Je l’ai payé cher ce repas

Vous le savez, j’ai une maladie de l’oesophage. Ces derniers mois elle s’est accentuée, et il m’arrivait souvent, en début d’année, de vomir la nuit. C’est passé, j’ai vu le gastro. Ma maladie est évolutive, s’aggrave d’année en année. Mais je suis suivie de très près par le gastro, qui met tout en oeuvre pour freiner la progression. Je vous dis ça pour que vous ne vous cassiez pas la tête à me donner des conseils d’alimentation ou de ce qu’il faut manger le soir. Je le sais à peu près bien, c’est d’ailleurs pour ça que les vomissements nocturnes se sont arrêtés.

Bref, voilà plusieurs mois que je n’avais pas vomi. L’arrêt du sucre depuis cinq semaines m’a aussi fait du bien. Et manger beaucoup de légumes, des fibres donc a amélioré mon transit. Mais hier, mon Président m’a invitée à déjeuner. Vite fait, dans un petit (enfin pas « dans », mais à la terrasse) bistrot proche du bureau. J’ai pris le plat du jour, des diots du Jura avec pommes de terre sautées. Et ça ne m’a pas semblé bon, mais pas bon du tout. Les diots (saucisses fumées) étaient gras, mous. Les pommes de terre dégorgeaient d’huile. Je n’ai plus l’habitude. Ca fait plusieurs années que j’ai vraiment réduit l’huile en cuisinant, et Chéri aussi quand c’est lui qui cuisine.

Et depuis cinq semaines je n’avais pas mangé de féculents, et très peu de gras. Et pas de sucre. Et là en dessert, deux boules de glace. De la Ben & Jerry au beurre de cacahouète. Vous connaissez les glaces Ben & Jerry ? Du sucre, de la crème… En plus nous avons mangé vite, alors que moi je suis une mangeuse lente. Je n’ai mangé qu’un diot sur les deux…

Mais tout l’après-midi je me suis sentie lourde, barbouillée. Déjà à la base j’ai trouvé ça moyennement bon, mais là, ce fut comme une overdose de sucre, et de féculents après cinq semaines sans en consommer du tout. Bref, ce fut trop de trop de trop. Je suis rentrée du bureau tard, à presque 20 heures. Et j’ai commis l’erreur de manger au lieu d’attendre d’avoir fini de digérer. J’ai mangé léger, mais sans faim ni envie, ridicule. Et j’ai mangé tard, 21 heures.

Je me suis couchée vers 22h30 pour lire, toujours sans avoir digéré. Je me suis endormie, mais à minuit, réveillée en sursaut par ces signes que je connais si bien… Je sais que la douleur conduit inévitablement aux vomissements. Mais je n’ai vomi qu’à 4h30 du matin. De minuit à 4h30, j’ai attendu que ça sorte, en ayant mal… Je n’ai donc pas dormi. Enfin si, de 23 heures à minuit.

Ce matin j’ai eu du mal à me mettre en route, mais j’avais rendez-vous au bureau avec ma DG à 8 heures. Je vous montre ma tête ? Tête de quelqu’un qui n’a pas dormi, a eu mal à l’oesophage toute la nuit, a eu froid toute la journée malgré les 28 degrés.

Inutile de vous dire que je n’ai pas mangé de la journée, juste bu, je ressentais une soif intense. J’ai alterné eau plate et eau gazeuse.

J’ai quitté le bureau tôt, je ne tenais plus debout. Je suis donc partie à 18 heures. Et vers 19 heures, tranquillement à la maison, je me suis rendue compte que j’avais très faim. Et envie d’une salade. Alors la voilà ma salade, toute simple. Laitue, tomate, radis, concombre, oeuf dur, jambon de poulet.

J’avais envie de thon, mais peur que ce soit plus lourd. à digérer. Une tisane, et voilà.

Quand je vais réintroduire le sucre, je le ferai en douceur, tout doucement… Et surtout je me rends compte qu’entre mon oesophage très abîmé et le fait de vieillir, je digère de moins en moins facilement. Bon, rien de dramatique, il suffit que j’en tienne compte. Je choisirai mieux mes plats au resto maintenant:-) Et surtout je vais éviter les restos entre collègues, à manger vite des trucs qui ne me plaisent pas forcément.

Voilà, sinon rien de particulier. L’AG de demain se présente bien. Les 50 000 votants sont répertoriés et ont reçu leur lien visio individuel pour voter, les répétitions se sont bien passées, y’a plus qu’à. Je vais me coucher tôt ce soir, il faut que j’ai une meilleure tête demain. Je ne sais pas si je vais tenir pour l’épisode de Handmaid’s Tale de ce soir. Nous en sommes à la saison 4, et l’intérêt ne se relâche pas.

J’espère que vous avez passé une bonne journée. Bonne nuit vous tous;-)

Quel mardi…

Non mais quel mardi. Au boulot pour commencer.

Vendredi c’est notre assemblée générale. Cette année, elle est entièrement digitale, dans un studio de tournage pro. Habituellement, l’AG se passe dans une ville en région, où tout le monde se réunit pour trois jours. Cette année, ce devait être à Montpellier. J’espère bien connaître ça l’année prochaine. Enfin rencontrer tous ces gens que je vois depuis neuf mois par vidéo uniquement, la perspective m’enchante d’avance:-) L’AG nécessite une énorme préparation, mais en digital, cela génère plus encore de travail. La dernière ligne droite s’annonce… corsée.

En plus ce matin première heure, mon président m’a demandé de rédiger une lettre en urgence à envoyer avant midi à la secrétaire d’Etat chargée du handicap. Je commence à me familiariser avec ces courriers à rédiger aux ministres, députés, sénateurs, mais j’ai toujours peur malgré tout de faire une coquille…

Enfin, à 14 heures, j’ai pris le temps de déjeuner. 45 minutes. Car je me suis fait une salade, et éplucher, couper les légumes, bref, assembler la salade prend déjà une vingtaine de minutes. Mais vraiment, j’aime tellement les salades composées. D’autant que Chéri a fait dimanche au marché un plein de légumes très bons. Les tomates coeur de boeuf par exemple, de vrais bonbons. Les minis concombres, les radis croquants, la laitue achetée au producteur, bref, que du régal. Salade, concombre, tomate, radis, oeufs durs, jambon blanc, ciboulette. Toujours un peu de Mayo dans la vinaigrette. Résultat, un gros bol de salade rassasiante.

Je suis dans ma cinquième semaine sans sucre. Je vais continuer le « sans sucre » jusqu’au 23 juin. Car le 24, nous partons pour quatre jours à Bruxelles, et là…. Hummm je rêve d’une portion de frites, d’un vol au vent aux ris de veau, de boulettes à la liégeoise…

Vous le savez, nous adorons Bruxelles et y allons deux ou trois week-ends par an. Mais là, ça fait un an et demi. Bon sang quand j’y pense, c’est incroyable la période que le monde vient de traverser. En tout cas nous, nous n’avons pas quitté Paris une seule journée depuis août 2019 !!!!!! Uniquement les allers-retours à Charleville, à Reims pour m’occuper de mes parents, mais depuis Séville en août 2019, aucun jour de détente hors de Paris.

