Je voulais vous écrire…

Je voulais vous écrire la douceur de cette semaine. Beaucoup de travail, mais du beau temps, de la douceur ambiante. J’adore, quand je rentre du bureau à pieds vers 19 heures, voir les gens rire aux terrasses. Entendre le bruissement de la vie me fait me sentir bien.

Jeudi j’étais en présentiel au bureau, et pour une fois, je me suis pris une vraie heure de déjeuner. Je suis allée m’installer dans un café-brasserie à 10 minutes à pieds du bureau, et j’ai savouré ce moment. Etre seule, à l’intérieur, regarder les gens parler, rire, tout en me régalant d’un tartare de saumon accompagné d’une salade de tomates anciennes.

J’avais envie (besoin) de ce moment seule.

Le travail va reprendre de plus en plus en présentiel, et ça me rend très heureuse. Depuis des mois nous avons l’autorisation de venir sur site un ou deux jours par semaine. Mais non obligatoire, le distanciel à 100% était autorisé, comme le préconisait le gouvernement. Pas mal de mes collègues ont ainsi pris l’habitude de travailler de chez eux totalement. Je suis arrivée dans ce travail le 25 août 2020 et certains de mes collègues, je ne les connais que par visio. En plus comme nos bureaux sont en travaux, l’un de nos mécènes nous a prêté des bureaux, en proche banlieue (desservie par le métro). Je fais partie des cinq personnes qui peuvent continuer à venir dans nos bureaux habituels, mon Président aime me savoir là, et moi j’adore voir les travaux avancer, discuter avec l’architecte, ça va être magnifique. Nous nous y retrouverons tous fin août.

Je vais donc au bureau deux jours par semaine, le maximum autorisé. Je vois ainsi mon Président, ma DG, la DRH, le directeur des services généraux. La plupart de mes collègues n’ont pas envie d’aller dans les bureaux provisoires, et pratiquent le télétravail total. Mais depuis mercredi, les nouvelles consignes sanitaires sont de reprendre en présentiel deux, et même plutôt trois jours par semaine. Ce qui est assez brutal pour les salariés en télétravail depuis plus d’un an. Chez nous, pour une reprise plus douce, la DRH demande un jour au bureau par semaine jusque fin juin, deux jours du premier juillet au 31 août, puis quatre jours au premier septembre.

A compter du premier septembre, nous avons un accord de télétravail, autorisant un jour de télétravail par semaine. Chaque salarié a le choix de prendre ou non cet accord. Tout le monde chez nous l’a pris sauf moi. En effet, j’habite à 15 minutes à pieds du travail. Mais ce n’est pas la seule raison. J’en ai marre de trimballer ma sacoche avec l’ordi et mes dossier principaux. Et la raison principale est que si je prends un jour de télétravail, ce sera soit le lundi soit le vendredi et dans ce cas, mon ordi de boulot sera à la maison le week-end, et je me connais, chaque dimanche en fin d’après-midi j’irai voir mes mails pro, pour commencer à les trier, m’avancer pour le lundi. Je le sais c’est ce que je fais en ce moment. Et je ne veux plus le faire.

Je veux au contraire essayer de réduire mes heures. Donc ne pas avoir mon ordi pro à la maison. Déjà j’ai le téléphone pro en permanence sur moi, ça suffit. Et j’aime aller au bureau, pour bien différencier les choses. Quand je sors du bureau, c’est terminé, je n’y pense plus. Et puis le lundi et le vendredi au bureau ce sera d’autant plus agréable qu’il n’y aura pratiquement personne. La grande majorité de mes collègues a choisi le lundi ou le vendredi. D’autant que le vendredi nous ne travaillons que la matinée. Donc, en signant cet avenant à mon contrat concernant le télétravail, j’ai choisi télétravail occasionnel, jusqu’à dix jours par an. Ca peut malgré tout dépanner, une fois de temps en temps. Comme par exemple si nous partons en week-end, je télétravaille le vendredi, me déconnecte à midi et demi et hop on peut prendre un train très tôt dans l’après-midi. Oui, dix jours par an, dans mon cas c’est l’idéal.

