Déjà la fin du week-end

Oui ça passe tellement vite.

Et pourtant, et heureusement, je ne travaille pas le vendredi après-midi. Vendredi, je me suis déconnectée (ben oui vu que je suis en télétravail je ne vais pas écrire que j’ai quitté le bureau, juste je me suis déconnectée et ai quitté la chambre d’amis pour revenir au salon), donc, déconnectée à 13h15. Le vendredi j’ai rendez-vous avec JC. Je ne déjeune pas, car manger juste avant le sport ne me réussit pas. Je prends un bon petit déjeuner et ça va. Pour le moment cette séance du vendredi 14 heures est la seule possible, en semaine, avec le couvre-feu, pas possible. Et encore, je m’estime heureuse de pouvoir continuer le sport, vu que chez JC c’est un studio de cours particuliers et non une salle de sport collective, ce qui fait qu’il peut exercer.

Je suis rentrée à 15h30, j’ai pris ma douche, mangé une orange et une tartine, et Chéri est rentré. Il s’est mis en cuisine et a préparé un fenouil braisé et une ratatouille pour emmener samedi à ma mère. A chaque fois que j’y vais, ou que nous y allons, Chéri prépare le plat dont ma mère a envie. Il le prépare en assez grande quantités, je peux ainsi lui répartir en six ou sept barquettes individuelles, qu’elle surgèle. Quand me mère n’a pas d’envie particulière, chéri fait à sa guise, c’est toujours très varié.

Mais cette semaine ma mère m’a dit qu’elle avait envie de légumes, sans viande.

Du coup, vendredi soir, nous avons mangé une part de la ratatouille que Chéri venait de préparer, vous connaissez tous ma passion absolue pour la ratatouille. Avec du riz basmati, et du cabillaud pané de chez Picard Surgelés.

Samedi matin, je suis allée prendre mon train à 7h30, et là, je me suis interrogée… Il y a confinement ou pas ? A la télévision on voit des policiers contrôler à tour de bras ceux qui veulent sortir de Paris, et là on nous avait bien prévenus qu’en ce week-end de début de vacances, les contrôles seraient encore plus forts. En tout cas, pas gare de l’Est. A 7h30 du matin pas un policier, pas un contrôleur SNCF… Je suis montée dans le TGV, sans même présenter mon billet. Quant aux attestations que j’avais préparées, pas besoin de par le fait. Je suis donc partie à 150 kilomètres de Paris tout tranquillement.

Idem hier soir. Pire encore même. Habituellement je rentre par le TGV de 17 heures, mais là, ils ont à nouveau supprimé 70% des trains, et le seul qui faisait Reims-Paris hier après-midi était à 19h15, arrivée Paris 20 heures. Donc ils suppriment les trains pouvant arriver avant le couvre-feu et n’en gardent qu’un seul, qui arrive après le couvre-feu. Je suis donc arrivée à 20 heures, j’avais en plus de mon attestation me permettant de quitter Paris pour la journée pour aide à des personnes vulnérables (attestation de l’Ehpad à l’appui), celle permettant de rentrer chez soi après le couvre-feu, toujours pour motif impérieux. Trois attestations donc… Mais à 20 heures hier soir gare de l’Est pas plus de policiers ou de contrôleurs SNCF que le matin. Confinement ? Quel confinement ? Ou alors les contrôles sont dans les autres gares, mais gare de l’Est, ou dans les TGV allant à Reims, rien, personne, même pas pour contrôler que j’avais mon billet de train… Mystère ce confinement… Bref..

Celle qui était bien présente hier, c’est la pluie. Partie sous la pluie battante hier matin, fait les courses pour ma mère sous la pluie battante, allée à l’Ehpad sous la pluie battante et rentrée à Paris sous une pluie encore plus que battante. Rien que de sortir de la gare pour aller à l’arrêt de bus à cent mètres, j’étais trempée jusqu’aux os. Je suis arrivée à la maison frigorifiée, et surtout épuisée. Je suis allée de suite prendre une douche brûlante et me mettre en tenue confortable.

Chéri m’a alors dit qu’un paquet était arrivé pour moi. Je l’ai déballé, et j’ai eu la plus jolie surprise qui soit. Ma chère Karin, vous connaissez tous Karin, ma cousine qui partage avec moi de belles aventures, les thalassos, les courses à pieds…m’a envoyé ce magnifique foulard.

Une soie épaisse, douce, chaude, des chats aux couleurs lumineuses. Foulard accompagné d’une carte aux mots délicats écrits par Karin. Et emballé dans ce doux petit sac avec de si jolies roses. Evidemment je me suis mise à pleurer. Ça m’a fait si chaud au coeur. Juste après cette journée éprouvante. Merci encore ma jolie Karin !

Chéri hier est allé faire des courses pendant mon absence. Asperges fraîches, lieu jaune chez le poissonnier, pâtés en croûte chez le charcutier, tout ce que j’aime. Je me suis rendue compte que j’étais affamée. Levée à cinq heures hier matin, je n’avais pas pris de petit déjeuner, et le déjeuner avec ma mère a été léger, une cuisse de poulet avec tartare de tomates. Aussi c’est avec plaisir que j’ai mangé le lieu jaune et les pommes de terre sautées, préparés par Chéri.