Alors ces quatre jours à Bruxelles, j’en rêve. Départ jeudi 24 juin matin, retour dimanche 27 en fin d’après-midi. Et cet été, nous allons partir une semaine à Lisbonne. Chéri a trouvé un hôtel avec piscine sur le toit, spa au sous-sol, une chambre immense avec salon… bref de quoi renouer avec des vacances, la détente absolue. Espérons qu’il n’y aura pas de contrordre d’ici là.

Ni de soucis avec mes parents, ou ceux de Chéri qui commencent eux aussi à cumuler de sérieux problèmes de santé. Ils ont le même âge que mes parents… Et pas de contrordre sanitaire j’espère. Juste quelques jours de vrai dépaysement, sans penser à rien d’autre que passer du temps avec Chéri en visitant une ville magnifique.

Enfin, avant les vacances, focus sur la préparation de l’assemblée générale ! Je me suis déconnectée »tôt », 18h45. Et si je dis quel mardi, c’est qu’en plus de la journée intense de travail, j’ai entendu ce matin très tôt en prenant mon café un témoignage sur les « aidants ».

Ceux qui cumulent un travail à plein temps, et la responsabilité d’être tuteur d’un adulte protégé. Les responsabilités, les démarches chronophages, la culpabilité qui tord les entrailles, le chagrin qui pèse une tonne sur les épaules, la fatigue, physique autant que psychologique. Visiblement, tout le monde passe à peu près par les mêmes phases. Ceci dit, je m’en sors plutôt bien je crois. Depuis le sevrage des anti dépresseurs, jamais je n’ai eu à nouveau besoin d’y recourir. Je pleure souvent c’est vrai, mais au moins je laisse sortir les émotions, je ne les enferme pas. C’est ce que fait mon frère par exemple, et souvent je me fais du souci pour lui. Il ne laisse rien ou presque sortir, mais le jour où ça explosera… Enfin je serai là. Car moi, je pleure beaucoup, mais ça me permet d’être d’autant plus forte pour tout le reste de laisser sortir ce qui va, ce qui ne va pas.

Et j’ai la chance absolue d’avoir Chéri. Chéri, au-delà d’être un mari exceptionnel, est l’homme le plus fantastique qui puisse exister. Il me soutient inconditionnellement. Bref, voilà, quel mardi donc…

Sinon, j’ai repassé des robes d’été. Puisque nous avons été propulsés en plein été. Et demain et après-demain je vais au bureau. Ah que je suis contente les jours où je vais au bureau ! Je retrouve à chaque fois le plaisir de m’habiller, me maquiller, me parfumer. Pendant que je repassais mes jolies robes fleuries, Chéri nous a préparé un dîner que j’ai adoré. Très simple, mais plus ça va, plus j’aime la simplicité absolue. Un blanc de poulet grillé, le reste (et la fin) de la fausse ratatouille (sans aubergines), parsemés au dernier moment de ciboulette et basilic.

Puis une tisane et voilà:-) J’espère que vous avez passé un joyeux mardi.

Lundi drôlement joli

Il y a quelques jours j’ai retrouvé mes bestioles. Depuis des années, mes bestioles apparaissent sur nombre de mes photos, je les emporte partout avec moi.

Mais voilà des mois et des mois que je les cherchais vainement. Alors il y a quelques jours j’ai décidé de fouiller tous mes sacs à mains. Car habituellement elles sont au chaud dans mon sac à main. Et comme j’en change chaque jour, chaque jour avec le reste de mes affaires, elles arrivent dans un nouveau sac. Mais un jour je les ai oubliées au fond de la poche d’un sac…

Au bout d’une heure de fouillage de tous mes sacs, enfin je les ai trouvées… J’avoue que j’aime les avoir avec moi, les mettre sur mes photos:-)

Alors, voyons les repas du jour. Pas de petit déjeuner. Comme je suis dans une période sans sucres, le matin, je ne prends qu’un café, puisque pas de fruits, pas de pain. Certains jours je me fais un oeuf à la coque, mais depuis quatre semaines que je ne consomme aucun sucre, je n’ai pas vraiment faim le matin.

J’ai bu un café. Le café aussi j’ai beaucoup réduit, je n’en prends plus qu’un seul le matin. Parfois un deuxième dans la matinée, mais de plus en plus rarement. A part celui du matin, maintenant le café m’écoeure. Ça a fait la même chose à ma mère il y a quelques années, bizarre comme le corps tout d’un coup n’a plus envie de certains aliments. Ceci dit, rien de dramatique à ne boire qu’un café par jour. Je bois de plus en plus de thés ou tisane. Ou tout simplement de l’eau voilà tout.

Bref. Donc ce midi au déjeuner, deux oeufs au plat, et la (un peu fausse puisque sans aubergines) ratatouille cuisinée hier par Chéri.

Aujourd’hui en télétravail, j’ai pris 30 minutes de pause, le temps de faire cuire les oeufs, de manger tranquillement. J’ai déjeuné à 14h et me suis remise à mon ordi à 14h30. Et je n’ai pas vu le temps passer, j’ai à peine entendu Chéri rentrer à 17h30, et je n’ai émergé qu’à 19h30, après avoir eu ma DG au téléphone à 19h15.

Nous avons pris le temps de prendre du temps avec Chéri. Un coca zéro pour moi, une bière pour lui. Et aussi des chips. Mais pas pour moi évidemment:-)))).

Pour le dîner, Chéri hier au marché avait acheté un pavé de saumon supplémentaire, que nous nos sommes partagé. Mi-cuit, c’est tellement bon. Avec de la ratatouille comme ce midi. Du coup nous avons dîné tard, à presque 21 heures.

Une tisane pour finir et voilà.

Ouh là là, nouvelle en direct live ! Je suis trop trop trop contente !!

Samedi à la garden party des éditions Charleston, il y avait un jeu. Avec deux « box livresques » à gagner. Dedans, un livre d’un des auteurs présents, et des goodies. Photos, mug, friandises, je ne sais pas exactement.

Il suffisait de mettre son nom et son adresse sur un post-it, dans un joli bocal et un papier serait tiré au sort pour chacune des boîtes à gagner. J’ai donc mis mon papier, et franchement, depuis samedi, j’avais complètement oublié. Et là… à l’instant sur Instagram, dans la story des éditions révélant le nom des deux gagnants, je vois mon post-it. Non mais c’est génial, je ne joue jamais à rien, donc forcément je ne gagne jamais rien, et là, je vais recevoir cette box avec plein de jolies petites surprises. Je vous montrerai bien sûr, dès que je la recevrai:-))

La révérence de l’éléphant, c’est un des livres que j’ai achetés, pour lequel j’ai discuté avec l’auteure, qui raconte la vie de sa grand-mère dans un Ehpad. Je suis vraiment vraiment contente que ce soit justement ce livre, cette auteure et j’ai hâte de voir de quoi la box sera remplie.

Voilà, un joli lundi surprenant. J’espère que vous aussi avez tous passé une bonne journée.

Fini les conneries ?!

Non mais… Je viens de vérifier… depuis le 11 avril je n’ai pas écrit !!!! alors ça suffit les conneries, il faut reprendre le rythme ! Non mais ! Et je sais, la photo n’est pas d’actualité, mais j’adore cette photo avec le brin de muguet que Chéri m’a offert le premier mai.

