Oui je l’ai fait:-))

Plus de trois ans que je n’avais pas couru. Quand j’ai commencé avec Paul le 30 juin 2021, je lui ai dit que je souhaitais me muscler pour avoir le moins de masse grasse possible, et aussi que je souhaitais courir à nouveau.

Depuis mon opération du ménisque le 16 mars 2020, je n’ai pas couru. Je n’avais pas couru au moins un an avant de toute façon. J’avais beaucoup grossi, et mal au genou. J’ai été opérée le 16 mars 2020, in extremis avant le premier confinement. Je n’ai pas pu avoir de kiné, lors du premier confinement, tout s’est arrêté… J’ai fait toute seule mes exercices, avec l’aide de Philippe, en visio…

Et depuis tout ça, le poids, l’opération, je n’ai plus couru. Et je voulais me prouver qu’à nouveau je pourrais courir dix kilomètres. J’en ai tout de suite parlé à Paul, qui m’a demandé d’être patiente, de ne pas brûler les étapes pour ne pas risquer de me blesser à nouveau. Et pendant les premiers mois, nous avons enchaîné mobilité, circuits cardio, marche, marche, marche, mais ni muscu, ni course. J’avais décidé de faire confiance à Paul, et pas une fois je n’ai rechigné, j’ai fait très précisément ce qu’il voulait. Et fin novembre, un soir, après notre circuit cardio, il m’a dit, Allez viens, tu vas courir. Cinq mois après notre début.

Il m’a fait trottiner à 7km/h pendant dix minutes. Et chaque soir avant de commencer la séance, je courais cinq minutes. Et le lundi soir, Paul ne travaillant pas, j’allais courir, dix, puis 15, puis 20, puis 30 puis 45 minutes, sur le tapis à la salle. Et un dimanche matin je suis allée au stade. En revenant de ses vacances mi-janvier, Paul a commencé à me faire faire des fractionnés. De plus en plus rapides, de plus en plus longs. Aujourd’hui je fais des fractionnés à 13 km/h et quand je vais courir seule, je suis à 9,5km/h.

Chaque semaine apporte une toute légère progression. Chaque semaine nous faisons trois séances de musculation, deux séances de fractionnés, et le sixième jour, je vais courir seule. Il y a cinq ans, j’avais 49 ans, j’étais en forme, je courais dix kilomètres en 50 minutes. Ensuite j’ai enchaîné les blessures, j’ai fait le burn out et pris beaucoup de poids, ai été opérée du ménisque. J’ai reperdu tout le poids, et même plus, à force d’acharnement.

J’ai repris le sport, avec Paul, qui est plus qu’attentif au corps et du coup, aucune blessure en huit mois. Il m’a demandé beaucoup de dépassement, énormément d’assiduité, aller au-delà de ce que j’imaginais faisable, mais il sait précisément ce qu’il fait, et tout ce qu’il demande est faisable en fait, et sans blessure… Et s’il ne m’a pas fait recourir immédiatement comme j’en avais envie, il savait parfaitement ce qu’il faisait. Il m’a construit une condition physique comme jamais je n’en ai eue, et de fait, la reprise de la course s’est parfaitement bien passée, parce que nous avons auparavant passé des heures et des heures et des heures à travailler au renforcement des articulations, à l’élimination de la masse grasse… J’ai au début tout fait sans broncher, sans m’arrêter à ma fatigue, sans râler une seule fois même si les premiers exercices furent laborieux, usants, épuisants…

J’ai pleuré de mal, de fatigue, mais j’ai respecté la promesse que je m’étais faite à moi-même. Et en décembre j’ai demandé à Paul si c’était utopique de m’inscrire à une course de dix kilomètres le 13 mars. S’il pensait que je serais prête. Il m’a dit oui, bien sûr tu seras prête. Et nous avons continué à travailler. Et ma nièce s’est inscrite avec moi. Elle prépare le marathon de Paris, qui a lieu dans deux semaines. Et les semaines ont défilé à toute vitesse, et le week-end dernier, c’était le moment de la course.

Lou est arrivée de Lyon samedi matin tôt, a bu un café chez nous en venant déposer ses affaires, et est allée déjeuner avec des amies. Elle est rentrée en milieu d’près-midi, et nous sommes allées chercher notre dossard au Stade de France. Oui, cette course, « La grande Course du grand Paris » a cette particularité de commencer dans Paris intra-muros et de finir en Seine-Saint-Denis, carrément au stade de France. Qui a l’opportunité, à part les sportifs pros, de courir dans le stade de France ?

J’avais vraiment très envie de renouer avec la course à pieds avec cette course précisément. Nous sommes donc allées chercher nos dossards. Nous sommes rentrées juste à temps pour accueillir des amis qui habitent à Lyon. Hasard de calendrier, ils passaient ce week-end à Paris. Nous les avions invités à prendre l’apéritif en leur disant que malheureusement nous ne les garderions pas à dîner, car nous voulions nous coucher assez tôt, pour être fraîches le lendemain matin.

Ma nièce étant étudiante à Lyon, elle a été ravie de faire connaissance de nos amis, qui habitent à Lyon depuis très très longtemps, Chéri allait passer des séjours chez eux avant de me connaître, il y a de cela pas loin de 30 ans. Ils sont partis à 20h30, et nous avons dîné, d’une bonne assiette de pâtes. Nous avons passé une soirée toute douce, avons essayé nos petites « fantaisies » pour courir le lendemain, et nous sommes couchés à minuit. J’ai mal dormi, un peu d’appréhension de courir dix kilomètres.

Dimanche matin à 5 heures j’étais debout. Je n’ai pas mangé, juste bu un café. Impossible pour moi de manger avant une séance de sport, surtout de course, au risque sinon d’avoir le ventre en vrac… Lou s’est levée à six heures, et à l’inverse de moi, a pris un solide petit déjeuner. On est tous très différents avant une course. Nous sommes parties à un peu plus de sept heures, et dans le métro, j’ai mangé une banane, histoire d’avoir un petit pic de glucides. Nous sommes arrivées place de la République, déjà pleine de coureurs, circulation interdite. Nous sommes allées nous mettre dans le sas de départ, et tout à coup j’ai entendu mon prénom. Je me retourne, c’était un ancien collègue, qui faisait aussi cette course. Un jeune homme de moins de 30 ans, là avec son amoureuse. Nous avons un peu parlé, j’étais très contente de le voir, je l’apprécie beaucoup. Puis nous nous sommes prises en photo ma nièce et moi, avons un peu fait les folles, un peu surexcitées, et tout à coup, je me suis mise à pleurer.

Submergée par l’émotion. Emotion d’être au départ d’une course pour la première fois depuis si longtemps, émotion parce que j’ai pensé à mon père, tellement sportif et maintenant dépérissant dans un Ehpad. Emotion d’être là avec ma nièce, de partager tant de belles choses avec elle. J’ai envoyé une photo à Paul… Une à ma mère…

Et puis le départ de notre vague a été donné. J’ai enclenché ma montre, et c’était parti… Lou, pour qui c’était une petite sortie, puisque dans sa préparation du marathon, elle enchaîne les entraînements de 25 kilomètres, m’a dès le départ servi de meneuse d’allure. Les trois premiers kilomètres sont passés très vite, nous avons parlé presque tout le temps Lou et moi. Le parcours très agréable. Départ place de la République, puis nous avons suivi les canaux, et sommes sorties de Paris, toujours en suivant les canaux, avons traversé Aubervilliers, Saint-Denis et sommes arrivées au stade de France. Jusqu’au septième kilomètre j’étais vraiment très à l’aise, c’est la distance que je fais à l’entraînement, en 45 minutes. Les trois derniers un peu plus difficiles, d’autant que le dernier kilomètre, avant le stade, ça grimpe.

Quand nous sommes entrées dans le stade, à nouveau je me suis mise à pleurer. Cette sensation incroyable d’avoir retrouvé la forme, toutes les épreuves de ces dernières années surmontées, et faire un tour de piste du stade de France, ce n’est pas rien quand même. Lou m’a saisie la main en voyant mes larmes, m’a dit à quel point elle est fière de moi, de partager ça avec moi.

Et nous avons franchi la ligne d’arrivée, moi sanglotant, Lou souriant. Lou était affamée, elle a fait honneur au ravitaillement de l’arrivée, moi j’ai juste bu de l’eau. Nous avons reçu nos médailles, avons profité de l’ambiance du stade de France, savouré ces sensations, puis nous sommes tranquillement rentrées. En plus nous avons eu beaucoup de chance avec la météo. Il a fait très beau tout du long de la course, et à midi, à peine étions-nous rentrées qu’il s’est mis à pleuvoir pour le reste de la journée. Le chrono m’a un peu déçue. je pensais être prête pour faire ces dix kilomètres en une heure au bout de trois mois. Mais non, ces trois mois n’ont pas suffi, après plusieurs années d’interruption. J’ai mis une heure et sept minutes.

