre vers 18 heures. Donc le matin c’est trop tôt pour qu’il vienne à la maison, le soir trop tard. Et il est dispo le mercredi mais pas moi. Et puis nous nous retrouvons soit à la maison, soit au stade. Et le stade en ce moment, ben non… Et les salles de sport sont fermées…

Bref, je fais des séances seule à la maison mais ça n’a rien à voir en intensité et en plaisir avec ce que je fais avec un coach. Je suis méchamment, cruellement en manque de sport, de plaisir de me dépenser à fond, de plaisir de partager avec le prof.

Alors la solution:-))))) retourner au studio de JC. C’est un studio où JC (et sa femme, maintenant diplômée) donnent des cours particuliers, alors oui, même en ce moment il peut continuer son activité, sous certaines conditions dérogatoires. J’ai longuement parlé avec lui ces derniers jours et nous allons reprendre dès la semaine prochaine. (Oui j’ai la dérogation, tout comme pour aller voir ma mère, personne vulnérable, et mon père en Ehpad. je fais tout ce que je fais au grand jour, dans la plus stricte légalité. Je précise avant que certains ne fassent un commentaire). Donc nous reprenons la semaine prochaine. Deux séances par semaine.

Comme je suis en télétravail obligatoire les lundis, mercredis et vendredis, ce sera soit lundi soit mercredi soir. Et le vendredi je ne travaille que le matin, donc la deuxième séance le vendredi après-midi. Ca me fera tellement de bien d’y aller les jours où je télétravaille. Car en télétravail je ne bouge pas beaucoup.

Je suis très heureuse de pouvoir aller au bureau deux jours par semaine, certaines sociétés obligent le télétravail quatre, voire cinq jours par semaine. Chez nous d’ailleurs, ces deux jours de présence au bureau ne sont pas obligatoires, certains viennent un seul jour, voire pas du tout. Je comprends totalement que certains n’aient pas envie d’affronter les transports en ce moment, ou pas envie de sortir tout simplement. En ce qui me concerne en tout cas, j’aime tellement plus être au bureau qu’en télétravail ! Et puis bon, je n’ai pas de problème de transports puisque je vais travailler à pieds. Et j’aime tellement voir mes collègues, travailler en équipe, parler avec ma DG et mon Président. Et aussi, je suis mieux assise sur un fauteuil spécial de bureau pour travailler, avec un grand écran plutôt qu’un ordi portable, l’imprimante dans mon bureau, bref, j’ai le bureau pour travailler, la maison pour être avec Chéri, tout comme j’aime faire le sport dans un endroit dédié plutôt qu’à la maison.

Enfin le télétravail pas mon truc quoi… Ceci dit, j’apprécie la chance que j’ai. Nous avons une chambre d’amis, je l’ai aménagée en coin bureau et j’y suis vraiment bien. Entourée de nos bibliothèques, vue sur le jardin de l’immeuble. Et ne pas être dans le salon c’est bien car Chéri se lève plus tard que moi, et rentre du travail vers 15 heures. Il peut ainsi regarder la télé, écouter de la musique, cuisiner, on ne se gêne pas. Car oui, Chéri lui, va travailler en présentiel, son travail ne peut pas se faire à distance puisqu’il va chez les gens seuls pour prendre soin d’eux. Je suis tellement fière de lui entre parenthèses.

Donc, le télétravail, pas mon truc. Mais je ne vais pas me plaindre, je suis bien installée, j’ai la chance d’avoir une pièce complète pour travailler à la maison quand beaucoup de mes collègues partagent le salon pour y travailler avec leur mari, leurs enfants étudiants…

Si ces confinement étaient arrivés au tout début des années 2000 alors que les ordinateurs n’étaient pas encore vraiment monnaie courante, et encore moins les ordis portables, pas de smartphones, pas de réunions en Visio etc etc etc…. Enfin bref, c’est en 2020 que ça arrive alors la question ne se pose pas, et beaucoup d’entre nous ont la possibilité de télétravailler.

En revanche, quand je pense à tous ceux qui perdent leur travail, qui sont dans un embarras terrible, ça me rend malade. Alors je serais bien malvenue de me plaindre de ne pas aimer le télétravail. Comme sont malvenus les aigris et compagnie… J’ai de plus en plus de mal supporter ceux qui ne prennent leur plaisir qu’à se plaindre et voir du négatif…. la situation est ce qu’elle est, moi non plus je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’on nous impose, moi aussi ma vie est bien compliquée par toutes ces mesures plus ou moins cohérentes pour m’occuper de mes parents avec ces confinements, restrictions etc…. Mais à quoi cela sert-il de ressasser non stop, de s’acharner à dire que c’était mieux avant (c’était différent avant, mieux ou moins bien je ne sais pas, juste différent), que tout est critiquable… Qu’ils fassent mieux, ceux là même qui passent leur temps à critiquer, qu’ils s’engagent en politique, dans des associations et changent le monde puisque bien au chaud derrière leur clavier ils ont apparemment des solutions pour tout et savent tout mieux que les autres, avec des « y’a qà, faudrait que, tout le monde est con… ».

Bref, je ne suis en aucun cas sur ce blog pour parler politique ou économie (sujets qui me passionnent par ailleurs), mais tout simplement pour raconter ma vie sans faux-semblants. Je ne me montre pas sous mon meilleur jour, je dis mes chagrins, mes faiblesses, mais je dis aussi chaque petit bonheur. Et des petits bonheurs il y en a. A nous de les voir, de les saisir, de les apprécier. Un petit bonheur n’est pas forcément une chose extra-ordinaire, c’est un instant qu’il faut savoir voir. En vivant le moment présent, pas en comparant tout le temps, pas en vivant dans le passé. Savourons d’être en vie ce n’est déjà pas mal.

Et n’ayons pas d’orgueil mal placé, si quelqu’un nous manque, on le lui dit tout simplement. Si on est triste, on a le droit de pleurer et de dire qu’on est triste, ce n’est pas pour autant qu’on est malade et dépressif au dernier degré… Si on est heureux on a aussi le droit de le dire sans se faire insulter… Bref, je suis une fleur bleue, une philosophe de bazar, mais depuis plusieurs mois je suis emplie d’amour plus encore qu’avant et je n’ai pas honte de le dire.

Allez, vous avez le droit de rire, de vous moquer, de dire que je suis bien naïve, vous avez même le droit de penser du mal de moi, peu m’importe, je suis tournée vers le positif et le reste ne m’intéresse plus. Je ne veux plus de méchanceté ou de toxicité autour de moi.