En tout cas je trouve mon entreprise très à l’écoute et très réactive d’avoir mis cet accord en place avant même la fin du confinement et du télétravail obligatoire.

Je voulais aussi vous écrire ce chouette week-end. Vendredi je me suis déconnectée presque à l’heure, à 14 heures, et j’ai fait le grand rangement/désencombrement de l’entrée, le salon et la cuisine. J’avais prévu de me coucher tôt vendredi soir, car avec mes deux allers-retours à Reims le week-end dernier, j’ai enchaîné 12 jours à me lever avant six heures. D’ailleurs vendredi dès 20 heures je commençais à avoir les yeux qui se ferment.

Mais voilà que je me suis mise à regarder la demi finale de Roland Garros Rafael Nadal, Novak Djokovic. Et croyez-moi ça m’a bien réveillée. Un match d’une intensité invraisemblable, qui a duré plus de quatre heures, chaque point étant longuement disputé. Impossible de décrocher, quand le tennis atteint ce niveau de technique et de beauté, ça devient du grand art, et c’est magique de regarder un tel match. Je me suis couchée à minuit, très très réveillée et excitée, d’autant que c’est mon chouchou qu a gagné, détrônant ainsi Rafael Nadal. J’ai ensuite lu jusqu’à presque une heure du matin. Je n’ai pas vraiment fait la longue nuit récupératrice que j’espérais. Je me suis levée samedi à 9h30. J’ai pris mon café dans le calme, avec les chattes, j’aime ces moments où Chéri dort encore, avant que la journée ne démarre.

J’ai repris un café avec Chéri quand il s’est levé et nous sommes allés au cinéma très tôt, à la séance de 13h30. C’est tellement bien de reprendre nos habitudes, d’aller au cinéma notamment. Nous avons vu des bandes annonces de plein de films que j’ai envie de voir. Forcément, tous les films de 2020 et début 2021 vont sortir d’un coup, il y en a pour tous les goûts. Et pour une fois il y aura plein de films intéressants pendant l’été.

Nous avons vu Le discours.

Qu’en dire ? C’est la première fois je crois que je trouve un film chiant mais qu’en même temps je le trouve émouvant, parfois drôle. Certains passages m’ont mis la larme à l’oeil, me faisant penser à mon frère et moi, d’autres m’ont fait rire, mais dans l’ensemble j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs maladroites. Bref, très mitigée. En revanche, jeudi soir prochain nous allons à l’avant-première d’Eiffel, avec Romain Duris, sur les Champs Elysées. J’ai une telle passion pour Eiffel, j’attends ce film avec impatience. Il dure deux heures et demi, nous n’avons plus l’habitude de sortir en semaine:-) Et dimanche prochain, nous irons voir Cinquième set avec Alex Lutz. Un an que ce film aurait dû sortir, que je me languis de le découvrir, j’admire tellement Alex Lutz et sa sensibilité, son talent, ce film a l’air incroyable.

Nous avons fait des courses en rentrant du cinéma, et à 16h30, de retour à la maison, je me suis allongée au frais dans notre chambre pour lire. Au dîner, j’ai « cassé » mes six semaines sans sucres ni féculents:-) Chéri a fait des croque-monsieur. J’en ai mangé un avec pain aux céréales, jambon blanc, comté, rondelle de tomate et rondelles d’oignon. Inutile de vous dire que je me suis régalée !!

Et après ce croque-monsieur, j’ai savouré un cône caramel au beurre salé. Délicieux.

Nous avons regardé un épisode de la saison 4 de Handmaid’s Tale, et enchaîné avec Marie Octobre. J’adore ce film ! Avec un casting éblouissant, ce film a formidablement bien vieilli. A mon palmarès avec Le repas des fauves. Je me suis encore couchée à minuit passé.

Ce matin, réveillée à 8h30, j’ai bu mon café au calme et Chéri s’est levé à neuf heures. Nous avons passé la matinée à faire le ménage. Après le grand rangement que j’ai fait vendredi, faire le ménage fut un plaisir. Enfin non, je déteste faire le ménage, mais le plaisir, c’est que c’est plus simple à faire quand tout est bien rangé. Et autant je déteste faire le ménage, autant j’aime quand je l’ai fait, que l’appart sent le frais, le propre. Après ce ménage nous avons pris notre douche et sommes allés déjeuner au petit quartier chinois du 18e arrondissement. Pas le vrai grand du 13e, mais le petit que j’aime tant, tout proche de chez nous.

