Je voulais vous écrire…

Je voulais vous écrire la douceur de cette semaine. Beaucoup de travail, mais du beau temps, de la douceur ambiante. J’adore, quand je rentre du bureau à pieds vers 19 heures, voir les gens rire aux terrasses. Entendre le bruissement de la vie me fait me sentir bien.

Jeudi j’étais en présentiel au bureau, et pour une fois, je me suis pris une vraie heure de déjeuner. Je suis allée m’installer dans un café-brasserie à 10 minutes à pieds du bureau, et j’ai savouré ce moment. Etre seule, à l’intérieur, regarder les gens parler, rire, tout en me régalant d’un tartare de saumon accompagné d’une salade de tomates anciennes.

J’avais envie (besoin) de ce moment seule.

Le travail va reprendre de plus en plus en présentiel, et ça me rend très heureuse. Depuis des mois nous avons l’autorisation de venir sur site un ou deux jours par semaine. Mais non obligatoire, le distanciel à 100% était autorisé, comme le préconisait le gouvernement. Pas mal de mes collègues ont ainsi pris l’habitude de travailler de chez eux totalement. Je suis arrivée dans ce travail le 25 août 2020 et certains de mes collègues, je ne les connais que par visio. En plus comme nos bureaux sont en travaux, l’un de nos mécènes nous a prêté des bureaux, en proche banlieue (desservie par le métro). Je fais partie des cinq personnes qui peuvent continuer à venir dans nos bureaux habituels, mon Président aime me savoir là, et moi j’adore voir les travaux avancer, discuter avec l’architecte, ça va être magnifique. Nous nous y retrouverons tous fin août.

Je vais donc au bureau deux jours par semaine, le maximum autorisé. Je vois ainsi mon Président, ma DG, la DRH, le directeur des services généraux. La plupart de mes collègues n’ont pas envie d’aller dans les bureaux provisoires, et pratiquent le télétravail total. Mais depuis mercredi, les nouvelles consignes sanitaires sont de reprendre en présentiel deux, et même plutôt trois jours par semaine. Ce qui est assez brutal pour les salariés en télétravail depuis plus d’un an. Chez nous, pour une reprise plus douce, la DRH demande un jour au bureau par semaine jusque fin juin, deux jours du premier juillet au 31 août, puis quatre jours au premier septembre.

A compter du premier septembre, nous avons un accord de télétravail, autorisant un jour de télétravail par semaine. Chaque salarié a le choix de prendre ou non cet accord. Tout le monde chez nous l’a pris sauf moi. En effet, j’habite à 15 minutes à pieds du travail. Mais ce n’est pas la seule raison. J’en ai marre de trimballer ma sacoche avec l’ordi et mes dossier principaux. Et la raison principale est que si je prends un jour de télétravail, ce sera soit le lundi soit le vendredi et dans ce cas, mon ordi de boulot sera à la maison le week-end, et je me connais, chaque dimanche en fin d’après-midi j’irai voir mes mails pro, pour commencer à les trier, m’avancer pour le lundi. Je le sais c’est ce que je fais en ce moment. Et je ne veux plus le faire.

Je veux au contraire essayer de réduire mes heures. Donc ne pas avoir mon ordi pro à la maison. Déjà j’ai le téléphone pro en permanence sur moi, ça suffit. Et j’aime aller au bureau, pour bien différencier les choses. Quand je sors du bureau, c’est terminé, je n’y pense plus. Et puis le lundi et le vendredi au bureau ce sera d’autant plus agréable qu’il n’y aura pratiquement personne. La grande majorité de mes collègues a choisi le lundi ou le vendredi. D’autant que le vendredi nous ne travaillons que la matinée. Donc, en signant cet avenant à mon contrat concernant le télétravail, j’ai choisi télétravail occasionnel, jusqu’à dix jours par an. Ca peut malgré tout dépanner, une fois de temps en temps. Comme par exemple si nous partons en week-end, je télétravaille le vendredi, me déconnecte à midi et demi et hop on peut prendre un train très tôt dans l’après-midi. Oui, dix jours par an, dans mon cas c’est l’idéal.

En tout cas je trouve mon entreprise très à l’écoute et très réactive d’avoir mis cet accord en place avant même la fin du confinement et du télétravail obligatoire.

Je voulais aussi vous écrire ce chouette week-end. Vendredi je me suis déconnectée presque à l’heure, à 14 heures, et j’ai fait le grand rangement/désencombrement de l’entrée, le salon et la cuisine. J’avais prévu de me coucher tôt vendredi soir, car avec mes deux allers-retours à Reims le week-end dernier, j’ai enchaîné 12 jours à me lever avant six heures. D’ailleurs vendredi dès 20 heures je commençais à avoir les yeux qui se ferment.