Et quand je termine mes articles en vous demandant si vous allez bien et en vous disant de prendre soin de vous, sachez que je l’écris parce que je le pense et le souhaite. Je termine en répétant ce que j’ai écrit en tout début, la notion du temps est vraiment étrange en ce moment, parfois j’en arrive à ne plus savoir quel jour on est. Pas vous ? En allant faire les courses tout à l’heure, Chéri pour faire son attestation me dit « on est bien le 19 ? ». Non le 20 je lui réponds. Et en fait nous sommes le 21….

Il y a plein de choses qui me manquent, aller au cinéma, aller à Bruxelles, voir mes amis… mais l’essentiel est là, je suis avec Chéri et mes parents sont là où ils peuvent être le mieux au vu des circonstances. Je veux absolument reprendre le rythme du blog, publier mes repas, raconter mes séances de sport…. Ca va me faire bizarre de retrouver JC, on n’a pas cessé de communiquer par textos, mais cela fait presqu’un an que nous ne nous sommes pas vus. Et puis je me suis rendue compte ces dernières semaines que la muscu me manque beaucoup. Je vais en refaire un peu, trop trop trop bien !!!!!!!!!!!!! Et quand nous nous sommes parlé il y a quelques jours, il m’a dit des choses tellement gentilles qu’il m’a fait pleurer cet idiot. Il a toujours cru en moi depuis toutes ces années, c’est dingue ça…

Bon les z’amis, je vous laisse. Je vous souhaite une belle soirée, et j’espère que tous vous allez bien:-)

21 avril, pour le meilleur et pour le pire

Bonjour:-)

Ce mercredi 11 novembre, jour férié confiné, me permet d’enfin me poser un peu et de passer une journée tranquille seule à la maison avec Chéri. Pratiquement un mois et demi que je n’ai pas écrit, vous m’avez manqué.

Un mois et demi où je n’ai pas pris beaucoup de temps pour… pour quoi que ce soit. Chéri, écrire, faire du sport, tout cela est un peu passé à la trappe, priorité à mes parents et à mon travail.

Alors, le travail… Ma période d’essai est terminée, me voilà confirmée en CDI. Le Président, La Directrice Générale, la DRH m’ont dit qu’ils avaient mis des mois à chercher la collaboratrice qu’ils voulaient, et qu’ils étaient heureux de m’avoir trouvée. Quel bonheur d’entendre ça, de travailler avec des gens exigeants mais justes, pas manipulateurs ni pervers. En revanche tout au long de ma période d’essai, j’étais persuadée qu’ils n’allaient pas me confirmer, j’ai fait tellement d’allers-retours à Charleville, des heures de train, des heures de démarches, des heures à faire des cartons… Donc j’étais tellement préoccupée par mes parents et tout ce qu’il y avait à faire que je n’avais pas totalement ma tête au travail, et si eux ne s’en sont pas rendu compte, moi oui.

Et je ne suis pas complètement satisfaite du travail que j’ai fait pendant ces premiers mois. Enfin, ils sont ravis de moi, alors merci la vie ! Et en janvier je vais pouvoir enfin m’organiser comme je le veux dans mon travail en étant totalement concentrée, et non plus dans l’angoisse du téléphone qui sonne et de toutes les démarches à faire, empiétant sur mon temps de travail.

Du côté de mes parents, voilà, cette semaine est LA semaine de leurs deux déménagements. Mon père devait initialement être transféré à Reims le 19 octobre, mais la veille, l’Ehpad nous appelle pour nous dire qu’il y a des cas Covid, et que donc l’admission de mon père est remise à… ils ne savent pas quand.

Cette semaine du 19 octobre, j’étais en vacances. Vacances prévues de très très longue date, puisque Karin et moi avions réservé une thalassothérapie en novembre 2019. Lors de mes entretiens d’embauche, j’avais parlé de cette semaine prévue, et ils m’avaient dit que je pouvais la prendre sans problème.

Malheureusement, deux ou trois semaines avant notre départ, voilà que nous apprenons que la société de thalasso a fait faillite. Donc naturellement séjour annulé, et pas sûr que nous récupérions notre argent… Enfin, c’est comme ça, je ne me rends plus malade pour des choses sur lesquelles je n’ai pas prise. Si on le récupère tant mieux, sinon, nous n’en mourrons pas.

Du coup, pendant cette semaine je suis allée à Charleville, faire des devis avec déménageurs, recevoir le brocanteur qui vide la maison. Et surtout, soutenir ma mère. Ma mère qui subit tant de choses d’une violence psychologique terrible, qui se retrouve si seule. Alors mon frère et moi y allons tout le temps. Mon frère qui est à 80 kilomètres, deux fois par semaine, moi pendant mes vacances et chaque week-end. Malheureusement nous n’avons pendant cette période pas pu voir beaucoup mon père. La clinique transitoire dans laquelle il attendait son départ pour Reims a durci les conditions de visite pour éviter la propagation de la Covid. Une visite d’une seule personne, une fois tous les quatre jours, pendant 20 minutes. Masqués, derrière un Plexiglas. Ni mon frère, ni mon père, ni ma mère ni moi n’avons la Covid, mais nous ne sortirons pas pour autant indemnes de tout cela.

Profondément changée en ce qui me concerne… Ah oui aussi, pendant tous ces jours et fins de semaines passés à Charleville, j’ai mis la maison en vente. J’ai reçu trois agents immobiliers qui en ont fait l’estimation, nous avons choisi celle qui nous a inspiré le plus confiance. Là encore, gros choc pour ma mère… Il y a eu une quinzaine de visites en quatre jours. Heureusement la dame de l’agence immobilière a chaque fois été très attentionnée et délicate avec ma mère, car ni mon frère ni moi n’étions là pour ces visites.

La maison a été vendue en moins d’une semaine. Nous sommes allés tous les trois signer le compromis de vente, ma mère naturellement, et mon frère et moi en tant que représentants de mon père. Moment tellement difficile (et il restera la signature chez le notaire début janvier).

