Calme absolu

Décidément ce week-end n’est pas ce qu’il aurait dû être. Nous devions aller à Lyon, nous restons à Paris. De ce fait, je devais finalement voir Paul vendredi et samedi. Mais vendredi, deux heures avant l’heure prévue de notre séance Paul me dit qu’il a un imprévu nous empêchant de nous voir. Et qu’au lieu de faire notre séance ce samedi comme d’habitude à 13h30 à l’Usine, il me proposait de nous rejoindre au stade à 10 heures. Première fois que nous allions nous voir en extérieur.

J’étais réveillée tôt samedi matin et ai pris un copieux petit déjeuner.

A 9 heures Paul m’envoie un message me disant d’aller au stade 15 minutes avant l’heure. Et de m’échauffer en faisant 30 squats, 30 fentes, les exercices de mobilité habituels et dix minutes de jogging tranquille. Ce que j’ai fait. Paul est arrivé à 10 heures, et pendant une heure et demi non stop il m’a fait faire des sprints très courts (50 mètres), et travailler les appuis, autant sur pied gauche que pied droit. Je n’en pouvais plus, mes jambes me brûlaient, pas facile de faire de beaux appuis. Je suis rentrée à près de midi.

Nous avions prévu de déjeuner d’un ramen japonais puis d’aller au cinéma. Mais comme rien n’a été fait comme ça aurait dû être fait ce week-end, nous nous sommes retrouvés dans une brasserie de la place de Clichy. Et je me suis régalée d’un burger et de frites. Chéri d’un tartare.

Puis voyant ma tête fatiguée, Chéri m’a proposé de rentrer faire la sieste plutôt que d’aller au cinéma. Nous sommes rentrés à 15 heures, et j’ai dormi jusqu’à 17h30. Chéri a préparé au dîner un plat que j’aime tout particulièrement. Du boudin blanc, du vrai, en provenance directe de Rethel. Et de la purée. Il a mis plein de noix de muscade il sait que je suis dingue de la noix de muscade. Des échalotes confites et voilà, un plat de rêve (pour moi le rêve pas forcément pour tout le monde).

Et un morceau d’une galette des rois délicieuse, d’une superbe pâtisserie.

Malgré les deux heures de sommeil profond de la sieste, j’ai enchaîné sur une longue nuit de huit heures de sommeil, de l’exceptionnel pour moi. Comme quoi j’ai un sacré déficit de sommeil. Je devais aller courir ce matin, donc je n’y suis pas allée à jeun cette fois, mais ne voulais pas trop manger non plus, je n’aime vraiment pas faire du sport le ventre plein. J’ai juste pris un shaker protéines-glucides et pour avoir des lipides, j’ai aussi mangé des noix-noisettes-amandes.

Et suis allée courir 45 minutes. Un temps idéal, ciel bleu, soleil, douceur. J’ai senti les séances des jours précédents peser sur mes jambes, et impossible de courir vite, j’ai stagné à 8km/h. Pas grave, ce fut une sortie agréable. Et ce n’était pas pour travailler la vitesse, c’est grâce aux fractionnés et intervalles qu’on gagne en vitesse. Je me suis douchée en rentrant, me suis fait un gommage corps, un masque visage. Et nous sommes allés, Chéri et moi, à la pizzéria au coin de notre rue, Chéri avait envie de lasagnes. Nous nous sommes donc régalés.

Puis, de nouveau, juste l’envie d’être tranquilles chez nous plutôt que d’aller au cinéma. Chéri a regardé des films une bonne partie de l’après-midi, j’ai lu, allongée dans notre chambre, en compagnie des chattes, profondément endormies sur notre lit, tout contre moi. Enfin voilà, un week-end comme nous n’en avons pas eu depuis longtemps, et c’est bien agréable. J’espère que votre fin de semaine a été belle.

Ce n’est que partie remise

Lou m’a appelée hier. Elle est positive. Elle n’a pour ainsi dire pas de symptômes. Courbatue, mal à la tête et à la gorge, comme un gros rhume… Il n’empêche… Nous ne pouvons pas y aller ce week-end. Elle était tellement désolée. Elle est aussi sensible que moi, peur de mal faire, de déranger… Et puis elle avait envie de nous voir. Moi aussi j’avais très envie de la voir ! Je l’ai consolée, lui disant que ce n’est que partie remise, que bien sûr elle ne gâche rien, que non nous ne sommes pas fâchés. Déçus bien sûr, mais c’est ainsi, et ce n’est que partie remise.

Nous allons décaler de deux semaines. La semaine prochaine je vais à Reims, elle, elle vient à Paris voir des amis, alors dans deux semaines c’est très bien. Et ensuite, la semaine suivante, nous nous retrouverons tous à Reims pour l’anniversaire de ma mère. Je l’ai rassérénée, elle était toute triste, et j’ai essayé de l’égayer. Elle sort de trois semaines de partiels et voulait respirer un peu… Repos forcé quelques jours pour elle.

Quant à moi, il y a quelques mois la nouvelle de ce week-end fichu alors que je n’ai pas vu ma nièce depuis plus d’un mois m’aurait gâché les jours à venir, mais je me suis tout de suite concentrée sur « ne pas me rendre malade pour des évènements sur lesquels je n’ai pas prise ». Nous traversons une époque si étrange, si anxiogène, inutile d’en rajouter. Je suis partie du bureau et suis allée à l’Usine. J’ai dit à Paul que mon week-end était remis, et que donc, je serais à Paris vendredi et samedi, nous allons donc pouvoir nous voir. Savoir tirer du positif de situations désagréables…

Oui j’aurais mille fois préféré passer trois jours à Lyon avec Chéri et ma nièce !! Ce n’est pas possible, alors pas de temps à perdre à me lamenter, plutôt transformer ce week-end en un beau week-end. Deux séances de sport inattendues, des cinémas avec Chéri, et nous allons nous offrir un voire deux restaurants. Ce week-end qui vient sera beau, et nous retrouverons Lou dans deux semaines, ce sera un encore meilleur week-end:-) J’ai appelé hôtel et restaurants à Lyon pour décaler de deux semaines, changé les billets de train.

Après la séance de muscu poitrine-bras-épaules de mardi soir, hier soir nous avons fait des fractionnés. Je progresse un peu, ça devient un tout petit peu plus fluide de courir à 13km/h. Paul a fait durer la séance, une heure et demi au lieu d’une heure, j’étais KO. Je suis rentrée à 20h30. Le temps de prendre ma douche, parler du week-end avec Chéri, dîner, je me suis encore couchée trop tard, à 23h30 passées. Pour être bien, c’est entre 22h30 et 23h que je dois me coucher.