A peine avais-je terminé la course que Paul m’envoyait un message « Alors ? ». Je lui ai raconté comment ça s’était passé, et il était très très content. Donc encore une fois je me suis mise à pleurer quand il m’a dit comme il est fier de moi. Et il m’a promis que pour la prochaine course, oui je serai sous une heure. Je ne sais pas si je retrouverai un jour mon niveau de 50 minutes mis finalement, ce n’est pas bien grave.

Courir dix kilomètres en moins d’une heure sera déjà un immense bonheur. Et pour retrouver les 50 minutes, il faudrait que je m’entraîne plus, que j’aille courir en extérieur au moins deux fois par semaine en plus des fractionnés. Et ceci voudrait dire que je diminue la muscu. Or mon vrai plaisir, là où vraiment je prends mon pied c’est pendant les séances de musculation. Paul m’a transmis la passion. Il s’entraîne cinq fois par semaine, et c’est passionnant la découverte du corps, et tout ce qu’on peut en faire.

Alors en faire moins, non je n’en ai pas envie. Je crois que je vais garder la course à pieds en loisir et approfondir la musculation. Je me suis laissé toute cette semaine pour y réfléchir, et tout à l’heure j’en ai parlé à Paul. J’aime tellement les exercices de musculation, sentir mes muscles travailler, voir mon corps évoluer. Et puis de toute façon, l’opération décidera peut-être pour moi. Je ne sais pas combien de temps après avoir été opérée je devrai attendre avant de reprendre la muscu. Peut-être en attendant devrais-je me contenter de marche rapide… Enfin bref, chaque chose en son temps.

Ma prochaine course, c’est le 5 juin, d’ici là, on continue tout pareil Paul et moi. Cinq séances ensemble à la salle, trois muscu et deux fractionnés, une sixième seule à courir. Sauf cette semaine. Cette semaine, je suis particulièrement fatiguée. Je fais des crises pratiquement chaque jour. Et notamment mardi soir, une d’une intensité jamais atteinte, et plus longue que d’habitude, de 20 heures à minuit. J’ai cru que je ne m’en relèverais pas. Et j’ai cumulé les mauvaises nuits, alors que depuis plusieurs mois j’avais retrouvé un bon sommeil.

Alors nous avons fait nos séances avec Paul. Muscu pecs et triceps mardi soir, fractionnés mercredi soir, muscu jambes jeudi soir, fractionnés hier et muscu épaules, dos et biceps ce matin. Demain je vais à Reims donc bien sûr je ne ferai rien. Et lundi soir, jour où Paul ne travaille pas, je n’irai pas courir le soir comme d’habitude. Ce sera off également. Paul estime nécessaires ces deux jours de récupération. Il est essentiel en muscu notamment de respecter le processus de récupération, car c’est au repos que les muscles se développent. C’est pour cela aussi que jamais il ne faut faire travailler deux jours consécutifs le même groupe musculaire. Paul m’a aussi expliqué hier le concept de l’after burn effect. Et pourquoi je suis en sur-compensation cette semaine, ceci expliquant en partie ma fatigue.J’adore quand il m’apprend ainsi des choses.

Revenons donc à dimanche dernier, après la course. Nous sommes rentrées à midi, Chéri revenait juste du marché. Nous avions froid, le temps s’était brusquement refroidi avec la pluie, et soudain j’avais très faim. Nous avons pris notre douche, et avons bu un grand café avec une tartine et de l’houmous. Puis nous sommes allés au restaurant que j’avais réservé pour 14 heures.

Un restaurant italien que m’a indiqué Paul. Un beau et bon restaurant. Cadre superbe, passage Vivienne. Un endroit magiquement décoré. Et de la cuisine italienne comme j’aime, de bons produits, de bons assaisonnements, de l’ultra frais. Nous avons passé un moment merveilleux. Lou et moi étions surexcitées d’avoir couru ensemble, d’avoir couru dans le stade de France, et encore transportées par l’ambiance. L’ambiance des courses à pieds c’est quelque chose !!!!!!!!

Nous sommes rentrés à 16h30, et avons passé le reste de l’après-midi à ne rien faire. Nous reposer en regardant des vidéos rigolotes. Chéri nous a fait un délicieux dîner. Poulet rôti au four, avec petites pommes de terre, carottes et tête d’ail dans le plat. Lou est allée se coucher à 22 heures, fatiguée. Et c’est là que je me rends compte que marcher chaque matin et faire six séances de sport par semaine me donne une bonne condition physique, car finalement je n’étais pas plus fatiguée qu’après une grosse séance de sport. L’effort a duré une heure en fait. Alors bien sûr, il y a le fait d’aller au départ, de marcher pour nous rendre dans notre sas, marcher à l’arrivée pour rejoindre la sortie, l’excitation du jour précédent et du jour même. Mais ça allait.

Je me suis couchée à 23h30, et levée à 5h30. Lou s’est levée à six heures, son train pour Lyon était à neuf heures. Je ne suis pas allée marcher, j’ai préféré rester avec elle jusqu’à 7h15, nous avons petit déjeuné ensemble. Puis je suis allée au bureau. Et à nouveau la semaine a filé de folie, et nous voilà samedi.

Voilà mes z’amis, comment j’ai repris la course à pieds, quel bonheur. Pardonnez-moi de ne pas réussir à publier chaque jour, c’est difficile de tenir le rythme, en rentrant chaque soir à 20h30. Demain je vais à Reims voir mes parents. Je verrai aussi Lou, qui y est rentrée cette fin de semaine, et mon frère.

Je vous souhaite un très bon week-end. prenez soin de vous.

Le temps m’échappe

Presque deux semaines… Je n’ai pas pris (pas trouvé) le temps de venir vous voir. La semaine dernière a sans doute été une des plus … comment dire… éprouvante, fatigante… J’ai passé jeudi matin dernier le dernier examen dont a besoin le gastro pour décider si je serai opérée ou pas. Une manométrie oesophagienne. Réellement désagréable.

Une sonde enfoncée dans le nez, descendue dans la gorge sans anesthésie. Grosse difficulté pour déglutir suffisamment fort et l’avaler pour qu’elle descende ensuite dans l’oesophage. Pour m’y aider, la médecin a envoyé dans ma gorge de l’eau contenue dans une grosse seringue. J’ai fini par l’avaler. Je sentais le tuyau dans mon nez, descendant jusqu’à l’oesophage.

Ensuite, à dix reprises elle a mis de l’eau dans ma bouche avec la seringue. Ayant le nez plein du tuyau, la gorge pleine d’eau, je ne pouvais pas respirer. C’était le but. Que je déglutisse sans respirer ensuite, pour qu’elle puisse observer les contractions de l’oesophage. Sur les dix fois où j’ai eu l’eau dans la bouche, j’ai vomi deux fois. Hauts le coeur incontrôlables.

Après ça, elle a enlevé la sonde en tirant d’un coup sec. La sonde est remontée d’un coup le long de l’oesophage, de la gorge et est ressortie par le nez. Mes larmes se sont mises à couler. Pas que je pleurais, mais des larmes automatiques vous savez. Bref, un moment d’une élégance absolue. Vomi, larmes…. Quoique je n’ai vomi que du liquide puisque j’étais à jeun depuis la veille à 21 heures. La médecin m’a dit que mon oesophage se contracte trop faiblement. Et n’a pas fait d’autre commentaire, elle m’a dit qu’elle envoie ses conclusions à mon gastro. Que je vois le 4 mars.

Cet examen m’a sonnée. Je suis sortie de la clinique en titubant, et là, je me suis mise à pleurer. J’ai appelé Chéri, j’étais un peu désorientée, épuisée, frigorifiée, mal à la gorge avec du mal à parler. Ma gorge et mon nez étaient douloureux, mon nez coulait. Parler à Chéri m’a un peu rassérénée. Il n’était que 10h30, même si le temps de l’examen m’a paru interminable, ce n’était que le début de la journée. J’étais à jeun depuis plus de 12 heures, levée depuis très tôt, j’avais faim mais surtout soif.

Je me suis offert un petit déjeuner dans un café. Tartines, beurre, jus d’orange, un grand café. J’ai ensuite vu ma généraliste, j’avais besoin d’un certificat médical pour la course de dix kilomètres que je fais dans deux semaines, le 13 mars, avec ma nièce. Ma généraliste m’a dit que je n’ai jamais été aussi en forme depuis 20 ans qu’elle me suit. 12-7 de tension, coeur au repos à 52 pulsations, analyses sanguines toutes dans les fourchettes, poids plus bas à 54 ans qu’il ne l’a jamais été de ma vie. Je pèse moins lourd que lors de mon adolescence même. Juste cette histoire d’estomac/oesophage… mais j’espère que ce sera réglé avant la fin de l’année.