Depuis le 11 avril, que s’est-il passé ? En réalité pas grand chose. Je travaille beaucoup, j’adore mon travail, j’avais oublié à quel point travailler beaucoup mais avec une pression positive est ce que j’aime. J’avais oublié que travailler avec des gens compétents, bienveillants, honnêtes, enthousiastes est un moteur extraordinaire. Se sentir bien dans une équipe, quel bonheur… alors oui, je travaille beaucoup, j’aime travailler, j’ai toujours aimé travailler, et mon traumatisme du burn out commence à s’estomper, je retrouve le vrai plaisir d’un travail qui me comble, intellectuellement, et dans lequel nous faisons concrètement avancer les choses.

Mais bon, comme nous le savons tous, je suis excessive, alors oui, je travaille (un peu trop) beaucoup. Et le télétravail ne m’aide pas, j’ai du mal à déconnecter, et à bien différencier télétravail et être à la maison. Les jours de télétravail, étant une lève-tôt, à 7h30 je suis devant mon ordi, et je me déconnecte rarement avant 19 heures. Les jours où je vais au bureau j’arrive à 8 heures et repars à 18h30. Ma DG me dit de réduire mes horaires…. j’y travaille, c’est le cas de la dire:-)

Vivement la reprise du présentiel à plein temps. En septembre j’espère. Donc, à part le travail, vu que jusqu’à la semaine dernière tout était fermé, il ne s’est pas passé grand chose.

Les samedis à Reims, les dimanches à lire, regarder des films avec Chéri. Côté sport, je me heurte à un problème… Uniquement à cause de moi. JC comme Philippe me proposent des séances à 19 heures, mais je n’arrive pas à être prête si tôt. Il faudrait pour cela que je termine mon boulot à 18 heures, et pour le moment, je n’ai pas cette auto-discipline. Mais le sport me manque, je me sens incomplète alors je veux réintégrer au minimum deux séances par semaine dès cet été.

Et ça me fera le plus grand bien, car je pleure toujours beaucoup. Chaque samedi en rentrant de Reims je pleure tellement. Mes parents s’affaiblissent, mon père est en profonde dépression… Je suis fatiguée, psychologiquement autant que physiquement. Car aller à Reims représente une sixième journée après mes cinq jours de travail. Et une journée fatigante. De plus de 12 heures où je n’arrête pas un instant. Mais pour rien au monde je n’arrêterais d’aller à Reims. Même si maintenant ce n’est qu’une semaine sur deux, ces moments passés le matin avec ma mère, l’après-midi avec mon père sont inestimables. Et les deux fois 45 minutes de TGV me permettent de me détendre, de lire, de décompresser.

Et la super grande géniale nouvelle : j’ai reçu un mail de l’Ehpad, et ENFIN, ENFIN ils adoucissent les mesures sanitaires. En ce moment on ne peut aller voir mon père qu’à deux, en restant dans sa chambre, ou dans le jardin de l’Ehpad. Mais là, ça y est, ils autorisent les sorties à l’extérieur. J’ai rempli la demande, et dimanche prochain, Chéri et moi allons à Reims, et nous allons aller chercher mon père pour l’amener quelques heures chez mon frère. Il y aura mon frère et son amie, ma mère, ma nièce, Chéri et moi.

Nous fêterons l’anniversaire de mon père (il a eu 86 ans ce mardi 25). Sa première sortie depuis 14 mois. Il va nous voir tous. Comme il se fatigue vite, et que c’est la toute première sortie, on va faire assez court. On verra si pour les prochaines, on peut le prendre toute la journée, l’emmener boire un verre en ville (il en rêve)… La directrice de l’Ehpad m’a appelée pour me confirmer que l’état de mon père est compatible avec une petite sortie. Bon évidemment, chez mon frère nous serons juste six en plus de mon père, et resterons à un mètre de lui. Mais c’est un bon début, j’espère que tout se passera bien.

La directrice m’a dit que pour éviter tout incident, ils lui mettront une protection propre juste avant que nous ne venions le chercher. J’avoue que cet aspect m’effraie un peu. Bon, nous verrons… Mon père est si heureux de cette nouvelle… Et nous tous aussi. Ca ne paraît rien, mais pour nous c’est une si merveilleuse nouvelle.

Côté santé, j’ai eu un petit souci. Je me sentais fatiguée, épuisée, je dormais peu et mal, j’avais toujours froid. Ma généraliste m’a fait faire une prise de sang, et il s’avère que la fatigue et la tension accumulées depuis plus d’un an ont fait que mon corps a développé beaucoup beaucoup beaucoup plus d’anticorps que la norme. Et ces anticorps ont fait leur boulot, ils ont voulu défendre mon corps. Mais comme je n’ai pas de maladie contre laquelle ils peuvent lutter, ils se sont attaqués à un rein et à ma thyroïde.

Je dois passer une échographie des reins. Pour la hausse de thyroïde (taux 10 fois plus élevé que la norme), ma généraliste m’a donné du lévothyrox à un dosage plus élevé. J’ai refait une prise de sang vendredi dernier, le taux de thyroïde commence à bien baisser. Ma généraliste a réajusté le dosage de Lévothyrox. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, il y a quelques années, j’avais déjà eu un dérèglement de la thyroïde, et le temps qu’on trouve le bon dosage, j’avais pris 15 kilos, que j’ai eu terriblement de mal à perdre.

Alors cette fois j’ai pris les devants. Depuis quatre semaines, je ne mange plus de sucres. Pas de fruits, pas de féculents, pas de pain, pas de sucre industriel. Je vais continuer cela jusque fin juin. Puis je réintégrerai un fruit par jour, et une portion de féculents…. Jusqu’à ce que ma thyroïde soit bien régulière.

En tout cas, je commence à me sentir bien mieux maintenant que la thyroïde est en cours de régulation. Je dors plus et mieux (j’ai beaucoup de retard à rattraper), je pleure un tout petit peu moins, j’ai moins froid, mes doigts ne deviennent plus bleus, je me sens mieux dans mon corps. J’espère que dans quelques semaines tout cela sera réglé, comme le petit souci au rein et le manque de potassium. Bref, je fais le max du max pour aller bien.

En parlant d’aller bien, ce qui me donne le sourire, c’est la réouverture des magasins, cinémas etc depuis le 19 mai. Quel bonheur de voir des gens riant aux terrasses, de voir les boutiques ouvertes, d’aller s’installer dans un fauteuil au cinéma. Tout ce qui était si naturel il y a un peu plus d’un an mais devenu impossible depuis. Rien que d’entendre le bruit des conversations aux terrasses quand je marche dans la rue me donne le sourire.

Vendredi après-midi, je me suis déconnectée à 14 heures (je ne travaille pas le vendredi après-midi et suis censée quitter à 13 heures mais souvent je déborde), et Chéri est rentré du travail à 15 heures. Nous sommes allés chez l’opticien choisir les montures de mes futures lunettes (que je vais mettre pour l’ordi et la lecture…ah vieillerie qui arrive… 54 ans en août au secours), puis, pour la première fois depuis un an, avons bu un verre en terrasse, au soleil. Je me répète, mais quel bonheur !!

