Chéri, c’est ma vie

Mon dernier article date de mardi dernier, le 2 août. Petite interruption dans le récit de mon parcours d’obèse, car ce mardi 2 août, Chéri est entré à l’hôpital. Depuis le dimanche, il souffrait de la chaleur, comme nous tous vous allez me dire… Mais ce dimanche a été différent. Chéri était oppressé, ne parvenait pas à prendre son souffle, et transpirait bien plus que d’habitude. Il n’a même pas eu la force d’aller au marché, c’est moi qui y suis allée.

Tout l’après-midi il a beaucoup toussé, complètement oppressé, à bout de souffle sans bouger. C’était pire encore allongé. Dès lundi, nous sommes allés chez la généraliste, qui nous a dit de voir un cardiologue. Le cardiologue habituel de Chéri étant en vacances, nous avons dit à la généraliste que nous verrions cela à son retour. Elle nous a fait comprendre que non, c’était maintenant qu’il fallait voir le cardiologue.

Mardi, Chéri a quand même voulu aller travailler. J’ai réussi à trouver un rendez-vous pour mardi en fin d’après-midi à la clinique de Turin, clinique spécialisée en cardio, où les cardiologues consultent même le dimanche. Nous y sommes donc allés, Chéri ne pouvait plus respirer correctement du tout, et la cardiologue qui l’a examiné nous a dit, après une heure d’examens divers et variés, qu’elle craignait soit une embolie pulmonaire, soit une crise cardiaque, qu’il fallait nous rendre immédiatement aux urgences de Bichat, hôpital doté d’un excellent service cardiologie.

Et là, la nuit infernale a débuté. Nous sommes allés aux urgences en taxi, arrivés à 18h30. Chéri a été enregistré à l’accueil des urgences, et, déclaré en urgence vitale au vu du mot de la cardiologue de la clinique de Turin, a été pris en charge moins de cinq minutes après notre arrivée. Je n’ai pas pu entrer dans le service des urgences avec lui, je suis donc restée en salle d’attente. Assise sur une chaise bien dure, dans une salle surchauffée, en compagnie d’une cinquantaine de personnes attendant…

Une heure passe, deux heures passent… J’avais soif. le distributeur de boissons était en panne, les toilettes hors service, et je n’osais pas quitter la salle d’attente, puisque qu’on était censé me donner des nouvelles de Chéri. Au bout d’un long moment, je suis allée au guichet d’accueil demander comment allait Chéri, je ne savais même pas s’il était mort ou vivant… On m’a sèchement dit d’attendre. Les heures ont passé, passé, passé, j’étais toujours sur ma chaise dure. Je ne voulais pas appeler les parents de Chéri, ne voulant pas les affoler alors que je ne savais rien.

Je ne savais pas si je devais attendre, si Chéri allait rentrer à la maison, ou si je pouvais rentrer parce qu’ils allaient le garder. Vers minuit, je crois, je ne me souviens pas exactement des heures, une infirmière est venue me voir, disant que Chéri avait passé un scanner, et que plusieurs examens étaient en cours, que je devais attendre. Qu’il y avait toujours suspicion d’embolie pulmonaire, du liquide dans les poumons, et le coeur très irrégulier, Chéri ayant du mal à respirer.

J’ai appelé mon frère. J’avais besoin de parler, de pleurer. Nous avons passé une demi-heure au téléphone. A trois heures du matin, je n’avais toujours pas bu une goutte d’eau depuis la veille à16 heures, je me sentais poisseuse. Car au fur et à mesure que la nuit avance, les gens qui viennent aux urgences diffèrent. Drogués en manque, SDF, schizophrènes en crise… La tension monte, les cris retentissent…

Et moi, recroquevillée sur ma chaise, j’aurais donné n’importe quoi pour avoir des nouvelles de Chéri. Je me suis rendue compte au cours de cette si longue nuit que la peur que j’ai éprouvée avant mon opération n’était que le millionième de celle que j’éprouvais en cet instant. J’aurais tellement voulu être à la place de Chéri, l’idée qu’il souffre, qu’il puisse lui arriver quelque chose est insoutenable. A trois heures du matin donc, j’ai enfin vu un médecin qui m’a dit de rentrer, qu’ils n’arrivaient pas à stabiliser Chéri, et qu’ils allaient le garder. Qu’il ne pouvait pas m’en dire plus pour l’instant.

L’accueil de l’hôpital m’a appelé un taxi, et je suis rentrée à la maison à 3h30. J’ai bu de l’eau, ai donné à manger aux chattes, pris une douche, et me suis couchée à quatre heures. A six heures j’étais debout. J’ai essayé d’appeler les urgences, ça ne répondait pas. A midi, c’est Chéri lui-même qui m’a appelée, pour me dire qu’il allait être transféré dans une clinique à Neuilly, clinique uniquement dédiée à la cardiologie. J’ai appelé notre généraliste qui m’avait demandé de la tenir au courant. Elle m’a dit qu’en effet Chéri ne pouvait être mieux que dans cette clinique, que c’était parfait.

J’ai donc préparé un sac avec des vêtements, des affaires de toilette pour Chéri et suis allée à cette clinique. Mon pauvre Chéri. Depuis pratiquement 24 heures qu’il était entré aux urgences, on ne lui avait donné ni à boire ni à manger, il a passé la nuit sur un brancard entre les examens. Il avait le torse plein d’électrodes reliées à un écran, son cardio était à plus de 160 !!!!!!!!!!!!! Le double de ce qu’il devrait être.

Je suis tout de suite allée demander de l’eau à une infirmière, qui a aussi donné un petit en-cas à Chéri. Je lui ai demandé si on pouvait enlever les électrodes le temps qu’il prenne une douche et change de vêtements. Une fois la douche prise, ayant bu et un peu mangé, Chéri se sentait mieux. L’infirmière a remis les électrodes. L’embolie pulmonaire a été écartée, ils ont vidé le liquide dans les poumons.

Je suis restée avec Chéri jusqu’à 19 heures, et rentrée à 20 heures à la maison, la clinique est loin de chez nous en transports. J’ai appelé Chéri en rentrant, il s’apprêtait à dormir, épuisé par sa nuit aux urgences, et son coeur battant si vite et l’empêchant de respirer correctement. J’avais appelé ses parents en fin de matinée, quand j’avais eu des nouvelles. Ils m’ont dit qu’ils iraient le voir dès le lendemain jeudi, ce qui tombait bien, car il était prévu que j’aille à Reims. Mon frère étant en vacances aux Etats-Unis, je ne veux pas laisser mes parents trop longtemps sans visite.

Malgré la fatigue de la nuit blanche de la veille, je n’ai pas réussi à dormir, ne sachant toujours pas ce qu’avait Chéri, et trop inquiète pour fermer l’oeil. Jeudi je suis donc allée à Reims, fait les courses pour ma mère, allée voir mon père à l’Ehpad. Dans le train j’ai craqué. Je me suis mise à pleurer. Trop d’inquiétude, trop de fatigue, trop de malaises dus à ma convalescence pas tout à fait terminée…

J’ai eu Chéri plusieurs fois au téléphone ce jeudi pendant que j’étais à Reims, et une fois rentrée à Paris. Finalement il a demandé à ses parents de ne pas venir, la journée s’est déroulée en examens non-stop. Je me suis couchée à 21 heures 30, je n’en pouvais plus, et j’ai dormi jusqu’à sept heures du matin vendredi. Je suis partie en tout début d’après-midi pour la clinique, et j’ai passé l’après-midi avec Chéri. Ses parents sont passés vers 16h30, quand l’infirmière est arrivée pour faire l’électrocardiogramme (ils en faisaient un toutes les deux heures), nous nous sommes un peu fait disputer, une seule personne est autorisée pour les visites. Nous ne le savions pas.

Les parents de Romain sont partis assez vite de toute façon, il était fatigué. Je suis ainsi allée voir Chéri tous les jours… Son frère des Etats-Unis, en vacances à Paris est passé le voir samedi avant son retour à Denver dimanche. Ses parents sont à nouveau venus lundi après-midi. Chéri a beaucoup beaucoup beaucoup dormi pendant son séjour à la clinique. Ils ont finalement diagnostiqué une arythmie, pathologie pas très grave, ouf ouf ouf…

Chéri est sorti mardi après-midi, pile une semaine après notre passage aux urgences. Il est en arrêt maladie, et doit retourner à la clinique le 5 septembre, pour une petite intervention du coeur, il restera hospitalisé quelques jours. Je suis allée à la clinique en transports pour chercher Chéri, nous sommes rentrés en taxi, et il est allé se coucher dès que nous sommes arrivés. Je suis allée chercher ses médicaments, fait quelques courses .

Hier nous sommes sortis marcher environ dix minutes, Chéri a dû s’arrêter au bout de cinq minutes pour s’assoir. Nous avons donc directement fait demi-tour. Quant à moi, pour me vider la tête, hier matin tôt, avant la chaleur, je suis allée au stade faire une heure de marche rapide. Mardi ça a fait pile six semaines que j’ai été opérée, je vais donc pouvoir reprendre le sport la semaine prochaine, et je peux réintroduire des aliments solides dans mes repas. En une heure de marche rapide, j’ai fait 6,5 kilomètres, j’étais contente. Hier après-midi, je me suis allongée, et hop, je ne me suis pas sentie partir, et j’ai dormi profondément deux heures. La semaine qui vient de s’écouler a été rude.