Nous avons retrouvé avec bonheur le restaurant où nous allions au moins deux fois par mois.

Ce restaurant n’a aucune possibilité de terrasse et n’a dont rouvert que mercredi. Quel plaisir de retrouver le couple thaï qui tient ce restaurant, et reconnaitre certains habitués comme nous. Nous avons pris plusieurs petits plats à nous partager.

Et un café glacé pour moi, du thé glacé pour Chéri.

Nous sommes ensuite rentrés tout tranquillement. Il a fait aujourd’hui un temps absolument parfait. Ni trop chaud ni trop frais, un vent léger, bref, parfait. Et nous sommes donc rentrés pile pour la finale de Roland Garros. Et quelle finale !!!!!! Vendredi on a assisté à un troisième set d’anthologie. Là ce fut le cinquième set qui nous a tenus en haleine ! Quel mental ont ces sportifs ! Djokovic, mené deux sets à rien, qui est allé chercher au bout de ses ressources, physiques et surtout mentales. Comment ne pas admirer ces champions ?

Le jeune grec Tsitsipas, 22 ans, n’a rien lâché jusqu’au bout, pas un point, pas une seconde il n’a décroché. Respect messieurs. Quel bel exemple, que ça donne envie de se dépasser de voir de tels sportifs. Novak Djokovic, humble, élégant, fair play, sportif hors pair, qui travaille sans relâche pour parvenir à ses objectifs. Le seul a avoir remporté chaque tournoi du grand Chelem à deux reprises. Un des plus grands joueurs de tous les temps. Et un homme exceptionnel. Mon chouchou depuis plus de dix ans. La fin du match m’a rendue dingue, je sautais, je criais, et j’ai pleuré tant et plus de bonheur et d’émotion.

A 17 heures, ma nièce qui passait le week-end à Paris, est venue boire un verre a avec nous avant de rentrer à Reims. Elle a regardé une partie du match avec nous. Ca me fait tellement plaisir qu’à chaque fois qu’elle vient à Paris, même pour une journée pour voir ses amis, ma nièce trouve toujours une heure ou deux pour venir nous voir.

Oui voilà tout ce que je voulais vous écrire. Que de la douceur et du bien-être ce week-end.

Et tout à coup, tout cela est parti et ne me reste qu’un terrible goût de culpabilité dans la bouche. J’ai eu mon père au téléphone en toute fin d’après-midi. Il pleurait en me demandant quand je vais venir, qu’il s’ennuie de moi, que je lui manque. Depuis quelques semaines je ne vais plus à Reims qu’un week-end sur deux, et mon père s’en aperçoit. Il en est malheureux. Je culpabilise, j’ai terriblement honte, je me sens moins que rien de n’y aller qu’une semaine sur deux.

Et en même temps y aller toutes les semaines m’épuise et je ne pourrai pas tenir sur la durée, je finirai par faire des bêtises dans mon travail. Alors deux semaines sur trois serait le bon rythme ? Quoique je fasse je me sens mal. Mal par rapport à mon père, mal par rapport à Chéri. Je n’arrive pas à ne pas culpabiliser. Depuis le 21 avril 2020 je suis rongée je ne sais pas comment je ressortirai de cela. Comme dit Nietzsche « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort ».

Alors oui, je suis plus forte que jamais, mais à quel prix… Car aller à Reims est une chose, mais il y a aussi m’occuper de tous les rendez-vous. Réserver la navette qui vient chercher ma mère quand elle va voir mon père seule, gérer les comptes, être l’interlocutrice de l’Ehpad pour tous les soins de mon père. Plusieurs heures par semaine de démarches au téléphone… Je ne sais pas si je retrouverai un jour la tranquillité d’esprit et le repos. Sans compter les parents de Chéri qui commencent eux aussi à avoir des soucis sérieux de santé. Ma DG m’a dit que pour accompagner sa mère en fin de vie comme j’accompagne mes parents, elle a tout lâché, son travail, son mari… Moi je ne veux pas tout lâcher, bien au contraire…

Alors oui je voulais juste vous écrire du bonheur, mais ici j’écris tout, je ne fais pas de mystère de mes faiblesses, de mes failles, de mes chagrins.