Je suis rentrée à 14 heures, et j’ai mangé une orange, un kiwi, un oeuf au plat et une poignée d’amandes. Je suis restée trois heures tranquille à somnoler et à 17h30, suis allée rejoindre Paul pour ma séance. J’aurais mieux fait de m’abstenir. Aucune force, impossible de faire le soulevé de terre à 75 kilos, Paul a dû décharger à 70 kilos. En revanche pour les squats, les 40 kilos sont passés sur les épaules, et les fentes, je les ai faites avec 12,5 kilos dans chaque main, ça va. Pas d’augmentation de charge mais pas de diminution non plus. Et le dernier exercice, l’extension des cuisses, les 50 kilos sont passés, difficilement, mais passés. Enfin bref, j’ai plutôt subi la séance qu’autre chose. Première fois que ça m’arrive.

Je suis rentrée, et me suis écroulée, j’avais la gorge irritée, le nez défoncé, je ne tenais plus debout. Tout était rentré dans l’ordre quand je me suis levée vendredi matin. J’avais très faim. J’ai mangé une wasa, un oeuf dur, une orange et une poignée d’oléagineux. Je suis allée au bureau. Nous n’y étions que trois, avec la grève RATP tout le monde pratiquement est resté en télétravail.

Ces jours là, j’apprécie plus encore d’être à moins d’un quart d’heure à pied de mon travail. Ma séance avec Paul le vendredi est à 14 heures puisque je ne travaille pas le vendredi après-midi. La salle de sport est à quatre stations de métro de mon travail, à six de chez nous. J’y vais toujours en métro, je ne me suis jamais posé la question de faire autrement. La grève étant importante et suivie, je n’ai même pas essayé de descendre dans le métro, je suis allée au sport à pieds. Et là où je mets 20 minutes en métro, j’ai mis 25 minutes à pieds, en marchant vite. Au retour, pour les six stations pour rentrer à la maison je mets 25 minutes, j’en ai mis 33 à pieds.

Alors maintenant, je ferai les trajets avant et après chaque séance de sport à pieds.

Samedi nous avons fait la cinquième séance de la semaine, muscu haut du corps. Paul a augmenté de 2,5 kilos la charge pour les pecs, et de deux kilos pour les triceps. Quatre kilos supplémentaires pour les épaules. Il m’a dit que je commence à bien prendre en force… et moi j’adore ça. Je commence à sentir mes muscles se dessiner un tout petit peu. Vraiment tout petit peu, il faut au minimum trois à cinq ans de pratique régulière pour être considéré comme un bon débutant. En tout cas, pour le moment, je m’affine.

Dimanche dernier nous sommes allés à Reims Chéri et moi. Après avoir fait les courses pour ma mère, resto avec mon frère et ma nièce pour fêter les 85 ans de ma mère. J’ai mangé mon entrée, puis ça a bloqué dès la première bouchée du plat. Grosse et douloureuse crise. Mon frère et Chéri ont partagé mon plat, et mon dessert… Oui, le menu était commandé, nous n’allions pas l’annuler alors que j’avais mangé l’entrée. L’après-midi, Chéri et moi sommes allés voir mon père à l’EHPAD, et sommes rentrés à Paris à 20 heures. J’avais très faim, forcément… Mais dès la première bouchée du dîner, nouvelle crise, douloureuse, longue…

La douleur m’épuise. Ceci dit, nous sommes samedi, et depuis ces deux crises de dimanche dernier, je n’en ai pas eu. J’ai beau noter chaque crise, les circonstances, ce que je mange à ce moment-là, mon état d’esprit du moment, impossible de déterminer une similitude entre les crises, entre ce qui les déclenche. Je verrai ce que me dira le gastro la semaine prochaine.

Cette semaine a également passé à une vitesse sidérante. Journées de travail plus que chargées… Et beaucoup de sport:-) Comme je ne vois pas Paul le lundi, il ne travaille pas, lundi soir après le bureau je suis allée courir une demi-heure. Mardi avec Paul, muscu bras et épaules. Mercredi fractionnés avec Paul. Jeudi avec Paul, muscu jambes. Vendredi, avec Paul, fractionnés. A la fin de la séance, Paul m’a fait un moment de stretching pour détendre mes jambes, beaucoup sollicitées lors des séances de mercredi, jeudi et vendredi. Et ce matin, toujours avec Paul, muscu pecs et dos, et beaucoup d’abdos-gainage. Les séances de mardi et jeudi soir ont duré plus d’une heure et demi au lieu d’une heure. Quand Paul n’a plus d’élève après moi, il me garde toujours plus d’une heure, et en profite pour approfondir les exercices. Enfin voilà, beaucoup de sport cette semaine. Et demain matin, je vais aller courir 45 minutes.

Je suis rentrée chaque soir entre 20 heures et 20h30, et n’ai pas trainé pour me coucher. Je dors mieux que je n’aie jamais dormi, pas énormément, en moyenne cinq heures à cinq heures et demi par nuit, mais d’un sommeil profond et récupérateur. Ce matin je ne me suis réveillée qu’à huit heures, après une nuit de huit heures, de temps en temps je fais ainsi une longue nuit, que c’est agréable. Dans le prochain article, je vous montrerai mes repas de ces derniers jours. Et sinon, je vous raconte un peu notre week-end d’il y a deux semaines, à Lyon.

Le vendredi j’ai travaillé jusqu’à 13 heures. Nous avons mangé à la maison avec Chéri rapidement, puis sommes allés prendre le train pour le week-end à Lyon. Nous sommes arrivés à 17 heures, sous un beau ciel bleu. A 17h30 nous étions à l’hôtel. Chéri avait choisi un hôtel en plein coeur de la presqu’Ile, entre Rhône et Saône, sur une jolie place. Nous nous sommes installés tranquillement et ma nièce est venue nous rejoindre à 18h30, après ses cours. Nous sommes allés boire l’apéritif dans un beau café de Lyon.

Nous sommes allés dîner dans un ancien restaurant de Lyon, une institution. De la cuisine traditionnelle de Lyon, un régal. Bonheur, je n’ai eu aucune crise de tout le week-end. Après le dîner, nous sommes allés boire un verre, puis ma nièce est rentrée chez elle, et nous à l’hôtel. Nous n’avons pas logé chez ma nièce bien sûr, qui a juste une chambre d’étudiante:-)

Samedi matin nous avions rendez-vous ma nièce et moi à neuf heures pour aller courir. Je me suis réveillée tôt, et comme Chéri dormait, me suis habillée silencieusement et suis sortie boire un café. J’ai passé plus d’une heure dans ce joli café. J’aime le matin, regarder les gens qui viennent prendre leur petit déjeuner, laisser mes pensées dériver…

Ma nièce est arrivée à neuf heures comme convenu, et m’a emmenée courir sur les bords de Saône. Le temps était idéal, frais et ensoleillé. Ce fut un moment magique, courir dans ce cadre magnifique, tout en discutant avec ma nièce. Du coup nous n’avons pas couru très vite. Quand j’ai envoyé le rapport à Paul dans la matinée, il m’a répondu « Demain matin je veux plus de rythme ! »:-)))).

Nous avons rejoint Chéri à l’hôtel, il était à peine dix heures. Moi je n’ai jamais faim tout de suite après avoir couru (d’autant que nous avions dîné un peu tard et bien copieux la veille), mais Lou était affamée. Chéri aussi. Nous sommes allés petit déjeuner dans un café Lindt. Ma nièce s’est régalée avec son café d’un croissant recouvert de chocolat Lindt. Et d’un grand jus d’orange. Idem pour Chéri. Pour moi juste un grand café. Ensuite, nous avons bien évidemment fait une razzia de chocolats, notamment pour ma nièce. Ce café Lindt propose un choix impressionnant de tablettes et boules Lindor aux parfums que l’on ne trouve pas en supermarché.

Après ce petit déjeuner, Lou est retournée chez elle, elle voulait travailler ses cours quelques heures. Chéri et moi nous sommes baladés dans Lyon, faisant au passage provision de pralines roses et coussins de Lyon, nous voulions en rapporter à plein de monde. Vers 13 heures j’ai commencé à avoir faim, vraiment faim. Nous avons déjeuné dans un pub, où je me suis régalée d’un fish burger au cabillaud, accompagné de frites et salade.

Lou nous a rejoints à 15 heures, et nous a emmenés à Fourvière. Montée en funiculaire. Que c’est beau ! Nous sommes entrés dans la cathédrale, puis avons admiré le point de vue sur tout Lyon.