Mais voilà que je me suis mise à regarder la demi finale de Roland Garros Rafael Nadal, Novak Djokovic. Et croyez-moi ça m’a bien réveillée. Un match d’une intensité invraisemblable, qui a duré plus de quatre heures, chaque point étant longuement disputé. Impossible de décrocher, quand le tennis atteint ce niveau de technique et de beauté, ça devient du grand art, et c’est magique de regarder un tel match. Je me suis couchée à minuit, très très réveillée et excitée, d’autant que c’est mon chouchou qu a gagné, détrônant ainsi Rafael Nadal. J’ai ensuite lu jusqu’à presque une heure du matin. Je n’ai pas vraiment fait la longue nuit récupératrice que j’espérais. Je me suis levée samedi à 9h30. J’ai pris mon café dans le calme, avec les chattes, j’aime ces moments où Chéri dort encore, avant que la journée ne démarre.

J’ai repris un café avec Chéri quand il s’est levé et nous sommes allés au cinéma très tôt, à la séance de 13h30. C’est tellement bien de reprendre nos habitudes, d’aller au cinéma notamment. Nous avons vu des bandes annonces de plein de films que j’ai envie de voir. Forcément, tous les films de 2020 et début 2021 vont sortir d’un coup, il y en a pour tous les goûts. Et pour une fois il y aura plein de films intéressants pendant l’été.

Nous avons vu Le discours.

Qu’en dire ? C’est la première fois je crois que je trouve un film chiant mais qu’en même temps je le trouve émouvant, parfois drôle. Certains passages m’ont mis la larme à l’oeil, me faisant penser à mon frère et moi, d’autres m’ont fait rire, mais dans l’ensemble j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs maladroites. Bref, très mitigée. En revanche, jeudi soir prochain nous allons à l’avant-première d’Eiffel, avec Romain Duris, sur les Champs Elysées. J’ai une telle passion pour Eiffel, j’attends ce film avec impatience. Il dure deux heures et demi, nous n’avons plus l’habitude de sortir en semaine:-) Et dimanche prochain, nous irons voir Cinquième set avec Alex Lutz. Un an que ce film aurait dû sortir, que je me languis de le découvrir, j’admire tellement Alex Lutz et sa sensibilité, son talent, ce film a l’air incroyable.

Nous avons fait des courses en rentrant du cinéma, et à 16h30, de retour à la maison, je me suis allongée au frais dans notre chambre pour lire. Au dîner, j’ai « cassé » mes six semaines sans sucres ni féculents:-) Chéri a fait des croque-monsieur. J’en ai mangé un avec pain aux céréales, jambon blanc, comté, rondelle de tomate et rondelles d’oignon. Inutile de vous dire que je me suis régalée !!

Et après ce croque-monsieur, j’ai savouré un cône caramel au beurre salé. Délicieux.

Nous avons regardé un épisode de la saison 4 de Handmaid’s Tale, et enchaîné avec Marie Octobre. J’adore ce film ! Avec un casting éblouissant, ce film a formidablement bien vieilli. A mon palmarès avec Le repas des fauves. Je me suis encore couchée à minuit passé.

Ce matin, réveillée à 8h30, j’ai bu mon café au calme et Chéri s’est levé à neuf heures. Nous avons passé la matinée à faire le ménage. Après le grand rangement que j’ai fait vendredi, faire le ménage fut un plaisir. Enfin non, je déteste faire le ménage, mais le plaisir, c’est que c’est plus simple à faire quand tout est bien rangé. Et autant je déteste faire le ménage, autant j’aime quand je l’ai fait, que l’appart sent le frais, le propre. Après ce ménage nous avons pris notre douche et sommes allés déjeuner au petit quartier chinois du 18e arrondissement. Pas le vrai grand du 13e, mais le petit que j’aime tant, tout proche de chez nous.

Nous avons retrouvé avec bonheur le restaurant où nous allions au moins deux fois par mois.

Ce restaurant n’a aucune possibilité de terrasse et n’a dont rouvert que mercredi. Quel plaisir de retrouver le couple thaï qui tient ce restaurant, et reconnaitre certains habitués comme nous. Nous avons pris plusieurs petits plats à nous partager.

Et un café glacé pour moi, du thé glacé pour Chéri.