Merci à vous d’être là, de me soutenir depuis de longues années. j’espère que vous avez passé un heureux week-end:-)

Fini les conneries ?!

Non mais… Je viens de vérifier… depuis le 11 avril je n’ai pas écrit !!!! alors ça suffit les conneries, il faut reprendre le rythme ! Non mais ! Et je sais, la photo n’est pas d’actualité, mais j’adore cette photo avec le brin de muguet que Chéri m’a offert le premier mai.

Depuis le 11 avril, que s’est-il passé ? En réalité pas grand chose. Je travaille beaucoup, j’adore mon travail, j’avais oublié à quel point travailler beaucoup mais avec une pression positive est ce que j’aime. J’avais oublié que travailler avec des gens compétents, bienveillants, honnêtes, enthousiastes est un moteur extraordinaire. Se sentir bien dans une équipe, quel bonheur… alors oui, je travaille beaucoup, j’aime travailler, j’ai toujours aimé travailler, et mon traumatisme du burn out commence à s’estomper, je retrouve le vrai plaisir d’un travail qui me comble, intellectuellement, et dans lequel nous faisons concrètement avancer les choses.

Mais bon, comme nous le savons tous, je suis excessive, alors oui, je travaille (un peu trop) beaucoup. Et le télétravail ne m’aide pas, j’ai du mal à déconnecter, et à bien différencier télétravail et être à la maison. Les jours de télétravail, étant une lève-tôt, à 7h30 je suis devant mon ordi, et je me déconnecte rarement avant 19 heures. Les jours où je vais au bureau j’arrive à 8 heures et repars à 18h30. Ma DG me dit de réduire mes horaires…. j’y travaille, c’est le cas de la dire:-)

Vivement la reprise du présentiel à plein temps. En septembre j’espère. Donc, à part le travail, vu que jusqu’à la semaine dernière tout était fermé, il ne s’est pas passé grand chose.

Les samedis à Reims, les dimanches à lire, regarder des films avec Chéri. Côté sport, je me heurte à un problème… Uniquement à cause de moi. JC comme Philippe me proposent des séances à 19 heures, mais je n’arrive pas à être prête si tôt. Il faudrait pour cela que je termine mon boulot à 18 heures, et pour le moment, je n’ai pas cette auto-discipline. Mais le sport me manque, je me sens incomplète alors je veux réintégrer au minimum deux séances par semaine dès cet été.

Et ça me fera le plus grand bien, car je pleure toujours beaucoup. Chaque samedi en rentrant de Reims je pleure tellement. Mes parents s’affaiblissent, mon père est en profonde dépression… Je suis fatiguée, psychologiquement autant que physiquement. Car aller à Reims représente une sixième journée après mes cinq jours de travail. Et une journée fatigante. De plus de 12 heures où je n’arrête pas un instant. Mais pour rien au monde je n’arrêterais d’aller à Reims. Même si maintenant ce n’est qu’une semaine sur deux, ces moments passés le matin avec ma mère, l’après-midi avec mon père sont inestimables. Et les deux fois 45 minutes de TGV me permettent de me détendre, de lire, de décompresser.

Et la super grande géniale nouvelle : j’ai reçu un mail de l’Ehpad, et ENFIN, ENFIN ils adoucissent les mesures sanitaires. En ce moment on ne peut aller voir mon père qu’à deux, en restant dans sa chambre, ou dans le jardin de l’Ehpad. Mais là, ça y est, ils autorisent les sorties à l’extérieur. J’ai rempli la demande, et dimanche prochain, Chéri et moi allons à Reims, et nous allons aller chercher mon père pour l’amener quelques heures chez mon frère. Il y aura mon frère et son amie, ma mère, ma nièce, Chéri et moi.