Nous sommes redescendus dans le vieux Lyon à travers les jardins. Nous nous sommes encore promenés, dans le vieux Lyon cette fois. Nous sommes arrêtés pour boire un verre… Chéri, un peu fatigué, est rentré à l’hôtel, pour se reposer une heure. Ma nièce et moi avons continué à nous promener et tout à coup… la vitrine d’une superbe maroquinerie… Vous connaissez ma faiblesse devant les sacs à main. Et là, un splendide sac à main orange… Ma couleur préférée… Nous sommes entrées, j’ai regardé le sac sous toutes les coutures, l’ai essayé… et n’ai pas hésité bien longtemps avant de l’acheter. Nous sommes allées rejoindre Chéri à l’hôtel, et Chéri a bien ri en me voyant arriver avec un sac à main.

J’adore rapporter un sac des villes où nous passons de bons moments, ensuite à chaque fois que j’utilise ces sacs à mains, c’est avec une saveur particulière… Je me remémore les circonstances dans lesquelles je l’ai acquis. Nous sommes ressortis pour boire l’apéritif, puis aller dîner.

Alors que nous arrivions au restaurant, Lou a croisé des amis, qui l’ont invitée à une soirée… Nous avons dîné tranquillement, et à 23 heures, elle est allée rejoindre ses amis. Du coup, comme elle allait se coucher tard, pour la mettre à l’aise, je lui ai proposé d’aller courir seule dimanche matin, ce qu’elle a volontiers accepté pour pouvoir dormir. Je me suis réveillée dimanche matin tôt, à 6h30. Habillée vite, et je suis allée boire un café au même endroit que la veille.

Puis je suis allée courir à 7h30. Il faisait froid mais très lumineux. Un bonheur ces trois quarts d’heure le long de la Saône.

Etant seule, et sans parler, j’ai couru plus vite que la veille, Paul était satisfait du rapport que je lui ai envoyé;-). Quand je suis rentrée à l’hôtel, Chéri dormait encore. Je me suis douchée, habillée, maquillée et nous sommes allés boire un café, Chéri s’étant réveillé entre temps. Nous nous sommes encore baladés dans le centre de Lyon, avons bu un autre café, puis Lou nous a rejoints pour le déjeuner. J’avais bien faim, puisque comme le samedi, je n’ai pas pris de petit déjeuner. J’ai mangé un carpaccio de saumon, salade verte. Pas très lyonnais me direz-vous. C’est vendredi soir et samedi soir que nous avons mangé des spécialités lyonnaises, samedi midi et dimanche midi, plutôt classique.

J’ai eu l’occasion de manger une salade de lentilles, une salade de haricots blancs, des quenelles, des pâtes foie gras et truffe, du pâté en croûte au foie gras, un saucisson cuit de Lyon, de la tarte aux pralines roses, un gâteau poires-pralines roses… Après le déjeuner, nous avons récupéré nos valises à l’hôtel, Lou nous a raccompagnés à la gare, et nous sommes rentrés à Paris, en nous promettant de vite retourner passer un week-end avec elle. Je comprends qu’elle soit tombée amoureuse de Lyon.

Voilà, un très agréable week-end hors du temps. Et comme à chaque fois que nous partons, j’adore partir, et j’aime tout autant rentrer. De plus en plus je parviens à être dans le moment présent, et à apprécier de partir, de passer de chouettes séjours, et aimer retrouver la tranquillité de notre appartement avec Chéri.

Voilà, comment se sont écoulées ces deux dernières semaines. J’espère que pour vous tout est bien allé ?

PS : ne croyez pas que je ne sois pas bouleversée par l’actualité. Mais si je n’ai pas parlé de la pandémie durant deux ans, je ne parlerai pas non plus de géopolitique. J’en suis passionnée depuis toujours, et tout à fait secouée de ce qui se passe, mais ce blog n’est pas l’endroit pour ça. Et surtout, je ne suis en aucun cas légitime à analyser ce qui se passe. Je ne vais pas rejoindre la cohorte de pseudos spécialistes…

Bonheur partagé

Quel beau samedi. D’abord je me suis réveillée à 8h passées, c’est rarissime.

J’ai pris ma douche, me suis mise directement en tenue de sport, et ai bu un premier café. J’ai pris un petit déjeuner copieux à 10h30, trois heures avant ma séance de sport.

A 11h30 je suis allée faire un test antigénique. Pour la fibroscopie de lundi, la clinique veut un test. Normalement de moins de 24 heures, mais demain c’est dimanche, et je vais à Reims. Départ à 7 heures, retour à 19 heures. Alors non, je ne pourrai pas faire de test demain. Je l’ai dit à l’anesthésiste que j’ai vu jeudi, il n’était pas très content… mais moi non plus. Donc je me présenterai avec mon test (qui est négatif) daté d’aujourd’hui. S’ils ne me laissent pas entrer dans la clinique, tant pis, là j’en ai marre réellement.

Je suis ensuite allée rejoindre ma nièce à Saint-Lazare. J’étais un peu en avance, je me suis assise au soleil et ai mangé une banane, c’était une heure avant la séance.

Lou est arrivée comme convenu à 12h45, et nous sommes entrées à l’Usine. Nous étions en avance de plus d’une demi-heure, je voulais avoir le temps de faire visiter à ma nièce, qu’elle se change tranquillement, et que nous nous échauffions. Elle a tout de suite aimé l’endroit, me disant qu’elle s’y sentait très bien. Elle a mitraillé de photos. Je lui ai fait visiter tous les espaces, elle s’est changée et nous nous sommes échauffées. Commençant par cinq minutes de tapis de course. Elle qui aime tant courir en extérieur et déteste courir sur tapis, elle a été séduite par ceux de l’Usine. Ce sont des tapis exceptionnels il faut le dire, réputés comme les meilleurs du monde. Je ne sais pas si c’est le cas, mais il est vrai que ces tapis sont tops.

Après ces cinq minutes à courir, nous avons fait les exercices de mobilité que je fais à chaque début de séance. Paul est arrivé à ce moment-là. J’ai fait les présentations, il a de suite mis Lou à l’aise. Il nous a expliqué le circuit cardio que nous allions faire trois fois. Composé de huit exercices à faire chacun durant 40 secondes. 10 secondes entre chaque exercice, le temps de nous mettre en place pour le suivant. Deux minutes de récupération entre chaque tour. Lou se décomposait au fur et à mesure de ses explications:-) Le premier exercice c’était 40′ de pompes, la bête noire de Lou. Comme je vous le disais hier, elle adore courir, et court vite et bien, mais ne fait jamais de PPG ni de muscu…

Après le premier tour, pendant les deux minutes de récup’ elle m’a dit « je suis finie »… Nous avons entamé le deuxième tour, Paul corrigeait ses positions sans relâche. Puis le troisième tour… Ma Lou était soulagée et a retrouvé le sourire, pensant que la séance était terminée… quelques secondes… jusqu’à ce que Paul nous lance un finisher. J’adore les finisher. C’est un exercice de quelques minutes, particulièrement intense, comme par exemple la pyramide de burpees dont je vous ai déjà parlé.

Et là le challenge consistait en une pyramide de burpees. 5 puis 10 puis 15 puis 15 puis 10 puis 5. Pendant que l’une faisait sa pyramide de burpees, la seconde faisait du gainage et devait tenir tout du long. J’ai adoré le principe, l’une devant aller le plus vite possible pour épargner à l’autre de faire trop longtemps du gainage. Lou déteste le gainage, au moins autant que les pompes. C’est moi qui ai commencé les burpees, que j’ai faits le plus vite possible, pour qu’elle ne fasse pas trop de gainage. Il m’a quand même fallu près de cinq minutes pour faire mes 60 burpees. Lou a tenu 50 secondes de gainage…

Elle a fait sa pyramide plus vite que moi, en quatre minutes. J’ai tenu le gainage, je tiens jusqu’à 6 minutes 30 en séance, avec objectif de tenir un jour dix minutes. Paul, avec son air que je connais maintenant si bien, a dit « si vous voulez, vous pouvez faire la deuxième manche… mais vous avez l’air trop fatiguées ». Il me connaît bien. Direct j’ai regardé Lou et dit « On y va ! ». Lou m’ dit « euh mais non… enfin si tu veux ». Paul mort de rire, j’ai dit « Oh que oui on va le faire ». Et on l’a fait !!!!!!!!!! Non mais !!!!!!! La séance a duré deux heures, nous étions KO mais quel plaisir !!!!!!!! Lou a remercié Paul encore et encore. Je crois qu’il a une fan supplémentaire:-) Lou tenait à peine debout, nous sommes allées à l’accueil, ils lui ont préparé un shaker, revigorant:-) Elle a choisi entre quatre parfums de protéines, quatre lait végétaux et quatre sortes de fruits. Elle a savouré.

