Je suis là

Je suis sincèrement désolée, je sais que vous êtes nombreux à vous inquiéter, beaucoup m’ont écrit. Pardonnez-moi. J’ai été aspirée dans une spirale dont j’ai du mal à sortir. Je ne sais plus où donner de la tête, les journées sont trop courtes, les semaines filent… Et surtout, ce qui fait que je n’ai plus trop la force d’écrire c’est que mes crises de douleur de l’oesophage sont de plus en plus fréquentes, intenses, longues, et me laissent par terre

Toute mon énergie passe à faire face, à essayer de gérer la douleur tout en continuant à travailler, à m’occuper de mes parents. J’ai continué à passer des examens divers et variés, mon gastro a consulté plusieurs confrères, l’opération est devenue inévitable. J’ai rencontré le chirurgien en avril. C’est le chef de service de la chirurgie viscérale des Diaconesses, le seul en Ile de France qui accepte cette opération, rare, longue et délicate. Il m’a dit que ce que j’ai est « gravissime », c’est son terme. Bref je vous raconterai les détails plus tard, ce qui compte, c’est que je suis opérée mardi 28 juin.

Demain je vois l’anesthésiste. L’opération nécessite quatre heures d’anesthésie, quelques jours d’hôpital, deux semaines d’immobilisation totale, trois semaines minimum d’arrêt de travail, huit semaines sans sport. Après l’opération, six semaines d’alimentation exclusivement liquide, puis trois à six mois de repas tout petits, très fractionnés, avec une liste d’aliments autorisés ou pas. Il va poser une endo-prothèse entre l’estomac et l’oesophage, et recoudre le diaphragme béant autour de ce « bout de tuyau » qu’est l’endo-prothèse.

Il m’a prévenue que les deux semaines suivant l’opération seront pénibles, très douloureuses. Mais a-t-il dit, peut-être pas aussi douloureuses que mes crises actuelles. De toute façon, j’ai tellement mal en ce moment que deux semaines supplémentaires, si je sais qu’elles seront les dernières avant la fin de la souffrance, je vais les supporter avec le sourire. Il m’a dit que j’aurai de la morphine… suis pas sûre de vouloir prendre de la morphine… Enfin c’est un détail, je verrai après l’opération.

Ma plus grande peur, ce sont les quatre heures d’anesthésie, je ne demande qu’une chose, me réveiller. La douleur, je m’en arrangerai, mais je veux juste me réveiller. Car le chirurgien ne m’a pas caché le pourcentage de risque… et je suis terrifiée… je veux juste me réveiller…

Paul m’aide beaucoup. Physiquement mais aussi mentalement… Nous continuons nos séances, même si je m’affaiblis, je m’accroche à ça. On fait le maximum pour préparer mon corps pour une bonne récupération. D’ailleurs ma généraliste que j’ai vue il y a deux semaines m’a dit que jamais je n’ai été en meilleure santé. Une fois ce problème « mécanique » réglé, je serai en grande forme. Elle aussi m’a dit que ce n’est pas une opération anodine, plutôt risquée, et que peu de chirurgiens acceptent de la pratiquer. Quand je lui ai dit que je pourrais reprendre le travail au bout de trois semaines elle m’a dit « vous rêvez, le chirurgien en vous disant cela a voulu vous rassurer ». Bon, on verra…

En tout cas j’ai déjà acheté de quoi m’alimenter liquide, en ayant dans mes prises liquides tous les macros nutriments nécessaires. Pendant mon hospitalisation j’ai rendez-vous avec la diététicienne du service, qui me donnera des conseils supplémentaires. Le but est, pendant cette période, de ne pas m’affaiblir ni perdre trop de masse musculaire, pour une meilleure récupération.

Voilà les dernières nouvelles. Enfin en ce qui concerne ma santé. Car il y a aussi des plaisirs, des moments de joie, du bonheur. Ce que j’ai mis en place depuis bientôt un an m’a profondément changée, je suis (un tout petit peu) plus sûre de moi, plus sereine, prendre du recul m’aide tellement à avancer au quotidien, à tout affronter avec le sourire.

Côté travail aussi ça va bien. Cela va faire deux ans le 25 août que j’ai commencé, et jamais je n’ai eu une telle alchimie avec les personnes que j’assistais. Ma DG et mon Président sont des personnes qui sortent réellement de l’ordinaire.

Enfin, voilà, rapidement… Laissez-moi encore quelques jours. Après l’opération, je serai apaisée de cette peur qui me taraude, soulagée de ces douleurs qui m’épuisent, je vais enfin pouvoir dormir et me reposer un petit peu, et là, je viendrai tout vous raconter.

Merci pour tous vos gentils messages, ne m’en veuillez pas de ces trois mois de silence, ils ont été éprouvants, la douleur m’a terrassée. Mais je suis bel et bien là:-)) A très vite. Prenez soin de vous.

Un lundi agité

Quel lundi ! Télétravail. Huit heures vingt heures. Des urgences, des urgences, des urgences… Je n’ai pas pu rejoindre Philippe ce midi pour la séance de PPG (préparation physique générale)… tant pis je ne vais pas en faire une maladie, ce n’est que partie remise. Ce matin levée 5h30, je suis allée marcher une heure (un besoin réel maintenant, surtout quand je suis en télétravail). A 6h30 je me suis douchée, préparée, et à 7h15, un des moments de la journée que je préfère, m’accorder 45 minutes, seule, pour prendre mon petit déjeuner. Savourer mes deux cafés en explorant les réseaux sociaux. Je me suis fait deux oeufs sur le plat, accompagnés d’une Wasa. Et une grande tasse de café.

Je prends du café filtre, léger. Elle est très grande cette tasse, un des cadeaux de ma nièce à Noël. J’en ai pris une deuxième, à moitié remplie. Bon j’avoue… et une troisième que Chéri m’a faite plus tard, en se levant.

Une pause de dix minutes à dix heures et demi, le temps de faire, puis boire mon shaker du matin.

Une pause de 20 minutes pour le déjeuner. Le temps de faire une salade simplissime, avec une vinaigrette simplissime, et de la manger. Jeunes pousses, tomates (oui je sais ce n’est pas la saison, mais impossible pour moi de rester trop longtemps sans me régaler de tomates), une cuillère à café de vinaigre de vin, une cuillère à café d’huile d’olive, sel, poivre. Du thon au naturel et voilà. Préparation moins de cinq minutes. Un kaki en dessert.

En début d’après-midi, j’ai reçu un mail de l’Ehpad où réside mon père : visites suspendues jusqu’à nouvel ordre. J’ai tout de suite appelé ma mère, qui s’est mise à pleurer. Comment la consoler ? Et comment expliquer à mon père qu’il n’aura pas de visites cette semaine ? J’ai aussi de suite appelé mon frère. Ca ne sert à rien, mais j’avais besoin de lui parler. Il y a quelques mois, ça m’aurait rongée d’angoisse, de culpabilité, empêché de dormir. Aujourd’hui, non. Ca me fait beaucoup de peine, ça me brise le coeur, mais ça ne me fait plus culpabiliser. J’ai fait de vrais progrès quant aux évènements sur lesquels je n’ai aucune prise.

Mais quand même, FAIT CHIER ! Je vais à Reims dimanche, j’espère que d’ici là les visites seront rétablies. Que de choses nous supportons depuis deux ans, que de couleuvres avalées, pour ne pas risquer de ne plus pouvoir visiter mon père… Depuis deux ans, après chaque visite mon frère vomit, ma mère met des heures à s’en remettre, moi je pleure dans le train de retour. Mais malgré tout ça, nous attendons chaque semaine de pouvoir aller voir mon père, de lui adoucir la (fin de sa) vie, et même ça, on ne peut plus alors ?

Mon frère et moi avons réorganisé notre vie autour de nos parents, parce que nous les aimons, tout simplement, et même ça on n’a plus le droit alors ? Vous comprenez pourquoi les séances de sport me font tant de bien, là je peux tout lâcher, tout hurler… Bref, pardon…

A 17 heures, j’ai pris mon shaker de l’après-midi. J’ai aussi bu un thé vert à la menthe.

Je me suis déconnectée peu avant 20 heures, et ai rejoint Chéri dans le salon. En apéro, un demi bol de soupe. Puis un filet de poulet que Chéri a fait mariner dans de l’huile d’olive avec du paprika fumé avant de le faire griller. Des haricots verts cuits vapeur, puis sautés à la poêle avec de l’ail. Et pour finir, des litchis. J’adore les litchis, moins les éplucher en revanche.