Nous fêterons l’anniversaire de mon père (il a eu 86 ans ce mardi 25). Sa première sortie depuis 14 mois. Il va nous voir tous. Comme il se fatigue vite, et que c’est la toute première sortie, on va faire assez court. On verra si pour les prochaines, on peut le prendre toute la journée, l’emmener boire un verre en ville (il en rêve)… La directrice de l’Ehpad m’a appelée pour me confirmer que l’état de mon père est compatible avec une petite sortie. Bon évidemment, chez mon frère nous serons juste six en plus de mon père, et resterons à un mètre de lui. Mais c’est un bon début, j’espère que tout se passera bien.

La directrice m’a dit que pour éviter tout incident, ils lui mettront une protection propre juste avant que nous ne venions le chercher. J’avoue que cet aspect m’effraie un peu. Bon, nous verrons… Mon père est si heureux de cette nouvelle… Et nous tous aussi. Ca ne paraît rien, mais pour nous c’est une si merveilleuse nouvelle.

Côté santé, j’ai eu un petit souci. Je me sentais fatiguée, épuisée, je dormais peu et mal, j’avais toujours froid. Ma généraliste m’a fait faire une prise de sang, et il s’avère que la fatigue et la tension accumulées depuis plus d’un an ont fait que mon corps a développé beaucoup beaucoup beaucoup plus d’anticorps que la norme. Et ces anticorps ont fait leur boulot, ils ont voulu défendre mon corps. Mais comme je n’ai pas de maladie contre laquelle ils peuvent lutter, ils se sont attaqués à un rein et à ma thyroïde.

Je dois passer une échographie des reins. Pour la hausse de thyroïde (taux 10 fois plus élevé que la norme), ma généraliste m’a donné du lévothyrox à un dosage plus élevé. J’ai refait une prise de sang vendredi dernier, le taux de thyroïde commence à bien baisser. Ma généraliste a réajusté le dosage de Lévothyrox. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, il y a quelques années, j’avais déjà eu un dérèglement de la thyroïde, et le temps qu’on trouve le bon dosage, j’avais pris 15 kilos, que j’ai eu terriblement de mal à perdre.

Alors cette fois j’ai pris les devants. Depuis quatre semaines, je ne mange plus de sucres. Pas de fruits, pas de féculents, pas de pain, pas de sucre industriel. Je vais continuer cela jusque fin juin. Puis je réintégrerai un fruit par jour, et une portion de féculents…. Jusqu’à ce que ma thyroïde soit bien régulière.

En tout cas, je commence à me sentir bien mieux maintenant que la thyroïde est en cours de régulation. Je dors plus et mieux (j’ai beaucoup de retard à rattraper), je pleure un tout petit peu moins, j’ai moins froid, mes doigts ne deviennent plus bleus, je me sens mieux dans mon corps. J’espère que dans quelques semaines tout cela sera réglé, comme le petit souci au rein et le manque de potassium. Bref, je fais le max du max pour aller bien.

En parlant d’aller bien, ce qui me donne le sourire, c’est la réouverture des magasins, cinémas etc depuis le 19 mai. Quel bonheur de voir des gens riant aux terrasses, de voir les boutiques ouvertes, d’aller s’installer dans un fauteuil au cinéma. Tout ce qui était si naturel il y a un peu plus d’un an mais devenu impossible depuis. Rien que d’entendre le bruit des conversations aux terrasses quand je marche dans la rue me donne le sourire.

Vendredi après-midi, je me suis déconnectée à 14 heures (je ne travaille pas le vendredi après-midi et suis censée quitter à 13 heures mais souvent je déborde), et Chéri est rentré du travail à 15 heures. Nous sommes allés chez l’opticien choisir les montures de mes futures lunettes (que je vais mettre pour l’ordi et la lecture…ah vieillerie qui arrive… 54 ans en août au secours), puis, pour la première fois depuis un an, avons bu un verre en terrasse, au soleil. Je me répète, mais quel bonheur !!