Je parais si petite près de Lou. Je fais pourtant 1m70, mais elle en fait 1m76.

Nous sommes rentrées, elle préférait prendre sa douche chez nous plutôt qu’à la salle. A la maison nous avons retrouvé Chéri. Ma nièce a pris sa douche, est restée le temps de prendre un café puis est partie à 17 heures rejoindre ses amis.

Entre temps Paul m’a envoyé un message disant que ce fut un plaisir cette séance à deux. Que Lou a un réel potentiel, cardio comme musculaire. Il l’a testée sur tapis de course, elle court à 16km/h comme je cours à 13. Pfooouuuu c’est beau de la regarder courir !!

Ca va être chouette la semaine prochaine à Lyon, elle m’a dit avoir déjà repéré nos parcours. Nous irons courir samedi matin et dimanche matin:-) La semaine prochaine je ne verrai Paul que mardi, mercredi et jeudi, donc oui, courir samedi et dimanche c’est le minimum. Je n’aurai que cinq jours contre six habituellement. Car lundi, Paul ne veut pas que j’aille courir, puisque j’aurai la fibroscopie le matin, avec anesthésie générale. Je voulais courir en soirée, l’anesthésie sera à huit heures, mais il me l’a formellement interdit

Enfin voilà les z’amis, un super moment. Plus les années passent, plus nous sommes proches ma nièce et moi, inutile de vous dire à quel point j’en suis heureuse. Elle m’a tout à l’heure envoyé un message plein d’amour. A la fin de l’après-midi Chéri et moi avons réservé hôtel et train pour notre week-end à Bruxelles début avril. J’avais faim très tôt, dès 19 heures, il faut dire que je n’avais pas beaucoup mangé dans la journée. En rentrant de la séance de sport, j’ai pris un shaker, puis une pomme mais à part le petit déjeuner, je n’avais pas de repas dans le ventre.

Je me suis fait une salade verte avec tomates cerises, du saumon fumé et un morceau de baguette aux céréales.

Il est maintenant 23 heures, je vais aller me coucher, car demain levée tôt pour aller prendre le train. Bonne fin de soirée vous tous.

Calme absolu

Décidément ce week-end n’est pas ce qu’il aurait dû être. Nous devions aller à Lyon, nous restons à Paris. De ce fait, je devais finalement voir Paul vendredi et samedi. Mais vendredi, deux heures avant l’heure prévue de notre séance Paul me dit qu’il a un imprévu nous empêchant de nous voir. Et qu’au lieu de faire notre séance ce samedi comme d’habitude à 13h30 à l’Usine, il me proposait de nous rejoindre au stade à 10 heures. Première fois que nous allions nous voir en extérieur.

J’étais réveillée tôt samedi matin et ai pris un copieux petit déjeuner.

A 9 heures Paul m’envoie un message me disant d’aller au stade 15 minutes avant l’heure. Et de m’échauffer en faisant 30 squats, 30 fentes, les exercices de mobilité habituels et dix minutes de jogging tranquille. Ce que j’ai fait. Paul est arrivé à 10 heures, et pendant une heure et demi non stop il m’a fait faire des sprints très courts (50 mètres), et travailler les appuis, autant sur pied gauche que pied droit. Je n’en pouvais plus, mes jambes me brûlaient, pas facile de faire de beaux appuis. Je suis rentrée à près de midi.

Nous avions prévu de déjeuner d’un ramen japonais puis d’aller au cinéma. Mais comme rien n’a été fait comme ça aurait dû être fait ce week-end, nous nous sommes retrouvés dans une brasserie de la place de Clichy. Et je me suis régalée d’un burger et de frites. Chéri d’un tartare.

Puis voyant ma tête fatiguée, Chéri m’a proposé de rentrer faire la sieste plutôt que d’aller au cinéma. Nous sommes rentrés à 15 heures, et j’ai dormi jusqu’à 17h30. Chéri a préparé au dîner un plat que j’aime tout particulièrement. Du boudin blanc, du vrai, en provenance directe de Rethel. Et de la purée. Il a mis plein de noix de muscade il sait que je suis dingue de la noix de muscade. Des échalotes confites et voilà, un plat de rêve (pour moi le rêve pas forcément pour tout le monde).

Et un morceau d’une galette des rois délicieuse, d’une superbe pâtisserie.

Malgré les deux heures de sommeil profond de la sieste, j’ai enchaîné sur une longue nuit de huit heures de sommeil, de l’exceptionnel pour moi. Comme quoi j’ai un sacré déficit de sommeil. Je devais aller courir ce matin, donc je n’y suis pas allée à jeun cette fois, mais ne voulais pas trop manger non plus, je n’aime vraiment pas faire du sport le ventre plein. J’ai juste pris un shaker protéines-glucides et pour avoir des lipides, j’ai aussi mangé des noix-noisettes-amandes.

Et suis allée courir 45 minutes. Un temps idéal, ciel bleu, soleil, douceur. J’ai senti les séances des jours précédents peser sur mes jambes, et impossible de courir vite, j’ai stagné à 8km/h. Pas grave, ce fut une sortie agréable. Et ce n’était pas pour travailler la vitesse, c’est grâce aux fractionnés et intervalles qu’on gagne en vitesse. Je me suis douchée en rentrant, me suis fait un gommage corps, un masque visage. Et nous sommes allés, Chéri et moi, à la pizzéria au coin de notre rue, Chéri avait envie de lasagnes. Nous nous sommes donc régalés.

Puis, de nouveau, juste l’envie d’être tranquilles chez nous plutôt que d’aller au cinéma. Chéri a regardé des films une bonne partie de l’après-midi, j’ai lu, allongée dans notre chambre, en compagnie des chattes, profondément endormies sur notre lit, tout contre moi. Enfin voilà, un week-end comme nous n’en avons pas eu depuis longtemps, et c’est bien agréable. J’espère que votre fin de semaine a été belle.

Bon dimanche

Je n’ai dormi que cinq heures, mais cinq heures profondes, récupératrices. Je me suis levée à six heures, en forme. J’ai pris un bon petit déjeuner. Deux tranches de jambon, une Wasa, un kaki (oui, j’ai une période passion kakis) et des noix-noisettes-amandes.

Puis j’ai filé prendre mon train. Habituellement, mon plaisir quand je vais à Reims, c’est boire un café dans le train. C’est mon moment… Mais puisque nous n’avons plus le droit de manger, ni même de boire dans les trains… Alors j’ai bu un café chez ma mère à mon arrivée. Elle m’a trouvée encore affinée par rapport à il y a deux semaines. Sais pas, je ne me rends pas vraiment compte… Enfin si, je constate de semaine en semaine que mes vêtements sont plus amples. Par exemple, ce sweat-shirt que j’ai acheté à Saint-Malo quand nous y sommes allés en week-end mi-octobre, taille M, et bien aujourd’hui il flotte… en effet…

Et ça, vraiment, c’est l’effet du sport, et notamment de la muscu puisqu’en ce moment je ne perds pas de poids, juste je développe la masse musculaire (=masse maigre), et j’élimine mois après mois la masse grasse (grâce à l’alimentation). Et ça croyez-moi, c’est un défi de longue haleine, partant d’où je pars, et à 54 ans. Et justement, je vais vous montrer une photo de moi. Que ma mère a retrouvée dans le paquet de photos qui étaient chez mes parents, et que nous avons mises dans une boîte quand nous avons vidé la maison. Ma mère n’avait pas encore touché à cette boîte de photos. Et aujourd’hui elle m’en a sorti quelques unes, des pépites. Ah… les ravages des années 70, les fameux sous-pulls fluos en acrylique, les coupes de cheveux d’anthologie…:-))) Celle que je vous montre là est d’avril 1978, j’ai donc 10 ans. Je fais déjà 1m70, ma taille actuelle. J’ai déjà un corps de femme (j’ai eu mes règles avant dix ans). Je n’étais pas vraiment grosse à l’époque, mais quand même en surpoids. Cet ensemble était une taille 42.

Et bien aujourd’hui mon poids est inférieur à celui d’avril 1978. Et mon corps autrement plus tonique. Moi qui ai pesée jusqu’à 113 kilos, me suis battue toute ma vie contre mon poids, je dois dire que ça m’émeut. Et je suis heureuse de ce travail acharné et de toutes ces heures sans relâche que je fais avec Paul, chemin entamé avec JC et Philippe. Sur cette photo, ma ressemblance avec mon père est flagrante. Je me rends compte à quel point je lui ressemble, physique comme caractère. D’ailleurs ma nièce à qui je l’ai envoyée m’a de suite répondu « oh c’est le visage de grand-père ! ».