Voilà, un lundi classique finalement. Il est 22h30, je vais aller lire un peu. Demain soir, séance à l’Usine avec Paul, j’ai hâte:-)))))) Et demain et mercredi aussi, je vais au bureau:-)) Bonsoir vous tous.

Déjà la fin de semaine

Oui c’est invraisemblable la vitesse à laquelle défilent les semaines. Oui c’est un lieu commun, un poncif, mais c’est ce que je ressens, et je ne suis pas la seule n’est-ce pas ? Nous voilà samedi après-midi, un samedi après-midi doux et tranquille, sans aucune obligation, sans rien à faire… Je vous raconterai demain comment je n’ai rien fait:-) Mes retrouvailles avec Paul, rentré hier de ses deux semaines et demi de vacances.

Nous étions donc à mardi soir, après ma longue journée de télétravail et ma non séance de sport. Mercredi, télétravail à nouveau. Je n’ai pas petit déjeuné, je me suis installée très très tôt derrière mon ordi avec un café, et j’ai laissé filer les heures sans m’en rendre compte. Je n’ai même pas pris mon shaker de protéines dans la matinée. Bon, il y a quand mêmes des jolis côtés au télétravail. Passer la journée avec les minettes, et les observer quand elles sont au taquet, au max de leur énergie… qui consiste à changer de positions.

A midi et demi j’avais faim. Je me suis fait une salade avec mâche, betterave rouge, le reste de riz jasmin de la veille, un oeuf dur et jambon blanc. Pas de fruit en dessert, les glucides étant présents avec le riz.

Je me suis déconnectée à 18 heures et suis allée à l’Usine. Pour y faire la séance muscu haut du corps selon les instructions laissées par Paul. Mais quand je suis arrivée, il en a été autrement. William, le directeur de la salle m’a dit « Voilà deux semaines que tu fais tes séances seules, sans Paul, ce soir je vais m’occuper de toi ». Waouh ! Je me demandais quel genre de séance ça allait donner. Car William, c’est un bodybuilder. Il a des muscles impressionnants. Pas le genre de muscles que je souhaite, je désire des muscles plus en finesse, mais ça m’intéressait grandement de voir ce que donne une séance. Et je n’ai pas été déçue !!!!!!!! William m’a fait faire des exercices que je ne connaissais pas, en m’expliquant pour chacun la notion de « dégressif » et de « tempo ». Je n’en avais jamais entendu parler.

Il m’a dit que cette façon de travailler a pour but d’hypertrophier les muscles. Ouh là heureusement que ce n’était que pour une séance, je ne veux pas avoir des muscle sur-développés. J’ai souffert aïe aïe aïe. Très différent de ce que je fais avec Paul, mes muscles sollicités autrement que ce que je connais. La séance a duré une heure et demi, je n’en pouvais plus. William m’a félicitée, me disant que je ne lâche rien, que c’est agréable de travailler avec moi. Oui, j’écoute ce que disent les coachs, et le fais du mieux que je peux. Il m’a aussi prévenue en riant que je risquais d’avoir des difficultés à marcher les jours suivants.

Je suis rentrée rentrée tard du coup, à 21 heures passées. Chéri avait rôti au four une petite cuisse de dinde, avec oignons, ail, carottes, pommes de terre.

Jeudi, enfin, je suis allée au bureau pour la première fois de la semaine. Nous n’étions pas très nombreux, puisque nous nous répartissons au long de la semaine, mais j’aime toujours mieux cela que le télétravail. Mon Président m’a offert une jolie petite boîte de pralines roses de Lyon:-)

A 18h30 hop je suis allée à l’Usine pour la séance haut du corps que je n’avais pas faite la veille. William m’a demandé si j’avais mal aux jambes. Je lui ai dit un peu, et c’était la vérité, sur le moment. J’ai fait ma séance bras-dos-épaules et suis rentrée à 20h30. Je me suis régalée d’une soupe avec deux oeufs au plat.

Et me suis couchée tôt, mon rhume m’a mise à plat. Vendredi, à nouveau je suis allée au bureau. J’avis prévu d’aller faire une séance de fractionnés avant de retrouver Paul aujourd’hui mais… impossible. Je pouvais à peine marcher. Les courbatures promises par William étaient bien là. Logique, c’est plutôt le surlendemain les courbatures en général. Et mes cuisses étaient comme des blocs de béton, raides au possible. Mes fessiers… ouh là terrible…. Mon bureau est au quatrième étage et vous savez, je ne prends jamais l’ascenseur. La montée fut pénible, mais le pire, ça a été pour descendre !!!!!!!!!! Même m’asseoir me tirait une grimace:-))))))) Je suis donc rentrée à la maison. Pour le dîner Chéri a utilisé le reste de la cuisse de dinde, et le reste du curry vert, du lait de coco, de la civ et du basilic chinois. Et a donc fait des linguine et dinde au curry. Délice !

Je me suis couchée à 23 heures, et levée ce matin à sept heures. Huit heures de sommeil, quel bonheur, c’est rare. J’ai oublié de photographier mes déjeuners au bureau de jeudi et vendredi, désolée.

A demain vous tous, bon samedi soir.

Aller au bureau

Hier et aujourd’hui je suis allée au bureau. Je préfère vraiment aller au bureau que travailler à la maison. Hier je suis passée souhaiter la bonne année à ceux de mes collègues qui étaient là, idem ce matin. Avec ces histoires de trois jours obligatoires de télétravail, et un quatrième pour ceux qui le souhaitent, il y a certains collègues que je ne vois pas de la semaine.

Trois de mes collègues préférées, je leur avais acheté un petit cadeau. Et je dois faire partie de leurs collègues préférées car elles m’ont également offert un présent chacune. L’une m’a offert un cahier japonais et un pot de confiture qu’elle a faite (framboise-myrtilles-fleurs d’hibiscus), l’autre un mug de Noël, et la troisième un trio de crèmes pour ongles et mains.

Et la semaine prochaine j’aurai le cadeau de mon secret Santa. j’adore ce principe. Nous avons chacun tiré le nom d’un collègue dont nous devons être le père Noël secret, et faire à ce collègue un cadeau mystère. Sans dépasser le tout petit budget de dix euros. C’est rigolo d’aller à la chasse au cadeau à offrir avec cette contrainte de budget, trouver quand même ce qui fera plaisir. Nous avons tous déposés nos cadeaux au pied du sapin au fil de la semaine…

Hier midi j’ai profité que j’étais au bureau pour aller chez la manucure pendant ma pause déjeuner. J’ai choisi un vernis violet. Moi qui me suis rongé les ongles pendant tant d’années quand j’étais plus jeune, quel plaisir maintenant de prendre soin de mes mains.

Hier soir après le bureau je suis allée à l’Usine, séance de fractionnés, et gainage. Paul n’est pas là, mais il a laissé des consignes. Pas qu’à moi. Aux autres coachs, qui me surveillent du coin de l’oeil. Pendant que je faisais mes fractionnés, l’un d’eux est venu voir que j’étais à la bonne vitesse. Puis un autre est venu me voir pendant le gainage, rectifier la position de mon bassin… C’est trop bien, je me sens si bien à l’Usine. Hier, j’ai mangé

Je n’ai en fait mangé que le kaki hier matin, et les oeufs le midi avec la viande des grisons. Et deux tartines de sarrasin. Et hier soir, filet de colin et ma sempiternelle ratatouille;-)

Ce matin à huit heures, j’avais mon entretien d’évaluation annuelle, avec mon Président et ma DG. Je n’aime pas cet exercice, j’en garde un si mauvais souvenir d’il y a quatre ans, avant le burn-out. Mais ici le contexte est tellement différent. J’avais préparé mes réponses à la quinzaine de questions dans le logiciel RH, réponses que j’ai validées et partagées avec Président et DG. Certains choisissent de ne pas montrer ce qu’ils écrivent à leur supérieur, moi je n’ai pas de problème à ce qu’ils lisent avant notre entretien. De toute façon je n’ai rien écrit que je n’aie déjà dit en cours d’année. Il est bien loin le temps où je n’osais rien dire…