Hier samedi, je suis allée à une dédicace de plusieurs écrivains. C’était dans un grand hôtel à Montparnasse, hôtel avec un très beau jardin. La garden party, comme les éditions avaient nommé l’évènement, a donc eu lieu dans le jardin. Petits fours à profusion (je n’en ai pas mangé, pas de sucre en ce moment n’est-ce pas), thés, cafés, eau… Et neuf écrivains. Je venais pour ma chouchoute Clarisse Sabard, mais j’ai découvert d’autres auteures. Laura Trompette, que je ne connais pas, et dont le dernier livre raconte la vie de sa grand-mère en Ehpad. j’ai naturellement acheté son livre, elle me l’a dédicacé, et pendant un bon quart d’heure nous avons parlé de la culpabilité de mettre ceux qu’on aime en Ehpad, puis de la façon de rentrer dans leur monde et d’en saisir tous les instants heureux.

J’ai aussi acheté le dernier livre de Sophie Jomain, sur le handicap, et plus particulièrement le spectre autistique. Là encore elle me l’a dédicacé, je lui ai dit où je travaille, et que je suis confrontée chaque jour au désespoir des parents d’enfants en situation de handicap intellectuel ou psychique. Elle m’a confié que ce livre n’est pas une totale fiction, elle est l’histoire de sa propre fille autiste.

J’ai aussi pu discuter avec ma chouchoute Clarisse. Avec une autre auteure que je ne connais pas, Tonie Behar, et dont j’ai acheté le livre aussi, La chanson du rayon de lune. Il y avait là aussi Marie Vareille, dont j’ai tellement entendu parler depuis son livre, La vie rêvée des chaussettes orphelines. Que j’ai donc également acheté. Je suis repartie avec tous ces livres, et de jolis cadeaux des éditions Charleston.

Je me suis ensuite promenée dans le quartier de Montparnasse, très animé en ce samedi si ensoleillé. Puis suis allée rejoindre Chéri à Saint-Germain, qui lui, a écumé les rayons de Gibert:-). Nous sommes rentrés tranquillement et Chéri nous a mijoté un délicieux dîner. Filet de julienne et compotée de tomates-oignons.

Ce matin, Chéri est allé au marché. A rapporté plein de légumes pour faire des salades composées entre autres. Et surtout, il est revenu avec un bar, une daurade et un pavé de saumon que nous avons mangé en sashimis ce soir. Et des oeufs, car j’en mange beaucoup des oeufs, j’adore ça. De gros oeufs en direct du producteur, ultra frais. Ce midi, je me suis préparé une salade très simple. J’ai fait la vinaigrette avec huile d’olive, vinaigre de vin, une demi cuillère à café de mayonnaise au citron, sel fumé, poivre.

En début d’après-midi, Chéri ma cuisiné une grosse portion de mon plat préféré entre tous:-) Une ratatouille. Enfin pas une vraie de vraie car il n’a pas acheté d’aubergines. Comme je serai en télétravail lundi et mardi, j’aurai de quoi manger. Il l’a laissée bien cuire, confire, réduire, ça va être exactement comme j’aime j’en suis certaine.

Mon frère m’a envoyé des photos. Ce midi ils ont emmené ma mère manger en terrasse, dans une brasserie sur le parvis de la cathédrale de Reims. Je suis heureuse pour ma mère, déjeuner en terrasse sur une place sans voitures, devant la magnifique cathédrale, avec mon frère et ma nièce, je sais que c’est un moment de pur bonheur pour elle. Et pour moi, les moments de bonheur de mes parents, il n’y a que ça qui compte !

Cet après-midi, avant le cinéma nous sommes à nouveau allés boire un verre en terrasse. Ca paraît extraordinaire, alors qu’avant mars 2020 nous y allions plusieurs fois par semaine, tout comme au ciné. Mais pour le moment, on savoure encore la douceur des retrouvailles avec tous ces plaisirs !

Et en fin d’après-midi, nous sommes allés à l’avant-première du film Un tour chez ma fille, qui sortira cet été, avec Josiane Balasko. Pas le film du siècle, mais un film léger où j’ai ri de bon coeur, et rien que ça, c’est tellement bon ! Et ce plaisir de reprendre l’habitude d’aller au cinéma !! Nous qui y allions plusieurs fois par semaine, inutile de vous dire que nous étions cruellement en manque. Au cinéma, on m’a offert une rose, pour la fête des mères. C’est tout bête, mais ça m’a fait plaisir, tout me fait plaisir en ce moment tellement je suis heureuse d’avoir passé un week-end à faire des choses que j’aime. Simples au possible, mais dont nous avons été privés tellement longtemps.