Ce matin tôt, toujours avant la chaleur, je suis allée marcher. Mais pour préparer mon retour au sport mardi prochain, Paul m’a demandé de faire du cardio, de marcher dans Montmartre, grimper les escaliers deux par deux, monter les pentes le plus vite possible… De chez nous je suis donc montée au Sacré-Coeur, nous habitons au pied des fameux escaliers de Montmartre.

Il y a un an, avant de commencer mes séances avec Paul, de chez nous au Sacré-Coeur, je mettais près d’un quart d’heure, 13 minutes. Ce matin j’ai mis précisément 8 minutes 13 secondes. Mon cardio est bien meilleur qu’il y a un an, il bat à 47 pulsations minutes, je me suis allégée de pas mal de gras, enfin, j’ai eu l’impression ce matin que ma forme est revenue. Pendant une heure, j’ai monté, descendu, remonté, redescendu, faisant toutes les faces de la butte Montmartre.

Tôt le matin il n’y avait pratiquement personne, pas encore de touristes, que c’est beau Montmartre, que j’aime mon quartier ! Quand je suis rentrée, Chéri se réveillait juste. Il va mieux, ne tousse quasiment plus, respire mieux. Il est toujours très fatigué, ça je pense que c’est normal après la semaine qu’il a passée. En fin d’après-midi nos avons rendez-vous avec notre généraliste, qui va regarder tous les comptes-rendus des examens, et regarder le traitement donné à Chéri.

Chéri est décidé à lui demander le nom d’un nutritionniste spécialisé car on lui a beaucoup parlé de ça à la clinique. Chéri est trop gros. Ils l’ont directement mis à des repas sans sel sans sucre. Il va falloir qu’il revoie sa façon de manger, et de consommer de l’alcool. Bien sûr, je vais le soutenir mais c’est bien qu’il voie un professionnel qui le conseillera par rapport à sa pathologie. Sa façon de manger va sûrement se rapprocher de la mienne… A suivre…

Voilà donc pourquoi je ne suis pas venue vous écrire durant toute une semaine. Je reprends au plus vite le récit de mon parcours d’obèse. Et le quotidien, puisque je peux à nouveau manger à peu près de tout, et surtout, la reprise du sport avec Paul mardi prochain. J’ai respecté à la lettre les consignes pendant mes six semaines de convalescence, celles du chirurgien pour l’alimentation, celles de Paul pour marcher, juste marcher, un peu davantage chaque jour, mais sans forcer et sans faire aucun mouvement musculaire, juste de la marche, alors là, maintenant que je me sens vraiment mieux, inutile de vous dire comme je bous d’impatience de reprendre la musculation:-)))))))))

Bon après-midi vous tous, prenez soin de vous.

Oui je l’ai fait:-))

Plus de trois ans que je n’avais pas couru. Quand j’ai commencé avec Paul le 30 juin 2021, je lui ai dit que je souhaitais me muscler pour avoir le moins de masse grasse possible, et aussi que je souhaitais courir à nouveau.

Depuis mon opération du ménisque le 16 mars 2020, je n’ai pas couru. Je n’avais pas couru au moins un an avant de toute façon. J’avais beaucoup grossi, et mal au genou. J’ai été opérée le 16 mars 2020, in extremis avant le premier confinement. Je n’ai pas pu avoir de kiné, lors du premier confinement, tout s’est arrêté… J’ai fait toute seule mes exercices, avec l’aide de Philippe, en visio…

Et depuis tout ça, le poids, l’opération, je n’ai plus couru. Et je voulais me prouver qu’à nouveau je pourrais courir dix kilomètres. J’en ai tout de suite parlé à Paul, qui m’a demandé d’être patiente, de ne pas brûler les étapes pour ne pas risquer de me blesser à nouveau. Et pendant les premiers mois, nous avons enchaîné mobilité, circuits cardio, marche, marche, marche, mais ni muscu, ni course. J’avais décidé de faire confiance à Paul, et pas une fois je n’ai rechigné, j’ai fait très précisément ce qu’il voulait. Et fin novembre, un soir, après notre circuit cardio, il m’a dit, Allez viens, tu vas courir. Cinq mois après notre début.

Il m’a fait trottiner à 7km/h pendant dix minutes. Et chaque soir avant de commencer la séance, je courais cinq minutes. Et le lundi soir, Paul ne travaillant pas, j’allais courir, dix, puis 15, puis 20, puis 30 puis 45 minutes, sur le tapis à la salle. Et un dimanche matin je suis allée au stade. En revenant de ses vacances mi-janvier, Paul a commencé à me faire faire des fractionnés. De plus en plus rapides, de plus en plus longs. Aujourd’hui je fais des fractionnés à 13 km/h et quand je vais courir seule, je suis à 9,5km/h.

Chaque semaine apporte une toute légère progression. Chaque semaine nous faisons trois séances de musculation, deux séances de fractionnés, et le sixième jour, je vais courir seule. Il y a cinq ans, j’avais 49 ans, j’étais en forme, je courais dix kilomètres en 50 minutes. Ensuite j’ai enchaîné les blessures, j’ai fait le burn out et pris beaucoup de poids, ai été opérée du ménisque. J’ai reperdu tout le poids, et même plus, à force d’acharnement.

J’ai repris le sport, avec Paul, qui est plus qu’attentif au corps et du coup, aucune blessure en huit mois. Il m’a demandé beaucoup de dépassement, énormément d’assiduité, aller au-delà de ce que j’imaginais faisable, mais il sait précisément ce qu’il fait, et tout ce qu’il demande est faisable en fait, et sans blessure… Et s’il ne m’a pas fait recourir immédiatement comme j’en avais envie, il savait parfaitement ce qu’il faisait. Il m’a construit une condition physique comme jamais je n’en ai eue, et de fait, la reprise de la course s’est parfaitement bien passée, parce que nous avons auparavant passé des heures et des heures et des heures à travailler au renforcement des articulations, à l’élimination de la masse grasse… J’ai au début tout fait sans broncher, sans m’arrêter à ma fatigue, sans râler une seule fois même si les premiers exercices furent laborieux, usants, épuisants…

J’ai pleuré de mal, de fatigue, mais j’ai respecté la promesse que je m’étais faite à moi-même. Et en décembre j’ai demandé à Paul si c’était utopique de m’inscrire à une course de dix kilomètres le 13 mars. S’il pensait que je serais prête. Il m’a dit oui, bien sûr tu seras prête. Et nous avons continué à travailler. Et ma nièce s’est inscrite avec moi. Elle prépare le marathon de Paris, qui a lieu dans deux semaines. Et les semaines ont défilé à toute vitesse, et le week-end dernier, c’était le moment de la course.

Lou est arrivée de Lyon samedi matin tôt, a bu un café chez nous en venant déposer ses affaires, et est allée déjeuner avec des amies. Elle est rentrée en milieu d’près-midi, et nous sommes allées chercher notre dossard au Stade de France. Oui, cette course, « La grande Course du grand Paris » a cette particularité de commencer dans Paris intra-muros et de finir en Seine-Saint-Denis, carrément au stade de France. Qui a l’opportunité, à part les sportifs pros, de courir dans le stade de France ?

J’avais vraiment très envie de renouer avec la course à pieds avec cette course précisément. Nous sommes donc allées chercher nos dossards. Nous sommes rentrées juste à temps pour accueillir des amis qui habitent à Lyon. Hasard de calendrier, ils passaient ce week-end à Paris. Nous les avions invités à prendre l’apéritif en leur disant que malheureusement nous ne les garderions pas à dîner, car nous voulions nous coucher assez tôt, pour être fraîches le lendemain matin.

Ma nièce étant étudiante à Lyon, elle a été ravie de faire connaissance de nos amis, qui habitent à Lyon depuis très très longtemps, Chéri allait passer des séjours chez eux avant de me connaître, il y a de cela pas loin de 30 ans. Ils sont partis à 20h30, et nous avons dîné, d’une bonne assiette de pâtes. Nous avons passé une soirée toute douce, avons essayé nos petites « fantaisies » pour courir le lendemain, et nous sommes couchés à minuit. J’ai mal dormi, un peu d’appréhension de courir dix kilomètres.

Dimanche matin à 5 heures j’étais debout. Je n’ai pas mangé, juste bu un café. Impossible pour moi de manger avant une séance de sport, surtout de course, au risque sinon d’avoir le ventre en vrac… Lou s’est levée à six heures, et à l’inverse de moi, a pris un solide petit déjeuner. On est tous très différents avant une course. Nous sommes parties à un peu plus de sept heures, et dans le métro, j’ai mangé une banane, histoire d’avoir un petit pic de glucides. Nous sommes arrivées place de la République, déjà pleine de coureurs, circulation interdite. Nous sommes allées nous mettre dans le sas de départ, et tout à coup j’ai entendu mon prénom. Je me retourne, c’était un ancien collègue, qui faisait aussi cette course. Un jeune homme de moins de 30 ans, là avec son amoureuse. Nous avons un peu parlé, j’étais très contente de le voir, je l’apprécie beaucoup. Puis nous nous sommes prises en photo ma nièce et moi, avons un peu fait les folles, un peu surexcitées, et tout à coup, je me suis mise à pleurer.