L’entretien a duré une heure et demi, et à un moment j’ai pleuré. Pleuré d’émotion, car mon Président et ma DG n’ont cessé de me dire qu’ils ont une grande chance de travailler avec moi. Que je suis devenue en à peine un an, un pilier, que les nouvelles organisations que j’ai mises en place montrent la maîtrise de mon métier. Que je suis toujours souriante, positive, sachant anticiper les besoins de tous, qu’ils saluent mon sens de l’adaptation et de trouver des solutions à chaque situation imprévue. Et j’en passe…

Je ne savais plus où me mettre, je suis devenue tellement rouge. En un an ils ont reconstruit toute la confiance en moi que j’avais perdue. A nouveau je sais que j’aime mon métier et que je le fais bien. C’était ma seule certitude dans la vie, et l’associé de la multinationale dont j’étais l’assistante l’avait démolie, me laissant à terre… Ma DG a salué tellement de choses que je fais, me disant que je l’impressionne chaque jour, d’autant plus depuis juillet où elle voit ma transformation physique et se demande où je trouve cette énergie de cumuler les activités en restant d’humeur égale, ne montrant jamais un signe de fatigue ou d’agacement… Et encore, elle ne connaît pas mes allers-retours à Reims… Le Président, m’a lui dit, qu’il a le bonheur de travailler chaque jour avec moi, et que la société a beaucoup de chance de m’avoir. Enfin bref, je suis sortie remuée…

Je n’ai pas pris de petit déjeuner, ce matin j’appréhendais un peu cet entretien, et ensuite, j’avais cette émotion qui me bloquait la gorge. Alors, à 13 heures, j’avais très faim. Je m’étais apporté un bento relativement sommaire. Coleslaw, jambon blanc et filet mignon de porc fumé. Un kaki.

Je suis rentrée à 19 heures. Pas de sport ce soir, premier jour off de la semaine. Paul veut que j’ai deux jours off. La récupération et le repos sont parties intégrantes du processus. Pour le dîner, Chéri a fait rôtir un poulet. Dans le plat il a mis des carottes, des pommes de terre, des oignons. Et il a cuit un chou-fleur vapeur, le faisant ensuite sauter dans un mélange beurre-huile. Je me suis régalée d’une belle assiette.

Allez, la photo de moi c’est cadeau, une jolie grimace faite avant mon entretien… Demain après-midi, avant mon rendez-vous chez le gastro, je vais chez le coiffeur, il est temps de raccourcir les cheveux et raviver la couleur.

Bonne fin de soirée vous tous:-)

Vite… vendredi

Hier dimanche, nous avons donc passé la journée chez mon frère. Nous avons pris le TGV très chargés, les cadeaux de Noël, un magnum de vin et un gâteau pour le déjeuner. La journée fut réussie, simple et douce, juste la joie d’être avec mon frère et ma mère. L’amoureuse de mon frère avait cuisiné un délicieux repas, et c’est là que ça a commencé à se gâter pour moi.

J’ai eu des douleurs à l’oesophage, plus intenses que jamais. Je vous en ai déjà parlé, j’ai un EBO (endobrachyeosophage), découvert en 2005. Je passe des fibroscopies fréquemment, il est attentivement surveillé par mon gastro. A la base, c’est une malformation, le clapet entre oesophage et estomac s’ouvre du mauvais côté, ce qui fait que les « bactéries » de l’estomac remontent dans l’oesophage, qui est du coup en assez mauvais état. Le médicament que je prends chaque matin empêche les douleurs. Il m’est arrivé quelquefois d’oublier de le prendre le matin, la douleur s’est réveillée illico.

Au fil des années, le gastro a dû me donner un médicament de plus en plus fort. L’EBO est évolutif, on peut juste essayer de ralentir sa progression. A chaque fibroscopie, le gastro prélève le plus de polypes possibles pour analyse. A chaque fibro je tends le dos, attendant de savoir si l’EBO s’est aggravé. Entre 2005 et 2021 je suis passé du stade 1 au stade 4. J’aimerais ne pas passer au niveau suivant, le stade 1 du cancer.

Ces derniers mois, depuis fin juin, j’ai eu des douleurs de plus en plus fréquentes, de plus en plus fortes, provoquant des vomissements. Ces douleurs, caractéristiques des maux d’oesophage, se manifestent dans le dos. Comme si on m’enfonçait un poignard entre les côtes sous la poitrine, et que ce poignard ressorte au milieu des omoplates, et qu’on le tourne, le tourne… Ceux qui ont une maladie d’oesophage reconnaîtront cette douleur précise.

Les crises arrivent toujours au cours d’un repas, au bout de quelques bouchées. En revanche, la fréquence est totalement aléatoire, ça peut être une crise en plusieurs semaines, ou une crise chaque jour pendant quelques jours consécutifs. Elles peuvent durer de quelques minutes à plusieurs heures. Elles ne sont jamais déclenchées par un aliment type. Il est donc très difficile de comprendre le pourquoi de ces crises. Je suis allée voir le gastro dès la première crise, il m’a fait faire toute une batterie d’examens, qui n’ont rien montré. Mais les crises continuent, de plus en plus douloureuses. C’est surtout excessivement pénible quand ça arrive au bureau, ce qui m’amène à ne plus manger dans la journée, trop gênant de risquer de vomir au bureau, et d’être paralysée de douleur pendant mon travail. Le gastro a continué à explorer toutes les pistes, il faut vraiment trouver ce que j’ai. J’ai eu peur en octobre, quand il a demandé une analyse approfondie du foie et du pancréas.

Mais tout va bien, foie et pancréas sont opérationnels:-) Alors nous avons continué les examens, jusqu’au TOGD du 22 décembre, qui montre que mon estomac a perforé le diaphragme et est venu s’entortiller autour de l’oesophage. Le radiologue m’a dit que ça peut expliquer les douleurs violentes et les régurgitations. J’ai rendez-vous ce vendredi 7 janvier avec mon gastro, qui va m’expliquer vraiment ce que ça implique, et j’espère, me soulager. J’ai hâte de ce rendez-vous, car vraiment, deux crises hier, une le midi, une le soir, m’ont littéralement mises par terre.

C’est épuisant la douleur. Première fois que j’ai deux crises dans la même journée, avec des douleurs aussi fortes. Alors, vite vendredi, que le gastro trouve un traitement. Je n’ai que peu dormi cette nuit, et reprendre le travail ce matin a été un peu difficile. Pour une fois j’étais plutôt contente d’être en télétravail.

Hier midi donc, je n’ai guère profité du repas festif. Pas grave, l’essentiel c’est que nous étions ensemble. Pour qu’on ne remarque pas trop ma tête fatiguée, j’avais mis un sweat-shirt pailleté et mon beau ciré doré Petit-Bateau (cadeau de noël). J’adore:-)))))) Bon ça n’a pas empêché ma mère et mon frère de me trouver mauvaise mine…

Quand nous sommes rentrés hier soir, j’avais très faim, mais nouvelle crise dès la troisième bouchée. Du coup ce matin, j’avais encore plus faim. Et cette fois mon petit-déjeuner est passé sans problème. Baguette aux céréales, jambon blanc et kaki, je me suis régalée !

J’ai pris ma pause déjeuner à 13h30, et me suis fait à manger. « Petit » repas, moins que ce que je mange habituellement, et surtout incomplet (très très peu de légumes notamment), mais correspondant à mon envie du moment. Solylès de dinde et linguine avec pesto et champignons. Pas très copieux, mais correspondant à ma faim de l’instant et surtout, à mon envie de ce midi. je me suis régalée.

Puis j’ai travaillé de 14 à 18 heures. Le télétravail me fait perdre la notion du temps, et surtout, je n’aime pas être ainsi seule, parler à mes collègues par visio interposée. Le travail en équipe est mon moteur depuis toujours. Mais bon, ce n’est pas dans l’immédiat que ça va changer. En décembre nous étions à deux jours de télétravail par semaine, mais avec les annonces gouvernementales du nouvel an, nous voici à trois jours par semaine obligatoires, quatre conseillés… jusque fin janvier au mieux.

Heureusement qu’il y a le sport. Les jours de télétravail je l’aime encore plus. Aller à l’Usine, parler, voir du monde, quel bonheur. Cette semaine et la prochaine sont spéciales, car Paul est en vacances. Il est en Guadeloupe jusqu’au 14 janvier. Il est parti le 30 décembre, nous nous sommes vus le 29 pour la dernière fois de l’année. Il est absent 16 jours, il m’a donné un programme pour 12 séances, pas de relâche:-) Chaque soir, je lui envoie le compte-rendu de la séance faite sans lui. Il rentre vendredi 14 janvier, nous nous retrouvons samedi 15. J’ai hâte. Sans lui, les séances sont moins drôles. Mais je me suis bien donnée, regardez ma tête après la séance.