Je me suis couchée à 23 heures et ai dormi jusqu’à 10h15 ce matin. Que ça fait du bien !! Je me suis préparée tout tranquillement et ai bu mon café à pratiquement 11 heures. Sans petit déjeuner, vu l’heure. Du coup à midi nous avions bien faim et Chéri nous a préparé le repas le plus simple du monde, mais qui fait partie de ce que je préfère. Oeufs au plat et pâtes au beurre.

Nous avons ensuite regardé deux épisodes de la saison deux d’Hippocrate, une super série dont la saison deux est en cours. Puis je suis allée m’allonger sur notre lit, au calme avec les deux chattes, pour lire, tandis que Chéri regardait un film. J’adore ces journées toutes calmes toutes douces. Ce soir nous avons dîné des asperges cuites par Chéri, encore tièdes, du pâté en croûte et une salade de pommes de terres.

Je n’avais plus faim pour un dessert. Je mange de moins en moins de desserts à vrai dire. Nous allons regarder encore deux épisodes d’Hippocrate et voilà, le week-end est déjà fini… J’espère que le vôtre a été très agréable:-)

Résumons

Bon…résumons la situation.

J’ai 53 ans. Depuis un an je ne vis que pour mes parents. Pas un jour sans que je ne pleure. Pas une sonnerie de téléphone sans que mon coeur se décroche par peur de LA nouvelle que j’attends en la redoutant.

Je néglige tout ce qui ne gravite pas autour du confort de vie de mes parents.

Je néglige mes amis, je me néglige, je néglige Chéri en le laissant seul le week-end. Je néglige mon sommeil. Je néglige mon alimentation. Je néglige le sport. Je néglige le sommeil. Je vous néglige, vous, ici.

Ça ne peut pas durer, je vais y laisser ma peau. Pas qu’elle vaille bien cher ma peau, mais Chéri serait triste. Et puis j’y tiens à la vie. Elle est belle la vie. Et dans cette année de cauchemar qui vient de s’écouler j’ai trouvé un chouette travail. Même si depuis une semaine c’est 100% télétravail (jusqu’ici c’était 60% télétravail) et que je n’aime vraiment pas ça. Mes collègues me manquent…

Mais malgré tout ça, chaque jour je trouve un moment où je ne peux que constater que la vie est belle. Alors j’ai beaucoup parlé avec Chéri, beaucoup parlé avec mon frère, avec ma mère (mon père a perdu la notion du temps donc…) et nous sommes tous d’accord, je vais aller un peu moins souvent à Reims. Un week-end sur deux ? Et je vais essayer de faire à nouveau plus de sport.

Pour le moment, je ne parviens à intégrer qu’une séance par semaine dans mon emploi du temps, or pour mon équilibre et ma joie de vivre, il m’en faut au moins deux par semaine, trois ou quatre dans l’idéal. Je ne parle ni de la Covid, ni du couvre-feu, ni des restrictions, ce n’est pas l’objet de ce blog.

Mon but ces prochains mois ? Rééquilbrer ma vie. La centrer un tout petit peu moins autour de mes parents et prendre à nouveau soin de moi. Retrouver le sourire. Ne pas pleurer à chaque fois que je pense à mes parents. Ne plus me ronger de culpabilité. Retrouver le goût de parler, de rire, de voir mes amis.

M’autoriser à rire sans pour autant m’en vouloir parce que mes parents ne rient plus guère. Autoriser mon corps à lâcher prise et à dormir. Un petit pas après l’autre. Retrouver un brin d’insouciance un jour après l’autre.

Bon voilà, j’en ai déjà beaucoup dit pour aujourd’hui, et je n’ai plus l’habitude.

Et sinon…ma journée côté alimentation ? Mes journées type, c’est me lever entre cinq et six heures. Sans réveil.

Ce matin, 5h45, j’ai pris ma douche, me suis mis du lait pour le corps, me suis habillée. En revanche, en télétravail je ne me maquille pas.

J’ai juste bu un café. Fait les quelques mètres qui séparent le salon de la chambre d’amis où j’ai installé mon bureau et j’ai commencé à travailler à 7h15. Pause café à 9h30, j’ai mangé une orange.

Puis à 13 heures, j’ai fait ma salade avec batavia, tomates, radis, concombre, riz basmati, thon. Une demi orange et un demi kiwi. 30 minutes de détente en regardant les infos et hop retour devant mon ordi.

Heureusement qu’il y a les appels en visio, pour parler et sourire avec les collègues. J’ai éteint mon ordi à 19 heures et suis revenue dans le salon où Chéri m’attendait. Nous avons la chance d’avoir un appart assez grand, quand je suis dans la chambre d’amis, je n’entends pas ce qui se passe dans le salon. Chéri, qui rentre du travail vers 17 heures peut écouter de la musique, regarder la télé, cuisiner, je n’entends rien. J’ai besoin de silence total quand je travaille, je ne fais pas partie des gens qui travaillent avec un fond musical par exemple.

Chéri, pris d’une envie de coquilles Saint-Jacques, est passé chez le poissonnier en rentrant et a cuisiné des Saint-Jacques avec un beurre blanc plein d’échalotes et des tagliatelles. Et nous avons aussi mangé du pain tout croustillant avec beurre salé et radis, j’adore ! Chéri me chouchoute à outrance.

Voilà les z’amis, c’est reparti… enfin j’espère, je ne veux plus ne vivre que dans le chagrin, je veux retrouver mon grain de folie.

Très bonne soirée vous tous.