Nous sommes ensuite rentrés tout tranquillement. Il a fait aujourd’hui un temps absolument parfait. Ni trop chaud ni trop frais, un vent léger, bref, parfait. Et nous sommes donc rentrés pile pour la finale de Roland Garros. Et quelle finale !!!!!! Vendredi on a assisté à un troisième set d’anthologie. Là ce fut le cinquième set qui nous a tenus en haleine ! Quel mental ont ces sportifs ! Djokovic, mené deux sets à rien, qui est allé chercher au bout de ses ressources, physiques et surtout mentales. Comment ne pas admirer ces champions ?

Le jeune grec Tsitsipas, 22 ans, n’a rien lâché jusqu’au bout, pas un point, pas une seconde il n’a décroché. Respect messieurs. Quel bel exemple, que ça donne envie de se dépasser de voir de tels sportifs. Novak Djokovic, humble, élégant, fair play, sportif hors pair, qui travaille sans relâche pour parvenir à ses objectifs. Le seul a avoir remporté chaque tournoi du grand Chelem à deux reprises. Un des plus grands joueurs de tous les temps. Et un homme exceptionnel. Mon chouchou depuis plus de dix ans. La fin du match m’a rendue dingue, je sautais, je criais, et j’ai pleuré tant et plus de bonheur et d’émotion.

A 17 heures, ma nièce qui passait le week-end à Paris, est venue boire un verre a avec nous avant de rentrer à Reims. Elle a regardé une partie du match avec nous. Ca me fait tellement plaisir qu’à chaque fois qu’elle vient à Paris, même pour une journée pour voir ses amis, ma nièce trouve toujours une heure ou deux pour venir nous voir.

Oui voilà tout ce que je voulais vous écrire. Que de la douceur et du bien-être ce week-end.

Et tout à coup, tout cela est parti et ne me reste qu’un terrible goût de culpabilité dans la bouche. J’ai eu mon père au téléphone en toute fin d’après-midi. Il pleurait en me demandant quand je vais venir, qu’il s’ennuie de moi, que je lui manque. Depuis quelques semaines je ne vais plus à Reims qu’un week-end sur deux, et mon père s’en aperçoit. Il en est malheureux. Je culpabilise, j’ai terriblement honte, je me sens moins que rien de n’y aller qu’une semaine sur deux.

Et en même temps y aller toutes les semaines m’épuise et je ne pourrai pas tenir sur la durée, je finirai par faire des bêtises dans mon travail. Alors deux semaines sur trois serait le bon rythme ? Quoique je fasse je me sens mal. Mal par rapport à mon père, mal par rapport à Chéri. Je n’arrive pas à ne pas culpabiliser. Depuis le 21 avril 2020 je suis rongée je ne sais pas comment je ressortirai de cela. Comme dit Nietzsche « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort ».

Alors oui, je suis plus forte que jamais, mais à quel prix… Car aller à Reims est une chose, mais il y a aussi m’occuper de tous les rendez-vous. Réserver la navette qui vient chercher ma mère quand elle va voir mon père seule, gérer les comptes, être l’interlocutrice de l’Ehpad pour tous les soins de mon père. Plusieurs heures par semaine de démarches au téléphone… Je ne sais pas si je retrouverai un jour la tranquillité d’esprit et le repos. Sans compter les parents de Chéri qui commencent eux aussi à avoir des soucis sérieux de santé. Ma DG m’a dit que pour accompagner sa mère en fin de vie comme j’accompagne mes parents, elle a tout lâché, son travail, son mari… Moi je ne veux pas tout lâcher, bien au contraire…

Alors oui je voulais juste vous écrire du bonheur, mais ici j’écris tout, je ne fais pas de mystère de mes faiblesses, de mes failles, de mes chagrins.

Merci à vous d’être là, de me soutenir depuis de longues années. j’espère que vous avez passé un heureux week-end:-)

Fini les conneries ?!

Non mais… Je viens de vérifier… depuis le 11 avril je n’ai pas écrit !!!! alors ça suffit les conneries, il faut reprendre le rythme ! Non mais ! Et je sais, la photo n’est pas d’actualité, mais j’adore cette photo avec le brin de muguet que Chéri m’a offert le premier mai.

Depuis le 11 avril, que s’est-il passé ? En réalité pas grand chose. Je travaille beaucoup, j’adore mon travail, j’avais oublié à quel point travailler beaucoup mais avec une pression positive est ce que j’aime. J’avais oublié que travailler avec des gens compétents, bienveillants, honnêtes, enthousiastes est un moteur extraordinaire. Se sentir bien dans une équipe, quel bonheur… alors oui, je travaille beaucoup, j’aime travailler, j’ai toujours aimé travailler, et mon traumatisme du burn out commence à s’estomper, je retrouve le vrai plaisir d’un travail qui me comble, intellectuellement, et dans lequel nous faisons concrètement avancer les choses.