Puis nous avons commencé les cartons. Puis les brocanteurs sont venus vider le grenier, le sous-sol, et tout ce que ma mère n’emporte pas à Reims. Pendant les quelques jours de congés que j’ai passés à Charleville, nous nous sommes levées un matin à quatre heures et demi avec ma mère pour aller à Reims. Elle devait passer à huit heures une visite médicale pour l’entrée dans son appartement. Mon frère est venu avec nous. Ma mère a brillamment passé les tests de mémoire, et est en assez bonne forme physique. Le médecin nous a fait pleurer mon frère et moi en disant à quel point c’est rare que tous les enfants accompagnent leur parent, et qu’il ne voyait pas souvent un frère et une soeur s’entendre aussi bien sur les choses à faire pour adoucir la nouvelle vie de leur parents. Le juge des tutelles et l’assistante sociale nous ont dit la même chose. Apparemment il y a des familles qui se déchirent quand arrivent les questions que posent l’organisation de la fin de vie. Oui j’emploie des mots durs, mais c’est ça la réalité toute nue.

Le fait est que depuis sept mois mon frère et moi avons travaillé sans relâche pour tout préparer, pour décharger mes parents de tout tracas.

Malheureusement, nous ne pouvons pas leur redonner la santé ni la possibilité de vivre à nouveau réunis. Et rien que d’écrire cela, je pleure à nouveau. Chéri m’a tellement soutenue au long de ces mois. Venant avec moi à Charleville un week-end sur deux, et ne me reprochant jamais de passer autant de temps dans les trains, au téléphone etc etc…

Heureusement, avant le deuxième confinement du 28 octobre (jour du vingtième anniversaire de ma nièce, elle n’oubliera pas ses 20 ans !), nous avons eu le temps d’acheter ce qui manquait pour le nouvel appartement de ma mère. Un lit une personne, des meubles pour aménager la cuisine et la salle de bains. Le reste viendra de la maison. L’Ehpad m’a appelée la semaine dernière, pour dire que ça y est il n’y a plus de cas Covid chez eux, mon père y a donc été transféré ce lundi 9, après avoir passé un test à nouveau.

Mon frère vient aujourd’hui chercher ma mère à Charleville et l’emmène à Reims elle va habiter quelques jours chez lui. Il récupère demain les clés de l’appartement de ma mère, qui a été refait à neuf, fait l’état des lieux, et vendredi je coordonne le déménagement entre Charleville et Reims et mon frère réceptionne à Reims. Ce week-end je vais à Reims, on va installer ma mère. Le week-end dernier était donc pour moi le dernier dans ma ville natale, dans la maison que mes parents ont fait construire avant ma naissance. Sur le quai de la gare dimanche soir, j’ai été envahie d’une tristesse immense. Bien sûr j’ai quitté Charleville à 18 ans, mon désir absolu était de vivre à Paris, et je suis toujours aussi heureuse de vivre à Paris depuis maintenant bientôt 35 ans. Mais je savais qu’à Charleville, il y avait mes parents, mon repère…

Mon frère va subir la même tristesse en allant chercher ma mère tout à l’heure. Quant à ma mère n’en parlons pas. Bon, elle a eu le temps de dire au-revoir aux voisins, je l’ai emmenée dans tous les endroits qu’elle aime ces dernières semaines. En revanche mon père n’a pas eu cette chance. Il a brutalement été hospitalisé le 21 avril, et ne sortira plus jamais.

Le 21 avril… le meilleur jour pour mes parents, qui se sont mariés le 21 avril 1957, âgés de 20 et 22 ans. Et le pire jour, aussi ce 21 avril 2020 où ils ont été séparés si brutalement.

Dans quelques mois nous irons tous mieux. Ma mère va prendre ses marques, pouvoir enfin se reposer. Elle adore son nouvel appartement, est heureuse de vivre seule dans un espace beaucoup plus petit, en gardant son autonomie. Elle pourra aller voir mon père à pieds. Son appartement est dans une résidence neuve, nichée dans un parc, tout en étant dans un quartier commerçant. Elle a déjà fait connaissance des gardiens de la résidence, de sa voisine de pallier. Et à moins de dix minutes de chez mon frère. Elle a déjà repéré le cours de yoga collé à la résidence. Elle a précieusement emballé sa boîte à couture, ses aiguilles à tricoter, ses pelotes de laine. Je lui ai acheté plein de livres.

Je me suis fait tellement de souci pour elle ces derniers mois, la sachant seule à la maison. Mon père, j’espère qu’il va s’habituer à la nouvelle équipe soignante s’occupant de lui. Il est dans une grande chambre, nous lui avons apporté les objets qu’il aime le plus. Il verra ma mère pratiquement chaque jour. Mon frère et moi une fois par semaine.

Moi, je vais essayer de me reconstruire, ces derniers mois m’ont épuisée. Physiquement et psychologiquement. Comment j’ai fait pour trouver du travail dans cette période douloureuse, pour réussir ma période d’essai ? Je me le demande chaque jour. Comment j’ai réussi à donner le change au travail alors que je passe mes nuits sans dormir et à pleurer ? Je ne sais pas… Le nouveau confinement complique à nouveau les choses. Déjà que je n’en peux plus de faire et défaire ma valise chaque week-end, voilà qu’à nouveau ils ont supprimé 80% des trains (sur peu de trains à la base). Dimanche j’ai été contrôlée par la police à la correspondance de Reims, en descendant du TER de Charleville avant de monter dans le TGV pour Paris. Et arrivée à 20h30 à Paris, les policiers attendaient à la descente du train, contrôlant attestations et dérogations, et en plus faisant ouvrir les bagages.

J’ai déjà pris mes billets pour Reims ce week-end, c’est beaucoup mieux car il y a juste 45 minutes de TGV. Pas de correspondance comme vendredi soir dernier où j’ai quitté Paris à 17h30, et ai passé deux heures sur le quai à Reims à attendre la correspondance pour Charleville. Pour finalement arriver à 21h45. Donc pour Reims seulement 45 minutes de TGV, pas de correspondances. Mais avec le confinement, même problèmes d’horaires… Bon, espérons que cela se terminera vite et que je pourrai faire tranquillement mes allers-retours Paris-Reims-Paris dans la journée, chaque samedi ou dimanche. Quand tout va bien, 45 minutes de TGV, sachant que j’habite à 15 minutes de la Gare de l’Est et que mon père, ma mère, mon frère, habitent tous près de la gare de Reims, cela ne sera pas plus pénible que d’aller en proche banlieue, donc très faisable dans la journée.

Voilà, vous savez à peu près tout. Je vais pouvoir revenir normalement sur le blog, moins préoccupée et moins occupée par les démarches. Je vous parlerai de mon expérience du télétravail que je n’avais jamais pratiqué.