Je me suis réveillée ce matin à 5h45, suis allée marcher 45 minutes. Pris ma douche, mon petit déjeuner, et me suis mise devant mon ordi (télétravail aujourd’hui et demain) à 7h30. Et là je vois que j’ai un message sur mon tél pro. Un message de ma DG d’hier soir à 20 heures. J’étais au sport, et en sortant du sport, bien loin de moi l’idée de consulter mon téléphone pro. Elle me disait qu’elle s’est fait tester en sortant du bureau et est positive. Et comme nous avons été dans son bureau toutes les deux mardi matin, puis hier matin… Alors nous avions chacune notre masque, et fenêtre entrouverte, mais sait-on jamais. Depuis dimanche elle était malfichue, comme si elle avait un rhume, et puis hier ça s’est accentué.

Du coup je devais me faire tester bien sûr. J’ai bien lu le protocole pour voir si c’était trop tôt ou pas, mais apparemment non. Je suis donc allée dans une pharmacie, ils m’ont fait le test et je suis rentrée travailler. Une demi-heure en tout et pour tout. Et encore une demi-heure après j’ai reçu le résultat par mail. Négative. Ils m’ont dit à la pharmacie qu’il est inutile de me refaire tester dans les jours qui viennent.

Bon je préfère être négative. Ne pas risquer de le transmettre à Chéri qui a des comorbidités, et s’occupe au quotidien de personnes en fin de vie. Et puis comme ça je ne suis pas obligée de m’isoler et donc je peux aller au sport:-) Je ne fais ici aucun jugement de valeur sur les protocoles à suivre, le pass, ce que j’en pense etc… Ce n’est pas l’endroit, et pas très utile dans ce blog.

La journée a été agitée. Après notre Président (pas de la République, mon Président), qui a été positif la semaine dernière, cette semaine la DG… Alors à mon niveau, puisque je les assiste, ça implique de déplacer tous les rendez-vous, répondre à tous les coups de fils des interlocuteurs les réclamant, filtrer, expliquer, dédramatiser… La période est pleine de surprises, tout est incertain… C’est usant, fatigant, mais passionnant de devoir trouver des solutions très vite, faire 50 choses en même temps j’adore ça…

C’est avec bonheur, comme chaque fois, que je me suis déconnectée à 18 heures pour aller à l’Usine. Troisième séance de la semaine. Muscu haut du corps… J’aime tellement les séances. Que ce soit de fractionnés course, de circuits cardio, de muscu… Au plaisir de l’effort physique s’ajoute celui d’aller dans ce lieu incroyable qu’est l’Usine. A chaque fois je regarde, j’admire… Faire une si belle salle de sport, parfaitement équipée dans un bâtiment historique, marier ainsi des styles si différents. Je me sens tellement bien dans cet endroit, dès que j’y entre, j’ai un grand sourire, je ne pense qu’au plaisir des deux heures à venir, tout le reste est en arrière-plan.

Mon énergie décuplée depuis quelques mois vient sans aucun doute de là. Et les rapports tant avec les coachs qu’avec le personnel encadrant sont si plaisants. Cette année, ça fera dix ans que j’ai osé franchir la porte d’une salle de sport. Je n’avais jamais utilisé mon corps pour autre chose que mon cerveau, méprisant le reste, tout le reste de mon corps.

Je me souviens de mon premier contact avec JC. Il m’a fait monter sur un tapis de course, j’ai crié de peur quand il l’a réglé à 3km/h (marche au ralenti), me cramponnant à lui. Je ne savais pas ce qu’était un squat, une fente, un crunch, un kettlebell, encore moins un développé couché, un burpee et j’en passe. J’ignorais l’existence du Core. J’ignorais ce que le corps peut faire. J’ignorais le bien-être que le sport procure. Je méprisais le sport… et les sportifs…. Que j’étais stupide et ignorante.

Le sport nécessite de l’intelligence, de la rigueur, de l’humilité, du recul, de l’auto-dérision, l’acceptation des échecs, de la discipline, de l’exigence envers soi, de l’analyse, de l’optimisme, et toujours plus de rigueur et de discipline. Encore et encore… Ne jamais abandonner… Toujours se relever… Le sport permet de magnifiques rencontres. Développe la bienveillance, l’ouverture d’esprit, l’ouverture aux autres, le positif, le non-jugement, évite de tomber dans l’aigreur… Et j’en oublie des centaines de bonheurs procurés par le sport.

Réconcilier le corps et le cerveau est sans doute ce qui m’est arrivé de mieux dans la vie. Toute ma vie je remercierai ces trois hommes d’exception que sont JC, Philippe et Paul. Passionnés par leur métier et entièrement tournés vers les autres, ils n’ont de cesse d’aider, de faire progresser, d’harmoniser corps et mental.

Alors, qu’est-ce que j’ai mangé depuis le début de la semaine ?

Mardi. Au petit déjeuner du boeuf séché, une orange et du mélange noix-noisettes-amandes. Midi au bureau jambon blanc, tartines craquantes de sarrasin. Et une banane, que j’ai oublié de mettre sur la photo. Un shaker de protéines le matin, un dans l’après-midi. Et au dîner, filet de julienne, pommes de terre et haricots verts cuits vapeur, puis sautés à la poêle dans de l’huile quatre graines.

Mercredi. Petit déjeuner « moche » mais bon:-) Deux oeufs sur le plat, deux wasas, dont une beurrée. Déjeuner au bureau, viande des grisons, carottes râpées (oui, industrielles, c’est rare) et une pomme. Un seul shaker hier, le matin, je n’ai pas eu envie dans l’après-midi. Et au dîner, pavé de saumon et tagliatelles.

Et aujourd’hui. Ce matin, une tranche de pain au levain beurrée, du jambon blanc, un kaki. Au déjeuner le reste des tagliatelles et deux oeufs sur le plat. Je n’ai pas pris de shaker, la matinée a passé tellement vite avec ma sortie pour le test et les nombreux coups de fil que j’ai oublié le shaker. Et comme j’ai déjeuné tard, je n’ai pas eu envie d’un shaker cet après-midi. Ce soir en rentrant du sport, j’avais envie de légumes, deux jours sans en manger pour ainsi dire. J’ai dîné d’un grand bol de soupe, un steak hâché, des pois gourmands et des champignons.

Un point calories ? Paul m’a donc demandé (fermement) de manger au moins 2200 calories, en augmentant sensiblement les quantités de glucides notamment. Et un peu les lipides. Je l’ai fait. Mais !! Je n’arrive pas aux 2200 calories. Paul analyse attentivement mes macros chaque jour. Je mange bien assez de protéines grâce aux compléments, assez de fibres, en revanche les glucides et les lipides restent insuffisant dit-il, au regard de mes dépenses énergétiques. Et en plus, j’atteins à peine les 1800 calories… Alors, je vais augmenter encore… Même si j’appréhende la prochaine pesée il est vrai. Augmenter mes quantités, je vais y parvenir car faire plus de séances de muscu, ça développe mon appétit. Contrairement aux séances de cardio après lesquelles je n’ai pas faim avant plusieurs heures, après les séances de muscu j’ai réellement très faim.