Submergée par l’émotion. Emotion d’être au départ d’une course pour la première fois depuis si longtemps, émotion parce que j’ai pensé à mon père, tellement sportif et maintenant dépérissant dans un Ehpad. Emotion d’être là avec ma nièce, de partager tant de belles choses avec elle. J’ai envoyé une photo à Paul… Une à ma mère…

Et puis le départ de notre vague a été donné. J’ai enclenché ma montre, et c’était parti… Lou, pour qui c’était une petite sortie, puisque dans sa préparation du marathon, elle enchaîne les entraînements de 25 kilomètres, m’a dès le départ servi de meneuse d’allure. Les trois premiers kilomètres sont passés très vite, nous avons parlé presque tout le temps Lou et moi. Le parcours très agréable. Départ place de la République, puis nous avons suivi les canaux, et sommes sorties de Paris, toujours en suivant les canaux, avons traversé Aubervilliers, Saint-Denis et sommes arrivées au stade de France. Jusqu’au septième kilomètre j’étais vraiment très à l’aise, c’est la distance que je fais à l’entraînement, en 45 minutes. Les trois derniers un peu plus difficiles, d’autant que le dernier kilomètre, avant le stade, ça grimpe.

Quand nous sommes entrées dans le stade, à nouveau je me suis mise à pleurer. Cette sensation incroyable d’avoir retrouvé la forme, toutes les épreuves de ces dernières années surmontées, et faire un tour de piste du stade de France, ce n’est pas rien quand même. Lou m’a saisie la main en voyant mes larmes, m’a dit à quel point elle est fière de moi, de partager ça avec moi.

Et nous avons franchi la ligne d’arrivée, moi sanglotant, Lou souriant. Lou était affamée, elle a fait honneur au ravitaillement de l’arrivée, moi j’ai juste bu de l’eau. Nous avons reçu nos médailles, avons profité de l’ambiance du stade de France, savouré ces sensations, puis nous sommes tranquillement rentrées. En plus nous avons eu beaucoup de chance avec la météo. Il a fait très beau tout du long de la course, et à midi, à peine étions-nous rentrées qu’il s’est mis à pleuvoir pour le reste de la journée. Le chrono m’a un peu déçue. je pensais être prête pour faire ces dix kilomètres en une heure au bout de trois mois. Mais non, ces trois mois n’ont pas suffi, après plusieurs années d’interruption. J’ai mis une heure et sept minutes.

A peine avais-je terminé la course que Paul m’envoyait un message « Alors ? ». Je lui ai raconté comment ça s’était passé, et il était très très content. Donc encore une fois je me suis mise à pleurer quand il m’a dit comme il est fier de moi. Et il m’a promis que pour la prochaine course, oui je serai sous une heure. Je ne sais pas si je retrouverai un jour mon niveau de 50 minutes mis finalement, ce n’est pas bien grave.

Courir dix kilomètres en moins d’une heure sera déjà un immense bonheur. Et pour retrouver les 50 minutes, il faudrait que je m’entraîne plus, que j’aille courir en extérieur au moins deux fois par semaine en plus des fractionnés. Et ceci voudrait dire que je diminue la muscu. Or mon vrai plaisir, là où vraiment je prends mon pied c’est pendant les séances de musculation. Paul m’a transmis la passion. Il s’entraîne cinq fois par semaine, et c’est passionnant la découverte du corps, et tout ce qu’on peut en faire.

Alors en faire moins, non je n’en ai pas envie. Je crois que je vais garder la course à pieds en loisir et approfondir la musculation. Je me suis laissé toute cette semaine pour y réfléchir, et tout à l’heure j’en ai parlé à Paul. J’aime tellement les exercices de musculation, sentir mes muscles travailler, voir mon corps évoluer. Et puis de toute façon, l’opération décidera peut-être pour moi. Je ne sais pas combien de temps après avoir été opérée je devrai attendre avant de reprendre la muscu. Peut-être en attendant devrais-je me contenter de marche rapide… Enfin bref, chaque chose en son temps.

Ma prochaine course, c’est le 5 juin, d’ici là, on continue tout pareil Paul et moi. Cinq séances ensemble à la salle, trois muscu et deux fractionnés, une sixième seule à courir. Sauf cette semaine. Cette semaine, je suis particulièrement fatiguée. Je fais des crises pratiquement chaque jour. Et notamment mardi soir, une d’une intensité jamais atteinte, et plus longue que d’habitude, de 20 heures à minuit. J’ai cru que je ne m’en relèverais pas. Et j’ai cumulé les mauvaises nuits, alors que depuis plusieurs mois j’avais retrouvé un bon sommeil.

Alors nous avons fait nos séances avec Paul. Muscu pecs et triceps mardi soir, fractionnés mercredi soir, muscu jambes jeudi soir, fractionnés hier et muscu épaules, dos et biceps ce matin. Demain je vais à Reims donc bien sûr je ne ferai rien. Et lundi soir, jour où Paul ne travaille pas, je n’irai pas courir le soir comme d’habitude. Ce sera off également. Paul estime nécessaires ces deux jours de récupération. Il est essentiel en muscu notamment de respecter le processus de récupération, car c’est au repos que les muscles se développent. C’est pour cela aussi que jamais il ne faut faire travailler deux jours consécutifs le même groupe musculaire. Paul m’a aussi expliqué hier le concept de l’after burn effect. Et pourquoi je suis en sur-compensation cette semaine, ceci expliquant en partie ma fatigue.J’adore quand il m’apprend ainsi des choses.

Revenons donc à dimanche dernier, après la course. Nous sommes rentrées à midi, Chéri revenait juste du marché. Nous avions froid, le temps s’était brusquement refroidi avec la pluie, et soudain j’avais très faim. Nous avons pris notre douche, et avons bu un grand café avec une tartine et de l’houmous. Puis nous sommes allés au restaurant que j’avais réservé pour 14 heures.

Un restaurant italien que m’a indiqué Paul. Un beau et bon restaurant. Cadre superbe, passage Vivienne. Un endroit magiquement décoré. Et de la cuisine italienne comme j’aime, de bons produits, de bons assaisonnements, de l’ultra frais. Nous avons passé un moment merveilleux. Lou et moi étions surexcitées d’avoir couru ensemble, d’avoir couru dans le stade de France, et encore transportées par l’ambiance. L’ambiance des courses à pieds c’est quelque chose !!!!!!!!

Nous sommes rentrés à 16h30, et avons passé le reste de l’après-midi à ne rien faire. Nous reposer en regardant des vidéos rigolotes. Chéri nous a fait un délicieux dîner. Poulet rôti au four, avec petites pommes de terre, carottes et tête d’ail dans le plat. Lou est allée se coucher à 22 heures, fatiguée. Et c’est là que je me rends compte que marcher chaque matin et faire six séances de sport par semaine me donne une bonne condition physique, car finalement je n’étais pas plus fatiguée qu’après une grosse séance de sport. L’effort a duré une heure en fait. Alors bien sûr, il y a le fait d’aller au départ, de marcher pour nous rendre dans notre sas, marcher à l’arrivée pour rejoindre la sortie, l’excitation du jour précédent et du jour même. Mais ça allait.

Je me suis couchée à 23h30, et levée à 5h30. Lou s’est levée à six heures, son train pour Lyon était à neuf heures. Je ne suis pas allée marcher, j’ai préféré rester avec elle jusqu’à 7h15, nous avons petit déjeuné ensemble. Puis je suis allée au bureau. Et à nouveau la semaine a filé de folie, et nous voilà samedi.

Voilà mes z’amis, comment j’ai repris la course à pieds, quel bonheur. Pardonnez-moi de ne pas réussir à publier chaque jour, c’est difficile de tenir le rythme, en rentrant chaque soir à 20h30. Demain je vais à Reims voir mes parents. Je verrai aussi Lou, qui y est rentrée cette fin de semaine, et mon frère.

Je vous souhaite un très bon week-end. prenez soin de vous.

Samedi bonheur(s)

Quel samedi mes z’amis. Que d’émotions ! Je suis donc allée rejoindre Paul à l’Usine Opéra, et nous avons fait le bilan complet. Que de changements en huit mois. Ca a fait pile huit mois mardi que j’ai rencontré Paul pour notre séance d’essai, le 30 juin.

J’avais alors plus de 50% de masse grasse dans le corps, et plus de 20% de graisse viscérale. Aujourd’hui, j’ai 29% de masse grasse sur l’ensemble du corps (objectif 25%) et seulement 9% de graisse viscérale. 70% de masse maigre (musculaire). Une masse osseuse bien dense, un taux de masse hydrique élevé, un taux de protéines élevé. Mon poids, bon ben mon poids, il est dans la norme pour une taille d’1m70, au plus bas de toute ma vie, depuis la puberté.