Il est dix heures, Chéri dort encore, je vais lui préparer un petit déjeuner de fête. Ces derniers mois il m’a tellement manqué pendant tous mes allers-retours et plus que jamais, je savoure chaque seconde passée avec lui.

J’espère que vous allez tous bien ?

Deux nouvelles

Juste un mot les z’amis. Trop de choses à faire, je repars à Charleville dès vendredi après-midi.

La bonne nouvelle, le labo m’a appelée ce matin, je suis Covido négative (je ne sais pas si ça se dit d’ailleurs. Enfin bref, là, en temps réel, je n’ai pas la Covid:-)) Le test PCR indique juste l’état au moment où on le fait, ce n’est pas un test sérologique. Il n’empêche que j’en suis bien heureuse.

Deuxième nouvelle, voilà, c’est fait, je suis la tutrice de mon père. La juge m’a demandé pourquoi mon père avait besoin d’être sous « protection ». J’ai pu parler dix minutes avant d’avoir la voix qui tremble. La juge a alors demandé à la greffière de relire les notes qu’elle avait prises, m’a fait signer. Le jugement définitif d’habilitation familiale prendra effet le 5 novembre. Quelle journée hier ! Six heures de transports (bus, TGV, TER) pour passer six heures à Charleville. En douze heures, la vie d’un homme réduite à une page dans un dossier administratif…

Bon maintenant, focus sur les deux déménagements et le « vidage » de la maison. Mes parents l’ont fait construire en 1966 vous imaginez tout ce qu’il y a dedans, surtout le sous-sol et le grenier… A suivre:-)

Reprendre le cours du blog

Les fins de dimanche sont des moments que j’aime. Des moments doux. Des moments juste pour Chéri et moi. Le week-end s’achève. On est sortis, on a vu des amis, on est allés au ciné, ou je rentre de Charleville et ces quelques heures avant de penser à la semaine qui va commencer sont tout à nous.

J’allume des bougies parfumées, et c’est là que nous que nous discutons le mieux, en faisant des câlins aux chattes, en parlant de nous, de tout, de rien. Puis Chéri prépare le plat du dimanche soir, il adore faire un plat élaboré le dimanche soir. Ce soir, il a cuisiné une pintade aux choux de Bruxelles, carottes, oignons, avec des petites pommes de terre. Il sait comme j’aime ce plat. Et ce week-end nous avons eu plein de temps, coincés que nous étions à la maison:-)

Les week-ends habituels, pendant ce temps où Chéri cuisine, je me fais un masque du visage, je prépare mon carnet de bord pour la semaine à venir. Avec tout ce qui s’est passé dernièrement, je n’ai pas encore eu le temps de vous présenter ce joli carnet de bord (ci-dessus en photo) que j’ai commencé en même temps que j’ai pris mon nouveau poste.

J’ai très envie que ce blog reprenne son cours, vous parler d’alimentation, de sport, de sorties, de doux moments, de rires, de menus plaisirs. Depuis quelques mois le temps m’échappe.

Alors justement, que se passe-t’il avec mes parents ?

Nous avons, depuis plusieurs mois, beaucoup beaucoup travaillé avec mon frère. Nous nous sommes réparti les tâches, moi l’administratif et la tutelle, lui la logistique de tout ce qui concerne Reims. Il va deux fois par semaine déjeuner avec ma mère et rendre visite à mon père. J’y vais un week-end sur deux depuis que je retravaille, et y ai passé la majeure partie de l’été. Il est essentiel pour nous de laisser mes parents le moins possible seuls, de les appeler chaque jour. Surtout ma mère.

Car mon père, dans la clinique où il est, n’est jamais seul, entouré du personnel médical, faisant chaque jour des exercices avec le kiné, l’ergothérapeuthe, l’orthophoniste pour reparler et pouvoir remanger après son AVC. Il ne peut toujours pas boire… Il voit ma mère tous les jours, mon frère deux fois par semaine, moi plusieurs fois par semaine jusque fin août.

Ma mère, en revanche, se sent épouvantablement seule. Terrifiée par l’avenir. Elle oublie de manger, elle est faible, elle oublie tout, se sent un boulet malgré nos dénégations, et pleure chaque jour. Elle ne vit que dans l’attente de nos visites et coups de téléphone. J’ai peur pour elle, seule dans la maison familiale où elle n’a plus envie d’être. Peur qu’elle tombe dans les escaliers, peur quand je l’entends pleurer au téléphone chaque soir.

Alors mon frère et moi avons bousculé toutes les institutions possibles et imaginables, rempli tous les dossiers, visité tous les endroits où nos parents seront bien, et surtout proches géographiquement l’un de l’autre, et de mon frère.

Et enfin, nous avons trouvé. Enfin tous les dossiers sont complets. Enfin tous les médecins valident. Enfin je passe au tribunal mardi et j’aurai la tutelle de mon père. Mon père à qui j’ai expliqué la situation, qui est d’accord pour que nous vendions la maison, qui est d’accord pour aller à Reims, qui est d’accord pour que ma mère vive dans un endroit différent de celui où il sera.

Ce nouveau chapitre qui s’ouvre est effrayant pour nous quatre, mais nous sommes ensemble, nous n’avons jamais autant parlé, nous n’avons jamais autant été soudés. Tous les quatre. Plus Chéri, qui est là, aimant avec mes parents comme s’ils étaient ses propres parents. Nous cinq et personne d’autre. Le choc si violent du mois d’avril (la séparation de mes parents, hospitalisés dans des endroits différents en plein confinement), puis l’AVC de mon père cet été, qui l’a encore amoindri. Ce choc psychologique, le premier, nous l’avons surmonté, ensemble.

Un deuxième nous attend, qui va rendre les trois prochains mois encore plus difficiles. Car ça y est, mon père a fait la visite de pré-admission dans l’EHPAD que nous avons sélectionné, et y sera transféré dans les jours qui viennent. La résidence où ma mère va habiter est à 500 mètres de l’EHPAD de mon père. Ma mère va avoir un petit appartement qui l’enchante, au troisième étage d’une résidence neuve, avec un balcon donnant sur le jardin de la résidence, et au-delà du jardin, sur un parc. Une résidence dans laquelle un gardien est présent 24h/24. A moins de 100 mètres d’une boulangerie et d’un Carrefour Market.