Hier samedi, je suis allée à une dédicace de plusieurs écrivains. C’était dans un grand hôtel à Montparnasse, hôtel avec un très beau jardin. La garden party, comme les éditions avaient nommé l’évènement, a donc eu lieu dans le jardin. Petits fours à profusion (je n’en ai pas mangé, pas de sucre en ce moment n’est-ce pas), thés, cafés, eau… Et neuf écrivains. Je venais pour ma chouchoute Clarisse Sabard, mais j’ai découvert d’autres auteures. Laura Trompette, que je ne connais pas, et dont le dernier livre raconte la vie de sa grand-mère en Ehpad. j’ai naturellement acheté son livre, elle me l’a dédicacé, et pendant un bon quart d’heure nous avons parlé de la culpabilité de mettre ceux qu’on aime en Ehpad, puis de la façon de rentrer dans leur monde et d’en saisir tous les instants heureux.

J’ai aussi acheté le dernier livre de Sophie Jomain, sur le handicap, et plus particulièrement le spectre autistique. Là encore elle me l’a dédicacé, je lui ai dit où je travaille, et que je suis confrontée chaque jour au désespoir des parents d’enfants en situation de handicap intellectuel ou psychique. Elle m’a confié que ce livre n’est pas une totale fiction, elle est l’histoire de sa propre fille autiste.

J’ai aussi pu discuter avec ma chouchoute Clarisse. Avec une autre auteure que je ne connais pas, Tonie Behar, et dont j’ai acheté le livre aussi, La chanson du rayon de lune. Il y avait là aussi Marie Vareille, dont j’ai tellement entendu parler depuis son livre, La vie rêvée des chaussettes orphelines. Que j’ai donc également acheté. Je suis repartie avec tous ces livres, et de jolis cadeaux des éditions Charleston.

Je me suis ensuite promenée dans le quartier de Montparnasse, très animé en ce samedi si ensoleillé. Puis suis allée rejoindre Chéri à Saint-Germain, qui lui, a écumé les rayons de Gibert:-). Nous sommes rentrés tranquillement et Chéri nous a mijoté un délicieux dîner. Filet de julienne et compotée de tomates-oignons.

Ce matin, Chéri est allé au marché. A rapporté plein de légumes pour faire des salades composées entre autres. Et surtout, il est revenu avec un bar, une daurade et un pavé de saumon que nous avons mangé en sashimis ce soir. Et des oeufs, car j’en mange beaucoup des oeufs, j’adore ça. De gros oeufs en direct du producteur, ultra frais. Ce midi, je me suis préparé une salade très simple. J’ai fait la vinaigrette avec huile d’olive, vinaigre de vin, une demi cuillère à café de mayonnaise au citron, sel fumé, poivre.

En début d’après-midi, Chéri ma cuisiné une grosse portion de mon plat préféré entre tous:-) Une ratatouille. Enfin pas une vraie de vraie car il n’a pas acheté d’aubergines. Comme je serai en télétravail lundi et mardi, j’aurai de quoi manger. Il l’a laissée bien cuire, confire, réduire, ça va être exactement comme j’aime j’en suis certaine.

Mon frère m’a envoyé des photos. Ce midi ils ont emmené ma mère manger en terrasse, dans une brasserie sur le parvis de la cathédrale de Reims. Je suis heureuse pour ma mère, déjeuner en terrasse sur une place sans voitures, devant la magnifique cathédrale, avec mon frère et ma nièce, je sais que c’est un moment de pur bonheur pour elle. Et pour moi, les moments de bonheur de mes parents, il n’y a que ça qui compte !

Cet après-midi, avant le cinéma nous sommes à nouveau allés boire un verre en terrasse. Ca paraît extraordinaire, alors qu’avant mars 2020 nous y allions plusieurs fois par semaine, tout comme au ciné. Mais pour le moment, on savoure encore la douceur des retrouvailles avec tous ces plaisirs !

Et en fin d’après-midi, nous sommes allés à l’avant-première du film Un tour chez ma fille, qui sortira cet été, avec Josiane Balasko. Pas le film du siècle, mais un film léger où j’ai ri de bon coeur, et rien que ça, c’est tellement bon ! Et ce plaisir de reprendre l’habitude d’aller au cinéma !! Nous qui y allions plusieurs fois par semaine, inutile de vous dire que nous étions cruellement en manque. Au cinéma, on m’a offert une rose, pour la fête des mères. C’est tout bête, mais ça m’a fait plaisir, tout me fait plaisir en ce moment tellement je suis heureuse d’avoir passé un week-end à faire des choses que j’aime. Simples au possible, mais dont nous avons été privés tellement longtemps.

Nous sommes rentrés à 19h30 et Chéri a préparé le bar, la daurade et le pavé de saumon achetés ce matin au marché. Je suis dingue de poisson crus. Chéri a découpé de beaux sashimis, les a parsemés de ciboulette. Et il a fait deux sauces. Une salée, à base de sauce soja et oignons crus, l’autre légèrement sucrée, avec une sauce coréenne de laquage, de l’huile de sésame, du soja et des graines de pavot. Et Wasabi et gingembre naturellement. Une tuerie sans nom tous ces poissons crus ! Le tout accompagné d’une salade de tomates, radis, pousses de cive.

Pas de dessert pour moi. Pour Chéri une glace noisette.

Voilà les dernières nouvelles les z’amis. J’espère que tout le monde va bien ? Passez une très bonne fin de dimanche.

Déjà la fin du week-end

Oui ça passe tellement vite.

Et pourtant, et heureusement, je ne travaille pas le vendredi après-midi. Vendredi, je me suis déconnectée (ben oui vu que je suis en télétravail je ne vais pas écrire que j’ai quitté le bureau, juste je me suis déconnectée et ai quitté la chambre d’amis pour revenir au salon), donc, déconnectée à 13h15. Le vendredi j’ai rendez-vous avec JC. Je ne déjeune pas, car manger juste avant le sport ne me réussit pas. Je prends un bon petit déjeuner et ça va. Pour le moment cette séance du vendredi 14 heures est la seule possible, en semaine, avec le couvre-feu, pas possible. Et encore, je m’estime heureuse de pouvoir continuer le sport, vu que chez JC c’est un studio de cours particuliers et non une salle de sport collective, ce qui fait qu’il peut exercer.

Je suis rentrée à 15h30, j’ai pris ma douche, mangé une orange et une tartine, et Chéri est rentré. Il s’est mis en cuisine et a préparé un fenouil braisé et une ratatouille pour emmener samedi à ma mère. A chaque fois que j’y vais, ou que nous y allons, Chéri prépare le plat dont ma mère a envie. Il le prépare en assez grande quantités, je peux ainsi lui répartir en six ou sept barquettes individuelles, qu’elle surgèle. Quand me mère n’a pas d’envie particulière, chéri fait à sa guise, c’est toujours très varié.

Mais cette semaine ma mère m’a dit qu’elle avait envie de légumes, sans viande.

Du coup, vendredi soir, nous avons mangé une part de la ratatouille que Chéri venait de préparer, vous connaissez tous ma passion absolue pour la ratatouille. Avec du riz basmati, et du cabillaud pané de chez Picard Surgelés.