Maintenant, on va continuer dans une proportion de 70% muscu, 30% cardio, pour encore affiner ma silhouette. Dès lundi Paul veut que J’AUGMENTE mes apports caloriques. Pas les augmenter en mangeant des chips ou du chocolat, non les augmenter dans la proportion de macros que je suis en ce moment. Il me l’a demandé FERMEMENT. Car j’ai du mal vraiment à arriver à 2000 calories mangées. Et m’a dit de ne pas hésiter à faire des repas plaisir régulièrement…

Après ce bilan nous sommes allés à l’espace cardio et avons fait un circuit. Paul a clôturé la séance en apothéose en me faisant faire une pyramide de burpees. En retournant au vestiaire, j’ai croisé Gilbert Melki en pleine séance. Jaime beaucoup cet acteur. Mais comme à chaque fois que je croise une personnalité que j’aime bien, je n’ose pas aller la voir. Et puis à la salle, j’en croise beaucoup des gens connus, et je me dis qu’ils sont là pour faire du sport tranquillement, pas pour qu’on vienne les solliciter.

Je suis allée rejoindre Chéri pour déjeuner. Depuis plusieurs semaines j’ai très envie d’un burger. Nous sommes donc allés en déguster un. Avec un bon bun brioché, un steak hâché frais, des oignons confits, bref, un bon burger. Avec des frites. Mais je mange beaucoup beaucoup moins qu’avant. J’ai donné la moitié de mon burger à Chéri, et n’ai pas fini mes frites. Nous avons ensuite bu un café, et sommes allés au cinéma.

Après le cinéma, Chéri est rentré directement pour cuisiner le plat que je vais emporter demain à ma mère, et moi je suis allée à la boutique de lingerie où je vais depuis au moins dix ans. J’aime cette boutique, d’abord parce qu’elle est multi-marques, et ensuite, parce que les deux dames qui la tiennent connaissent parfaitement la lingerie, et savent déterminer la taille et la forme de soutien-gorge qui va juste en nous regardant en sous-vêtements. Je lui ai dit que j’ai besoin de soutiens-gorge, les miens sont devenus bien trop grands. Quand je me suis déshabillée elle m’a dit « mais votre poitrine a beaucoup diminué, et elle est plus dense, vous faites de la muscu ? ». Je lui ai répondu que oui, et qu’en effet deux fois par semaine mes séances ciblent les pectoraux.

Au plus fort de mon poids, j’ai fait du 110E. Ayant maigri, je faisais du 100D ou 95D selon les modèles, j’ai toujours été large de dos et avec une poitrine importante. Alors que j’ai toujours rêvé d’avoir une petite poitrine. Et voilà qu’aujourd’hui, les soutiens-gorge que j’ai essayés en 95B m’allaient tous. Je n’en reviens pas. La dame de la lingerie m’a dit « mais oui vous avez aujourd’hui une petite poitrine bien ferme ». Waouh !!!!!!!!!!! Merci la perte de gras et la muscu. Bien sûr il n’y a pas de muscles dans les seins, juste du gras. Mais justement j’ai perdu beaucoup de masse grasse, partout donc, et musclé les pectoraux, les muscles juste sous la poitrine.

Faire de la musculation, ce n’est pas devenir hypertrophiée, c’est au contraire s’affiner en mettant harmonieusement les muscles en valeur. Bien sûr on peut hypertrophier les muscles comme certains body builders, mais ce n’est pas comme ça que me fait travailler Paul, mon objectif est de m’affiner en étant tonique et explosive. Je suis donc rentrée à la maison toute fofolle, super contente de mes nouveaux soutiens-gorge. J’ai envoyé un message à Paul pour lui raconter, il m’a répondu que c’est génial.

Et ajouté qu’il est fier de ce que je deviens, que c’est un plaisir de travailler avec moi. Et il l’est vraiment je crois, il a fait une story sur Instagram où il décrit ce que je fais avec lui depuis huit mois. Bon ben évidemment, j’ai versé ma larme d’émotion vous vous en doutez bien. Le fait est que depuis huit mois, nous travaillons comme des acharnés, Paul est tellement exigeant. Quand je me suis inscrite à la salle, j’ai demandé le coach le plus exigeant, ils ont souri en désignant Paul… Je comprends maintenant.

Les premiers mois ont été si difficiles, le plaisir n’est venu qu’au bout de plusieurs mois, au début il a fallu que je réhabitue mon corps à l’arrêt depuis un bon moment. Et Paul ne m’a pas laissée souffler une seconde. Et je me suis accrochée, je n’ai loupé aucune séance, même étant fatiguée, même ayant du travail. Je suis allée au bureau plus tôt le matin pour pouvoir partir à 18 heures et ne pas être en retard aux séances, je suis rentrée à 20h30, j’y suis allée le samedi, décalant Reims du samedi au dimanche pour pouvoir faire cette séance du samedi. Pendant ses vacances je suis allée seule faire mes séances chaque jour. Quand nous partons en week-end, j’emporte ma tenue et mes chaussures de sport et je fais des séances.

Bref, j’ai des objectifs, je mets tout en oeuvre pour les atteindre. Et aujourd’hui, j’en suis tellement heureuse. Oui maintenant chaque séance est un réel plaisir. Et surtout, j’ai une énergie que je n’ai jamais eue. J’y trouve un équilibre qui me permet d’affronter la situation de mes parents avec force et sourire, je deviens petit à petit confiante en moi, j’ai un début d’estime de moi. J’ai remis beaucoup de choses en perspective, pris beaucoup de recul… Les personnes méchantes, aigries, ne renvoyant jamais l’ascenseur ne font plus partie de ma vie… Je ne perds plus de temps à ressasser le passé, juste je profite du présent…

Je parle beaucoup avec Paul, qui est pompier, hockeyeur, coach sportif diplômé, et a une intelligence aigüe de la vie. Je suis aussi devenue très proche du directeur de la salle, qui a un parcours de vie et une résilience impressionnants ! Enfin bref, ce samedi a été empli de bonheurs et d’émotions. Le vôtre aussi je le souhaite ! Je reviens dans un autre article pour les repas de ces derniers jours. Prenez soin de vous.

J’ai vu le gastro

Bon j’avais donc rendez-vous avec le gastro hier soir. Il a analysé les résultats des différents examens, consulté plusieurs confrères.

Conclusion, pas d’autre choix que l’opération. C’est de la mécanique, il faut replacer l’estomac à sa place et réparer le diaphragme, ce ne sont pas des médicaments qui peuvent faire ça. Un chirurgien à Paris sait faire cette opération. Très spécialisé dans l’appareil digestif… Mon gastro l’a prévenu. Je dois l’appeler lundi pour prendre rendez-vous pour une première visite.

Car il reste un élément qui peut faire que l’opération ne sera pas possible. A la manométrie, il est apparu que mon oesophage se contracte trop faiblement au passage des aliments, ce qui, une fois l’estomac remis en place et le diaphragme recousu, peut provoquer un goulot trop étroit où la nourriture bloquera, et je ne pourrai plus du tout m’alimenter. Et ça, le chirurgien décidera s’il tente ou pas seulement après m’avoir examinée.

Il n’y a pas de caractère d’urgence, je peux encore tenir quelques mois m’a dit le gastro. Je souffre, mais la souffrance n’est pas un danger vital. Sa crainte, il me l’a dit deux fois hier pendant l’heure qu’a durée le rendez-vous, c’est que lors d’une crise, quand je régurgite, le vomi aille dans les poumons, et ça, c’est fatal.

Il a pris le temps de tout m’expliquer, tout me montrer… Je lui ai demandé si c’est génétique, ou juste « pas de chance ». Pas de chance m’a-t-il répondu. Et double pas de chance puisque ça s’est ajouté à l’EBO, lui dû à un défaut de fabrication. L’un n’a rien à voir avec l’autre.

Une fois l’estomac remis en place et le diaphragme recousu, se sera de l’histoire ancienne, avec seulement 15% de (mal)chance que ça revienne. L’EBO lui, restera. C’est une maladie évolutive que l’on essaie de stabiliser et d’empêcher de progresser trop vite, mais deux pathologies bien différentes. Enfin, voilà les nouvelles.

Je ne suis ni affolée ni contente… Je prends les nouvelles comme elles arrivent… J’essaie de relativiser. Je serai soulagée si l’opération permet que je n’ai plus ces douleurs apparues il y a huit mois, qui me paralysent, me mettent par terre de mal, et m’épuisent. Je poserai toutes les questions au chirurgien, le temps d’immobilisation, le déroulement exact de l’opération etc… Ce sera dans le même hôpital que celui où on m’a enlevé la vésicule il y a 12 ans.

En attendant de voir le chirurgien et d’en savoir plus, j’ai demandé au gastro s’il y a des contre-indications alimentaires ou sportives. Aucune… Logique puisque les crises sont déclenchées de façon tout à fait aléatoires, quel que soit l’aliment que je suis en train de manger.

Sur ce, je vous souhaite un bon samedi, je vais rejoindre Paul pour notre séance du samedi. Aujourd’hui nous allons à la salle d’Opéra et non à Saint-Lazare. A Opéra il y a une balance plus perfectionnée que celle de Saint-Lazare. Et nous allons faire un bilan complet. Electrodes du cou aux chevilles, et mesures très précises. Je vous dirai. Après la séance, resto et ciné avec Chéri. Demain, journée à Reims.