Bref, après avoir bu ce café avec ma mère, je suis allée faire les courses. J’ai acheté pour ce midi de la choucroute au rayon traiteur, j’aime tellement le chou. Nous avons déjeuné avec ma mère, vite fait, la choucroute avec une saucisse de Strasbourg et une tranche de palette fumée. Le tout réchauffé au micro-ondes. Heureusement que Chéri ne voit pas ça, ma façon de préparer les repas vite fait:-)

Puis nous sommes allées voir mon père. A nouveau ce cérémonial identique à celui de l’année dernière, enfiler une blouse, mettre un masque renforcé FFP2.

Déjà que l’Ehpad, c’est glauque, mais là, tous les résidents étant confinés dans leur chambre, c’est particulièrement triste. Couloirs fantomatiques… Mon père était dans un relativement bon jour, pas trop incohérent. Bon il pensait que mon frère avait l’âge de ma nièce et qu’ils sont frère et soeur et habitent dans la maison de Charleville mais sinon pas trop le bordel dans sa tête… Il m’a dit que je suis belle. Lui qui ne me l’a jamais dit, ce qui fait que je me vois laide définitivement, maintenant il ne cesse de me le dire… Un peu trop tard malheureusement… Nous sommes restées une heure et demi avec mon père, puis retournées chez ma mère. J’avais une heure avant d’aller prendre le train de retour. J’ai pris mon shaker de protéines, ma mère un thé avec une tranche de brioche, et nous avons parlé tranquillement.

Je suis repartie à la gare, laissant ma mère me faire coucou à la porte, petite silhouette voûtée. J’avais le coeur bouleversé d’amour et de peine. Encore une fois, le trajet de retour m’a servi de sas de décompression. J’ai séché mes larmes en arrivant à Paris, et suis arrivée à la maison souriante pour Chéri. Ce fut malgré tout un bon dimanche, j’aime tellement mes parents. Encore plus maintenant qu’ils sont si fragiles. Pour le dîner, nous avons terminé le chili con carne de Chéri. Et cette fois je me suis régalée, sans crise de douleur à l’oesophage, juste du plaisir.

J’espère que vous avez tous passé un bon week-end ?

Un samedi qui fait du bien

Oh que oui ça fait du bien. Un samedi avec Chéri, à ne rien faire que savourer le bonheur d’être mariée à cet homme incroyable qu’est Chéri. Ca va faire 19 ans que ma vie s’est embellie, 19 ans qu’il me fait rire, qu’il m’époustoufle avec sa culture, qu’il m’aime sans conditions, grosse ou mince, dynamique ou en burn out, 19 ans qu’il me répète comme il est fier de moi, 19 ans qu’il prend soin de moi, 19 ans qu’il me montre son amour en cuisinant, 19 ans qu’il me surprend avec des surprises quotidiennes, 19 qu’il m’appelle chaque jour au bureau, 19 ans que nous partageons tout, des rires aux larmes, des peurs aux solutions. Quand je suis avec Chéri, je sais qu’il ne peut rien arriver de mal, à deux nous avons déjà tant surmonté…

Je ne sais pas pourquoi je viens d’écrire tout ça, c’est sorti tout seul, je voulais juste dire que j’ai passé un samedi avec Chéri. Ce n’est pas si souvent des samedis au calme tous les deux.

J’ai peu et mal dormi, de minuit à six heures ce matin. Je suis allée marcher 45 minutes. Après ma douche, j’ai mis de l’huile florale Nuxe, que ma nièce m’a offerte à Noël. je ne l’ai commencée que ce matin. Une merveille. Quand je mets de l’huile prodigieuse Nuxe, c’est la classique, celle qui sent la fleur d’oranger. Je ne connaissais pas celle-ci, la florale. Une merveille de douceur. Toute la journée j’ai flotté dans une délicate odeur de fleurs.

Puis j’ai pris un premier café. Et appelé ma nièce pour parler du week-end prochain. Chéri a trouvé un très bel hôtel au coeur du vieux Lyon. Ma nièce viendra nous y rejoindre vendredi après ses cours, et nous irons dans un restaurant déjà réservé depuis un moment, car pris d’assaut à Lyon. Samedi matin, nous irons courir elle et moi, elle a très envie de me faire découvrir les endroits où elle court plusieurs fois par semaine. Puis elle nous fera visiter « son » Lyon, les endroits qu’elle aime. Samedi soir nous irons dans un bouchon lyonnais que Chéri fréquentait dans sa jeunesse, quand il allait régulièrement à Lyon où il avait une bande d’amis. Dimanche matin, nous irons à nouveau courir, avant de petit déjeuner tous les trois. Et naturellement je veux voir son petit studio d’étudiante, sa fac…

A 10h30, je me suis fait un petit déjeuner copieux, de quoi tenir pour la séance de sport à 13h30. Deux oeufs, jambon, mélange de noix amandes noisettes, deux wasas, une clémentine.

J’ai pris un troisième café avec Chéri à 12h30, avec une datte medjhoul. Incroyable comme ces dattes sont bonnes. Je n’ai que rarement l’occasion d’en manger, je me suis régalée.

A 13h30, cinquième séance de la semaine avec Paul, et troisième de muscu. Après la muscu bras-épaules-dos, puis la muscu jambes, aujourd’hui à nouveau haut du corps, en insistant particulièrement sur le développé-couché. c’est duuuurrrrrrr… Paul augmente les charges et le nombre de répétitions par série pratiquement à chaque séance. J’ai ensuite rejoint Chéri place de Clichy où nous avons bu un café en attendant l’heure de notre séance de ciné. Enfin, j’ai bu un thé en fait. Et comme je n’avais pas déjeuné, et commençais à avoir faim, il était 15h30, j’ai mangé la banane et le shaker de protéines que j’avais emportés.

Puis nous avons vu Nightmare Alley. J’aime beaucoup les films de Guillermo del Toro, et celui-ci est à la hauteur des précédents, tels Le labyrinthe de Pan et La forme de l’eau. Deux heures et demi qui passent en un éclair.

Nous sommes ensuite rentrés et avons dîné du chili con carne cuisiné par Chéri pendant que j’étais au sport. Au dernier moment, il met une touche de crème fraîche, une pincée de comté râpé, du poivron cru, de la ciboulette. Son chili c’est une tuerie !

Malheureusement, j’ai eu une crise terrible, tout vomi et eu très très mal pendant deux heures. Les crises sont de plus en plus rapprochées, longues et intenses. Le problème, c’est que je vais finir par ne plus oser manger en dehors de chez nous, voire ne plus oser manger tout court. Hâte maintenant des derniers examens et surtout que le gastro tranche et décide de ce qu’il va (me) faire. Bon bref, faut supporter et puis c’est tout.

Il est 23 heures, Je vais aller me coucher, lever tôt demain matin pour prendre le train. Bonne fin de soirée vous tous:-)

Un lundi agité

Quel lundi ! Télétravail. Huit heures vingt heures. Des urgences, des urgences, des urgences… Je n’ai pas pu rejoindre Philippe ce midi pour la séance de PPG (préparation physique générale)… tant pis je ne vais pas en faire une maladie, ce n’est que partie remise. Ce matin levée 5h30, je suis allée marcher une heure (un besoin réel maintenant, surtout quand je suis en télétravail). A 6h30 je me suis douchée, préparée, et à 7h15, un des moments de la journée que je préfère, m’accorder 45 minutes, seule, pour prendre mon petit déjeuner. Savourer mes deux cafés en explorant les réseaux sociaux. Je me suis fait deux oeufs sur le plat, accompagnés d’une Wasa. Et une grande tasse de café.

Je prends du café filtre, léger. Elle est très grande cette tasse, un des cadeaux de ma nièce à Noël. J’en ai pris une deuxième, à moitié remplie. Bon j’avoue… et une troisième que Chéri m’a faite plus tard, en se levant.

Une pause de dix minutes à dix heures et demi, le temps de faire, puis boire mon shaker du matin.

Une pause de 20 minutes pour le déjeuner. Le temps de faire une salade simplissime, avec une vinaigrette simplissime, et de la manger. Jeunes pousses, tomates (oui je sais ce n’est pas la saison, mais impossible pour moi de rester trop longtemps sans me régaler de tomates), une cuillère à café de vinaigre de vin, une cuillère à café d’huile d’olive, sel, poivre. Du thon au naturel et voilà. Préparation moins de cinq minutes. Un kaki en dessert.