A 18 heures donc, je me suis déconnectée, et à 18h30 j’attaquais ma séance « muscu jambes ». Je suis rentrée à 20 heures, douche, dîner. Mon dîner préféré ces dernières semaines. Un grand bol de soupe de légumes (surtout du céleri) avec deux oeufs au plat. Je ne m’en lasse pas. J’ai aussi mangé deux clémentines, un coussin de Lyon, et quelques pralines roses. Offerts par ma nièce, puisqu’elle étudie cette année à Lyon.

Je ne vais pas me coucher tard ce soir, réellement besoin de dormir. Bonne fin de soirée à vous tous.

Quelques jours bienvenus

Dans mon travail, nous avons ce qu’ils appellent des congés trimestriels. En plus des cinq semaines de congés payés, chaque trimestre, on nous offre trois jours, à prendre consécutivement. Ce trimestre, je les ai posés aujourd’hui, demain et vendredi. Et ils sont plus que bienvenus.

J’accumule depuis plus d’un an une fatigue psychologique usante. Et comme je ne fais pratiquement plus de sport, mon équilibre est rompu. J’ai peut-être trouvé une solution pour refaire du sport intense comme j’aime, je vous en parle quand j’ai fini de réfléchir et concrétisé la chose. D’ici la fin de la semaine prochaine normalement ce sera mis en place. Ce blog va à nouveau parler sport et alimentation yououh !

En attendant, me voici avec cinq jours devant moi. Aujourd’hui Chéri a travaillé, et dès demain matin tôt nous partons pour quatre jours à Bruxelles. Pratiquement deux ans que nous n’y sommes pas allés, nous sommes en manque:-) Nous y serons demain matin à 11 heures, quel bonheur ! Et jusqu’à dimanche après-midi.

Aujourd’hui, j’ai passé une journée ultra calme. Je me suis réveillée à 8h30 (ça change du 5h30 habituel). Après ma douche, j’ai bu tranquillement mon café avec Chéri. Je suis sortie en même temps que lui qui partait travailler, j’avais dans l’idée d’aller m’acheter des chaussures. J’avais envie d’une paire de derbies. Non ce n’est pas spécialement la saison ni la mode des derbies, mais je m’en fiche, moi c’est ce dont j’ai envie en ce moment. Et des baskets de ville. En été, je ne mets jamais de sandales, je n’aime pas montrer mes pieds d’abord, et surtout, avec des sandales, je ne me sens pas assez maintenue, je me tords trop souvent la cheville. Alors déjà que je tombe souvent dans la rue, pas la peine d’en rajouter en portant des chaussures qui ne tiennent pas bien mes pieds.

J’ai trouvé de jolies derbies en daim noir, des baskets toutes fofolles. De la marque Les Tropéziennes. Vous savez, la marque des fameuses sandales si connues. Je ne savais pas qu’ils faisaient d’autre modèles de chaussures que des sandales. Et bien si. Et fabriquées en France.

Et il y avait dans la boutique un sac à main, parfait pour l’été. Coton grainé et garnitures de cuir, ma couleur préférée, un sac fantaisie tout joli idéal pour la saison. Je ne connaissais pas cette marque « Crazy Lou ». Lou comme le prénom de ma nièce:-)

De plus, le patron de la boutique m’aime bien, j’y vais régulièrement acheter mes chaussures, alors il a fait un joli geste, et m’a fait le sac à 30 euros !! Comme ça, gentiment. Je n’avais rien demandé, je déteste parler d’argent, je déteste marchander, je déteste demander ou quémander, je déteste les gens qui font ça.

Je vous montre:-)

Je suis rentrée à midi, ai déjeuné en regardant la télé, et passé l’après-midi à… ne rien faire. Enfin si, j’ai rangé et fait un peu de ménage, histoire de partir, mais surtout revenir dans un appart propre. Préparé tout ce qu’il faut pour la dame qui passera nourrir les chattes, et surtout, faire les valises. Pendant que des demoiselles poilues dormaient allègrement:-)

Nous partons avec deux valises. L’une avec nos vêtements pour quatre jours, l’autre vide, pour tout ce que nous allons rapporter. Bières, chocolats et fromages pour les amis:-) Mais en attendant de vous raconter la Belgique, j’ai toute une semaine de retard à vous raconter.

Bon, j’ai beaucoup travaillé, rien de nouveau… Jeudi soir dernier, nous sommes allés à une avant-première dans un cinéma sur les Champs-Elysées. Soirée réservée aux porteurs de la carte Pass illimité, une jolie façon de renouer le contact entre cinéma et ceux qui ont la carte, qui vont très très très souvent au cinéma. C’était l’avant-première de Eiffel, avec Romain Duris, film qui sortira en septembre.

Je suis sortie de mon travail à 19 heures, nous avions rendez-vous avec Chéri sur les Champs à 19h30. Au cinéma, ils nous ont distribué de jolis sacs. Chéri a choisi le plus sobre, fond noir, moi j’ai pris celui avec les M & M’s. Dans chaque sac, deux sandwiches, une bouteille d’eau, plein de bonbons.

Avant le film, pas de pubs pour une fois, mais une heure de bandes annonces, ça c’est carrément chouette. J’ai beaucoup aimé le film, qui raconte comment est née l’idée de construire la Tour Eiffel, et toute sa construction. Vous connaissez ma passion pour la Tour Eiffel !! Beaux décors, belle reconstitution de Paris, beaux costumes, excellents acteurs, tout est réuni pour que ce film soit très très agréable. Pas un chef d’oeuvre, mais un bon film. Nous sommes rentrés à minuit, nous n’avons plus l’habitude de sortir ainsi en semaine.

Du coup, j’étais bien contente d’être en télétravail vendredi. Et je me suis déconnectée pratiquement à l’heure, à 13h30. Et j’ai passé une bonne partie de l’après-midi, en attendant Chéri, à lire. En plus il a fait une grosse chaleur la semaine dernière, ça fatigue un peu…

Samedi je suis partie comme d’habitude à 7h30 à Reims. Je me suis trouvée mal en faisant les courses pour ma mère. Le Carrefour n’étais pas climatisé, je me suis sentie étouffer sous mon masque, et j’ai perdu connaissance. Ce n’est pas grave, j’ai déjà vécu ce phénomène, une espèce de malaise vagal. Trop chaud, trop fatiguée, trop anxieuse…

Nous avons déjeuné vite fait chez ma mère et sommes allées à l’Ehpad. Mon père était dans un mauvais jour. Grognon, renfermé, presqu’agressif. J’ai mis lus d’une demi-heure à le faire sourire… Lui aussi souffrait de la chaleur.

En plus, il avait une main terriblement gonflée, une infection, et était sous antibiotiques… Il n’était visiblement pas très bien. Je suis rentrée à Paris samedi soir épuisée et démoralisée. Mais je ne peux rien faire de plus pour mes parents. Je les vois souvent, très souvent, bien plus que la plupart des enfants ne voient leurs parents. Mon frère les voit encore plus souvent. Ma nièce les voit une fois par semaine. Je leur apporte des douceurs et des surprises à chacune de mes visites, je leur téléphone chaque jour. Malheureusement je ne peux pas leur rendre la jeunesse ni la santé… Et ça me ronge. Putain ça me ronge !!

Heureusement quand je rentre, Chéri est là, plus aimant que jamais. La semaine prochaine il viendra avec moi. J’ai mal dormi la nuit de samedi à dimanche, comme les nuits d’avant, comme tout le monde je pense, à cause de la chaleur. Dimanche matin, il faisait un peu plus frais. Comme nous étions réveillés et prêts tôt avec Chéri, nous avons décidé d’aller au cinéma très tôt à la séance de 13h30. Nous voulions aller voir Cinquième set, qui ne se joue que dans peu de salles à Paris, nous sommes donc allés à Montparnasse. Et à Montparnasse il y a la crêperie Josselin. Une des meilleures crêperies dans laquelle j’ai mangé, Paris et Bretagne confondues. Vraiment, Josselin, c’est un artiste des crêpes:-)) Nous sommes donc partis tôt et à midi pile étions chez Josselin. Enfin plus précisément Le petit Josselin, le second Josselin, juste à côté du Josselin historique.