Ce soir, séances muscu jambes. Avec deux nouveaux exercices, l’un pour les ischios, l’autre pour les quadriceps. Avec directement une charge de 35 kilos. Une sensation de brûlure plus plus plus… Et toujours du soulevé de terre à 70 kilos, des squats avec 30 kilos sur les épaules. C’est le début de la muscu… Paul m’a dit qu’il va augmenter les charges dès début février. A la fin de la séance, il m’a fait trottiner sur tapis dix minutes pour détendre les jambes qui venaient d’être beaucoup sollicitées. Descendre les escaliers dans le métro pour rentrer a été difficile. Je n’ose imaginer demain et samedi:-)

Paul m’a envoyé un message à 21 heures me disant « Tu as bien travaillé, le squat est maîtrisé ». Faire un squat paraît simple. Mais un squat avec une barre chargée à plusieurs dizaines de kilos sur les épaules, c’est autre chose. Il m’a fallu trois séances avec la barre à vide (elle pèse 20 kilos) pour bien comprendre le mouvement et le reproduire correctement, sans perdre l’équilibre, sans basculer en avant ou en arrière, en pliant suffisamment les genoux sans les laisser partir vers l’extérieur, le bassin bien placé, le dos droit, les épaules verrouillées, les pieds ancrés dans le sol. Les exercices de musculation c’est de la technique, de la proprioception avant même de parler de force. Et avec Paul on ne plaisante pas avec la technique. C’est trop bien. Ca demande tant de concentration, tendue sur les sensations de chaque muscle.

Bref, voilà qu’il est 22h30, je vais aller me coucher, lire un peu et…dormir:-) bonsoir vous tous.

Foiré… encore

La journée a pourtant bien démarré. Je me suis levée très tôt, après avoir dormi six heures. Levée en forme relative, la meilleure que je puisse avoir en ce moment. Je ne suis pas allée marcher, car j’avais prévu de courir ce midi, pendant ma pause déjeuner (télétravail). Pour ne pas reproduire l’hypoglycémie de dimanche dernier, j’ai pris un costaud petit déjeuner. Viande de boeuf séchée (c’est un peu différent de la viande des grisons, mais tout autant protéiné), un peu du mélange noix-noisettes-amandes et un kaki. Un grand café.

Puis un autre que Chéri m’a apporté à mon bureau. A 11h30, une heure avant d’aller courir, j’ai pris un shaker protéines-glucides.

C’est très bon. Une gourmandise, comme du lait chocolaté ou vanillé.

A 12h30, hop je suis sortie, et me suis mise à courir après quelques minutes à trottiner. Dès les premiers mètres j’ai senti que je n’allais pas vite, que j’allais galérer. Jambes molles, tête qui tourne. J’ai fait mon premier kilomètre en sept minutes, aïe aïe aïe, très lent… Deuxième kilomètre idem, sept minutes… Et après quelques centaines de mètres suivant le deuxième kilomètre, plus rien… A nouveau je me suis réveillée par terre…

J’étais à pratiquement trois kilomètres de chez nous, je suis rentrée à pieds en marchant pas très vite… Du coup j’ai mis plus longtemps que les 45 minutes que j’avais prévues. Je m’étais dit 45 minutes de course, 50 minutes en fait le temps de descendre, de trottiner quelques minutes, de remonter à l’appartement. Puis prendre ma douche, pas de temps pour me maquiller, en télétravail je ne me maquille pas, et un quart d’heure pour manger, hop ça faisait une heure et quart. Et j’étais largement prête pour ma visio de 14 heures.

Mais du coup j’ai mis plus de temps, et pas le temps de manger avant la visio de 14 heures. Manque de bol, car je n’ai pas systématiquement des visios chaque jour de télétravail. Je me suis juste pressé un citron dans de l’eau gazeuse pour patienter.

Du coup, j’ai déjeuné à 15 heures. Une sucrine, riz basmati nature, poivron rouge, oignon rouge, un oeuf dur et du jambon blanc.

J’ai retravaillé de 15h30 à 19 heures. Pas pris de shaker cet après-midi évidemment, pas faim. Et ce soir, soupe et oeufs au plat. Et une clémentine.

Naturellement j’ai envoyé mon rapport de course (enfin si j’ose appeler ça une course) à Paul. Il ne comprend pas ce qui m’arrive, d’autant que pendant nos séances à la salle, je déborde d’énergie. Et même pendant les fractionnés où je cours beaucoup plus vite qu’en sortie longue, je ne faiblis pas. Au contraire, pendant nos derniers intervalles, vendredi, j’ai fait un bloc supplémentaire par rapport à la séance de fractionnés de mercredi. A mes derniers examens médicaux, ma tension était de 12-8, cardio à 50 au repos, prise de sang ne révèle aucune faiblesse. Alors ? Incompréhensible. Ca fait deux fois en deux sorties course, alors qu’entre temps j’ai fait cinq séances avec Paul. Bizarre. A voir si ça se reproduit.

En attendant, voilà 22 heures, je ne vais pas tarder à me coucher. Demain et mercredi, je vais au bureau. Et je ne vois Paul que trois fois, demain, mercredi et jeudi… Je suis très heureuse de partir à Lyon dès vendredi pour trois jours, et en même temps, je n’aime pas ne pas voir mon coach:-)

Allez zou, je file. Bonne soirée vous tous.

Bon dimanche

Je n’ai dormi que cinq heures, mais cinq heures profondes, récupératrices. Je me suis levée à six heures, en forme. J’ai pris un bon petit déjeuner. Deux tranches de jambon, une Wasa, un kaki (oui, j’ai une période passion kakis) et des noix-noisettes-amandes.

Puis j’ai filé prendre mon train. Habituellement, mon plaisir quand je vais à Reims, c’est boire un café dans le train. C’est mon moment… Mais puisque nous n’avons plus le droit de manger, ni même de boire dans les trains… Alors j’ai bu un café chez ma mère à mon arrivée. Elle m’a trouvée encore affinée par rapport à il y a deux semaines. Sais pas, je ne me rends pas vraiment compte… Enfin si, je constate de semaine en semaine que mes vêtements sont plus amples. Par exemple, ce sweat-shirt que j’ai acheté à Saint-Malo quand nous y sommes allés en week-end mi-octobre, taille M, et bien aujourd’hui il flotte… en effet…

Et ça, vraiment, c’est l’effet du sport, et notamment de la muscu puisqu’en ce moment je ne perds pas de poids, juste je développe la masse musculaire (=masse maigre), et j’élimine mois après mois la masse grasse (grâce à l’alimentation). Et ça croyez-moi, c’est un défi de longue haleine, partant d’où je pars, et à 54 ans. Et justement, je vais vous montrer une photo de moi. Que ma mère a retrouvée dans le paquet de photos qui étaient chez mes parents, et que nous avons mises dans une boîte quand nous avons vidé la maison. Ma mère n’avait pas encore touché à cette boîte de photos. Et aujourd’hui elle m’en a sorti quelques unes, des pépites. Ah… les ravages des années 70, les fameux sous-pulls fluos en acrylique, les coupes de cheveux d’anthologie…:-))) Celle que je vous montre là est d’avril 1978, j’ai donc 10 ans. Je fais déjà 1m70, ma taille actuelle. J’ai déjà un corps de femme (j’ai eu mes règles avant dix ans). Je n’étais pas vraiment grosse à l’époque, mais quand même en surpoids. Cet ensemble était une taille 42.