Nous sommes rentrés à 19h30 et Chéri a préparé le bar, la daurade et le pavé de saumon achetés ce matin au marché. Je suis dingue de poisson crus. Chéri a découpé de beaux sashimis, les a parsemés de ciboulette. Et il a fait deux sauces. Une salée, à base de sauce soja et oignons crus, l’autre légèrement sucrée, avec une sauce coréenne de laquage, de l’huile de sésame, du soja et des graines de pavot. Et Wasabi et gingembre naturellement. Une tuerie sans nom tous ces poissons crus ! Le tout accompagné d’une salade de tomates, radis, pousses de cive.

Pas de dessert pour moi. Pour Chéri une glace noisette.

Voilà les dernières nouvelles les z’amis. J’espère que tout le monde va bien ? Passez une très bonne fin de dimanche.

Un dimanche comme je les aime

Oui, un dimanche tout simple, seule avec Chéri. Sans courir partout pour une raison ou une autre, sans chagrin, sans mauvaises nouvelles. Un dimanche tellement simple et banal, mais tellement heureux, parce que nous sommes tous les deux.

Je me suis réveillée à huit heures et demi, en m’étant couchée à minuit , voilà ce que j’appelle une super nuit:-) J’ai pris mon café en mangeant le reste de la baguette aux céréales d’hier soir, grillée et beurrée. Chéri s’est levé plus tard, j’ai pris un deuxième café avec lui.

Ensuite il est allé faire le plein de fruits et légumes au marché, tandis que je nettoyais la salle de bains à fond. Je vais commencer le travail tranquille de ce côté là, ces dernières semaines, j’ai trié, désencombré, nettoyé l’appartement. Chéri lui s’est occupé du balcon et des fenêtres… Comme ça, lui comme moi reprenons le travail sans avoir à nous préoccuper du ménage. L’entretien courant oui, mais tout est rangé, et surtout désencombré et ça, ça allège l’esprit. 13 ans que nous habitons cet appartement, c’est terrifiant ce qu’on accumule dans les placards…

Nous sommes ensuite allés au cinéma… en sautant la case déjeuner… quand on n’a pas faim après tout, pas bien grave. Nous avons bu un café avant le cinéma, dans un joli petit bar. Nous avons vu Enragé avec Russell Crowe. Le synopsis tient en une ligne, mais le numéro d’acteur est époustouflant, on vit le film sans le moindre moment de répit. Un bon moment de cinéma, c’est ça, vibrer, de peur ou de rire ou d’émotion, mais ressentir…

Nous sommes rentrés, et j’ai lu pratiquement toute la fin de l’après-midi.

Ce matin j’avais dit à Chéri que j’avais envie de pâtes bolonaise, et il a donc rapporté du boeuf hâché du marché. Il l’a préparé avec plein d’herbes, des échalotes, des épices, fait mijoter avec une pointe de vin blanc. Bref, un ragoût comme le font les italiens. La bolonaise c’est un peu plus subtil qu’un steak haché et un bocal de sauce tomate. Et encore, il me semble que c’est de l’éffiloché de boeuf ou de veau le vrai de vrai ragoût bolognaise.

Et nous avions bien faim cette fois:-)

Le résultat fut grandement à la hauteur de tout le travail que ça a donné à Chéri !!

Pour finir, un peu de raisin (Chéri en a acheté ce matin au marché, en avance pour la saison, mais il a fait vraiment très beau et chaud je ne vous apprends rien:-)). Et les macarons restants. Ispahan côté Pierre Hermé, réglisse et fleur d’oranger côté Laduré. Mais quelles merveilles

Le semaine prochaine, je reprends plein pot le sport et je me concentre sur une alimentation plus équilibrée. Je ne manquerai naturellement pas de vous en parler, je vais recentrer le blog sur l’alimentation, les bentos, les sensations alimentaires, le sport. Je vous préviens, comme ça si ça vous ennuie d’avance…

Passez une douce soirée. A demain:-)