Nous avons commencé par nous partager une galette au Sarrazin nature; Leurs crêpes et galettes sont tellement bonnes qu’elles se suffisent à elles-mêmes croyez-moi.

Nous avons enchaîné avec une galette au saumon fumé pour moi, une épinards, lard et oeuf pour Chéri. Là encore, simplicité mais délice absolu. Une galette nature avec une grande tranche de saumon fumé maison, et de la crème fraîche avec un goût incroyable ! Pour Chéri, des épinards frais, du lard finement grillé, un oeuf ultra frais. Un régal sans nom !

Pour finir, une crêpe froment à la frangipane maison.

Quel repas de roi !!!!!!!! A 13h15. nous sommes arrivés au cinéma. Je voulais à tout prix voir ce film.

J’aime tellement Alex Lutz. Nous l’avons vu trois fois en one man show, il est d’une finesse, d’une subtilité, d’une sensibilité dans ses textes ! Quand il est acteur, il est extraordinaire. Il peut tout jouer, il est crédible dans tous les personnage. Et ce film, Cinquième set, mon coup de coeur de l’année ! Le week-end d’avant, je me suis régalée avec les demi-finales et la finale de Roland Garros, et ce film en a été la prolongation.

C’est drôle d’ailleurs, car bien que tourné en 2019, ils parlent des deux finalistes de 2021, mon chouchou Djokovic, et le jeune Tsitsipas. Je n’en dis pas plus, ce serait trop en dévoiler pour ceux d’entre vous qui vont avoir envie de voir Cinquième set. Croyez-moi, même si vous n’êtes pas amateur de tennis, allez le voir, ce film est… waouh !!!!!! Les dialogues ciselés, les acteurs fantastiques, le scénario, tout fonctionne à merveille.

La dernière scène à elle seule est une scène qui marquera le cinéma j’en suis certaine ! Les deux heures du film sont passées en un éclair. Quand les lumières se sont rallumées dans la salle, personne n’a bougé, encore sous le choc et la surprise des dernières images. Je n’ai pas souvenir d’un film avec une fin aussi originale et stupéfiante ! Ce genre de film me rend totalement heureuse, le cinéma sait procurer de si belles émotions.

Nous sommes rentrés en métro, et étions à la maison à 16h15. Que j’aime ce genre de dimanche. Resto et cinéma avec Chéri, c’est tout simplement ça ma conception du bonheur.

Lundi et mardi, j’ai travaillé jusqu’à 19h30, j’ai essayé de boucler le maximum de choses avant mes trois jours de congés. Hier soir avant que je ne quitte le bureau, ma DG, qui était en télétravail, m’a envoyé un mail pour me souhaiter de bons congés. Mail si élogieux que j’en ai eu les larmes aux yeux. Quand je pense que tous mes responsables ont toujours été élogieux envers moi, et qu’il a suffit d’un méchant pervers pour me démolir en deux ans….

Je commence à peine à reprendre confiance en moi. Je sais que je travaille bien, que j’ai toujours adoré et bien fait mon métier. J’en ai douté, ça m’a détruite, mais aujourd’hui, je sais que oui, je suis une bonne professionnelle. C’est le seul domaine où je suis sûre de moi. Voilà les z’amis les nouvelles de la semaine passée. Nous partons demain matin tôt et rentrons dimanche, je viendrai naturellement vous raconter Bruxelles. Ma belle Bruxelles qui m’a tant manqué. Quand je pense que c’est notre premier petit voyage depuis deux ans. C’est fou. A part aller à Charleville ou à Reims, pas un jour de vacances hors de Paris depuis septembre 2019… Mais ça va reprendre. Cet été, mon frère allant aux JO de Tokyo avec son athlète, je vais assurer la permanence auprès de. mes parents, et nous partirons juste une semaine. Mais une semaine, c’est mieux que tien du tout:-)

Et vous, comment allez-vous ? Prenez grand soin de vous !!

Je voulais vous écrire…

Je voulais vous écrire la douceur de cette semaine. Beaucoup de travail, mais du beau temps, de la douceur ambiante. J’adore, quand je rentre du bureau à pieds vers 19 heures, voir les gens rire aux terrasses. Entendre le bruissement de la vie me fait me sentir bien.

Jeudi j’étais en présentiel au bureau, et pour une fois, je me suis pris une vraie heure de déjeuner. Je suis allée m’installer dans un café-brasserie à 10 minutes à pieds du bureau, et j’ai savouré ce moment. Etre seule, à l’intérieur, regarder les gens parler, rire, tout en me régalant d’un tartare de saumon accompagné d’une salade de tomates anciennes.

J’avais envie (besoin) de ce moment seule.

Le travail va reprendre de plus en plus en présentiel, et ça me rend très heureuse. Depuis des mois nous avons l’autorisation de venir sur site un ou deux jours par semaine. Mais non obligatoire, le distanciel à 100% était autorisé, comme le préconisait le gouvernement. Pas mal de mes collègues ont ainsi pris l’habitude de travailler de chez eux totalement. Je suis arrivée dans ce travail le 25 août 2020 et certains de mes collègues, je ne les connais que par visio. En plus comme nos bureaux sont en travaux, l’un de nos mécènes nous a prêté des bureaux, en proche banlieue (desservie par le métro). Je fais partie des cinq personnes qui peuvent continuer à venir dans nos bureaux habituels, mon Président aime me savoir là, et moi j’adore voir les travaux avancer, discuter avec l’architecte, ça va être magnifique. Nous nous y retrouverons tous fin août.

Je vais donc au bureau deux jours par semaine, le maximum autorisé. Je vois ainsi mon Président, ma DG, la DRH, le directeur des services généraux. La plupart de mes collègues n’ont pas envie d’aller dans les bureaux provisoires, et pratiquent le télétravail total. Mais depuis mercredi, les nouvelles consignes sanitaires sont de reprendre en présentiel deux, et même plutôt trois jours par semaine. Ce qui est assez brutal pour les salariés en télétravail depuis plus d’un an. Chez nous, pour une reprise plus douce, la DRH demande un jour au bureau par semaine jusque fin juin, deux jours du premier juillet au 31 août, puis quatre jours au premier septembre.

A compter du premier septembre, nous avons un accord de télétravail, autorisant un jour de télétravail par semaine. Chaque salarié a le choix de prendre ou non cet accord. Tout le monde chez nous l’a pris sauf moi. En effet, j’habite à 15 minutes à pieds du travail. Mais ce n’est pas la seule raison. J’en ai marre de trimballer ma sacoche avec l’ordi et mes dossier principaux. Et la raison principale est que si je prends un jour de télétravail, ce sera soit le lundi soit le vendredi et dans ce cas, mon ordi de boulot sera à la maison le week-end, et je me connais, chaque dimanche en fin d’après-midi j’irai voir mes mails pro, pour commencer à les trier, m’avancer pour le lundi. Je le sais c’est ce que je fais en ce moment. Et je ne veux plus le faire.

Je veux au contraire essayer de réduire mes heures. Donc ne pas avoir mon ordi pro à la maison. Déjà j’ai le téléphone pro en permanence sur moi, ça suffit. Et j’aime aller au bureau, pour bien différencier les choses. Quand je sors du bureau, c’est terminé, je n’y pense plus. Et puis le lundi et le vendredi au bureau ce sera d’autant plus agréable qu’il n’y aura pratiquement personne. La grande majorité de mes collègues a choisi le lundi ou le vendredi. D’autant que le vendredi nous ne travaillons que la matinée. Donc, en signant cet avenant à mon contrat concernant le télétravail, j’ai choisi télétravail occasionnel, jusqu’à dix jours par an. Ca peut malgré tout dépanner, une fois de temps en temps. Comme par exemple si nous partons en week-end, je télétravaille le vendredi, me déconnecte à midi et demi et hop on peut prendre un train très tôt dans l’après-midi. Oui, dix jours par an, dans mon cas c’est l’idéal.

En tout cas je trouve mon entreprise très à l’écoute et très réactive d’avoir mis cet accord en place avant même la fin du confinement et du télétravail obligatoire.

Je voulais aussi vous écrire ce chouette week-end. Vendredi je me suis déconnectée presque à l’heure, à 14 heures, et j’ai fait le grand rangement/désencombrement de l’entrée, le salon et la cuisine. J’avais prévu de me coucher tôt vendredi soir, car avec mes deux allers-retours à Reims le week-end dernier, j’ai enchaîné 12 jours à me lever avant six heures. D’ailleurs vendredi dès 20 heures je commençais à avoir les yeux qui se ferment.