Et bien aujourd’hui mon poids est inférieur à celui d’avril 1978. Et mon corps autrement plus tonique. Moi qui ai pesée jusqu’à 113 kilos, me suis battue toute ma vie contre mon poids, je dois dire que ça m’émeut. Et je suis heureuse de ce travail acharné et de toutes ces heures sans relâche que je fais avec Paul, chemin entamé avec JC et Philippe. Sur cette photo, ma ressemblance avec mon père est flagrante. Je me rends compte à quel point je lui ressemble, physique comme caractère. D’ailleurs ma nièce à qui je l’ai envoyée m’a de suite répondu « oh c’est le visage de grand-père ! ».

Bref, après avoir bu ce café avec ma mère, je suis allée faire les courses. J’ai acheté pour ce midi de la choucroute au rayon traiteur, j’aime tellement le chou. Nous avons déjeuné avec ma mère, vite fait, la choucroute avec une saucisse de Strasbourg et une tranche de palette fumée. Le tout réchauffé au micro-ondes. Heureusement que Chéri ne voit pas ça, ma façon de préparer les repas vite fait:-)

Puis nous sommes allées voir mon père. A nouveau ce cérémonial identique à celui de l’année dernière, enfiler une blouse, mettre un masque renforcé FFP2.

Déjà que l’Ehpad, c’est glauque, mais là, tous les résidents étant confinés dans leur chambre, c’est particulièrement triste. Couloirs fantomatiques… Mon père était dans un relativement bon jour, pas trop incohérent. Bon il pensait que mon frère avait l’âge de ma nièce et qu’ils sont frère et soeur et habitent dans la maison de Charleville mais sinon pas trop le bordel dans sa tête… Il m’a dit que je suis belle. Lui qui ne me l’a jamais dit, ce qui fait que je me vois laide définitivement, maintenant il ne cesse de me le dire… Un peu trop tard malheureusement… Nous sommes restées une heure et demi avec mon père, puis retournées chez ma mère. J’avais une heure avant d’aller prendre le train de retour. J’ai pris mon shaker de protéines, ma mère un thé avec une tranche de brioche, et nous avons parlé tranquillement.

Je suis repartie à la gare, laissant ma mère me faire coucou à la porte, petite silhouette voûtée. J’avais le coeur bouleversé d’amour et de peine. Encore une fois, le trajet de retour m’a servi de sas de décompression. J’ai séché mes larmes en arrivant à Paris, et suis arrivée à la maison souriante pour Chéri. Ce fut malgré tout un bon dimanche, j’aime tellement mes parents. Encore plus maintenant qu’ils sont si fragiles. Pour le dîner, nous avons terminé le chili con carne de Chéri. Et cette fois je me suis régalée, sans crise de douleur à l’oesophage, juste du plaisir.

J’espère que vous avez tous passé un bon week-end ?

Un samedi qui fait du bien

Oh que oui ça fait du bien. Un samedi avec Chéri, à ne rien faire que savourer le bonheur d’être mariée à cet homme incroyable qu’est Chéri. Ca va faire 19 ans que ma vie s’est embellie, 19 ans qu’il me fait rire, qu’il m’époustoufle avec sa culture, qu’il m’aime sans conditions, grosse ou mince, dynamique ou en burn out, 19 ans qu’il me répète comme il est fier de moi, 19 ans qu’il prend soin de moi, 19 ans qu’il me montre son amour en cuisinant, 19 ans qu’il me surprend avec des surprises quotidiennes, 19 qu’il m’appelle chaque jour au bureau, 19 ans que nous partageons tout, des rires aux larmes, des peurs aux solutions. Quand je suis avec Chéri, je sais qu’il ne peut rien arriver de mal, à deux nous avons déjà tant surmonté…

Je ne sais pas pourquoi je viens d’écrire tout ça, c’est sorti tout seul, je voulais juste dire que j’ai passé un samedi avec Chéri. Ce n’est pas si souvent des samedis au calme tous les deux.

J’ai peu et mal dormi, de minuit à six heures ce matin. Je suis allée marcher 45 minutes. Après ma douche, j’ai mis de l’huile florale Nuxe, que ma nièce m’a offerte à Noël. je ne l’ai commencée que ce matin. Une merveille. Quand je mets de l’huile prodigieuse Nuxe, c’est la classique, celle qui sent la fleur d’oranger. Je ne connaissais pas celle-ci, la florale. Une merveille de douceur. Toute la journée j’ai flotté dans une délicate odeur de fleurs.

Puis j’ai pris un premier café. Et appelé ma nièce pour parler du week-end prochain. Chéri a trouvé un très bel hôtel au coeur du vieux Lyon. Ma nièce viendra nous y rejoindre vendredi après ses cours, et nous irons dans un restaurant déjà réservé depuis un moment, car pris d’assaut à Lyon. Samedi matin, nous irons courir elle et moi, elle a très envie de me faire découvrir les endroits où elle court plusieurs fois par semaine. Puis elle nous fera visiter « son » Lyon, les endroits qu’elle aime. Samedi soir nous irons dans un bouchon lyonnais que Chéri fréquentait dans sa jeunesse, quand il allait régulièrement à Lyon où il avait une bande d’amis. Dimanche matin, nous irons à nouveau courir, avant de petit déjeuner tous les trois. Et naturellement je veux voir son petit studio d’étudiante, sa fac…

A 10h30, je me suis fait un petit déjeuner copieux, de quoi tenir pour la séance de sport à 13h30. Deux oeufs, jambon, mélange de noix amandes noisettes, deux wasas, une clémentine.

J’ai pris un troisième café avec Chéri à 12h30, avec une datte medjhoul. Incroyable comme ces dattes sont bonnes. Je n’ai que rarement l’occasion d’en manger, je me suis régalée.

A 13h30, cinquième séance de la semaine avec Paul, et troisième de muscu. Après la muscu bras-épaules-dos, puis la muscu jambes, aujourd’hui à nouveau haut du corps, en insistant particulièrement sur le développé-couché. c’est duuuurrrrrrr… Paul augmente les charges et le nombre de répétitions par série pratiquement à chaque séance. J’ai ensuite rejoint Chéri place de Clichy où nous avons bu un café en attendant l’heure de notre séance de ciné. Enfin, j’ai bu un thé en fait. Et comme je n’avais pas déjeuné, et commençais à avoir faim, il était 15h30, j’ai mangé la banane et le shaker de protéines que j’avais emportés.

Puis nous avons vu Nightmare Alley. J’aime beaucoup les films de Guillermo del Toro, et celui-ci est à la hauteur des précédents, tels Le labyrinthe de Pan et La forme de l’eau. Deux heures et demi qui passent en un éclair.