Pour les grosses courses, mon frère les fera. Sa maison est à un kilomètre de l’EHPAD et de la résidence de ma mère. Tout cela est à deux arrêts de tramway de la gare de Reims. Gare de Reims que je mets 45 minutes à rejoindre en TGV depuis la gare de l’Est, distante de chez nous de 4 stations de métro. On a beaucoup réfléchi, beaucoup consulté mes parents, la psy de la clinique où est mon père.

Sur le papier tout cela est parfait. Dans les faits, nous savons, le personnel soignant nous y a préparé, que cela va être quelques semaines terriblement éprouvantes. Mes parents sont mariés depuis 63 ans, mais savent maintenant qu’ils ne vivront plus ensemble. Ils vont quitter la ville où ils ont passé leur vie. Ils en sont contents mais cela reste néanmoins effrayant et douloureux pour eux. Ma mère est enthousiaste de ne plus avoir à s’occuper de la maison, de sentir qu’elle sera si proche de chez mon frère, que je vais m’occuper de tous les papiers… Car elle ne sort plus, ne va plus se promener en ville, uniquement avec mon frère ou moi. Le reste du temps sa fatigue la force à rester à la maison. Mon père est content de se rapprocher de nous, rassuré de savoir que jamais nous ne l’abandonnerons, qu’il nous verra encore plus, et qu’il verra aussi sa petit-fille plus souvent.

Ce qui s’annonce difficile pour les semaines à venir, bon évidemment c’est la vente de la maison, et la vider. Mais surtout, plus que tout, c’est mon père que nous allons devoir ménager à l’extrême. En cinq mois il s’est beaucoup attaché au personnel de la clinique de Charleville, il connaît bien chaque membre de l’équipe, et sa démence vasculaire le porte à penser qu’il est à l’hôtel, et particulièrement bien soigné car il est le client préféré des patrons. Il voudrait d’ailleurs me réserver une chambre dans cet hôtel pour que j’y vive avec lui.

Alors le séparer de cette équipe de soignants, l’habituer à une nouvelle chambre, de nouveaux visages s’occupant de lui au quotidien, le neurologue et la psy nous ont prévenus que les premières semaines vont être très très difficiles. Et particulièrement pour moi, ils ont remarqué que je suis celle qui souffre le plus psychologiquement de l’état de mon père.

Aussi étrange que cela paraisse, je suis celle qui réussit à comprendre mon père (qui parle très très mal depuis l’AVC), celle qui réussit à entrer dans la réalité qu’il se crée, et nous développons une relation très profonde, si étrange que cela puisse paraître, à moi la première. La directrice de l’EHPAD aussi m’a dit que ça va être aussi difficile pour moi.

Cet EHPAD, évidemment reste un EHPAD, mais les chambres sont belles, personnalisables, spacieuses. Dans le salon commun il y a un immense arbre à chat. Le chat se promène là où il veut, les pensionnaires ont l’air ravi d’avoir ce petit compagnon. Il y a un grand jardin… La cuisine est faite sur place par un cuisinier, ce ne sont pas des plats tout faits, livrés à réchauffer. Et surtout, cela permettra à mes parents de passer tous les après-midis ensemble, à mon frère d’y aller tous les deux jours, à moi d’y aller chaque semaine.

Bref, je ne vais pas ouvrir un débat sur les EHPAD. Bien sûr qu’il y a matière à polémiquer, et surtout matière à s’indigner du coût, je ne sais pas comment font les gens n’ayant pas d’économies, de maison à vendre, d’enfants pouvant payer… Je ne sais pas, et je n’ai pas la force de me révolter, j’ai juste envie de m’occuper de mes parents. Bien évidemment personne n’a envie de finir sa vie dans un EHPAD et personne n’a envie d’y mettre ses parents. Mais quand il n’y a pas d’autres solutions, que les aides à domicile, ou même l’HAD (hospitalisation à domicile) ne suffisent plus, quand le conjoint, âgé et épuisé ne peut pas rester éveiller 24 sur 24, que faisons-nous ? Je sais comme les EHPAD ont mauvaise presse, c’est pour cela que nous avons choisi celui nous paraissant le moins déshumanisé, très haut de gamme, avec du personnel diplômé médicalement, bref, on fait ce qu’on peut voyez-vous… Et ceux qui jugent, et bien nous en reparlerons quand ils seront confrontés à la situation… Mon père m’a dit il y a quelques mois qu’il aimerait mourir, se suicider, mais n’en a pas le courage. Je connais plusieurs personnes disant cela, qu’elles se suicideront pour ne pas finir en maison de retraite, or, je constate aussi que plus on vieillit, plus on s’accroche à la vie, et peu nombreux sont ceux qui passent à l’acte. J’entends tous les débats, les jugements sur la façon de traiter les personnes âgées. De par mon nouveau travail, j’assiste à des réunions sur la création de la 5e branche de la Sécurité Sociale, celle de la dépendance et du grand âge. J’ai eu l’opportunité d’assister à des débats entre ministres et patrons de la sécu sur le traitement des personnes âgées dépendantes, handicapées intellectuelles… Et malheureusement il n’y aura pas de changement avant bien longtemps j’en ai peur. Alors, encore une fois, je me garde de juger trop vite. Les jugements, le cynisme, les donneurs de leçon j’en entends tellement… Et je laisse glisser, je ne perdrai plus jamais mon énergie à me justifier, je fais ce que je peux, malheureusement pas forcément ce que je voudrais, et ce n’est déjà pas si mal

J’écris ici la situation telle que je la ressens, je suis la fille aimante, brisée de chagrin et terriblement épuisée de parents terriblement désorientés. Alors nous essayons d’organiser la plus douce et confortable fin de vie qu’il nous est possible à mon frère et à moi pour nos parents.

Je ne sais pas si mes larmes cesseront de couler comme elles coulent chaque jour depuis ce p… de 22 avril. Je ne sais pas si j’aurai encore une seule nuit de vrai bon sommeil sans m’angoisser pour mes parents. Je ne sais pas si je vais enfin trouver l’apaisement. Je ne sais pas si je vais réussir ma période d’essai dans ce nouveau travail qui est celui qui m’intéresse de plus de tous ceux que j’ai faits au long de ma vie. Je ne sais pas quand je vais retrouver le temps de venir vous écrire chaque jour à nouveau.