Samedi matin, je suis allée prendre mon train à 7h30, et là, je me suis interrogée… Il y a confinement ou pas ? A la télévision on voit des policiers contrôler à tour de bras ceux qui veulent sortir de Paris, et là on nous avait bien prévenus qu’en ce week-end de début de vacances, les contrôles seraient encore plus forts. En tout cas, pas gare de l’Est. A 7h30 du matin pas un policier, pas un contrôleur SNCF… Je suis montée dans le TGV, sans même présenter mon billet. Quant aux attestations que j’avais préparées, pas besoin de par le fait. Je suis donc partie à 150 kilomètres de Paris tout tranquillement.

Idem hier soir. Pire encore même. Habituellement je rentre par le TGV de 17 heures, mais là, ils ont à nouveau supprimé 70% des trains, et le seul qui faisait Reims-Paris hier après-midi était à 19h15, arrivée Paris 20 heures. Donc ils suppriment les trains pouvant arriver avant le couvre-feu et n’en gardent qu’un seul, qui arrive après le couvre-feu. Je suis donc arrivée à 20 heures, j’avais en plus de mon attestation me permettant de quitter Paris pour la journée pour aide à des personnes vulnérables (attestation de l’Ehpad à l’appui), celle permettant de rentrer chez soi après le couvre-feu, toujours pour motif impérieux. Trois attestations donc… Mais à 20 heures hier soir gare de l’Est pas plus de policiers ou de contrôleurs SNCF que le matin. Confinement ? Quel confinement ? Ou alors les contrôles sont dans les autres gares, mais gare de l’Est, ou dans les TGV allant à Reims, rien, personne, même pas pour contrôler que j’avais mon billet de train… Mystère ce confinement… Bref..

Celle qui était bien présente hier, c’est la pluie. Partie sous la pluie battante hier matin, fait les courses pour ma mère sous la pluie battante, allée à l’Ehpad sous la pluie battante et rentrée à Paris sous une pluie encore plus que battante. Rien que de sortir de la gare pour aller à l’arrêt de bus à cent mètres, j’étais trempée jusqu’aux os. Je suis arrivée à la maison frigorifiée, et surtout épuisée. Je suis allée de suite prendre une douche brûlante et me mettre en tenue confortable.

Chéri m’a alors dit qu’un paquet était arrivé pour moi. Je l’ai déballé, et j’ai eu la plus jolie surprise qui soit. Ma chère Karin, vous connaissez tous Karin, ma cousine qui partage avec moi de belles aventures, les thalassos, les courses à pieds…m’a envoyé ce magnifique foulard.

Une soie épaisse, douce, chaude, des chats aux couleurs lumineuses. Foulard accompagné d’une carte aux mots délicats écrits par Karin. Et emballé dans ce doux petit sac avec de si jolies roses. Evidemment je me suis mise à pleurer. Ça m’a fait si chaud au coeur. Juste après cette journée éprouvante. Merci encore ma jolie Karin !

Chéri hier est allé faire des courses pendant mon absence. Asperges fraîches, lieu jaune chez le poissonnier, pâtés en croûte chez le charcutier, tout ce que j’aime. Je me suis rendue compte que j’étais affamée. Levée à cinq heures hier matin, je n’avais pas pris de petit déjeuner, et le déjeuner avec ma mère a été léger, une cuisse de poulet avec tartare de tomates. Aussi c’est avec plaisir que j’ai mangé le lieu jaune et les pommes de terre sautées, préparés par Chéri.

Je me suis couchée à 23 heures et ai dormi jusqu’à 10h15 ce matin. Que ça fait du bien !! Je me suis préparée tout tranquillement et ai bu mon café à pratiquement 11 heures. Sans petit déjeuner, vu l’heure. Du coup à midi nous avions bien faim et Chéri nous a préparé le repas le plus simple du monde, mais qui fait partie de ce que je préfère. Oeufs au plat et pâtes au beurre.

Nous avons ensuite regardé deux épisodes de la saison deux d’Hippocrate, une super série dont la saison deux est en cours. Puis je suis allée m’allonger sur notre lit, au calme avec les deux chattes, pour lire, tandis que Chéri regardait un film. J’adore ces journées toutes calmes toutes douces. Ce soir nous avons dîné des asperges cuites par Chéri, encore tièdes, du pâté en croûte et une salade de pommes de terres.

Je n’avais plus faim pour un dessert. Je mange de moins en moins de desserts à vrai dire. Nous allons regarder encore deux épisodes d’Hippocrate et voilà, le week-end est déjà fini… J’espère que le vôtre a été très agréable:-)

Résumons

Bon…résumons la situation.

J’ai 53 ans. Depuis un an je ne vis que pour mes parents. Pas un jour sans que je ne pleure. Pas une sonnerie de téléphone sans que mon coeur se décroche par peur de LA nouvelle que j’attends en la redoutant.

Je néglige tout ce qui ne gravite pas autour du confort de vie de mes parents.

Je néglige mes amis, je me néglige, je néglige Chéri en le laissant seul le week-end. Je néglige mon sommeil. Je néglige mon alimentation. Je néglige le sport. Je néglige le sommeil. Je vous néglige, vous, ici.

Ça ne peut pas durer, je vais y laisser ma peau. Pas qu’elle vaille bien cher ma peau, mais Chéri serait triste. Et puis j’y tiens à la vie. Elle est belle la vie. Et dans cette année de cauchemar qui vient de s’écouler j’ai trouvé un chouette travail. Même si depuis une semaine c’est 100% télétravail (jusqu’ici c’était 60% télétravail) et que je n’aime vraiment pas ça. Mes collègues me manquent…

Mais malgré tout ça, chaque jour je trouve un moment où je ne peux que constater que la vie est belle. Alors j’ai beaucoup parlé avec Chéri, beaucoup parlé avec mon frère, avec ma mère (mon père a perdu la notion du temps donc…) et nous sommes tous d’accord, je vais aller un peu moins souvent à Reims. Un week-end sur deux ? Et je vais essayer de faire à nouveau plus de sport.

Pour le moment, je ne parviens à intégrer qu’une séance par semaine dans mon emploi du temps, or pour mon équilibre et ma joie de vivre, il m’en faut au moins deux par semaine, trois ou quatre dans l’idéal. Je ne parle ni de la Covid, ni du couvre-feu, ni des restrictions, ce n’est pas l’objet de ce blog.

Mon but ces prochains mois ? Rééquilbrer ma vie. La centrer un tout petit peu moins autour de mes parents et prendre à nouveau soin de moi. Retrouver le sourire. Ne pas pleurer à chaque fois que je pense à mes parents. Ne plus me ronger de culpabilité. Retrouver le goût de parler, de rire, de voir mes amis.

M’autoriser à rire sans pour autant m’en vouloir parce que mes parents ne rient plus guère. Autoriser mon corps à lâcher prise et à dormir. Un petit pas après l’autre. Retrouver un brin d’insouciance un jour après l’autre.

Bon voilà, j’en ai déjà beaucoup dit pour aujourd’hui, et je n’ai plus l’habitude.

Et sinon…ma journée côté alimentation ? Mes journées type, c’est me lever entre cinq et six heures. Sans réveil.

Ce matin, 5h45, j’ai pris ma douche, me suis mis du lait pour le corps, me suis habillée. En revanche, en télétravail je ne me maquille pas.

J’ai juste bu un café. Fait les quelques mètres qui séparent le salon de la chambre d’amis où j’ai installé mon bureau et j’ai commencé à travailler à 7h15. Pause café à 9h30, j’ai mangé une orange.