En début d’après-midi, j’ai reçu un mail de l’Ehpad où réside mon père : visites suspendues jusqu’à nouvel ordre. J’ai tout de suite appelé ma mère, qui s’est mise à pleurer. Comment la consoler ? Et comment expliquer à mon père qu’il n’aura pas de visites cette semaine ? J’ai aussi de suite appelé mon frère. Ca ne sert à rien, mais j’avais besoin de lui parler. Il y a quelques mois, ça m’aurait rongée d’angoisse, de culpabilité, empêché de dormir. Aujourd’hui, non. Ca me fait beaucoup de peine, ça me brise le coeur, mais ça ne me fait plus culpabiliser. J’ai fait de vrais progrès quant aux évènements sur lesquels je n’ai aucune prise.

Mais quand même, FAIT CHIER ! Je vais à Reims dimanche, j’espère que d’ici là les visites seront rétablies. Que de choses nous supportons depuis deux ans, que de couleuvres avalées, pour ne pas risquer de ne plus pouvoir visiter mon père… Depuis deux ans, après chaque visite mon frère vomit, ma mère met des heures à s’en remettre, moi je pleure dans le train de retour. Mais malgré tout ça, nous attendons chaque semaine de pouvoir aller voir mon père, de lui adoucir la (fin de sa) vie, et même ça, on ne peut plus alors ?

Mon frère et moi avons réorganisé notre vie autour de nos parents, parce que nous les aimons, tout simplement, et même ça on n’a plus le droit alors ? Vous comprenez pourquoi les séances de sport me font tant de bien, là je peux tout lâcher, tout hurler… Bref, pardon…

A 17 heures, j’ai pris mon shaker de l’après-midi. J’ai aussi bu un thé vert à la menthe.

Je me suis déconnectée peu avant 20 heures, et ai rejoint Chéri dans le salon. En apéro, un demi bol de soupe. Puis un filet de poulet que Chéri a fait mariner dans de l’huile d’olive avec du paprika fumé avant de le faire griller. Des haricots verts cuits vapeur, puis sautés à la poêle avec de l’ail. Et pour finir, des litchis. J’adore les litchis, moins les éplucher en revanche.

Voilà, un lundi classique finalement. Il est 22h30, je vais aller lire un peu. Demain soir, séance à l’Usine avec Paul, j’ai hâte:-)))))) Et demain et mercredi aussi, je vais au bureau:-)) Bonsoir vous tous.

Ouf, quelle journée !

Pour la première fois depuis le 29 juin, je ne suis pas allée au sport alors que c’était prévu. A 17h30 ma DG m’a demandé un dossier en urgence, qui devait être traité aujourd’hui absolument. J’y ai travaillé avec elle jusqu’à 20 heures. Alors j’ai hésité.

Puis j’ai renoncé. Le temps de me changer, d’aller à la salle, j’aurais commencé ma séance à 20h45… Tant pis, aujourd’hui va compter comme un des deux jours « off » de la semaine. Heureusement que Paul est encore en vacances, j’aurais loupé la séance. Ca arrivera sans doute un jour, la campagne présidentielle est lancée, ça nous occasionne un travail de dingue.

Ca m’a manqué d’aller à la salle. Cette journée de télétravail, de 7h30 à 20h a été rude. Heureusement que je suis allée marcher ce matin de 5h30 à 6h30. En rentrant de marcher ce matin j’ai pris ma douche, puis mon petit-déjeuner. Un oeuf à la coque, un demi pamplemousse et des amandes.

J’ai bu un deuxième café quand Chéri s’est levé et en a re-préparé. J’adore quand Chéri m’apporte un café à mon bureau quand je suis en télétravail. Les jolis avantages du télétravail, il faut bien que j’en trouve:-) Autre avantage du télétravail, me préparer une salade, et prendre le temps de la manger. J’ai pris une demi-heure pour déjeuner à 13h30, au calme, c’est très agréable. Salade de mâche, betterave rouge, jambon italien aux herbes, oeuf dur. Et une orange.

Ensuite j’ai travaillé donc jusqu’à 20 heures. Ce soir pour le dîner, Chéri s’est surpassé. Gambas au lait de coco et curry vert, avec du riz jasmin, des échalotes. Du basilic chinois et des échalotes frites au dernier moment. Tuerie intersidérale !

Hier j’ai pris mes rendez-vous pour l’oesophage. Le scanner le 20 janvier et la manométrie le 17 février. Et entre-deux, la fibro le 7 février…

Hier j’étais aussi en télétravail, et pendant ma pause déjeuner, que pour une fois j’ai prise en entier, j’ai rejoint Philippe pour une séance de PPG préparation physique générale pour la course à pied). Il faisait un froid terrible hier entre 13 et 14 heures, humide et pénétrant. Ca plus la course sous la pluie glaciale dimanche, et bien je l’ai cherché, me voilà enrhumée.

Bonne soirée vous tous:-)

Un délicieux dimanche

Ce titre en référence au film que nous avons vu cet après-midi. Délicieux, avec Isabelle Carré et Grégory Gadebois. Un très très joli film. Si vous avez l’occasion de le voir, n’hésitez pas.

Ce matin, quand je me suis levée à sept heures, le temps était celui de la photo (prise à mon retour de jogging). J’ai bu deux cafés tranquillement, en me disant que je pouvais aller courir en extérieur puisqu’il faisait très gris, mais sans pluie. Puis il s’est mis à pleuvoir à verse, et je me suis dit que j’allais aller courir sur un tapis à la salle. Le temps que je tergiverse, il était dix heures, et un timide rayon de soleil est apparu. Je me suis donc dépêchée de sortir.

A peine avais-je couru cinq minutes qu’il s’est mis à pleuvoir de nouveau, très fort. De la pluie glacée. Forcément, puisque la température ambiante était de cinq degrés. J’ai hésité, puis je me suis dit que je ne suis pas en sucre, que je n’allais pas fondre, et j’ai continué. Et une fois dépassée la peur de glisser, en fait, j’ai pris un réel plaisir à courir ainsi. Il n’y avait pas un chat dans les rues. Au bout des 45 minutes, j’étais complètement trempée, mes cheveux dégoulinaient, mes chaussettes à tordre, mes trois épaisseurs de vêtements de course mouillées.

J’ai sauté l’étape des 15 minutes de récup’ à trottiner ou marcher, je suis rentrée. Car dès que j’ai arrêté de courir, j’ai senti la pluie et la morsure du froid. J’ai bien couru, mieux que la semaine dernière. Gagné 13 secondes au kilomètre par rapport à samedi premier. Je cours une fois par semaine, mais entre-temps, je fais de la musculation, des circuits cardio et des fractionnés sur tapis, avec Paul. Et tout cela contribue à améliorer la course. Vitesse, endurance, cardio, posture…

En un mois je suis passée de 7’17 au kilomètre (8,2 km/h) à 6’34 au kilomètre (9,1 km/h). Mon premier défi est de courir les 10 kilomètres chronométrés de la course du Grand Paris le 13 mars en une heure maximum. Il y a encore beaucoup de travail en deux mois. Sais pas s’il sera possible de retrouver la vitesse de 12 km/h à laquelle je courais il y a quelques années, avant l’opération du ménisque, et avant d’avoir passé la cinquantaine…

Je suis rentrée à 11 heures, Chéri était au marché. J’ai pris une douche bien chaude, me suis fait un masque visage, un gommage du corps, mis du lait pour le corps, allumé une bougie parfumée dans le salon, j’étais toute détendue. Chéri est rentré du marché, trempé lui aussi. Il était midi, je me suis rendue compte que j’avais très faim.

Nous avons pris un petit déjeuner/déjeuner. Un oeuf au plat (avec deux jaunes l’oeuf), du jambon au torchon, de la baguette aux céréales, et deux oranges pressées. Pas vraiment dans l’équilibre habituel, pas de légumes et un peu trop de glucides avec deux oranges plutôt qu’une, et du pain en plus. Mais en réalité, aucune importance…

Après ce déjeuner, nous étions au taquet de l’énergie Chéri et moi. Chéri est allé faire la sieste, et moi, affalée sur le canapé j’ai regardé une série à la télé. Chéri en se levant de sa sieste, m’a trouvée endormie sur le canapé:-))))) Nous avons ensuite regardé Délicieux. Puis dîné, toujours relativement déséquilibré;-) Des pâtes avec poivron rouge et jambon. En allant chez le boucher acheter la viande hachée hier, Chéri a pris un gros talon de jambon au torchon, voilà pourquoi nous en avons beaucoup mangé aujourd’hui.

Voilà, un dimanche ultra calme, mais tellement agréable. Un sas de douceur et de repos avant une nouvelle semaine emplie de travail et de sport. Le week-end prochain je ne vais pas à Reims. J’y suis allée quatre fois en trois semaines, profitant de mes vacances de Noël pour y aller beaucoup, alors le week-end prochain, je reste à Paris avec Chéri:-) Et samedi prochain, je retrouve Paul, qui rentre de Guadeloupe vendredi.