Heureusement Chéri est là, Chéri qui ne m’en veut pas de partir un week-end sur deux. Chéri qui ne m’en veut pas de me lever à cinq heures du matin pour aller faire du sport de six heures à sept heures puis filer au travail. Et qui ne m’en veut pas non plus d’aller au stade de 20h15 à 21h15, de rentrer du sport à 21h40 et qui m’attend patiemment en ayant préparé le dîner. Chéri qui comprend que j’irai une journée par semaine à Reims, qui viendra avec moi une fois toutes les deux semaines.

Et heureusement j’ai le sport, et Philippe, qui me fait des super séances, adaptées à mon état de fatigue et à mon état psychologique. Voilà toutes les raisons pour lesquelles j’ai peu écrit ces dernières semaines… le temps m’échappe.

Finalement, ce week-end coincée ici pour passer le test Covid aura eu ça de bénéfique que j’ai dormi, vous ai écrit:-) J’espère que vous allez tous bien ?

Je vous montre la pintade aux choux ?

Je reviens dès que possible

Tout arrive en même temps pour mes parents. DéménagementS à organiser, vendre la maison, installer mon père, installer ma mère. Leurs logements respectifs sont trouvés. Gérer toutes les démarches, les allers-retours, le nouveau travail…

Mais je vais y arriver, et venir vous raconter:-) Ne vous inquiétez pas, tout va aussi bien qu’il est possible dans cette situation.

A très vite. Vous me manquez trop.

Bien joli week-end

Le week-end a donc commencé vendredi à 13h30, non mais c’est incroyable ça, je n’y suis pas encore habituée:-) La semaine de travail, cette deuxième semaine a passé à la vitesse de l’éclair ! J’aime beaucoup la petite rue où je travaille. Elle est rigolote cette petite rue. Il n’y a aucun commerce, aucune boutique mais il y a… un tatoueur. Un tatoueur à cet endroit c’est surprenant:-).

Donc vendredi à 13h30, je quitte le bureau, et je suis allée chez la manucure. J’ai choisi un vernis bordeaux, je n’avais jamais mis de bordeaux, je me disais que ça fait vieillot le bordeaux, mais en fait non, je trouve carrément cette couleur élégante sur les ongles.

Samedi tranquille. Réveillée à sept heures passées (et ce matin à neuf heures), j’ai l’impression que le sommeil commence à revenir. Nous sommes allés faire les courses avec Chéri. Alors que nous rentrions, le facteur m’a déposé un colis. Et quel colis ! Une tasse à café et une tasse à thé/tisane, envoyé par l’une d’entre vous. Merci mille fois !!!!!!!!!! Je vais les emporter au bureau dès demain:-) Elles sont trop belles, merci encore !

Puis j’ai passé l’après-midi seule à la maison, Chéri étant à son Festival. J’en ai profité pour regarder une série, lire. Et j’ai pris mes billets de train pour la semaine de thalasso d’octobre. Une semaine de thalasso à Roscoff avec ma jolie Karin:-) Il y a deux ans nous sommes allées à Pornic, il y a quatre ans à Pornic aussi. C’est tellement génial cette semaine de thalasso que nous nous offrons tous les deux ans, entre filles. Aujourd’hui, Chéri est allé au marché ce matin, puis est parti au Festival. J’ai quant à moi rejoint deux amies, dont une que je n’avais pas vue depuis janvier.

Nous avions rendez-vous à Opéra pour aller au Paradis du Fruit. J’ai fait une partie du trajet à pieds, et en passant devant les Galeries Lafayette et les nombreuses boutiques de chaussures des rues commerçantes dans ce quartier, j’ai constaté que toutes les vitrines sont emplies de bottines. Cool que les bottines soient tendance pour l’automne et l’hiver qui arrivent, j’en ai cinq paires, de couleurs différentes, pas besoin d’acheter des chaussures cet hiver.

Et ça m’arrange bien, autant j’aime les sacs à main, autant les chaussures ne m’intéressent pas, et comme j’ai les pieds ultra sensibles, j’ai du mal à trouver des chaussures qui ne me fassent pas d’ampoules et me permettent de marcher au long de la journée.

Nous sommes restées au paradis du Fruit de 13 heures à 17h30, à discuter encore et encore, à rire… Ça fait du bien les journées entre copines ! J’ai bu mon cocktail préféré de fruits pressés minute, kiwi, orange, pamplemousse, citron. Puis pris une assiette « trois saveurs ». J’ai choisi du tarama avec blini, sashimis de saumon et pita pastrami-cheddar. En accompagnement, salade verte et coleslaw. J’adore leurs formules, composer notre assiette de petites choses en choisissant parmi plein de saveurs, en petites portion. Pour finir un cornet surprise d’amour. Dans le cornet, morceaux de banane et fraises Mara des bois. Pour le parfum de glace, j’ai choisi café. Et pour clore cet agréable déjeuner, un thé à la menthe très bon, en feuilles. Maroc’N Roll s’appelle le thé:-)

Je suis rentrée en métro à presque 18 heures, et j’ai le plaisir de passer la soirée avec Chéri, rentré tôt du Festival:-) J’ai allumé des bougies, je le fais presque tous les soirs, ça fait une jolie lumière et ça sent bon et j’ai fait mes deux masques, visage et yeux (sur peau soigneusement démaquillée et nettoyée naturellement). Ca devient mon rituel du dimanche soir, et ça détend totalement.

Je suis détendue, reposée, heureuse d’aller travailler demain.

J’espère que vous avez passé un tout aussi bon week-end. Passez une douce soirée:-)

Lundi 31 août 2020

Bon voilà. J’ai 53 ans… Pfouuuu… Enfin, que faire ? Rien, les années filent à la vitesse de la lumière, alors profitons du moindre instant:-) J’ai mieux dormi la nuit dernière, je me suis levée à 5h30 il y a du progrès.

Pour le petit déjeuner, flocons d’avoine dans du lait de coco et un kiwi.

Pour le déjeuner, dans mon Bento, le reste des nouilles sautées de samedi soir. Et des Reine-Claude.

Bon…. on va avoir un problème avec Philippe pour nos séances. En quittant le bureau à 17h30, sur le papier, j’ai le temps de rentrer, me changer et aller au stade… Mais, j’ai quitté le bureau à 17h40 et là, ça me met en retard… Je refuse d’être à cinq minutes près. Ne pas faire des horaires de folie, bien sûr, mais arrêter le mail que je suis en train d’écrire à 17h25 pour avoir le temps de ranger les papiers sur mon bureau, éteindre l’ordi pour aller faire pipi et partir à 17h30 tout pile, ça je ne peux pas, ce n’est pas moi. Alors oui, j’ai fini mon mail en cours à 17h35, l’ai envoyé, suis allée rincer mon mug, rangé mon bureau, et suis partie à 17h entre 40 et 45. Je n’ai jamais arrêté net un dossier en cours, je ne vais pas commencer aujourd’hui ! Je suis censée finir ma journée à 17h30, je sais que ce sera aux alentours de 17h45, le temps de finir et ranger mon bureau.