Puis à 13 heures, j’ai fait ma salade avec batavia, tomates, radis, concombre, riz basmati, thon. Une demi orange et un demi kiwi. 30 minutes de détente en regardant les infos et hop retour devant mon ordi.

Heureusement qu’il y a les appels en visio, pour parler et sourire avec les collègues. J’ai éteint mon ordi à 19 heures et suis revenue dans le salon où Chéri m’attendait. Nous avons la chance d’avoir un appart assez grand, quand je suis dans la chambre d’amis, je n’entends pas ce qui se passe dans le salon. Chéri, qui rentre du travail vers 17 heures peut écouter de la musique, regarder la télé, cuisiner, je n’entends rien. J’ai besoin de silence total quand je travaille, je ne fais pas partie des gens qui travaillent avec un fond musical par exemple.

Chéri, pris d’une envie de coquilles Saint-Jacques, est passé chez le poissonnier en rentrant et a cuisiné des Saint-Jacques avec un beurre blanc plein d’échalotes et des tagliatelles. Et nous avons aussi mangé du pain tout croustillant avec beurre salé et radis, j’adore ! Chéri me chouchoute à outrance.

Voilà les z’amis, c’est reparti… enfin j’espère, je ne veux plus ne vivre que dans le chagrin, je veux retrouver mon grain de folie.

Très bonne soirée vous tous.

Je me perds

Je me perds, je suis perdue. Je VEUX reprendre le cours du blog.

J’aime ce blog, qui me permet de bien mieux voir clair. Là je n’ai plus le temps de réfléchir. Travail du lundi au vendredi. Reims le samedi. Essayer de recharger les batteries en dormant le dimanche.

Ce n’est pas la vie que je souhaite. Je veux surmonter ma tristesse et faire des projets. Je veux vous retrouver et vous raconter… Vous êtes là ?

Amour et tarte aux poireaux

Oui ce titre est ridicule mais il me plaît beaucoup:-)

Ce week-end je ne suis pas allée à Reims. Repos total. Je n’ai pas mis un pied dehors.

J’ai lu plusieurs heures. Un film avec Chéri. Un film jubilatoire, l’Art du Mensonge. Nous avons aussi regardé plusieurs épisodes d’une série que j’aime beaucoup, Your Honor, qui passe en ce moment sur Canal. Je me suis fait un masque pour le visage. J’ai dormi. Cet après-midi en lisant, je me suis endormie deux heures.

Bref, un chouette week-end, seule avec Chéri, je n’ai réellement besoin de pas grand chose de plus. Ce matin Chéri a fait le marché. Je lui ai demandé d’acheter du poisson, des carottes, fenouils, poireaux, champignons, betteraves rouges, salade, j’ai des envies de légumes… Et j’avais très envie d’une tarte aux poireaux, cela fait des mois que nous n’avions pas mangé de tarte au légumes.

Pendant que je dormais cet après-mid Chéri a fait une magnifique tarte aux poireaux. Quand je me suis réveillée à 17 heures ça sentait terriblement bon dans tout l’appartement. Chéri connaît mes goûts et en plus des poireaux a mis des oignons, et surtout, de la muscade. Je suis dingue de muscade. Des oeufs, un peu de crème, des petits morceaux de comté, et résultat, cette délicieuse tarte.

Pour compléter mon repas, j’ai bu une tasse de lait au malt. Ma nouvelle gourmandise, la poudre de malt, hummmm quel délice.

Voilà, un week-end doux et léger, je suis en pleine forme pour la semaine qui s’annonce dense au travail, et aller samedi prochain à Reims. J’espère que vous avez passé un beau et bon week-end

Semaine mémorable

Je crois que je n’oublierai jamais la semaine du 8 janvier 2021.

Ce vendredi 8 janvier 2021 a clos un pan important de ma vie. J’ai mis plus de deux semaines à me remettre de cette journée. Deux semaines pendant lesquelles je n’ai pratiquement pas parlé, impossible de dire quoi que ce soit.

Ce vendredi 8 janvier je suis allée à Charleville, signer la vente définitive de la maison de mes parents chez le notaire. Il faisait très très froid. Vu le peu de trains qui circulent, je suis arrivée deux heures avant l’heure du rendez-vous chez le notaire. Deux heures que j’ai passées à marcher dans la ville où je suis née. Transie. Et comme les cafés et restaurants sont fermés, pas possible de me réchauffer en buvant un café, en mangeant quelque chose.

Le rendez-vous chez le notaire était à 14 heures, je suis arrivée en me tortillant tellement j’avais envie de faire pipi et me suis excusée en leur demandant si je pouvais utiliser les toilettes. J’étais glacée, et surtout, j’avais une terrible boule au ventre. Comme j’ai regretté à ce moment-là d’avoir dit à mon frère et à Chéri que ce n’était pas la peine qu’ils viennent.

Les acheteurs de la maison sont arrivés quelques minutes après moi, un couple d’une quarantaine d’années. Nous avons parlé, ils ont eu un énorme coup de foudre pour la maison, la cheminée du salon, le jardin… Et là, je me suis mise à pleurer. Pas pour la maison, moi au contraire dès l’âge de sept ans je rêvais de vivre dans un appartement à Paris, je n’ai jamais particulièrement aimé la maison, et le jardin je n’y allais jamais, mais je pleurais pour mes parents, pour les trente ans qu’ils ont mis à payer cette maison, mon père qui a travaillé de nuit pour gagner un peu plus, pour les projets qu’ils y ont faits, pour je ne sais pas trop quoi, ou pour tout finalement.

Dans le bureau du notaire, pendant qu’il lisait l’acte de vente, mes larmes ont coulé encore… Ça a duré en tout et pour tout à peine une demi-heure. J’ai dit au-revoir aux acheteurs, leur souhaitant d’être heureux dans cette maison, et en tout cas ils avaient l’air si heureux de l’acheter, et je suis vite partie, en les priant encore de m’excuser de pleurer ainsi.

Mon train n’était que deux heures plus tard. Je suis retournée à pieds à la gare, et me suis assise sur un banc dans le square, frigorifiée. J’ai appelé ma mère, puis mon père, puis mon frère…Ce n’était qu’une formalité, un papier à signer, mais j’avais tellement l’impression de signer illégitimement.

Je ne parviens toujours pas à me faire à l’idée d’être la tutrice de mon père, d’avoir la procuration de ma mère. Je me sens comme une voleuse, je suis rongée de culpabilité quand je pense à mon père dans son Ehpad. Bien sûr nous allons le voir aussi souvent que nous en avons le droit, c’est à dire 45 minutes tous les deux jours. Nous lui avons acheté un téléphone adapté à son état, tellement simple d’utilisation qu’il parvient à nous appeler et à répondre quand nous appelons. Chaque semaine quand je le vois il me dit que l’équipe est gentille avec lui et en effet, je vois le personnel attentif, il dit qu’il mange bien, mais qu’il dort mal, qu’il pense à nous…Enfin il me dit ça les fois où il me reconnaît… Enfin voilà, en huit mois, malgré les confinements et les difficultés de circuler, les retards administratifs, en huit mois mon frère et moi avons fait le maximum pour adoucir la vie de nos parents, qui à la fin, en mars 2020 étaient en grande difficulté pour être autonomes dans leur maison. En huit mois, je suis devenue tutrice de mon père, nous avons trouvé l’Ehpad « le moins pire » possible pour mon père, un appartement à 500 mètre de mon père pour ma mère, vidé et vendu la maison.