Mais voilà que je me suis mise à regarder la demi finale de Roland Garros Rafael Nadal, Novak Djokovic. Et croyez-moi ça m’a bien réveillée. Un match d’une intensité invraisemblable, qui a duré plus de quatre heures, chaque point étant longuement disputé. Impossible de décrocher, quand le tennis atteint ce niveau de technique et de beauté, ça devient du grand art, et c’est magique de regarder un tel match. Je me suis couchée à minuit, très très réveillée et excitée, d’autant que c’est mon chouchou qu a gagné, détrônant ainsi Rafael Nadal. J’ai ensuite lu jusqu’à presque une heure du matin. Je n’ai pas vraiment fait la longue nuit récupératrice que j’espérais. Je me suis levée samedi à 9h30. J’ai pris mon café dans le calme, avec les chattes, j’aime ces moments où Chéri dort encore, avant que la journée ne démarre.

J’ai repris un café avec Chéri quand il s’est levé et nous sommes allés au cinéma très tôt, à la séance de 13h30. C’est tellement bien de reprendre nos habitudes, d’aller au cinéma notamment. Nous avons vu des bandes annonces de plein de films que j’ai envie de voir. Forcément, tous les films de 2020 et début 2021 vont sortir d’un coup, il y en a pour tous les goûts. Et pour une fois il y aura plein de films intéressants pendant l’été.

Nous avons vu Le discours.

Qu’en dire ? C’est la première fois je crois que je trouve un film chiant mais qu’en même temps je le trouve émouvant, parfois drôle. Certains passages m’ont mis la larme à l’oeil, me faisant penser à mon frère et moi, d’autres m’ont fait rire, mais dans l’ensemble j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs maladroites. Bref, très mitigée. En revanche, jeudi soir prochain nous allons à l’avant-première d’Eiffel, avec Romain Duris, sur les Champs Elysées. J’ai une telle passion pour Eiffel, j’attends ce film avec impatience. Il dure deux heures et demi, nous n’avons plus l’habitude de sortir en semaine:-) Et dimanche prochain, nous irons voir Cinquième set avec Alex Lutz. Un an que ce film aurait dû sortir, que je me languis de le découvrir, j’admire tellement Alex Lutz et sa sensibilité, son talent, ce film a l’air incroyable.

Nous avons fait des courses en rentrant du cinéma, et à 16h30, de retour à la maison, je me suis allongée au frais dans notre chambre pour lire. Au dîner, j’ai « cassé » mes six semaines sans sucres ni féculents:-) Chéri a fait des croque-monsieur. J’en ai mangé un avec pain aux céréales, jambon blanc, comté, rondelle de tomate et rondelles d’oignon. Inutile de vous dire que je me suis régalée !!

Et après ce croque-monsieur, j’ai savouré un cône caramel au beurre salé. Délicieux.

Nous avons regardé un épisode de la saison 4 de Handmaid’s Tale, et enchaîné avec Marie Octobre. J’adore ce film ! Avec un casting éblouissant, ce film a formidablement bien vieilli. A mon palmarès avec Le repas des fauves. Je me suis encore couchée à minuit passé.

Ce matin, réveillée à 8h30, j’ai bu mon café au calme et Chéri s’est levé à neuf heures. Nous avons passé la matinée à faire le ménage. Après le grand rangement que j’ai fait vendredi, faire le ménage fut un plaisir. Enfin non, je déteste faire le ménage, mais le plaisir, c’est que c’est plus simple à faire quand tout est bien rangé. Et autant je déteste faire le ménage, autant j’aime quand je l’ai fait, que l’appart sent le frais, le propre. Après ce ménage nous avons pris notre douche et sommes allés déjeuner au petit quartier chinois du 18e arrondissement. Pas le vrai grand du 13e, mais le petit que j’aime tant, tout proche de chez nous.

Nous avons retrouvé avec bonheur le restaurant où nous allions au moins deux fois par mois.

Ce restaurant n’a aucune possibilité de terrasse et n’a dont rouvert que mercredi. Quel plaisir de retrouver le couple thaï qui tient ce restaurant, et reconnaitre certains habitués comme nous. Nous avons pris plusieurs petits plats à nous partager.

Et un café glacé pour moi, du thé glacé pour Chéri.

Nous sommes ensuite rentrés tout tranquillement. Il a fait aujourd’hui un temps absolument parfait. Ni trop chaud ni trop frais, un vent léger, bref, parfait. Et nous sommes donc rentrés pile pour la finale de Roland Garros. Et quelle finale !!!!!! Vendredi on a assisté à un troisième set d’anthologie. Là ce fut le cinquième set qui nous a tenus en haleine ! Quel mental ont ces sportifs ! Djokovic, mené deux sets à rien, qui est allé chercher au bout de ses ressources, physiques et surtout mentales. Comment ne pas admirer ces champions ?

Le jeune grec Tsitsipas, 22 ans, n’a rien lâché jusqu’au bout, pas un point, pas une seconde il n’a décroché. Respect messieurs. Quel bel exemple, que ça donne envie de se dépasser de voir de tels sportifs. Novak Djokovic, humble, élégant, fair play, sportif hors pair, qui travaille sans relâche pour parvenir à ses objectifs. Le seul a avoir remporté chaque tournoi du grand Chelem à deux reprises. Un des plus grands joueurs de tous les temps. Et un homme exceptionnel. Mon chouchou depuis plus de dix ans. La fin du match m’a rendue dingue, je sautais, je criais, et j’ai pleuré tant et plus de bonheur et d’émotion.

A 17 heures, ma nièce qui passait le week-end à Paris, est venue boire un verre a avec nous avant de rentrer à Reims. Elle a regardé une partie du match avec nous. Ca me fait tellement plaisir qu’à chaque fois qu’elle vient à Paris, même pour une journée pour voir ses amis, ma nièce trouve toujours une heure ou deux pour venir nous voir.

Oui voilà tout ce que je voulais vous écrire. Que de la douceur et du bien-être ce week-end.

Et tout à coup, tout cela est parti et ne me reste qu’un terrible goût de culpabilité dans la bouche. J’ai eu mon père au téléphone en toute fin d’après-midi. Il pleurait en me demandant quand je vais venir, qu’il s’ennuie de moi, que je lui manque. Depuis quelques semaines je ne vais plus à Reims qu’un week-end sur deux, et mon père s’en aperçoit. Il en est malheureux. Je culpabilise, j’ai terriblement honte, je me sens moins que rien de n’y aller qu’une semaine sur deux.

Et en même temps y aller toutes les semaines m’épuise et je ne pourrai pas tenir sur la durée, je finirai par faire des bêtises dans mon travail. Alors deux semaines sur trois serait le bon rythme ? Quoique je fasse je me sens mal. Mal par rapport à mon père, mal par rapport à Chéri. Je n’arrive pas à ne pas culpabiliser. Depuis le 21 avril 2020 je suis rongée je ne sais pas comment je ressortirai de cela. Comme dit Nietzsche « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort ».

Alors oui, je suis plus forte que jamais, mais à quel prix… Car aller à Reims est une chose, mais il y a aussi m’occuper de tous les rendez-vous. Réserver la navette qui vient chercher ma mère quand elle va voir mon père seule, gérer les comptes, être l’interlocutrice de l’Ehpad pour tous les soins de mon père. Plusieurs heures par semaine de démarches au téléphone… Je ne sais pas si je retrouverai un jour la tranquillité d’esprit et le repos. Sans compter les parents de Chéri qui commencent eux aussi à avoir des soucis sérieux de santé. Ma DG m’a dit que pour accompagner sa mère en fin de vie comme j’accompagne mes parents, elle a tout lâché, son travail, son mari… Moi je ne veux pas tout lâcher, bien au contraire…

Alors oui je voulais juste vous écrire du bonheur, mais ici j’écris tout, je ne fais pas de mystère de mes faiblesses, de mes failles, de mes chagrins.

Merci à vous d’être là, de me soutenir depuis de longues années. j’espère que vous avez passé un heureux week-end:-)

Bonheur et fierté

Aujourd’hui c’était donc l’assemblée générale de la tête de réseau où je travaille. Tête de réseau d’un des plus grand mouvement associatif de France, regroupant des centaines d’associations, des dizaines de milliers de professionnels du médico-social, des centaines de milliers de bénévoles…

Quand je suis arrivée le 25 août 2020, j’ai assisté à l’AG la semaine suivante, AG qui avait été reportée de juin à septembre à cause de la pandémie, et s’est déroulée en digital. Déjà j’avais été très émue, me disant que j’avais beaucoup de chance d’avoir intégré ce mouvement si militant, qui a fait bouger les choses depuis 60 ans, est à l’initiative de nombreuses lois en faveur des personnes en situation de handicap intellectuel ou psychique.