Je ne veux pas me créer une source de stress si jamais je suis dans le bureau d’un collègue et pars cinq minutes plus tard que l’heure pile… L’idéal serait 19 heures pour le sport, mais ça ce n’est pas possible pour Philippe… Ou alors 18h45 en visio… Je l’ai appelé pour annuler, ça non plus ça ne me ressemble pas d’annuler au dernier moment. Je trouve ça d’une impolitesse absolue. Au même titre que je n’arrive jamais en retard, histoire de respect, envers moi, envers les autres…

Il m’a dit qu’il va attendre d’avoir son emploi du temps définitif et qu’on en parlera posément. Il est sûr de nous trouver deux créneaux hebdomadaires, quitte à en faire un en visio. En tout cas, moi j’ai décidé de ne me créer aucune source de stress inutile. J’en ai bien assez avec mes parents et le fait de m’intégrer dans un nouveau travail. Donc je suis rentrée tranquillement, et ai profité de ma soirée avec Chéri. Mon super Chéri qui hier après-midi a cuisiné un boeuf bourguignon, et l’a refait mijoter ce soir.

Et pour fêter un minimum mon anniversaire, il m’a acheté un opéra, un gâteau que j’aime beaucoup. Mon gâteau préféré du monde, on en achètera un quand on ira à Charleville dans deux week-ends. Un Carolo Karin;-)))

Et Philippe m’a écrit à 21h30 pour me dire que jamais il ne me laissera tomber, on trouvera le moyen de nous voir. Voilà, il va falloir quelques semaines pour trouver le bon rythme, je tiens à réussir ce boulot, je tiens à faire beaucoup de sport, je tiens à passer du temps avec Chéri, je tiens à continuer à m’occuper de mes parents… Je vais y aller un pas après l’autre et essayer de bien dormir avant tout:-)

Passez une douce soirée.

Samedi… dimanche tout doux

Samedi matin, fatiguée de cette première semaine, je me suis réveillée à 10 heures. Le temps de prendre notre petit déjeuner avec Chéri, de nous habiller, il était midi. Nous avons décidé d’aller nous balader au quartier chinois, d’y déjeuner et faire des courses.

Chéri a acheté de quoi faire des nouilles sautées, des nouilles de riz fraîches, de la saucisse thaï, des germes de soja, de la ciboulette chinoise…. Nous avons déjeuné tard, très tard… que j’aime nos week-ends retrouvés. Nous nous sommes régalés d’une soupe aux raviolis de crevettes. J’ai ajouté à la mienne de la sauce piment.

Chéri a quant à lui commandé un plat de tripes qu’il a mises dans sa soupe.

Euh…bon… chacun ses goûts;-)) J’ai calé à la moitié de ma soupe. Maintenant quand je me rends compte que je n’ai plus faim, j’arrête. Il y a un temps, je finissais, par habitude, ou par gourmandise, ou pour ne pas gâcher. Mais alors, sous prétexte de ne pas gâcher , c’est mon corps qui servait de poubelle pour les restes ? J’ai donc laissé cela de ma soupe.

Nous sommes rentrés en milieu d’après-midi, Chéri a regardé un film, et j’ai lu les revues médicales éditées par mon boulot, pour me familiariser avec le jargon. Samedi soir, Chéri a cuisiné des nouilles sautées. En ajoutant aux ingrédients de base (nouilles, germes de soja, saucisse thaï), des haricots plats, poivron, oignons, et les assaisonnements dont il a le secret. De la cive au moment de servir, et résultat… je me suis régalée encore une fois.

Ce matin en revanche, levée sept heures, en m’étant couchée à minuit. Ceci dit, si je pouvais dormir chaque nuit sept heures, ce serait parfait, exactement le nombre d’heures de sommeil pour que je me sente bien. Six heures ça me va aussi c’est mieux que rien, mais sept heures c’est l’idéal. J’ai pris mon café tranquillement, avec des flocons d’avoine cuits dans du lait de coco. Encore plus savoureux que le lait d’amandes, pour mon goût naturellement.

En fin de matinée, nous sommes allés faire le marché avec Chéri, et acheté pour le déjeuner du pâté en croûte de veau, j’aime tellement le pâté en croûte. Ce dimanche après-midi s’est passée tout tranquillement. Pour le moment, nous n’avons pas vraiment envie de voir du monde, juste envie d’être tous les deux, après ces semaines où j’ai fait tant d’allers-retours. Allers-retours qui vont reprendre très vite d’ailleurs…

En fin d’après-midi, j’ai fait un masque hydratant du visage. puis un masque avec des matchs pour les yeux. Je vais essayer de me tenir à en faire chaque dimanche, pour garder les bénéfices du soin Guerlain qui a redonné un vrai éclat à ma peau.

Voilà donc, un week-end on ne peut plus calme et simple, je n’ai besoin que de cela en ce moment. Je suis prête pour une nouvelle semaine. Et heureuse d’aller travailler, ça m’a réellement manqué de travailler…

J’espère que vous avez tous passé un excellent week-end.

D’un vendredi à l’autre

Entre ces deux vendredis, que de changements !

Vendredi dernier j’ai pris le train à 7 heures du matin à Charleville pour rentrer à Paris assister aux obsèques d’Edouard.

Ce vendredi, j’ai quitté la maison à 8h15 pour être au travail à 8h30 et me retrouver en week-end à 13 heures. Je ne cesse de m’émerveiller. Ça va passer, car finalement rien que de très « normal », mais que j’ai totalement oublié après les cinq ans d’enfer professionnel.

Mes horaires sont censément 9h 18h, mais avec ma Directrice Générale, au cours de la semaine, nous sommes convenues de les transformer en 8h30 17h30, et 13h le vendredi plutôt que 13h30.

Elle est matinale, moi aussi (tout est relatif quand on parle d’être matinale à 8h30;-)…), et faire nos réunions à 8h30 avant l’arrivée des collègues, nous convient très bien.