Ma mère est incroyablement courageuse elle a traversé ces huit mois en s’adaptant aux changements. Elle a été très fatiguée, épuisée, triste, a fait plusieurs malaises cardiaques, se retrouve seule, elle qui s’est mariée à 20 ans et a vu sa vie exploser à 83 ans. Aujourd’hui elle aime son appartement, un petit cocon de confort et de douceur. Elle fait de la sophrologie, de la gym posturale toute douce, elle commence à aller boire le café chez ses voisins, une kinésithérapeute passe deux fois par semaine pour lui faire travailler le dos qui la fait souffrir. Elle déjeune chez mon frère régulièrement le dimanche, je déjeune avec elle pratiquement chaque samedi. A chaque fois que j’y vais, Chéri lui cuisine plusieurs plats qu’elle peut surgeler, je lui apporte un petit cadeau.

Idem pour mon père, chaque semaine je lui apporte les gâteaux qu’il aime, l’Equipe qu’il lit depuis toujours, des magazines. Chaque matin on lui livre l’Ardennais, qu’il continue à lire assidûment. Malgré tout, je sais que mon père n’est pas heureux. Il s’ennuie, il n’a de goût à rien. Il pleure. Je le sais et ça me détruit. Que puis-je faire ? Que puis-je changer ?

Je les appelle chaque jour, mon frère y passe plusieurs fois par semaine. En huit mois nous avons fait beaucoup de choses mon frère et moi, nos parents étant NOTRE priorité, nous avons mis tout le reste entre parenthèses. J’y vais trois samedis sur quatre, Chéri vient avec moi une fois sur deux.

Depuis le 8 janvier, je commence à me détendre, je dors un peu mieux. Je fais de mauvais rêves cependant, je me sens tellement coupable pour mon père. Je tourne et retourne ça, je voudrais aller le voir plus souvent, je voudrais le voir sourire. Dès que les règles sanitaires seront moins strictes, nous aurons le droit de sortir un peu avec lui, l’emmener boire un café, mais pour le moment, c’est 45 minutes tous les deux jours point barre. C’est inhumain, je ne pourrai jamais me le pardonner.

Reste à venir à bout de cet épuisement. Car tout en faisant tout cela pour mes parents j’ai cherché et trouvé du travail, réussi ma période d’essai. Quand j’y pense, je ne sais pas comment j’ai tenu debout durant tous ces mois. Sans dormir. Sans rien laisser paraître devant mes nouveaux collègues.

Aujourd’hui le contrecoup est rude. Mais malgré tout ça commence à aller un tout petit peu mieux, je pleure un peu moins, je réussis à parler un peu plus… Je suis très fatiguée car en plus des cinq jours de boulot, le samedi je me lève très tôt pour aller prendre le train. Sitôt arrivée à Reims, je prends le bus pour aller chez ma mère, je bois un café avec elle, puis vais lui faire ses courses. Nous déjeunons chez elle, puis allons à l’Ehpad. Et je repars. Pas vraiment des journées de repos. Sans compter que pratiquement à chaque fois il y a des problèmes de trains. Pour des raisons divers et variées.

Il y a deux ou trois semaines je ne sais plus, vous savez il y a eu un épisode neigeux. Trois fois rien. Les trois-quatre centimètres de neige qui a chaque fois mettent les citadins ridiculement en émoi, les faisant patauger dans ces quelques centimètres de neige qui au bout d’une heure ne sont plus qu’une boue glissante. Et bien ce samedi, à cause de ces quelques flocons, mon TGV a eu deux heures de retard… Je suis rentrée à Paris tard le samedi soir, exténuée, frigorifiée, rentrant de la gare de l’est sur des pavés glissants… A chaque fois il y a quelque chose qui retarde les trains… Sans compter qu’en cette période de couvre-feu, des trains il n’y en a pas beaucoup…

Cette semaine du 8 janvier j’au aussi eu d’autres émotions. Mercredi 6, l’Ehpad m’appelle, pour me demander si je donne l’autorisation que mon père soit vacciné. Ce n’est pas la question elle-même qui m’a tant fait mal. Nous en avions déjà parlé avec mon frère, j’étais plutôt contre, mon frère plutôt pour, nous avons fini par décider que oui, nous allions dire oui, sinon mon père serait confiné plus encore, mis à l’écart. Quand mon tout viendra d’être vaccinée, je ne suis pas sûre de le vouloir, mais c’est un autre débat. Bref, quand l’Ehpad m’a appelée, me disant que c’est à moi que revenait la décision, j’ai senti mon coeur se décrocher. Toujours ce problème d’acceptation d’être tutrice.

D’habitude, ce sont les parents qui font vacciner leurs bébés pour les protéger, pas les enfants qui décident que leurs parents vont être vaccinés ou pas. J’étais au bureau quand l’Ehpad a appelé, et heureusement que j’ai un bureau individuel, car après avoir raccroché, j’ai sangloté !

Et pour dire que cette semaine précisément fut riche en émotions, jeudi 7, j’ai eu mon entretien d’évaluation annuel. Bon, n’étant là que depuis quatre mois il n’y avait pas tant de choses à dire, d’autant que j’avais déjà eu un entretien à la fin de ma période d’essai. J’ai eu cet entretien avec le Président et la Directrice Générale, puisque je suis leur assistante à tous deux. Je redoute toujours les entretiens d’évaluation, qui souvent, sont un exercice d’auto-critique demandée par l’entreprise. Mais… je ne travaille plus pour une entreprise. Je travaille dans un milieu tellement différent, humain ! Ils m’ont dit tellement de choses gentilles, je ne savais plus où me mettre. Ils m’ont notamment dit que j’ai su m’adapter dans cette période pas facile, avec beaucoup d’intelligence humaine. Ils m’ont dit qu’ils ont vu des dizaines de candidats pour remplacer leur précédente assistante et ont du mal à me trouver. Ils m’ont dit que mon sourire, ma pro-activité, mes capacités d’adaptation et d’anticipation, mes compétences confirmées leur changent la vie.

Bien sûr mes yeux se sont mis à briller d’émotion, je luttais pour retenir mes larmes. Ils m’ont dit qu’ils voient mon hyper sensibilité et que je peux prendre confiance en moi, ne jamais douter de moi. Qu’ils sont ravis de travailler avec moi, qu’ils aiment ma loyauté, mon sens de la confidentialité, mon enthousiasme. Et je leur ai dit que travailler avec eux, dans ce milieu pile à cette période de ma vie est magnifique pour moi.