Passez un bon samedi 🙂

Bonheur partagé

Quel beau samedi. D’abord je me suis réveillée à 8h passées, c’est rarissime.

J’ai pris ma douche, me suis mise directement en tenue de sport, et ai bu un premier café. J’ai pris un petit déjeuner copieux à 10h30, trois heures avant ma séance de sport.

A 11h30 je suis allée faire un test antigénique. Pour la fibroscopie de lundi, la clinique veut un test. Normalement de moins de 24 heures, mais demain c’est dimanche, et je vais à Reims. Départ à 7 heures, retour à 19 heures. Alors non, je ne pourrai pas faire de test demain. Je l’ai dit à l’anesthésiste que j’ai vu jeudi, il n’était pas très content… mais moi non plus. Donc je me présenterai avec mon test (qui est négatif) daté d’aujourd’hui. S’ils ne me laissent pas entrer dans la clinique, tant pis, là j’en ai marre réellement.

Je suis ensuite allée rejoindre ma nièce à Saint-Lazare. J’étais un peu en avance, je me suis assise au soleil et ai mangé une banane, c’était une heure avant la séance.

Lou est arrivée comme convenu à 12h45, et nous sommes entrées à l’Usine. Nous étions en avance de plus d’une demi-heure, je voulais avoir le temps de faire visiter à ma nièce, qu’elle se change tranquillement, et que nous nous échauffions. Elle a tout de suite aimé l’endroit, me disant qu’elle s’y sentait très bien. Elle a mitraillé de photos. Je lui ai fait visiter tous les espaces, elle s’est changée et nous nous sommes échauffées. Commençant par cinq minutes de tapis de course. Elle qui aime tant courir en extérieur et déteste courir sur tapis, elle a été séduite par ceux de l’Usine. Ce sont des tapis exceptionnels il faut le dire, réputés comme les meilleurs du monde. Je ne sais pas si c’est le cas, mais il est vrai que ces tapis sont tops.

Après ces cinq minutes à courir, nous avons fait les exercices de mobilité que je fais à chaque début de séance. Paul est arrivé à ce moment-là. J’ai fait les présentations, il a de suite mis Lou à l’aise. Il nous a expliqué le circuit cardio que nous allions faire trois fois. Composé de huit exercices à faire chacun durant 40 secondes. 10 secondes entre chaque exercice, le temps de nous mettre en place pour le suivant. Deux minutes de récupération entre chaque tour. Lou se décomposait au fur et à mesure de ses explications:-) Le premier exercice c’était 40′ de pompes, la bête noire de Lou. Comme je vous le disais hier, elle adore courir, et court vite et bien, mais ne fait jamais de PPG ni de muscu…

Après le premier tour, pendant les deux minutes de récup’ elle m’a dit « je suis finie »… Nous avons entamé le deuxième tour, Paul corrigeait ses positions sans relâche. Puis le troisième tour… Ma Lou était soulagée et a retrouvé le sourire, pensant que la séance était terminée… quelques secondes… jusqu’à ce que Paul nous lance un finisher. J’adore les finisher. C’est un exercice de quelques minutes, particulièrement intense, comme par exemple la pyramide de burpees dont je vous ai déjà parlé.

Et là le challenge consistait en une pyramide de burpees. 5 puis 10 puis 15 puis 15 puis 10 puis 5. Pendant que l’une faisait sa pyramide de burpees, la seconde faisait du gainage et devait tenir tout du long. J’ai adoré le principe, l’une devant aller le plus vite possible pour épargner à l’autre de faire trop longtemps du gainage. Lou déteste le gainage, au moins autant que les pompes. C’est moi qui ai commencé les burpees, que j’ai faits le plus vite possible, pour qu’elle ne fasse pas trop de gainage. Il m’a quand même fallu près de cinq minutes pour faire mes 60 burpees. Lou a tenu 50 secondes de gainage…

Elle a fait sa pyramide plus vite que moi, en quatre minutes. J’ai tenu le gainage, je tiens jusqu’à 6 minutes 30 en séance, avec objectif de tenir un jour dix minutes. Paul, avec son air que je connais maintenant si bien, a dit « si vous voulez, vous pouvez faire la deuxième manche… mais vous avez l’air trop fatiguées ». Il me connaît bien. Direct j’ai regardé Lou et dit « On y va ! ». Lou m’ dit « euh mais non… enfin si tu veux ». Paul mort de rire, j’ai dit « Oh que oui on va le faire ». Et on l’a fait !!!!!!!!!! Non mais !!!!!!! La séance a duré deux heures, nous étions KO mais quel plaisir !!!!!!!! Lou a remercié Paul encore et encore. Je crois qu’il a une fan supplémentaire:-) Lou tenait à peine debout, nous sommes allées à l’accueil, ils lui ont préparé un shaker, revigorant:-) Elle a choisi entre quatre parfums de protéines, quatre lait végétaux et quatre sortes de fruits. Elle a savouré.

Je parais si petite près de Lou. Je fais pourtant 1m70, mais elle en fait 1m76.

Nous sommes rentrées, elle préférait prendre sa douche chez nous plutôt qu’à la salle. A la maison nous avons retrouvé Chéri. Ma nièce a pris sa douche, est restée le temps de prendre un café puis est partie à 17 heures rejoindre ses amis.

Entre temps Paul m’a envoyé un message disant que ce fut un plaisir cette séance à deux. Que Lou a un réel potentiel, cardio comme musculaire. Il l’a testée sur tapis de course, elle court à 16km/h comme je cours à 13. Pfooouuuu c’est beau de la regarder courir !!

Ca va être chouette la semaine prochaine à Lyon, elle m’a dit avoir déjà repéré nos parcours. Nous irons courir samedi matin et dimanche matin:-) La semaine prochaine je ne verrai Paul que mardi, mercredi et jeudi, donc oui, courir samedi et dimanche c’est le minimum. Je n’aurai que cinq jours contre six habituellement. Car lundi, Paul ne veut pas que j’aille courir, puisque j’aurai la fibroscopie le matin, avec anesthésie générale. Je voulais courir en soirée, l’anesthésie sera à huit heures, mais il me l’a formellement interdit

Enfin voilà les z’amis, un super moment. Plus les années passent, plus nous sommes proches ma nièce et moi, inutile de vous dire à quel point j’en suis heureuse. Elle m’a tout à l’heure envoyé un message plein d’amour. A la fin de l’après-midi Chéri et moi avons réservé hôtel et train pour notre week-end à Bruxelles début avril. J’avais faim très tôt, dès 19 heures, il faut dire que je n’avais pas beaucoup mangé dans la journée. En rentrant de la séance de sport, j’ai pris un shaker, puis une pomme mais à part le petit déjeuner, je n’avais pas de repas dans le ventre.

Je me suis fait une salade verte avec tomates cerises, du saumon fumé et un morceau de baguette aux céréales.

Il est maintenant 23 heures, je vais aller me coucher, car demain levée tôt pour aller prendre le train. Bonne fin de soirée vous tous.

Aligner le corps et l’esprit

Les semaines se ressemblent. Le mardi je retrouve Paul, que je ne vois ni le dimanche ni le lundi (ses jours de repos). Le mardi je retrouve le bureau pour du présentiel mardi-mercredi. Si tout va bien, à partir de lundi 14, les RH nous autoriseront à ne plus faire trois jours de télétravail par semaine. Allez, encore un peu de patience.

Mardi soir au sport, séance muscu bras-pec-dos. Paul a augmenté les charges de 5 kilos, sur chacun des quatre exercices faits ce mardi. Ce matin j’ai les bras et les « pec » bien courbaturés:-) Hier soir, fractionnés sur tapis de course, à 13km/h. On n’augmente pas la vitesse pour l’instant, en revanche je fais plus de « blocs ». Là-dessus, je fais confiance à Paul et sa façon de travailler pour me faire progresser. Ce soir, muscu jambes.

Mardi soir, j’ai eu un gros méchant moment de doute. Ce qui se passe, c’est qu’à 54 ans, me voilà (seulement maintenant) en pré-ménopause. Et tout à coup, je me suis mis en tête que je n’avais plus le temps. Plus le temps d’éliminer la masse grasse, plus le temps de travailler la muscu pour affiner et tonifier ma silhouette, plus le temps de gagner en masse maigre, plus le temps de rien… Ca m’est apparu comme une évidence.

Du coup mes idées sont parties dans tous les sens, je me suis vue dans les miroirs de la salle de sport, vieille, grosse, moche, terriblement affreuse. Paul a vu ma tête changer, m’a demandé ce qui se passait, je le lui ai dit et mes émotions ont pris le dessus, je me suis mise à pleurer. Tout a débordé. L’épuisement qui devient chronique, le trop plein de travail avec ma DG positive et absente, la douleur de l’oesophage qui me terrasse, la sensation d’urgence. Urgence à profiter encore de la présence de mes parents, urgence à travailler ma silhouette avant la (peut-être) opération qui va m’immobiliser… Paul a pris le temps de me rassurer, de m’expliquer, de me démontrer… Il m’a expliqué des choses que je ne savais pas au sujet de la ménopause notamment… D’ailleurs j’en suis loin de la ménopause, j’entre à peine dans la pré-ménopause. Nous avons repris la séance. Qui du coup a duré bien plus qu’elle ne devait. A la fin, Paul a filé vite, il donne des cours en début de soirée dans un cabinet d’avocats le mardi. Je m’apprêtais à sortir, quelques minutes plus tard, le temps de mettre mon manteau.