Moi qui ces dernières années, étais au bureau de 6h30 à 19-20 heures, en rapportant du travail pour le week-end, je ne suis pas encore remise de mon émerveillement devant ces horaires dans la norme. Le fait en plus d’avoir un quart d’heure à pied pour aller/rentrer du bureau… Bref, je suis à la maison le soir avant 18 heures, il va me falloir un moment pour m’y habituer, c’est tellement agréable:-)

J’ai passé du temps cette semaine avec le Président, avec la Directrice Générale, je commence à cerner mon poste. Le poste en lui-même, pas de souci majeur, je connais mon métier.

En revanche, le secteur m’est totalement inconnu. Et comme ils me l’ont expliqué il va me falloir au moins un an pour en apprendre et comprendre les ramifications. Tous les acteurs de mon boulot viennent de milieux tellement différents, d’hommes politiques au plus haut niveau de l’Etat à des gens comme vous et moi, en passant par beaucoup de médecins et de scientifiques… Bref, énormément à apprendre, et ça j’adore !

Apprendre, comprendre, et surtout découvrir un milieu où l’humain est au coeur de toutes les préoccupations, quelles magnifiques perspectives.

Voilà, je suis tellement heureuse d’être ce vendredi plutôt que vendredi dernier ! Même si j’ai encore des appréhensions pour ce poste… Le masque ne simplifie pas l’intégration. Déjà que je ne suis pas très physionomiste, là j’ai vraiment du mal quand je croise quelqu’un, à tout de suite percuter dans quel service il travaille… La DG m’a fait faire le tour des bureaux mardi pour me présenter, mais tout le monde est masqué dans les bureaux où il y a plusieurs personnes, et je n’ai pas retenu le nom et les yeux des 50 collaborateurs.

En tout cas, je suis tellement contente d’avoir un bureau individuel et de travailler « démasquée ». J’oublie une fois sur deux de le mettre pour aller voir un collègue, me rendre à la machine à café ou aux toilettes, alors je fais demi-tour… Ah ça je marche beaucoup dans la journée. Les bureaux sont répartis sur quatre étages et je ne prends jamais l’ascenseur, alors je monte et descends des centaines d’escaliers par jour… Ca fait beaucoup rire la standardiste qui me rappelle à chaque fois qu’elle me voit courir dans les escaliers qu’il y a un ascenseur, et à chaque fois je lui réponds « pense à mes fesses Sandrine, allez hop je grimpe l’escalier », et nous rions bêtement…

C’est tellement chouette de retrouver ce rire entre collègues, de travailler avec des collègues dont la moyenne d’âge est d’une petite trentaine d’années ! Voilà un (tout) petit résumé de ma première semaine, j’espère être à la hauteur de tous ces gens incroyables. Impressionnants d’implication, de désintéressement, d’ouverture d’esprit. Ca me change des multinationales et société côtées en bourse. Ces gens dont je suis la première interlocutrice quand ils appellent ou viennent voir le Président où la DG.

J’ai fait des bentos cette semaine, mais je suis pas venue les poster ici. J’ai tellement savouré de rentrer tôt, passer du temps avec Chéri, lui raconter mes journées, que je n’ai pas ouvert l’ordi une seule fois à la maison. Je vais reprendre le rythme.

Car en plus je n’ai pas fait de sport cette semaine, je voulais vraiment me concentrer sur ma première semaine de boulot. Philippe rentre de vacances demain, on va parler dimanche. Car les séances le matin ne vont pas être possible, ça le ferait venir vraiment trop tôt à la maison. Et le soir il n’est pas vraiment dispo, entre ses cours à la mairie, les athlètes qu’il entraîne… Bon on va en discuter. Au coin de la rue où je travaille, il y a une salle de sport, ouverte de 6 heures du matin à 23 heures, alors pourquoi pas ? En plus les services généraux de mon travail ont négocié des tarifs, et plusieurs de mes collègues y vont. J’aurai l’occasion de vous en reparler très vite, hors de question de ne pas faire mes cinq séances par semaine, sous une forme ou une autre.

Passez une douce soirée:-)

Prête pour la rentrée… ou pas

Sur le papier, oui je suis prête :

  • Coiffeur ce matin, qui m’a fait une bien jolie coupe et un roux flamboyant comme j’aime tant
  • Manucure
  • Tenue préparée
  • Ma jolie bouteille toute neuve (50cl), à remplir deux à trois fois par jour pour m’assurer que je bois assez
  • Thés et tisanes
  • Agenda
  • Joli cahier pour noter tout ce que je dois retenir
  • Trousse avec mes stylos fétiches
  • Pas de Bento pour demain, sans doute irai-je déjeuner avec mes nouveaux collègues:-)

Voilà, toutes ces choses sont faciles à préparer. En revanche, suis-je prête mentalement ? Je suis excitée, comme à la veille de toute nouvelle aventure, un peu anxieuse, comme quand on va vivre quelque chose qu’on ne connaît pas, mais surtout je suis heureuse de travailler, de retrouver un rythme, une routine quotidienne…

Alors pourquoi ai-je cette boule au ventre ? Ce syndrome de l’imposteur qui me revient ? Vais-je réussir ce nouveau travail ? Ont-ils eu raison de me choisir, de miser sur moi ? J’y verrai plus clair vendredi déjà, après quatre jours passés là bas. Ce matin donc, coiffeur. Coupe rafraîchie et couleur ravivée:-)

Ensuite je suis partie me balader dans Paris, histoire de ne pas rester à cogiter seule à la maison. J’ai beaucoup marché, depuis le 18e, traversé le Louvre et les Tuileries, et je me suis retrouvée à Saint-Germain-des-Prés. Vraiment étrange tous ces quartiers habituellement si touristiques, vides…

Je me suis arrêtée pour boire un thé vert à la menthe Aux Deux Magots, mais je n’ai pas mangé, et comme je n’avais pas pris de petit déjeuner, en rentrant à 17h30, je crevais de faim:-) J’ai mangé quelques rondelles de saucisson pour patienter en attendant le dîner.

Dîner simple, le reste des pâtes à la bolognaise d’hier soir. Un morceau de baguette tradition achetée Au grenier à Pain sur mon chemin du retour avec des radis, du beurre, du sel.

Et du melon, un morceau de chocolat « ambré », une tuerie made in Le Chocolat de Poche dont je vous parle souvent sur Instagram, et une tisane.

Je vais me coucher tôt pour lire, histoire de ne pas laisser de mauvaises idées me submerger. A demain, douce soirée:-)