Aujourd’hui, neuf mois plus tard, j’assiste à l’assemblée générale (malheureusement encore en digital cette année), et la grande différence c’est que cette année, j’ai participé à la préparation, au coeur de l’équipe. Et vous le savez, le travail d’équipe, il n’y a que cela qui vaille pour moi, qui me passionne.

Depuis plusieurs mois notre charge de travail s’est densifiée puisqu’en plus du travail habituel nous avons préparé cette AG à laquelle assistent 50 000 personnes. Aujourd’hui, je connais beaucoup mieux notre réseau (même si je suis loin encore de le connaître vraiment bien), et mon émotion a été énorme.

Je suis l’assistante du Président et de la Directrice générale. Je les admire, ils sont fondamentalement différents, et tellement complémentaires. D’une intelligence rare, une humanité et une bienveillance incroyables, une ouverture d’esprit exceptionnelle, une capacité à anticiper… Dès la musique de lancement, quand j’ai vu apparaître mon Président, j’ai eu les larmes aux yeux. Son discours d’ouverture m’a laissée en larmes, quelle conviction, quel charisme, quel texte magnifique !

Je suis fière de faire partie de ce mouvement, de constater chaque jour concrètement les montées aux créneaux. j’ai travaillé pour huit entreprises dans ma vie. Trois que j’ai aimées vraiment, dont j’ai admiré les dirigeants dont j’étais l’assistante. Et une quatrième, celle où je travaille aujourd’hui, qui est de loin celle qui me fait aimer plus encore mon métier, me fait me sentir heureuse chaque matin de travailler dans cette équipe. Si fière d’assister chaque jour mon président et ma DG.

Chaque jour je vais travailler sans boule au ventre, sans craindre mon supérieur, chaque jour je sais que je peux parler, exprimer ce que je ressens, chaque jour je sais que ma toute petite contribution renforce ce bel édifice qu’est notre Tête de réseau. Je suis d’autant plus heureuse de travailler là que mon Président participe très activement au projet de la cinquième branche de la sécurité sociale, au coeur de nombreuses instances. Cette cinquième branche sera dédiée au handicap, majeurs protégés, et aux problèmes du grand âge.

Alors voir les avancées pour lesquelles on se bat, dans la période que je traverse, tutrice du majeur protégé qu’est devenu mon père, en grand âge, vous pensez bien que cela m’aide incroyablement sur le plan personnel et me donne plus envie que jamais de m’investir dans mon travail. Je me sens utile, à ma place dans ce travail.

Sans aucun doute le plus exigeant intellectuellement car je travaille avec des pointures du plaidoyer, de l’expertise médico-sociale et juridique, de la politique, de la stratégie. Beaucoup de jeunes très diplômés, très enthousiastes, plein de convictions. Mais cette exigence je l’aime, je me sens tellement vivante.

Enfin voilà, j’ai adoré notre assemblée générale, et j’espère que toutes les associations, professionnels et bénévoles du réseau l’auront trouvée aussi belle que je l’ai trouvée. Les votes ont reconduit unanimement notre Président, le Bureau (CA simplifié), et le conseil d’administration dans son ensemble. Les comptes ont été approuvés, les mécènes nous ont renouvelé leur confiance… Alors on repart pour une année encore plus intense, avec des orientations stratégiques ambitieuses, la prochaine grande échéance, c’est la préparation des présidentielles. Nous avons déjà commencé à travailler dessus depuis le début de l’année. C’est le moment ou jamais de faire bouger les lois !

Notre réseau est apolitique, ne se recommande d’aucun parti, ce sont au contraire les partis qui nous courent après. Bon je m’arrête, je suis tellement passionnée de politique, et passionnée par ce secteur du handicap intellectuel que je découvre chaque jour, et qui me bouleverse.

Revenons à des choses nettement plus terre à terre. J’ai super bien dormi la nuit dernière. La précédente d’une seule heure de sommeil m’a mise KO et là j’ai dormi 7 heures d’affilée, sans même entendre les violents orage de cette nuit, qui ont réveillé Chéri.

Et sinon, qu’est-ce que j’ai mangé aujourd’hui ? Et bien on prend (à peu près) les mêmes et on recommence:-)) Ce midi je me suis fait une salade avec laitue, tomate, radis, oeuf dur et thon nature.

Ce soir, devinez ? J’ai osé ! Oui oui oui, de la ratatouille:-))))))))

Chéri est tellement gentil, qui me fait de la ratatouille aussi souvent que j’en ai envie… c’est à dire tout le temps ! Il en a fait beaucoup, je vais en apporter demain à ma mère.

De quoi lui surgeler cinq ou six barquettes. Elle n’a plus envie de cuisiner pour elle seule, et parfois aurait tendance à oublier de manger. Alors c’est pour cela que je vais faire les courses avec elle, elle choisit ce qu’elle aime, qui ne nécessite pas d’être beaucoup cuisiné. Et à chaque fois que j’y vais j’emporte des plats cuisinés par Chéri. Elle a tout particulièrement aimé le poulet curry lait de coco, le boeuf bourguignon, le veau marengo, les lentilles-saucisses fumées. Et dans les légumes, son palmarès est, la ratatouille, le fenouil braisé, les carottes glacées, les aubergines… Chéri se creuse la tête pour à chaque fois la surprendre et la régaler. Et à chacune de mes visites le samedi j’apporte des plats qu’il a cuisinés le vendredi soir, en quantité suffisante pour lui surgeler entre cinq et sept barquettes. Quand nous faisons les courses, j’achète aussi des friandises (et son fromage préféré) pour mon père, nous lui en apportons tous à chaque visite. Mon père fait partie des résidents les plus visités, au minimum cinq visites par semaine, entre ma mère, mon frère, ma nièce et moi. Il reçoit son journal chaque matin de Charleville-Mézières, s’intéresse toujours à la vie des Ardennes. Et moi, je lui apporte l’Equipe, Paris-Match, et un livre tous les 15 jours.

Donc ce soir. Saumon frais grillé, mi-cuit, et ratatouille. Mon plat préféré il n’y a aucun doute, j’aime trop la ratatouille !

Allez zou, ce soir la finale de Koh Lanta, et demain matin, réveil tôt pour filer prendre mon TGV pour Reims à 7h30. J’espère que vous aussi avez eu de belles émotions aujourd’hui. Prenez grand soin de vous tous !

Je l’ai payé cher ce repas

Vous le savez, j’ai une maladie de l’oesophage. Ces derniers mois elle s’est accentuée, et il m’arrivait souvent, en début d’année, de vomir la nuit. C’est passé, j’ai vu le gastro. Ma maladie est évolutive, s’aggrave d’année en année. Mais je suis suivie de très près par le gastro, qui met tout en oeuvre pour freiner la progression. Je vous dis ça pour que vous ne vous cassiez pas la tête à me donner des conseils d’alimentation ou de ce qu’il faut manger le soir. Je le sais à peu près bien, c’est d’ailleurs pour ça que les vomissements nocturnes se sont arrêtés.

Bref, voilà plusieurs mois que je n’avais pas vomi. L’arrêt du sucre depuis cinq semaines m’a aussi fait du bien. Et manger beaucoup de légumes, des fibres donc a amélioré mon transit. Mais hier, mon Président m’a invitée à déjeuner. Vite fait, dans un petit (enfin pas « dans », mais à la terrasse) bistrot proche du bureau. J’ai pris le plat du jour, des diots du Jura avec pommes de terre sautées. Et ça ne m’a pas semblé bon, mais pas bon du tout. Les diots (saucisses fumées) étaient gras, mous. Les pommes de terre dégorgeaient d’huile. Je n’ai plus l’habitude. Ca fait plusieurs années que j’ai vraiment réduit l’huile en cuisinant, et Chéri aussi quand c’est lui qui cuisine.