Nous sommes ensuite rentrés et avons dîné du chili con carne cuisiné par Chéri pendant que j’étais au sport. Au dernier moment, il met une touche de crème fraîche, une pincée de comté râpé, du poivron cru, de la ciboulette. Son chili c’est une tuerie !

Malheureusement, j’ai eu une crise terrible, tout vomi et eu très très mal pendant deux heures. Les crises sont de plus en plus rapprochées, longues et intenses. Le problème, c’est que je vais finir par ne plus oser manger en dehors de chez nous, voire ne plus oser manger tout court. Hâte maintenant des derniers examens et surtout que le gastro tranche et décide de ce qu’il va (me) faire. Bon bref, faut supporter et puis c’est tout.

Il est 23 heures, Je vais aller me coucher, lever tôt demain matin pour prendre le train. Bonne fin de soirée vous tous:-)

Reprenons le fil

Je vous ai laissés lundi soir, avec ma journée de télétravail, les repas… Depuis, je suis juste passée en coup de vent, pour vous dire que les visites à l’Ehpad sont rétablies, que j’ai passé mon scanner. Je n’ai pas eu (ou pas pris, trop HS) le temps de vous raconter ma conversation avec Paul sur les changements à apporter dans l’alimentation, et ce qu’il va modifier pour nos séances.

Samedi lors de la pesée j’ai été déçue. Pas par le poids, le poids est maintenant pour ainsi dire celui que je désire. Mais par le fait de ne pas avoir perdu de masse grasse en un mois. Pris du muscle certes… Mais j’ai encore plusieurs kilos de gras à éliminer et remplacer par du muscle. Nous sommes à un tournant important avec Paul.

Depuis six mois avec lui, j’ai remis mon métabolisme en fonction, significativement augmenté mon métabolisme de base, éliminé un nombre conséquent de kilos de gras, pris autant de muscle, amélioré mon cardio, régulé mon humeur, éliminé une bonne partie de la tristesse et l’angoisse qui m’habitent, retrouvé un dynamisme que je ne pensais plus possible, développé ma faculté de concentration, grâce à cela, je travaille mieux, gagné en mobilité, en souplesse, en explosivité, je me suis remise à la course à pied progressivement, intelligemment, sans aucune douleur du coup (je ne dis pas ça pour moi l’intelligence, mais pour la façon de travailler de Paul), ai découvert un corps capable de faire des choses incroyables pendant les séances de sport. Lors de ces six mois j’ai retrouvé un peu de confiance en moi, et un semblant de début d’estime de moi.

Alors aujourd’hui je pourrais me contenter d’entretenir tout cela en faisant deux-trois séances par semaine, mais vous me connaissez, j’ai plein de désirs en tête. Quand j’ai rencontré Paul le 29 juin, j’avais en tête de me remettre en pleine forme pour la fin d’année, et de « peaufiner » en 2022. C’est ce que j’ai dit à Paul, qui a relevé le challenge avec moi. J’ai suivi ses recommandations alimentaires à la lettre, je suis venue à chaque séance, sans en louper une seule, peu importe la fatigue, les courbatures, la météo, le manque de temps… Lui comme moi avons plus qu’honoré le contrat moral auquel nous nous sommes engagés.

Avant qu’il ne parte pour ses deux semaines et demi de vacances, le 29 décembre, nous avons pris le temps de parler, de faire une espèce de bilan, il me connaît bien maintenant. Il sait que j’ai besoin de plus, beaucoup plus. Alors lui comme moi avons repris nos engagements pour cette année 2022. Avec plein d’objectifs que je me suis donnés, qu’il va m’aider à atteindre, je vous dirai lesquels. Je sais que Paul sera là, quoiqu’il arrive, et qu’il m’aidera à traverser la période sans activité qui s’annonce. Ceux qui seront là aussi, c’est JC et Philippe, ce sont des coachs formidables qui m’ont beaucoup apporté, et qui sont devenus des amis.

Donc, quand, à la pesée de samedi, il s’est avéré que la masse grasse n’a pas diminué en un mois, oui j’ai été déçue. Bon ceci dit, j’ai traversé les fêtes sans prendre de poids et en prenant un kilo de muscle, alors je ne me plains pas trop. Oui bon, un peu quand même:-)) Paul m’a rassurée, m’expliquant que je progresse chaque mois, à tous les niveaux et que même si il y a eu ce mois sans baisse de la masse grasse, ma silhouette a évolué.

De là, il m’a demandé de lui envoyer dès dimanche dernier les photos de tout ce que je mange, avec le plus de détails possibles. Et il m’a dit que nous allions passer à six séances par semaine, un seul jour off, et non plus deux. Cinq séances avec lui, du mardi au samedi. Un sortie de course à pieds en extérieur, soit le lundi, soit le dimanche, selon comment je vais à Reims. Je vais de plus en plus souvent le dimanche à Reims, plutôt que le samedi, justement pour pouvoir voir Paul. Le dimanche, le supermarché près de chez ma mère est ouvert le matin, donc je peux faire les courses tout comme un samedi. Nous y allons encore parfois le samedi, quand ça arrange mon frère ou Chéri, mais de plus en plus souvent le dimanche.

Sur les cinq séances avec Paul, il en prévoit trois de muscu pure. J’aime tellement les exercices de musculation, je suis ravie. Une de fractionnés et la cinquième soit fractionnés, soit circuit cardio haute intensité. Et la sixième de la semaine, je vais courir. Cette semaine, nous avons fait mardi muscu bras-épaules-dos, mercredi fractionnés, jeudi muscu jambes, aujourd’hui fractionnés. Demain ce sera muscu, je ne sais pas de quelle partie(s) du corps. Et comme je vais à Reims dimanche, j’irai courir lundi. La semaine prochaine sera un peu bousculée, car nous partons vendredi pour le week-end à Lyon. Enfin nous allons voir ma nièce dans sa nouvelle ville. Elle est tombée amoureuse de Lyon. Comme je ne verrai Paul que mardi-mercredi-jeudi, j’irai courir à Lyon avec Lou, ça va être chouette !

C’est elle qui me servira de meneuse d’allure à la course du Grand Paris le 13 mars. Elle est vraiment adorable. Car mon objectif c’est de faire les dix kilomètres en une heure (oui, je sais, pas rapide, mais bon, c’est la reprise), alors que ma nièce court le semi marathon en 1h40, et le dix kilomètres en 45 minutes.

Enfin, voilà comment vont s’organiser les six séances par semaine. J’aime la muscu autant que courir. Ca me procure un vrai plaisir pendant les séances, et ça dessine une réelle jolie silhouette. Paul ne choisit pas les exercices au hasard. Ce que j’apprécie le moins, ce sont les fractionnés, mais ils sont indispensables pour progresser en course à pied. Grâce à eux, je gagne quelques secondes au kilomètre chaque semaine. Voilà donc, le programme sportif des prochaines semaines, à minima jusque fin mars où Paul part une semaine en vacances. Après, nous aurons tout avril, mai et juin.