Je connais encore très mal ce secteur, toutes les organisations, instances, tous les organismes à comprendre, à faire le lien entre eux etc me prendra encore plusieurs mois, ils m’ont confirmé qu’il faut même plusieurs années pour en saisir toutes les subtilités. Mon travail est passionnant. Le Président, qui s’occupe de l’aspect politique, la DG qui s’occupe de la Gouvernance, voilà qui me fait faire en permanence le grand écart puisque j’assiste les deux. Les interlocuteurs sont très différents. Le Conseil d’administration et des ministres, députés, sénateurs d’un côté, le Comité de Direction de l’autre. Le Président souhaite que je devienne l’interlocutrice privilégiée des Administrateurs, ma diplomatie n’étant plus à prouver… Seulement il y a déjà une assistante dédiée aux Administrateurs, alors le Président réfléchit à « transvaser » certains côtés de nos postes respectifs, car les Administrateurs viennent plus spontanément vers moi. Tout comme les attachés parlementaires, ou les représentants des cabinets ministériels.

Les mois et années à venir vont être passionnants, surtout avec les présidentielles de 2022. Je n’ai jamais eu un travail aussi dense, et surtout aussi difficile intellectuellement. Sans compter les cas de détresse humaine qui remontent jusqu’à nous. Chaque jour je remercie la petite étoile ou je ne sais quoi qui m’a permis de trouver ce travail. En plus, le lieu où je travaille est magnifique.

C’est une ancienne fabrique de malles. Un immeuble de cinq étages avec un hall imposant, une cour arrière où se dressent deux petites maisons. Cet immeuble appartient à l’association pour laquelle je travaille, leg d’un adhérent à la fin des années 70. Le Conseil d’Administration a voté sa rénovation complète. Les travaux démarrent le 15 mars, la préfecture de Paris a donné le Go, et seront finis normalement le 30 septembre. L’architecte m’a montré les plans, ce sera lumineux, et fait pour le bien-être des salariés. En attendant, pendant ces six mois, un de nos mécènes nous prête des bureaux, en proche banlieue.

Moi je reste sur place, le Président et la DG souhaitent que je sois là, avec le Directeur des services généraux qui supervise les travaux. Il risque d’y avoir du bruit et de la poussière, mais enfin, en ce moment où nous travaillons à 80% en télétravail, c’est le moment ou jamais de faire ces travaux. Ce sera peut-être, sûrement même moins drôle pour les habitants des immeubles voisins d’avoir les travaux du lundi au vendredi, de 9h à 17h en cette période de pseudo confinement. Nous avons prévenu les co-propriétés voisines, ainsi que le collège juste en face. J’ai rédigé hier un mot signé du Président et de la DG que nous allons donner à chaque habitant des immeubles voisins pour les prévenir de ces six mois de travaux à venir. Bref, je m’égare, ce n’est pas ça que je venais raconter…

Je voulais vous raconter à quel point la semaine du 8 janvier a été riche en émotions. J’ai plein d’autres choses à vous raconter, je dois reprendre le rythme. J’espère que vous allez tous bien, pas trop démoralisés. Je vois en ce moment tellement de gens usés psychologiquement par cette année 2020, agressifs ou au contraire éteints. En ce qui me concerne, le confinement, le couvre-feu, le fait de ne pas avoir pris un seul jour de vacance depuis août 2019, je le supporte plutôt bien. 2020 m’a fait relativiser tellement de choses. Alors j’espère que vous allez bien, et je vous remercie du fond du coeur de prendre mes nouvelles quand je ne viens pas assez souvent.

La reprise

J’étais heureuse de reprendre le travail ce matin. Bon, télétravail certes. La bonne nouvelle c’est que dès demain nous avons le droit d’aller au bureau mardi, mercredi et jeudi. Ceux qui préfèrent télétravailler le peuvent aussi. En fait chacun fait comme il veut. Certains viennent en présentiel une journée, d’autres deux, d’autres pas du tout. Chacun fait selon ses craintes, son temps de transport et comment il vit la pandémie.

Moi jusqu’ici j’y allais deux jours, le maximum autorisé, et là je vais y aller trois jours. Je n’ai pas l’inconvénient des transports, le quart d’heure à pied tôt le matin ne présente pas de danger, je ne croise pour ainsi dire personne. Dans la journée, je suis pratiquement tout le temps dans mon bureau, qui est individuel. Mais c’est tellement mieux d’être au bureau, de voir un peu de monde malgré tout. Et surtout au bureau, je suis bien mieux installée pour travailler, mieux assise (je n’ai pas mal aux lombaires le soir), j’ai une imprimante dans mon bureau, un grand écran. Travailler sur le portable à la maison, ça dépanne bien, mais je préfère réellement l’environnement de travail, et cloisonner vie pro et vie perso.

Bon, l’avantage à la maison, c’est que j’ai deux assistantes de choc:-)))

Ma Directrice m’a accordé sans problème la journée de vendredi pour mon aller-retour à Charleville. Quel changement de travailler là !! Sans appréhension… Ce matin, à nouveau réveillée à cinq heures. Je me suis levée, douchée, habillée en tenue de sport pour la séance de ce soir (avantage du télétravail), et me suis mise à mon bureau dans la chambre d’amis à 7h30. Après avoir dégusté mon petit déjeuner. Flocons d’avoine au lait d’amande. J’adore les flocons d’avoine, et avec le lait d’amande c’est encore meilleur, ça donne un super goût ! Avec une banane frécinette. Ces toutes petites bananes ont un goût incroyable !

Pour le déjeuner, tout simple. Soupe tomates et vermicelles, crackers aux céréales, beurre, jambon blanc et deux clémentines.

A 19 heures j’avais rendez-vous avec JC. Le séance a été bien meilleure que jeudi 31 où j’étais dans un état de fatigue terrible.

Je fus ensuite hors la loi puisque notre séance s’est terminée à 20 heures. Je suis rentrée à pieds, et arrivée à la maison à 20h25. Bon il n’est rien arrivé, je ne suis pas en prison… Le temps de prendre une douche bien chaude, et nous sommes passés à table. Chéri a préparé un stoemp, plat emblématique de Bruxelles. C’est une purée de pommes de terre additionnée d’un ou deux légumes, de crème et de noix de muscade. Ce week-end, j’ai dit à Chéri que j’avais très envie d’un stoemp avec navets et carottes. Et Chéri l’a fait, quel délice !!!!!!! Il a mis plein plein plein de noix de muscade il sait à quel point j’aime la noix de muscade:-) Accompagné de saucisse de Toulouse et d’échalotes.

Et là je suis toute détendue, je regarde la télé en vous écrivant, les deux minettes collées à moi, et Chéri à moins d’un mètre. J’espère que je vais bien dormir.

J’ai appelé ma mère, sa douleur dans la poitrine a presque disparu, elle a pu faire sa séance de sophrologie aujourd’hui. Je n’irai pas ce week-end à Reims. je ne peux pas aller à Charleville vendredi puis à Reims samedi ou dimanche. D’abord pour la fatigue, et aussi et surtout pour ma vie de couple. Depuis mars, je ne compte plus les jours (et les nuits) de séparation avec Chéri, ce qui ne nous était jamais arrivé. Alors maintenant il n’y a plus que des journées, pas de nuits, mais quand même, c’est trop difficile pour Chéri et moi d’être séparés si souvent. Bien sûr il m’accompagne une fois sur deux ou trois, mais je ne veux pas qu’il s’épuise, déjà qu’il prépare énormément de plats cuisinés pour ma mère… bref, ce week-end je n’irai donc pas à Reims, je passe deux jours avec Chéri c’est juste ça dont j’ai besoin.

Passez une douce fin de soirée.