Quand je suis passée au niveau de l’accueil, le directeur de la salle, avec lequel je plaisante beaucoup, m’a arrêtée, en me demandant si j’allais bien, que je n’avais pas le même sourire que d’habitude. Je lui ai dit que oui tout allait bien, mais il a insisté, et là de nouveau j’ai craqué. Il m’a emmenée à l’écart et nous avons parlé une demi-heure. Il m’a dit des choses qui m’ont fait réfléchir, sur son parcours, sur le mien depuis qu’il me voit évoluer à la salle. Je suis partie un peu rassérénée.

Quand je suis arrivée hier soir, le directeur m’a prise dans ses bras, m’a dit que Paul et lui ont parlé de moi, de ce que je fais depuis que je suis avec eux, qu’ils trouvent cela impressionnant ma transformation, le sourire que j’apporte quand j’arrive, la discipline dont je fais preuve, l’écoute, ma progression… Je l’ai prié de m’excuser, je déteste causer du souci, me faire remarquer… alors il m’a reprise dans ses bras. Je suis allée poser mes affaires et ai rejoint Paul, qui m’avait envoyé plusieurs messages dans la journée, et me savais prête, plus que prête à tout donner.

Il m’a redit qu’il est fier de moi, et que je dois l’être aussi. Il est bien là mon problème. Jamais, en aucune circonstance je ne suis fière de moi. Il ne me semble pas faire des choses méritant d’être fière. A la fin de la séance il m’a dit, Très bonne séance, bravo. Et m’a demandé de me dire bravo, de moi à moi… Ca m’a coûté… Un jour, j’espère, mon cerveau assimilera ce que fait mon corps, et je me verrai telle que les autres me voient… Ca me reposerait…

Ce soir quand je suis arrivée, le directeur m’attendait, pour m’offrir… une bouteille de Coca zéro:-)))) Il en boit des litres par jour, et Paul le charrie beaucoup avec ça. Moi je suis entre les deux. J’aime le Coca zéro mais je n’en bois pratiquement plus, je me suis « désintoxiquée ». J’ai pris la bouteille, que Paul a interceptée au vol. J’ai cru qu’il voulait me la confisquer, mais au contraire, il l’a ouverte pour moi et me l’a tendue. J’en ai bu une gorgée sous les yeux réjouis de William et de Paul, et nous nous sommes mis au boulot, muscu jambes…

Ceci dit, je suis rentrée ce soir avec ma bouteille, et je l’ai bue (50 cl) avec plaisir après avoir pris ma douche, avant le dîner. Ce matin je suis allée à la consultation d’anesthésie pour la fibroscopie de lundi prochain. J’ai une tension de 12-7, un cardio de 51 pulsations/minutes, bref je suis en forme. Dommage cet EBO qui m’enquiquine car pour le reste, je suis en parfaite santé. Enfin, nous verrons la suite. D’ici un mois le gastro prendra sa décision.

J’avais rendez-vous à 8h30, je suis arrivée en avance d’une demi-heure. Je suis allée boire un café juste à côté de la clinique du Louvre. Un très joli café, avec une vue sur les arcades de la rue de Rivoli, et le Louvre. Quels doux moments que ces instants passés dans les cafés.

En rentrant, à 10 heures, j’ai télétravaillé. Et juste avant de me mettre au travail, je me suis prise en photo. Paraît que ça aide à se voir vraiment les photos. Je vous montre ?

Sinon, qu’est-ce que j’ai mangé ces trois derniers jours ? Mardi. Le matin, deux oeufs au plat, une orange, mélange de noix variées-noisettes-amandes. Déjeuner au bureau, viande de boeuf séchée (ça ressemble à la viande des grisons) et une pomme. Un seul shaker, dans l’après-midi. Et mardi soir, un pavé de saumon, du riz basmati, et la suite des légumes de la veille, germes de soja, champignons, poivrons, pois gourmands, oignons, ail.

Mercredi. Au petit déjeuner, un oeuf sur le plat, une wasa beurrée et un kiwi. Le midi au bureau, jambon blanc, carottes râpées et une pomme. Un shaker le matin, un l’après-midi. Au dîner, une cuisse de poulet rôtie au four avec de l’ail, des pâtes et la fin des légumes de lundi soir.

Et aujourd’hui. Ce matin avant d’aller à la consultation d’anesthésie, un oeuf dur, mélange d’oléagineux et une orange. Ce midi, soupe avec deux oeufs sur le plat, deux wasas beurrées et une pomme. Un shaker cet après-midi. Et au dîner ce soir, une salade avec le reste de riz basmati de mardi soir, une cuisse de poulet (reste d’hier soir), tomates cerises, mini concombres, pousse de ciboule.

Voilà… Demain déjà la fin de la semaine. J’ai appris l’arrivée d’une belle surprise samedi, je vous raconte ça demain:-) Bonne fin de soirée vous tous.

Calme absolu

Décidément ce week-end n’est pas ce qu’il aurait dû être. Nous devions aller à Lyon, nous restons à Paris. De ce fait, je devais finalement voir Paul vendredi et samedi. Mais vendredi, deux heures avant l’heure prévue de notre séance Paul me dit qu’il a un imprévu nous empêchant de nous voir. Et qu’au lieu de faire notre séance ce samedi comme d’habitude à 13h30 à l’Usine, il me proposait de nous rejoindre au stade à 10 heures. Première fois que nous allions nous voir en extérieur.

J’étais réveillée tôt samedi matin et ai pris un copieux petit déjeuner.

A 9 heures Paul m’envoie un message me disant d’aller au stade 15 minutes avant l’heure. Et de m’échauffer en faisant 30 squats, 30 fentes, les exercices de mobilité habituels et dix minutes de jogging tranquille. Ce que j’ai fait. Paul est arrivé à 10 heures, et pendant une heure et demi non stop il m’a fait faire des sprints très courts (50 mètres), et travailler les appuis, autant sur pied gauche que pied droit. Je n’en pouvais plus, mes jambes me brûlaient, pas facile de faire de beaux appuis. Je suis rentrée à près de midi.

Nous avions prévu de déjeuner d’un ramen japonais puis d’aller au cinéma. Mais comme rien n’a été fait comme ça aurait dû être fait ce week-end, nous nous sommes retrouvés dans une brasserie de la place de Clichy. Et je me suis régalée d’un burger et de frites. Chéri d’un tartare.

Puis voyant ma tête fatiguée, Chéri m’a proposé de rentrer faire la sieste plutôt que d’aller au cinéma. Nous sommes rentrés à 15 heures, et j’ai dormi jusqu’à 17h30. Chéri a préparé au dîner un plat que j’aime tout particulièrement. Du boudin blanc, du vrai, en provenance directe de Rethel. Et de la purée. Il a mis plein de noix de muscade il sait que je suis dingue de la noix de muscade. Des échalotes confites et voilà, un plat de rêve (pour moi le rêve pas forcément pour tout le monde).

Et un morceau d’une galette des rois délicieuse, d’une superbe pâtisserie.

Malgré les deux heures de sommeil profond de la sieste, j’ai enchaîné sur une longue nuit de huit heures de sommeil, de l’exceptionnel pour moi. Comme quoi j’ai un sacré déficit de sommeil. Je devais aller courir ce matin, donc je n’y suis pas allée à jeun cette fois, mais ne voulais pas trop manger non plus, je n’aime vraiment pas faire du sport le ventre plein. J’ai juste pris un shaker protéines-glucides et pour avoir des lipides, j’ai aussi mangé des noix-noisettes-amandes.

Et suis allée courir 45 minutes. Un temps idéal, ciel bleu, soleil, douceur. J’ai senti les séances des jours précédents peser sur mes jambes, et impossible de courir vite, j’ai stagné à 8km/h. Pas grave, ce fut une sortie agréable. Et ce n’était pas pour travailler la vitesse, c’est grâce aux fractionnés et intervalles qu’on gagne en vitesse. Je me suis douchée en rentrant, me suis fait un gommage corps, un masque visage. Et nous sommes allés, Chéri et moi, à la pizzéria au coin de notre rue, Chéri avait envie de lasagnes. Nous nous sommes donc régalés.

Puis, de nouveau, juste l’envie d’être tranquilles chez nous plutôt que d’aller au cinéma. Chéri a regardé des films une bonne partie de l’après-midi, j’ai lu, allongée dans notre chambre, en compagnie des chattes, profondément endormies sur notre lit, tout contre moi. Enfin voilà, un week-end comme nous n’en avons pas eu depuis longtemps, et c’est bien agréable. J’espère que votre fin de semaine a été belle.