En juillet Paul sera absent car il participe aux championnats du monde de hockey sur glace. Déjà, comme il me dit, focus sur ces trois premiers mois de l’année, éviter de trop se projeter, prendre le jour qui vient…

Côté alimentation, Paul n’a même pas attendu la fin de la semaine pour me dire qu’il n’est vraiment pas content. Il a calculé les calories que je mange chaque jour, et la répartition des macros. Je consomme difficilement entre 1300 et 1400 calories par jour, alors que j’en brûle quotidiennement entre 3200 et 3800, certains jours 4000. Je mange suffisamment de protéines dans la répartition, en revanche trop peu de lipides et carrément trop trop trop peu de glucides. En fait il est urgent d’augmenter mes portions de féculents. Continuer à prendre deux fruits max par jour, pas plus, car trois ça fait un peu trop de sucre. Donc deux fruits, mais augmenter significativement mes portions de féculents. Et les lipides. Par exemple le matin augmenter la portion d’oléagineux, en plus j’adore ça. Consommer des viandes un peu plus grasses, faire sauter les légumes à l’huile… Bref, il veut que je consomme au moins 2200 calories, et m’a indiqué la répartition des macros. Et je continue jusqu’à nouvel ordre à lui envoyer les photos de tout ce que je mange, avec une description détaillée.

Alors je vous montre ce que j’ai mangé mardi et mercredi, trop peu donc, et ce que j’ai mangé aujourd’hui, en augmentant. Hier fut une journée à part, car j’ai été à jeun de minuit à 15 heures. En attendant les résultats j’ai mangé une banane. En rentrant à 17 heures, j’ai pris un shaker et une wasa avant d’aller au sport à 18 heures. Et hier soir, pas pu manger, j’ai eu une crise terrible dès la première bouchée.

Mardi. Oeuf dur, amandes, kiwi le matin. Au bureau un premier shaker de protéines. Déjeuner, une omelette de deux oeufs, de la salade verte et deux petites tomates. Une demi banane. Je me rends compte qu’effectivement c’est très peu, un déjeuner à moins de 300 calories… Un second shaker dans l’après-midi. Au dîner, poulpe grillé, boulghour et courgettes.

Voilà, une journée à 1200 calories, sachant que chaque shaker fait 200 calories, donc il reste 800 calories réparties en trois repas. Je comprends que Paul se soit affolé. Je ne me suis pas vraiment rendue compte que je mangeais de moins en moins, très peu par rapport à mes dépenses énergétiques. Pas étonnant que je sois si fatiguée:-) Paul était vraiment fâché:-)

Mercredi. Petit déjeuner au bureau. Viande des grisons, mélange de noix amandes noisettes et une clémentine. Un shaker le matin. Le midi j’avais apporté des solylès de dinde et de la salade sans vinaigrette. Mais j’ai eu une crise après quelques bouchées, et tout vomi. Et je n’ai pas mangé l’orange de fait. Donc naturellement pas de shaker l’après-midi. Au dîner, reste de boulghour avec tomates et poivron, des morceaux de filet de poulet et de saucisse de Toulouse, et des endives braisées.

Jeudi donc, je vous ai dit. Et aujourd’hui. Ce matin, en télétravail, un kaki, deux tranches de jambon blanc et du mélange de noix amandes noisettes. Un premier shaker. Au déjeuner à 12h30, avant d’aller au sport à 14 heures, la fin du boulghour avec tomates, poivron, filet de poulet et morceaux de saucisse de Toulouse, et un tout petit reste d’endives braisées. J’y ai ajouté une wasa. En rentrant du sport, un shaker de protéines. Pour dîner, salade de jeunes pousses, saumon fumé, oeuf dur, du riz basmati (j’ai doublé par rapport à ce que je prends habituellement, j’ai mis quatre cuillères à soupe au lieu de deux).

Ce n’est pas une réussite, puisque j’ai envoyé les photos à Paul, qui me dit que ça fait 1600 calories. C’est mieux, mais on est loin des 2200. J’augmenterai encore demain. Inutile de vous dire à quel point j’ai peur de (re)grossir. Je dois vaincre cette peur. Paul me dit que je vais sans doute prendre un kilo ou deux, mais ça permettra de très vite au contraire reprendre la diminution de la masse grasse. Et au vu de mon activité physique quotidienne il est urgent que je mange un peu plus. Sinon mon corps va se mettre en famine et tout bloquer.

Voilà, vous savez maintenant les changements à apporter au quotidien, y’a plus qu’à:-) Bonne fin de soirée vous tous.

La photo de titre c’est cadeau:-))) Je porte le masque qu’ils m’ont donné au centre de scanner. Parfaitement assorti à mon écharpe, ça m’a fait sourire.

Ce n’est pas bon

je ne vais pas faire long, je reviendrai demain quand j’aurai digéré si j’ose dire.

J’ai donc passé le scanner. Qui montre une grosse complication. A l’EBO s’ajoute la perforation du diaphragme par lequel s’est infiltré l’estomac qui est entortillé autour de l’oesophage. Il est remonté tellement haut, je l’ai vu sur les images du scanner. Provoquant une énorme (oui c’est le mot qui figure sur le compte-rendu) hernie hiatale de surcroît. Bref, mon appareil digestif est mal en point. Il faut absolument désentortiller et séparer l’estomac de l’oesophage. Et replacer l’estomac au bon endroit.

La seule solution est la chirurgie MAIS l’opération est longue et risquée. Mon gastro en a déjà parlé à un confrère mais veut attendre les résultats de la manométrie avant de décider. Ce qui est délicat apparemment c’est réparer le diaphragme. Le refermer suffisamment pour que l’estomac ne migre plus, mais pas trop pour que les aliments puissent passer.

Je suis allée rejoindre Paul pour notre séance, ça m’a fait du bien. Je viens vous raconter plus en détails demain, ce soir je suis réellement trop fatiguée. Bonne soirée vous tous:-)

Bonne nouvelle

Bonsoir vous tous. J’ai eu une journée trèèèèssss longue, clôturée par une séance de sport intense. Alors je ne fais que passer avant de dîner.

La bonne nouvelle du jour, les visites reprennent à l’Ehpad. Mon frère et ma mère vont aller voir mon père demain. Ma mère y retourne vendredi. Dimanche, j’irai avec ma mère. Mais… à nouveau, comme il y a moins d’un an, il va falloir, à l’entrée de l’Ehpad, enfiler blouse, charlotte, sur-chaussures, gants, masques FFP2. Quand nous arrivions ainsi vêtus, mon père avait peur, ne nous reconnaissait pas… Bon , on verra…

Demain je ne travaille que le matin, je passe le scanner à 14h15. Et sport à 18 heures… si je suis en état m’a dit Paul. Car je dois être à jeun à partir de minuit, et ne pourrai boire et manger quelque chose que vers 15 heures, au mieux, peut-être même 16 heures. Donc il m’a dit de l’appeler après le scanner, et on décidera si je peux faire la séance ou non.

Je viendrai vous raconter le scanner. Et ma conversation avec Paul hier soir. Enfin c’est surtout lui qui a parlé, il m’a passé un savon… Changements en vue dans l’alimentation comme dans les séances.