Et depuis cinq semaines je n’avais pas mangé de féculents, et très peu de gras. Et pas de sucre. Et là en dessert, deux boules de glace. De la Ben & Jerry au beurre de cacahouète. Vous connaissez les glaces Ben & Jerry ? Du sucre, de la crème… En plus nous avons mangé vite, alors que moi je suis une mangeuse lente. Je n’ai mangé qu’un diot sur les deux…

Mais tout l’après-midi je me suis sentie lourde, barbouillée. Déjà à la base j’ai trouvé ça moyennement bon, mais là, ce fut comme une overdose de sucre, et de féculents après cinq semaines sans en consommer du tout. Bref, ce fut trop de trop de trop. Je suis rentrée du bureau tard, à presque 20 heures. Et j’ai commis l’erreur de manger au lieu d’attendre d’avoir fini de digérer. J’ai mangé léger, mais sans faim ni envie, ridicule. Et j’ai mangé tard, 21 heures.

Je me suis couchée vers 22h30 pour lire, toujours sans avoir digéré. Je me suis endormie, mais à minuit, réveillée en sursaut par ces signes que je connais si bien… Je sais que la douleur conduit inévitablement aux vomissements. Mais je n’ai vomi qu’à 4h30 du matin. De minuit à 4h30, j’ai attendu que ça sorte, en ayant mal… Je n’ai donc pas dormi. Enfin si, de 23 heures à minuit.

Ce matin j’ai eu du mal à me mettre en route, mais j’avais rendez-vous au bureau avec ma DG à 8 heures. Je vous montre ma tête ? Tête de quelqu’un qui n’a pas dormi, a eu mal à l’oesophage toute la nuit, a eu froid toute la journée malgré les 28 degrés.

Inutile de vous dire que je n’ai pas mangé de la journée, juste bu, je ressentais une soif intense. J’ai alterné eau plate et eau gazeuse.

J’ai quitté le bureau tôt, je ne tenais plus debout. Je suis donc partie à 18 heures. Et vers 19 heures, tranquillement à la maison, je me suis rendue compte que j’avais très faim. Et envie d’une salade. Alors la voilà ma salade, toute simple. Laitue, tomate, radis, concombre, oeuf dur, jambon de poulet.

J’avais envie de thon, mais peur que ce soit plus lourd. à digérer. Une tisane, et voilà.

Quand je vais réintroduire le sucre, je le ferai en douceur, tout doucement… Et surtout je me rends compte qu’entre mon oesophage très abîmé et le fait de vieillir, je digère de moins en moins facilement. Bon, rien de dramatique, il suffit que j’en tienne compte. Je choisirai mieux mes plats au resto maintenant:-) Et surtout je vais éviter les restos entre collègues, à manger vite des trucs qui ne me plaisent pas forcément.

Voilà, sinon rien de particulier. L’AG de demain se présente bien. Les 50 000 votants sont répertoriés et ont reçu leur lien visio individuel pour voter, les répétitions se sont bien passées, y’a plus qu’à. Je vais me coucher tôt ce soir, il faut que j’ai une meilleure tête demain. Je ne sais pas si je vais tenir pour l’épisode de Handmaid’s Tale de ce soir. Nous en sommes à la saison 4, et l’intérêt ne se relâche pas.

J’espère que vous avez passé une bonne journée. Bonne nuit vous tous;-)

Quel mardi…

Non mais quel mardi. Au boulot pour commencer.

Vendredi c’est notre assemblée générale. Cette année, elle est entièrement digitale, dans un studio de tournage pro. Habituellement, l’AG se passe dans une ville en région, où tout le monde se réunit pour trois jours. Cette année, ce devait être à Montpellier. J’espère bien connaître ça l’année prochaine. Enfin rencontrer tous ces gens que je vois depuis neuf mois par vidéo uniquement, la perspective m’enchante d’avance:-) L’AG nécessite une énorme préparation, mais en digital, cela génère plus encore de travail. La dernière ligne droite s’annonce… corsée.

En plus ce matin première heure, mon président m’a demandé de rédiger une lettre en urgence à envoyer avant midi à la secrétaire d’Etat chargée du handicap. Je commence à me familiariser avec ces courriers à rédiger aux ministres, députés, sénateurs, mais j’ai toujours peur malgré tout de faire une coquille…

Enfin, à 14 heures, j’ai pris le temps de déjeuner. 45 minutes. Car je me suis fait une salade, et éplucher, couper les légumes, bref, assembler la salade prend déjà une vingtaine de minutes. Mais vraiment, j’aime tellement les salades composées. D’autant que Chéri a fait dimanche au marché un plein de légumes très bons. Les tomates coeur de boeuf par exemple, de vrais bonbons. Les minis concombres, les radis croquants, la laitue achetée au producteur, bref, que du régal. Salade, concombre, tomate, radis, oeufs durs, jambon blanc, ciboulette. Toujours un peu de Mayo dans la vinaigrette. Résultat, un gros bol de salade rassasiante.

Je suis dans ma cinquième semaine sans sucre. Je vais continuer le « sans sucre » jusqu’au 23 juin. Car le 24, nous partons pour quatre jours à Bruxelles, et là…. Hummm je rêve d’une portion de frites, d’un vol au vent aux ris de veau, de boulettes à la liégeoise…

Vous le savez, nous adorons Bruxelles et y allons deux ou trois week-ends par an. Mais là, ça fait un an et demi. Bon sang quand j’y pense, c’est incroyable la période que le monde vient de traverser. En tout cas nous, nous n’avons pas quitté Paris une seule journée depuis août 2019 !!!!!! Uniquement les allers-retours à Charleville, à Reims pour m’occuper de mes parents, mais depuis Séville en août 2019, aucun jour de détente hors de Paris.

Alors ces quatre jours à Bruxelles, j’en rêve. Départ jeudi 24 juin matin, retour dimanche 27 en fin d’après-midi. Et cet été, nous allons partir une semaine à Lisbonne. Chéri a trouvé un hôtel avec piscine sur le toit, spa au sous-sol, une chambre immense avec salon… bref de quoi renouer avec des vacances, la détente absolue. Espérons qu’il n’y aura pas de contrordre d’ici là.

Ni de soucis avec mes parents, ou ceux de Chéri qui commencent eux aussi à cumuler de sérieux problèmes de santé. Ils ont le même âge que mes parents… Et pas de contrordre sanitaire j’espère. Juste quelques jours de vrai dépaysement, sans penser à rien d’autre que passer du temps avec Chéri en visitant une ville magnifique.

Enfin, avant les vacances, focus sur la préparation de l’assemblée générale ! Je me suis déconnectée »tôt », 18h45. Et si je dis quel mardi, c’est qu’en plus de la journée intense de travail, j’ai entendu ce matin très tôt en prenant mon café un témoignage sur les « aidants ».

Ceux qui cumulent un travail à plein temps, et la responsabilité d’être tuteur d’un adulte protégé. Les responsabilités, les démarches chronophages, la culpabilité qui tord les entrailles, le chagrin qui pèse une tonne sur les épaules, la fatigue, physique autant que psychologique. Visiblement, tout le monde passe à peu près par les mêmes phases. Ceci dit, je m’en sors plutôt bien je crois. Depuis le sevrage des anti dépresseurs, jamais je n’ai eu à nouveau besoin d’y recourir. Je pleure souvent c’est vrai, mais au moins je laisse sortir les émotions, je ne les enferme pas. C’est ce que fait mon frère par exemple, et souvent je me fais du souci pour lui. Il ne laisse rien ou presque sortir, mais le jour où ça explosera… Enfin je serai là. Car moi, je pleure beaucoup, mais ça me permet d’être d’autant plus forte pour tout le reste de laisser sortir ce qui va, ce qui ne va pas.

Et j’ai la chance absolue d’avoir Chéri. Chéri, au-delà d’être un mari exceptionnel, est l’homme le plus fantastique qui puisse exister. Il me soutient inconditionnellement. Bref, voilà, quel mardi donc…

Sinon, j’ai repassé des robes d’été. Puisque nous avons été propulsés en plein été. Et demain et après-demain je vais au bureau. Ah que je suis contente les jours où je vais au bureau ! Je retrouve à chaque fois le plaisir de m’habiller, me maquiller, me parfumer. Pendant que je repassais mes jolies robes fleuries, Chéri nous a préparé un dîner que j’ai adoré. Très simple, mais plus ça va, plus j’aime la simplicité absolue. Un blanc de poulet grillé, le reste (et la fin) de la fausse ratatouille (sans aubergines), parsemés au dernier moment de ciboulette et basilic.

Puis une tisane et voilà:-) J’espère que vous avez passé un joyeux mardi.