Un samedi qui fait du bien

Oh que oui ça fait du bien. Un samedi avec Chéri, à ne rien faire que savourer le bonheur d’être mariée à cet homme incroyable qu’est Chéri. Ca va faire 19 ans que ma vie s’est embellie, 19 ans qu’il me fait rire, qu’il m’époustoufle avec sa culture, qu’il m’aime sans conditions, grosse ou mince, dynamique ou en burn out, 19 ans qu’il me répète comme il est fier de moi, 19 ans qu’il prend soin de moi, 19 ans qu’il me montre son amour en cuisinant, 19 ans qu’il me surprend avec des surprises quotidiennes, 19 qu’il m’appelle chaque jour au bureau, 19 ans que nous partageons tout, des rires aux larmes, des peurs aux solutions. Quand je suis avec Chéri, je sais qu’il ne peut rien arriver de mal, à deux nous avons déjà tant surmonté…

Je ne sais pas pourquoi je viens d’écrire tout ça, c’est sorti tout seul, je voulais juste dire que j’ai passé un samedi avec Chéri. Ce n’est pas si souvent des samedis au calme tous les deux.

J’ai peu et mal dormi, de minuit à six heures ce matin. Je suis allée marcher 45 minutes. Après ma douche, j’ai mis de l’huile florale Nuxe, que ma nièce m’a offerte à Noël. je ne l’ai commencée que ce matin. Une merveille. Quand je mets de l’huile prodigieuse Nuxe, c’est la classique, celle qui sent la fleur d’oranger. Je ne connaissais pas celle-ci, la florale. Une merveille de douceur. Toute la journée j’ai flotté dans une délicate odeur de fleurs.

Puis j’ai pris un premier café. Et appelé ma nièce pour parler du week-end prochain. Chéri a trouvé un très bel hôtel au coeur du vieux Lyon. Ma nièce viendra nous y rejoindre vendredi après ses cours, et nous irons dans un restaurant déjà réservé depuis un moment, car pris d’assaut à Lyon. Samedi matin, nous irons courir elle et moi, elle a très envie de me faire découvrir les endroits où elle court plusieurs fois par semaine. Puis elle nous fera visiter « son » Lyon, les endroits qu’elle aime. Samedi soir nous irons dans un bouchon lyonnais que Chéri fréquentait dans sa jeunesse, quand il allait régulièrement à Lyon où il avait une bande d’amis. Dimanche matin, nous irons à nouveau courir, avant de petit déjeuner tous les trois. Et naturellement je veux voir son petit studio d’étudiante, sa fac…

A 10h30, je me suis fait un petit déjeuner copieux, de quoi tenir pour la séance de sport à 13h30. Deux oeufs, jambon, mélange de noix amandes noisettes, deux wasas, une clémentine.

J’ai pris un troisième café avec Chéri à 12h30, avec une datte medjhoul. Incroyable comme ces dattes sont bonnes. Je n’ai que rarement l’occasion d’en manger, je me suis régalée.

A 13h30, cinquième séance de la semaine avec Paul, et troisième de muscu. Après la muscu bras-épaules-dos, puis la muscu jambes, aujourd’hui à nouveau haut du corps, en insistant particulièrement sur le développé-couché. c’est duuuurrrrrrr… Paul augmente les charges et le nombre de répétitions par série pratiquement à chaque séance. J’ai ensuite rejoint Chéri place de Clichy où nous avons bu un café en attendant l’heure de notre séance de ciné. Enfin, j’ai bu un thé en fait. Et comme je n’avais pas déjeuné, et commençais à avoir faim, il était 15h30, j’ai mangé la banane et le shaker de protéines que j’avais emportés.

Puis nous avons vu Nightmare Alley. J’aime beaucoup les films de Guillermo del Toro, et celui-ci est à la hauteur des précédents, tels Le labyrinthe de Pan et La forme de l’eau. Deux heures et demi qui passent en un éclair.

Nous sommes ensuite rentrés et avons dîné du chili con carne cuisiné par Chéri pendant que j’étais au sport. Au dernier moment, il met une touche de crème fraîche, une pincée de comté râpé, du poivron cru, de la ciboulette. Son chili c’est une tuerie !

Malheureusement, j’ai eu une crise terrible, tout vomi et eu très très mal pendant deux heures. Les crises sont de plus en plus rapprochées, longues et intenses. Le problème, c’est que je vais finir par ne plus oser manger en dehors de chez nous, voire ne plus oser manger tout court. Hâte maintenant des derniers examens et surtout que le gastro tranche et décide de ce qu’il va (me) faire. Bon bref, faut supporter et puis c’est tout.

Il est 23 heures, Je vais aller me coucher, lever tôt demain matin pour prendre le train. Bonne fin de soirée vous tous:-)

Plus que jamais

Ces deux dernières années, ce qui est arrivé à mes parents, mes soucis de santé, la perspective de l’opération risquée, tout cela me fait apprécier chaque jour, plus que jamais. Comme une sensation d’urgence… Ne pas vivre dans le passé, ne surtout pas attendre telle ou telle échéance de l’avenir en me disant ce sera mieux après, ce sera mieux quand j’aurai fait ça ou ça… Non, juste apprécier le jour présent, et ne pas me faire d’angoisse au sujet des évènements sur lesquels je n’ai pas de prise. J’essaie en tout cas. Je n’y parviens pas tous les jours, mais de plus en plus…

Et je me rends compte que la vie est tellement plus simple et plus douce en ne retenant pas le passé, en n’extrapolant pas sur le futur… Alors oui, j’apprécie ce que la vie m’offre au jour le jour.

Hier matin, je me suis levée après une nuit de huit heures de sommeil. Douche, café. Juste un café. Va falloir que je refasse des repas plus copieux et réguliers dès lundi, je me suis un peu faite disputer par Paul… Mais hier matin, juste un café. Ensuite je suis allée chez la manucure. Après le violet de la dernière fois, j’ai cette fois choisi un brun.

De la manucure, je suis directement allée à l’Usine… sans manger. Oui, n’importe quoi !! Je suis arrivée un quart d’heure avant l’heure prévue de la séance, et Paul est arrivé en même temps. J’étais tellement heureuse de le retrouver, il est parti en Guadeloupe le 29 décembre, ça m’a paru long plus de deux semaines à faire des séances seules. Je crois qu’il était content lui aussi il m’a prise dans ses bras.

Je trépignais d’impatience qu’on commence la séance, mais d’abord, Paul voulait me peser. Il n’avait pas oublié ce qu’il avait dit avant de partir. Avant la pesée, je lui ai offert ses cadeaux. Je voulais marquer le coup de nos six premiers mois de travail ensemble. Et puis la nouvelle année. Et puis son anniversaire le 6 janvier. Il a été touché, et m’a reprise dans ses bras.

Puis j’ai enlevé mes baskets, mes chaussettes, suis montée sur la balance, ai pris les poignées, et nous avons attendu les quelques secondes nécessaires à la balance pour éditer le ticket avec toutes les données. La pesée précédente remontait au 9 décembre. Et depuis le 9 décembre, j’ai pris un kilo de muscle, mais pas perdu de masse grasse. Ma masse hydrique aussi a augmenté, ainsi que ma densité osseuse. Paul était satisfait, moi moins. Il l’a tout de suite perçu, il me connaît bien maintenant.

Il a compris que j’étais déçue que le taux de masse grasse n’ait pas baissé. Il m’a dit qu’un kilo de muscle en un mois c’est énorme, ENORME. Ma masse musculaire, la masse maigre donc, est maintenant vraiment élevée. La masse grasse encore un peu plus haute que la moyenne, mais va continuer à descendre doucement. Mais que pour cela il faut que je mange plus. Oui apparemment je ne mange pas assez.

Avec l’intensité de nos séances de sport et tout le NEAT que je fais au quotidien, mon métabolisme de base augmente de mois en mois, et moi j’ai tendance à manger moins je le reconnais. Il m’a demandé, comme il le fait régulièrement, de lui envoyer, à partir de ce matin, et jusqu’à dimanche prochain, les photos de mes repas, matin, midi et soir. Et les shakers de protéines. Chaque soir depuis qu’on a commencé à travailler ensemble, je lui envoie la capture d’écran de ma montre connectée, nombre de pas, de minutes actives, étages montés, calories brûlées. Je sais que ça n’a qu’une précision relative, mais ça sert de référence, et on voit l’évolution.

Sans compter la balance, elle, précise grâce aux électrodes… Il m’a parlé pendant plus d’un quart d’heure, pour m’apaiser. Car depuis le rendez-vous chez le gastro je me mets une pression inconcevable. La perspective de l’opération ne me fait pas peur, ce n’est pas ça, mais ça m’a mise dans une espèce de tension. Je me suis sentie sous pression, en me disant que mes objectifs doivent absolument être réalisés avant l’opération, qui peut-être va m’immobiliser longtemps et me stopper net. Or, Paul m’a dit que ce ne seront que quelques semaines, qu’il sera là tout du long, qu’on peut toujours adapter le sport à toute pathologie, que je ne reprendrai pas de poids pour autant, et ne perdrai pas (trop) de masse musculaire.

Je suis de suite redescendue en pression, il est vrai que seule dans mon coin, je me suis fait de mauvais films, et que là, Paul m’a dit qu’il prend la charge mentale, que je dois décompresser, et surtout, me reposer. J’ai pleurniché un bon coup, il m’a recadrée, et nous nous sommes mis dans la séance. Pendant son absence, il m’avait laissé un programme très précis de chaque séance que j’allais faire seule, et m’avait notamment demandé de travailler la technique du burpee, un des exercices le plus complet, efficace pour l’ensemble du corps et surtout, si difficile à exécuter.