Allez zou, je file dîner. Très bonne soirée !

Un lundi agité

Quel lundi ! Télétravail. Huit heures vingt heures. Des urgences, des urgences, des urgences… Je n’ai pas pu rejoindre Philippe ce midi pour la séance de PPG (préparation physique générale)… tant pis je ne vais pas en faire une maladie, ce n’est que partie remise. Ce matin levée 5h30, je suis allée marcher une heure (un besoin réel maintenant, surtout quand je suis en télétravail). A 6h30 je me suis douchée, préparée, et à 7h15, un des moments de la journée que je préfère, m’accorder 45 minutes, seule, pour prendre mon petit déjeuner. Savourer mes deux cafés en explorant les réseaux sociaux. Je me suis fait deux oeufs sur le plat, accompagnés d’une Wasa. Et une grande tasse de café.

Je prends du café filtre, léger. Elle est très grande cette tasse, un des cadeaux de ma nièce à Noël. J’en ai pris une deuxième, à moitié remplie. Bon j’avoue… et une troisième que Chéri m’a faite plus tard, en se levant.

Une pause de dix minutes à dix heures et demi, le temps de faire, puis boire mon shaker du matin.

Une pause de 20 minutes pour le déjeuner. Le temps de faire une salade simplissime, avec une vinaigrette simplissime, et de la manger. Jeunes pousses, tomates (oui je sais ce n’est pas la saison, mais impossible pour moi de rester trop longtemps sans me régaler de tomates), une cuillère à café de vinaigre de vin, une cuillère à café d’huile d’olive, sel, poivre. Du thon au naturel et voilà. Préparation moins de cinq minutes. Un kaki en dessert.

En début d’après-midi, j’ai reçu un mail de l’Ehpad où réside mon père : visites suspendues jusqu’à nouvel ordre. J’ai tout de suite appelé ma mère, qui s’est mise à pleurer. Comment la consoler ? Et comment expliquer à mon père qu’il n’aura pas de visites cette semaine ? J’ai aussi de suite appelé mon frère. Ca ne sert à rien, mais j’avais besoin de lui parler. Il y a quelques mois, ça m’aurait rongée d’angoisse, de culpabilité, empêché de dormir. Aujourd’hui, non. Ca me fait beaucoup de peine, ça me brise le coeur, mais ça ne me fait plus culpabiliser. J’ai fait de vrais progrès quant aux évènements sur lesquels je n’ai aucune prise.

Mais quand même, FAIT CHIER ! Je vais à Reims dimanche, j’espère que d’ici là les visites seront rétablies. Que de choses nous supportons depuis deux ans, que de couleuvres avalées, pour ne pas risquer de ne plus pouvoir visiter mon père… Depuis deux ans, après chaque visite mon frère vomit, ma mère met des heures à s’en remettre, moi je pleure dans le train de retour. Mais malgré tout ça, nous attendons chaque semaine de pouvoir aller voir mon père, de lui adoucir la (fin de sa) vie, et même ça, on ne peut plus alors ?

Mon frère et moi avons réorganisé notre vie autour de nos parents, parce que nous les aimons, tout simplement, et même ça on n’a plus le droit alors ? Vous comprenez pourquoi les séances de sport me font tant de bien, là je peux tout lâcher, tout hurler… Bref, pardon…

A 17 heures, j’ai pris mon shaker de l’après-midi. J’ai aussi bu un thé vert à la menthe.

Je me suis déconnectée peu avant 20 heures, et ai rejoint Chéri dans le salon. En apéro, un demi bol de soupe. Puis un filet de poulet que Chéri a fait mariner dans de l’huile d’olive avec du paprika fumé avant de le faire griller. Des haricots verts cuits vapeur, puis sautés à la poêle avec de l’ail. Et pour finir, des litchis. J’adore les litchis, moins les éplucher en revanche.

Voilà, un lundi classique finalement. Il est 22h30, je vais aller lire un peu. Demain soir, séance à l’Usine avec Paul, j’ai hâte:-)))))) Et demain et mercredi aussi, je vais au bureau:-)) Bonsoir vous tous.

Plus que jamais

Ces deux dernières années, ce qui est arrivé à mes parents, mes soucis de santé, la perspective de l’opération risquée, tout cela me fait apprécier chaque jour, plus que jamais. Comme une sensation d’urgence… Ne pas vivre dans le passé, ne surtout pas attendre telle ou telle échéance de l’avenir en me disant ce sera mieux après, ce sera mieux quand j’aurai fait ça ou ça… Non, juste apprécier le jour présent, et ne pas me faire d’angoisse au sujet des évènements sur lesquels je n’ai pas de prise. J’essaie en tout cas. Je n’y parviens pas tous les jours, mais de plus en plus…

Et je me rends compte que la vie est tellement plus simple et plus douce en ne retenant pas le passé, en n’extrapolant pas sur le futur… Alors oui, j’apprécie ce que la vie m’offre au jour le jour.

Hier matin, je me suis levée après une nuit de huit heures de sommeil. Douche, café. Juste un café. Va falloir que je refasse des repas plus copieux et réguliers dès lundi, je me suis un peu faite disputer par Paul… Mais hier matin, juste un café. Ensuite je suis allée chez la manucure. Après le violet de la dernière fois, j’ai cette fois choisi un brun.

De la manucure, je suis directement allée à l’Usine… sans manger. Oui, n’importe quoi !! Je suis arrivée un quart d’heure avant l’heure prévue de la séance, et Paul est arrivé en même temps. J’étais tellement heureuse de le retrouver, il est parti en Guadeloupe le 29 décembre, ça m’a paru long plus de deux semaines à faire des séances seules. Je crois qu’il était content lui aussi il m’a prise dans ses bras.

Je trépignais d’impatience qu’on commence la séance, mais d’abord, Paul voulait me peser. Il n’avait pas oublié ce qu’il avait dit avant de partir. Avant la pesée, je lui ai offert ses cadeaux. Je voulais marquer le coup de nos six premiers mois de travail ensemble. Et puis la nouvelle année. Et puis son anniversaire le 6 janvier. Il a été touché, et m’a reprise dans ses bras.

Puis j’ai enlevé mes baskets, mes chaussettes, suis montée sur la balance, ai pris les poignées, et nous avons attendu les quelques secondes nécessaires à la balance pour éditer le ticket avec toutes les données. La pesée précédente remontait au 9 décembre. Et depuis le 9 décembre, j’ai pris un kilo de muscle, mais pas perdu de masse grasse. Ma masse hydrique aussi a augmenté, ainsi que ma densité osseuse. Paul était satisfait, moi moins. Il l’a tout de suite perçu, il me connaît bien maintenant.

Il a compris que j’étais déçue que le taux de masse grasse n’ait pas baissé. Il m’a dit qu’un kilo de muscle en un mois c’est énorme, ENORME. Ma masse musculaire, la masse maigre donc, est maintenant vraiment élevée. La masse grasse encore un peu plus haute que la moyenne, mais va continuer à descendre doucement. Mais que pour cela il faut que je mange plus. Oui apparemment je ne mange pas assez.