J’espère que vous avez passé un bon week-end !

Rendez-vous gastro

Mira avec moi en télétravail

Vendredi matin je me suis levée en pensant à mon rendez-vous chez le gastro-entérologue de l’après-midi. J’étais un peu nouée, et pas faim, j’ai donc bu un café, et me suis mise devant mon ordi. J’avais de toute façon une réunion avec ma DG très tôt, je me suis donc concentrée sur mon boulot. Vers 10 heures j’ai eu un peu faim, et, un des avantages du télétravail, c’est que la cuisine est à moins de dix mètres. J’ai donc fait une pause, me suis refait un café, et une Wasa avec la confiture offerte par ma collègue.

J’ai travaillé jusqu’à 13 heures (on ne travaille pas le vendredi après-midi dans ma société). J’avais RV chez la coiffeuse à 13h30, donc pas le temps pour déjeuner, et surtout, pas faim, je commençais à appréhender mon RV de 16h30. Ce dont j’ai besoin, c’est savoir ce qui occasionne ces douleurs intenses, je n’aime pas être dans le flou, je préfère agir. Des mois que j’ai mal, il est temps de trouver et comprendre.

J’ai donc juste pris un shaker de protéines.

Les deux heures chez la coiffeuse m’ont détendue, elle m’a fait une couleur superbe, un roux plus lumineux encore que d’habitude, et tellement « fondu », je le trouve très naturel, je suis fan.

Je suis donc arrivée chez le gastro un peu tendue, mais sans plus. Il est allé droit au but, me disant que c’est bien ce qu’il craignait qui cause mes douleurs, le volvulus machin sais plus quoi. L’estomac est donc venu s’entortiller autour de l’oesophage, qui se défend comme il peut de toutes ces bactéries et fabrique un endobrachyoesophage de plus en plus gros. A cela s’ajoute une énnnooorrrmmmmeeeee hernie hiatale, apparue tout à coup. Cette hernie étant de nature joueuse, elle est à roulement, ce qui complique les choses un peu plus. Le gastro m’a donc dit qu’il faudrait m’opérer pour replacer l’estomac mais que l’opération est longue et un peu risquée, qu’il ne veut pas se précipiter… En revanche, il n’y a pas de solution médicamenteuse.

Alors, il veut que je passe un scanner et un examen supplémentaire, une manométrie oesophagienne. Encore un examen assez désagréable. Mais il en a besoin pour contrôler les contractions de l’oesophage. Si les résultats ne sont pas conformes à ce qu’il attend, il ne prendra pas le risque d’opérer m’a-t-il dit. Il veut ajouter ce résultat et celui du scanner à ceux des examens que j’ai déjà passés, me faire une (énième) fibroscopie, et avec la synthèse de tout cela, consulter plusieurs confrères. Il m’a dit qu’il prendra sa décision définitive avant la fin du premier trimestre. Et m’a demandé ce que j’en pense. Je lui ai répondu que depuis ma première crise en 2005 je lui fais entièrement confiance, et que je m’en remets à lui.

Je ferai ce qu’il estime nécessaire de faire ou ne pas faire. Je lui ai (re-re-re-re)demandé pour la millième fois si je dois mettre en place quelque chose niveau alimentation et il m’a (re-re-re-re)expliqué que cela n’a rien à voir avec l’alimentation, le poids etc… Je lui ai ensuite demandé combien de temps cette opération, si elle a lieu, m’empêcherait de travailler, il m’a dit « quelques semaines ». Et combien de temps sans sport ? Là, il n’a rien dit… Il m’a raccompagnée à la porte, me tapotant l’épaule et la joue, comme il le fait à la clinique quand il me fait une fibroscopie…

Il a toujours été honnête avec moi, me disant que lorsque la maladie aurait évolué au point qu’il faille s’inquiéter il me le dirait. Et bien voilà, c’est maintenant qu’il faut s’inquiéter et agir. Il m’a dit d’être sereine, qu’il veut absolument tous les éléments avant de décider la marche à suivre. Je lui ai dit au-revoir en souriant et suis rentrée… J’avais prévu de minimiser la nouvelle devant Chéri, mais quand il m’a prise dans ses bras en me demandant comment la consultation s’est passée, évidemment que j’ai dit les choses telles que le gastro me les a présentées. J’ai pleuré un coup, mais pas longtemps. J’ai vu l’inquiétude de Chéri, alors je lui ai dit que je ne suis pas en danger de mort, et que le gastro va faire ce qu’il faut pour que mes douleurs disparaissent… Je l’espère en tout cas… Il était 18 heures, j’ai demandé à Chéri si ça ne l’ennuyait pas que j’aille à l’Usine. Il a compris que j’avais besoin de me défouler..

J’y suis donc allée, et là, enfin, me suis autorisée à pleurer. Une bonne séance bien intense m’a remis la tête à l’endroit. Dès lundi je vais appeler la clinique du Louvre désormais si familière pour essayer d’avoir mes deux rendez-vous rapidement. Pour la fibroscopie, puisque c’est lui qui la pratique, il m’a fixé la date au 7 février. Il faut que je vois l’anesthésiste avant. Je vais essayer de grouper avec le scanner ou la manométrie.

Quand je suis rentrée de la salle de sport, j’étais beaucoup mieux. Avec le recul nécessaire pour ne pas me faire de mauvais films. Depuis quelques mois je travaille vraiment le fait de ne pas m’angoisser pour des évènements sur lesquels je n’ai pas prise. Et là en l’occurrence, je n’ai pas de prise. La seule chose que je peux faire c’est par exemple refuser catégoriquement l’opération. Et m’enfermer dans mes douleurs qui deviennent insoutenables. Et ça, je ne le ferai pas. Alors je vais passer les examens et attendre l’avis de mon gastro et de ses confrères. En essayant de ne pas me gâcher les journées d’ici là.

Bien sûr ça me fait chier au plus au point de louper le travail, c’est tellement inenvisageable pour moi de me faire remarquer, de perturber le bon fonctionnement du Pôle Direction de ma société. Bien sûr ça me fait chier, plus encore si c’est possible, la perspective de ne pas faire d’activité physique pendant plusieurs semaines/mois. Mais quand bien même je passerais mon temps à pleurer, à geindre sur cette situation, à me rendre malade d’angoisse, ça changera quoi ? Rien… si ce n’est me faire du mal à moi… Donc je vais plutôt essayer de me faire du bien avant l’opération:-) Un jour après l’autre, un pas après l’autre. Je ne suis pas quelqu’un de passéiste, j’essaie de ne pas appréhender le futur que nul ne connaît, mais de me concentrer sur le présent. Je n’y parviens pas toujours, mais de plus en plus cependant.

Quand je suis rentrée, Chéri avait cuisiné. Avec le reste du poulet rôti de jeudi soir, il a fait un riz sauté, avec poulet donc, omelette, poivrons jaunes, petits pois. Il en a fait une belle quantité, j’ai ainsi pu en apporter aujourd’hui quatre barquettes à ma mère.

J’ai donc dîné hier soir d’un bol de soupe, puis un bol de riz sauté. Un délice vous imaginez bien.

Aujourd’hui je suis allée à Reims. Fait les courses avec ma mère. J’ai trouvé une jolie jupe (enfin, jolie je ne sais pas, mais une jupe qui me plaît en tout cas). Je l’ai essayée en taille 3… évidemment beaucoup trop large. La taille 2 me va, limite un peu ample. Mais la taille 1 tirait un peu aux hanches. Quel bonheur de mettre de la taille 2, de la taille 38-40, de la taille M. Je n’avais pas pris de petit déjeuner, juste un café avant de partir. Au déjeuner avec ma mère, nous avons mangé de la pintade cuisinée par Chéri, avec champignons et pommes de terre. Puis une orange. Nous sommes ensuite allées voir mon père. Que dire ? Rien, c’est trop douloureux.

Je suis rentrée à Paris en début de soirée, sous la pluie battante. Chéri avait fait quelques courses, acheté de la viande hachée, des champignons, des pois gourmands. Encore une fois je me suis régalée.

Aujourd’hui c’était ma deuxième journée off de sport après jeudi. Demain matin je vais aller courir, ce sera la cinquième séance de la semaine. 45 minutes course suivies de 15 minutes à trottiner ou marche rapide. Ensuite j’ai prévu… RIEN. Un brunch à la maison avec Chéri. Lire. Faire une sieste. Regarder un film. Enfin en tout cas rester tranquille, besoin de calme, de douceur, d’être allongée et lâcher prise quelques heures… Je vous souhaite à tous une bonne soirée.