J’avais déjà fait des burpees, mais à ma sauce, pas très académiques. Là, Paul m’apprend le bon burpee, très technique. On a commencé par travailler chaque mouvement de façon isolée, avant de les regrouper. Pendant son absence j’avais donc pour consigne de travailler la technique cinq minutes à chaque début de séance. Ce que j’ai fait.

Et hier, Paul a décidé de faire une séance très cardio, avec notamment de nombreux, nombreux, nombreux burpees. Il voulait voir si je les avais travaillés. Et il a été agréablement surpris. Qu’il m’a dit:-) Pour fêter ça, à sa façon bien sûr, à la fin de la séance il m’a fait faire une pyramide. 3 burpees, 15 secondes de pause, 6 burpees, 15 secondes de pause, 9 burpees, 15 secondes de pause, 12 burpees, 15 secondes de pause, 9 burpees, 15 secondes de pause, 6 burpees, 15 secondes de pause, 3 burpees, FIN. Ca vous a paru pénible à lire cette pyramide ? Alors imaginez la réaliser:-)))))))) Paul adore me lancer des défis pyramidaux en fin de séance.

Après tout ça, il m’a pesée de nouveau. Il fait ça de temps en temps, pour vérifier les constantes. Ensuite, encore dans la joie de nous retrouver, nous avons discuté une demi heure. Finalement, la séance a duré plus de deux heures au lieu d’une heure. J’étais sa seule élève il a donc pris son temps. Habituellement le samedi il enchaîne pas mal de séances mais là, normalement il était en vacances jusqu’à lundi. Mais comme il a atterri vendredi, il m’a proposé qu’on se voit:-) Je suis rentrée toute joyeuse.

Et une heure après, Paul m’a envoyé un message pour me remercier encore des cadeaux que je lui ai offerts. Me dire que c’était une très bonne séance, bon travail. Et me dire que la prise de muscle significative lors du dernier mois est très satisfaisante, que la masse grasse partira grâce à l’alimentation, que je dois me tranquilliser et accepter de manger sans crainte. J’étais encore plus euphorique.

J’ai dîné d’un bol de soupe avec deux oeufs, oui encore:-), deux clémentines, et couchée 23 heures. Ce matin je me suis levée avant sept heures, ai pris mon café et me suis préparée pour aller courir. Pensant prendre mon petit déjeuner en rentrant. Je fais toujours ça, courir à jeun, et manger après. J’ai commencé à courir, j’avais la tête qui tournait et je voyais flou. J’ai fait un kilomètre, bien moins vite que la semaine dernière, je n’avais rien dans les jambes. Je me suis arrêtée quelques minutes, puis je suis repartie. J’ai à nouveau fait un kilomètre, me suis arrêtée à nouveau, ma tête tournait vraiment trop. Puis je me suis réveillée par terre. Apparemment j’ai perdu connaissance quelques instants. Je me suis relevée, et suis rentrée à la maison, au ralenti. J’ai pris une douche chaude, me suis refait un café et ai appelé Paul. Habituellement je lui envoie juste mon rapport de course, mais là je l’ai appelé.

Il partait pour son entraînement de hockey. Paul est pompier aussi. Il m’a dit que c’est sans doute une petite hypoglycémie. Habituellement courir à jeun me réussit, mais pas aujourd’hui. Trop fatiguée selon lui, et pas assez de glucose, glucides, dans mes derniers repas. Bref, rien de grave, d’ailleurs je me sentais tout à fait bien. J’ai mangé une tranche de brioche. Chéri est rentré du marché. A 13 heures, nous sommes sortis déjeuner dans une brasserie. J’ai pris un assortiment de saucisses avec frites, Chéri une choucroute. Puis nous nous sommes partagés un café gourmand.

Et sommes allés au cinéma. Voir Adieu Monsieur Haffmann. Une réussite. Un film fort, un beau et bon film.

Nous sommes rentrés vers 17h30, et ne voulant pas rester sur ma mauvaise expérience de ce matin, je me suis changée, et remise en tenue de sport. Un tee-shirt, un sweat-shirt technique, une veste de course, et un coup-vent. Un bonnet. Un rien ridicule, mais au moins j’étais bien protégée du froid de ce soir.

Je suis donc allée courir, mais j’ai dû arrêter après 25 minutes seulement. Pas de jus, pas d’énergie, rien. Mais au moins j’ai fait le max, je suis retournée courir cet après-midi, je suis plus déterminée que jamais, mon mental est de plus en plus fort. Je ne lâcherai rien. Rien de rien. J’ai envoyé mon rapport à Paul qui a approuvé que je sois allée courir à nouveau. Et m’a dit de maintenant me reposer, de dormir, de manger surtout. J’ai bien mangé, blanc de poulet, champignons, et une part de galette des rois chocolat.

Et maintenant il est 22h45 et je vais aller me coucher, lire un peu et essayer de dormir. J’espère que vous avez passé un bon week-end ?

Un délicieux dimanche

Ce titre en référence au film que nous avons vu cet après-midi. Délicieux, avec Isabelle Carré et Grégory Gadebois. Un très très joli film. Si vous avez l’occasion de le voir, n’hésitez pas.

Ce matin, quand je me suis levée à sept heures, le temps était celui de la photo (prise à mon retour de jogging). J’ai bu deux cafés tranquillement, en me disant que je pouvais aller courir en extérieur puisqu’il faisait très gris, mais sans pluie. Puis il s’est mis à pleuvoir à verse, et je me suis dit que j’allais aller courir sur un tapis à la salle. Le temps que je tergiverse, il était dix heures, et un timide rayon de soleil est apparu. Je me suis donc dépêchée de sortir.

A peine avais-je couru cinq minutes qu’il s’est mis à pleuvoir de nouveau, très fort. De la pluie glacée. Forcément, puisque la température ambiante était de cinq degrés. J’ai hésité, puis je me suis dit que je ne suis pas en sucre, que je n’allais pas fondre, et j’ai continué. Et une fois dépassée la peur de glisser, en fait, j’ai pris un réel plaisir à courir ainsi. Il n’y avait pas un chat dans les rues. Au bout des 45 minutes, j’étais complètement trempée, mes cheveux dégoulinaient, mes chaussettes à tordre, mes trois épaisseurs de vêtements de course mouillées.

J’ai sauté l’étape des 15 minutes de récup’ à trottiner ou marcher, je suis rentrée. Car dès que j’ai arrêté de courir, j’ai senti la pluie et la morsure du froid. J’ai bien couru, mieux que la semaine dernière. Gagné 13 secondes au kilomètre par rapport à samedi premier. Je cours une fois par semaine, mais entre-temps, je fais de la musculation, des circuits cardio et des fractionnés sur tapis, avec Paul. Et tout cela contribue à améliorer la course. Vitesse, endurance, cardio, posture…

En un mois je suis passée de 7’17 au kilomètre (8,2 km/h) à 6’34 au kilomètre (9,1 km/h). Mon premier défi est de courir les 10 kilomètres chronométrés de la course du Grand Paris le 13 mars en une heure maximum. Il y a encore beaucoup de travail en deux mois. Sais pas s’il sera possible de retrouver la vitesse de 12 km/h à laquelle je courais il y a quelques années, avant l’opération du ménisque, et avant d’avoir passé la cinquantaine…

Je suis rentrée à 11 heures, Chéri était au marché. J’ai pris une douche bien chaude, me suis fait un masque visage, un gommage du corps, mis du lait pour le corps, allumé une bougie parfumée dans le salon, j’étais toute détendue. Chéri est rentré du marché, trempé lui aussi. Il était midi, je me suis rendue compte que j’avais très faim.

Nous avons pris un petit déjeuner/déjeuner. Un oeuf au plat (avec deux jaunes l’oeuf), du jambon au torchon, de la baguette aux céréales, et deux oranges pressées. Pas vraiment dans l’équilibre habituel, pas de légumes et un peu trop de glucides avec deux oranges plutôt qu’une, et du pain en plus. Mais en réalité, aucune importance…

Après ce déjeuner, nous étions au taquet de l’énergie Chéri et moi. Chéri est allé faire la sieste, et moi, affalée sur le canapé j’ai regardé une série à la télé. Chéri en se levant de sa sieste, m’a trouvée endormie sur le canapé:-))))) Nous avons ensuite regardé Délicieux. Puis dîné, toujours relativement déséquilibré;-) Des pâtes avec poivron rouge et jambon. En allant chez le boucher acheter la viande hachée hier, Chéri a pris un gros talon de jambon au torchon, voilà pourquoi nous en avons beaucoup mangé aujourd’hui.

Voilà, un dimanche ultra calme, mais tellement agréable. Un sas de douceur et de repos avant une nouvelle semaine emplie de travail et de sport. Le week-end prochain je ne vais pas à Reims. J’y suis allée quatre fois en trois semaines, profitant de mes vacances de Noël pour y aller beaucoup, alors le week-end prochain, je reste à Paris avec Chéri:-) Et samedi prochain, je retrouve Paul, qui rentre de Guadeloupe vendredi.

J’espère que vous avez passé un bon week-end !