Avec l’intensité de nos séances de sport et tout le NEAT que je fais au quotidien, mon métabolisme de base augmente de mois en mois, et moi j’ai tendance à manger moins je le reconnais. Il m’a demandé, comme il le fait régulièrement, de lui envoyer, à partir de ce matin, et jusqu’à dimanche prochain, les photos de mes repas, matin, midi et soir. Et les shakers de protéines. Chaque soir depuis qu’on a commencé à travailler ensemble, je lui envoie la capture d’écran de ma montre connectée, nombre de pas, de minutes actives, étages montés, calories brûlées. Je sais que ça n’a qu’une précision relative, mais ça sert de référence, et on voit l’évolution.

Sans compter la balance, elle, précise grâce aux électrodes… Il m’a parlé pendant plus d’un quart d’heure, pour m’apaiser. Car depuis le rendez-vous chez le gastro je me mets une pression inconcevable. La perspective de l’opération ne me fait pas peur, ce n’est pas ça, mais ça m’a mise dans une espèce de tension. Je me suis sentie sous pression, en me disant que mes objectifs doivent absolument être réalisés avant l’opération, qui peut-être va m’immobiliser longtemps et me stopper net. Or, Paul m’a dit que ce ne seront que quelques semaines, qu’il sera là tout du long, qu’on peut toujours adapter le sport à toute pathologie, que je ne reprendrai pas de poids pour autant, et ne perdrai pas (trop) de masse musculaire.

Je suis de suite redescendue en pression, il est vrai que seule dans mon coin, je me suis fait de mauvais films, et que là, Paul m’a dit qu’il prend la charge mentale, que je dois décompresser, et surtout, me reposer. J’ai pleurniché un bon coup, il m’a recadrée, et nous nous sommes mis dans la séance. Pendant son absence, il m’avait laissé un programme très précis de chaque séance que j’allais faire seule, et m’avait notamment demandé de travailler la technique du burpee, un des exercices le plus complet, efficace pour l’ensemble du corps et surtout, si difficile à exécuter.

J’avais déjà fait des burpees, mais à ma sauce, pas très académiques. Là, Paul m’apprend le bon burpee, très technique. On a commencé par travailler chaque mouvement de façon isolée, avant de les regrouper. Pendant son absence j’avais donc pour consigne de travailler la technique cinq minutes à chaque début de séance. Ce que j’ai fait.

Et hier, Paul a décidé de faire une séance très cardio, avec notamment de nombreux, nombreux, nombreux burpees. Il voulait voir si je les avais travaillés. Et il a été agréablement surpris. Qu’il m’a dit:-) Pour fêter ça, à sa façon bien sûr, à la fin de la séance il m’a fait faire une pyramide. 3 burpees, 15 secondes de pause, 6 burpees, 15 secondes de pause, 9 burpees, 15 secondes de pause, 12 burpees, 15 secondes de pause, 9 burpees, 15 secondes de pause, 6 burpees, 15 secondes de pause, 3 burpees, FIN. Ca vous a paru pénible à lire cette pyramide ? Alors imaginez la réaliser:-)))))))) Paul adore me lancer des défis pyramidaux en fin de séance.

Après tout ça, il m’a pesée de nouveau. Il fait ça de temps en temps, pour vérifier les constantes. Ensuite, encore dans la joie de nous retrouver, nous avons discuté une demi heure. Finalement, la séance a duré plus de deux heures au lieu d’une heure. J’étais sa seule élève il a donc pris son temps. Habituellement le samedi il enchaîne pas mal de séances mais là, normalement il était en vacances jusqu’à lundi. Mais comme il a atterri vendredi, il m’a proposé qu’on se voit:-) Je suis rentrée toute joyeuse.

Et une heure après, Paul m’a envoyé un message pour me remercier encore des cadeaux que je lui ai offerts. Me dire que c’était une très bonne séance, bon travail. Et me dire que la prise de muscle significative lors du dernier mois est très satisfaisante, que la masse grasse partira grâce à l’alimentation, que je dois me tranquilliser et accepter de manger sans crainte. J’étais encore plus euphorique.

J’ai dîné d’un bol de soupe avec deux oeufs, oui encore:-), deux clémentines, et couchée 23 heures. Ce matin je me suis levée avant sept heures, ai pris mon café et me suis préparée pour aller courir. Pensant prendre mon petit déjeuner en rentrant. Je fais toujours ça, courir à jeun, et manger après. J’ai commencé à courir, j’avais la tête qui tournait et je voyais flou. J’ai fait un kilomètre, bien moins vite que la semaine dernière, je n’avais rien dans les jambes. Je me suis arrêtée quelques minutes, puis je suis repartie. J’ai à nouveau fait un kilomètre, me suis arrêtée à nouveau, ma tête tournait vraiment trop. Puis je me suis réveillée par terre. Apparemment j’ai perdu connaissance quelques instants. Je me suis relevée, et suis rentrée à la maison, au ralenti. J’ai pris une douche chaude, me suis refait un café et ai appelé Paul. Habituellement je lui envoie juste mon rapport de course, mais là je l’ai appelé.

Il partait pour son entraînement de hockey. Paul est pompier aussi. Il m’a dit que c’est sans doute une petite hypoglycémie. Habituellement courir à jeun me réussit, mais pas aujourd’hui. Trop fatiguée selon lui, et pas assez de glucose, glucides, dans mes derniers repas. Bref, rien de grave, d’ailleurs je me sentais tout à fait bien. J’ai mangé une tranche de brioche. Chéri est rentré du marché. A 13 heures, nous sommes sortis déjeuner dans une brasserie. J’ai pris un assortiment de saucisses avec frites, Chéri une choucroute. Puis nous nous sommes partagés un café gourmand.

Et sommes allés au cinéma. Voir Adieu Monsieur Haffmann. Une réussite. Un film fort, un beau et bon film.

Nous sommes rentrés vers 17h30, et ne voulant pas rester sur ma mauvaise expérience de ce matin, je me suis changée, et remise en tenue de sport. Un tee-shirt, un sweat-shirt technique, une veste de course, et un coup-vent. Un bonnet. Un rien ridicule, mais au moins j’étais bien protégée du froid de ce soir.

Je suis donc allée courir, mais j’ai dû arrêter après 25 minutes seulement. Pas de jus, pas d’énergie, rien. Mais au moins j’ai fait le max, je suis retournée courir cet après-midi, je suis plus déterminée que jamais, mon mental est de plus en plus fort. Je ne lâcherai rien. Rien de rien. J’ai envoyé mon rapport à Paul qui a approuvé que je sois allée courir à nouveau. Et m’a dit de maintenant me reposer, de dormir, de manger surtout. J’ai bien mangé, blanc de poulet, champignons, et une part de galette des rois chocolat.

Et maintenant il est 22h45 et je vais aller me coucher, lire un peu et essayer de dormir. J’espère que vous avez passé un bon week-end ?