Mais bon, comme nous le savons tous, je suis excessive, alors oui, je travaille (un peu trop) beaucoup. Et le télétravail ne m’aide pas, j’ai du mal à déconnecter, et à bien différencier télétravail et être à la maison. Les jours de télétravail, étant une lève-tôt, à 7h30 je suis devant mon ordi, et je me déconnecte rarement avant 19 heures. Les jours où je vais au bureau j’arrive à 8 heures et repars à 18h30. Ma DG me dit de réduire mes horaires…. j’y travaille, c’est le cas de la dire:-)

Vivement la reprise du présentiel à plein temps. En septembre j’espère. Donc, à part le travail, vu que jusqu’à la semaine dernière tout était fermé, il ne s’est pas passé grand chose.

Les samedis à Reims, les dimanches à lire, regarder des films avec Chéri. Côté sport, je me heurte à un problème… Uniquement à cause de moi. JC comme Philippe me proposent des séances à 19 heures, mais je n’arrive pas à être prête si tôt. Il faudrait pour cela que je termine mon boulot à 18 heures, et pour le moment, je n’ai pas cette auto-discipline. Mais le sport me manque, je me sens incomplète alors je veux réintégrer au minimum deux séances par semaine dès cet été.

Et ça me fera le plus grand bien, car je pleure toujours beaucoup. Chaque samedi en rentrant de Reims je pleure tellement. Mes parents s’affaiblissent, mon père est en profonde dépression… Je suis fatiguée, psychologiquement autant que physiquement. Car aller à Reims représente une sixième journée après mes cinq jours de travail. Et une journée fatigante. De plus de 12 heures où je n’arrête pas un instant. Mais pour rien au monde je n’arrêterais d’aller à Reims. Même si maintenant ce n’est qu’une semaine sur deux, ces moments passés le matin avec ma mère, l’après-midi avec mon père sont inestimables. Et les deux fois 45 minutes de TGV me permettent de me détendre, de lire, de décompresser.

Et la super grande géniale nouvelle : j’ai reçu un mail de l’Ehpad, et ENFIN, ENFIN ils adoucissent les mesures sanitaires. En ce moment on ne peut aller voir mon père qu’à deux, en restant dans sa chambre, ou dans le jardin de l’Ehpad. Mais là, ça y est, ils autorisent les sorties à l’extérieur. J’ai rempli la demande, et dimanche prochain, Chéri et moi allons à Reims, et nous allons aller chercher mon père pour l’amener quelques heures chez mon frère. Il y aura mon frère et son amie, ma mère, ma nièce, Chéri et moi.

Nous fêterons l’anniversaire de mon père (il a eu 86 ans ce mardi 25). Sa première sortie depuis 14 mois. Il va nous voir tous. Comme il se fatigue vite, et que c’est la toute première sortie, on va faire assez court. On verra si pour les prochaines, on peut le prendre toute la journée, l’emmener boire un verre en ville (il en rêve)… La directrice de l’Ehpad m’a appelée pour me confirmer que l’état de mon père est compatible avec une petite sortie. Bon évidemment, chez mon frère nous serons juste six en plus de mon père, et resterons à un mètre de lui. Mais c’est un bon début, j’espère que tout se passera bien.

La directrice m’a dit que pour éviter tout incident, ils lui mettront une protection propre juste avant que nous ne venions le chercher. J’avoue que cet aspect m’effraie un peu. Bon, nous verrons… Mon père est si heureux de cette nouvelle… Et nous tous aussi. Ca ne paraît rien, mais pour nous c’est une si merveilleuse nouvelle.

Côté santé, j’ai eu un petit souci. Je me sentais fatiguée, épuisée, je dormais peu et mal, j’avais toujours froid. Ma généraliste m’a fait faire une prise de sang, et il s’avère que la fatigue et la tension accumulées depuis plus d’un an ont fait que mon corps a développé beaucoup beaucoup beaucoup plus d’anticorps que la norme. Et ces anticorps ont fait leur boulot, ils ont voulu défendre mon corps. Mais comme je n’ai pas de maladie contre laquelle ils peuvent lutter, ils se sont attaqués à un rein et à ma thyroïde.

Je dois passer une échographie des reins. Pour la hausse de thyroïde (taux 10 fois plus élevé que la norme), ma généraliste m’a donné du lévothyrox à un dosage plus élevé. J’ai refait une prise de sang vendredi dernier, le taux de thyroïde commence à bien baisser. Ma généraliste a réajusté le dosage de Lévothyrox. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, il y a quelques années, j’avais déjà eu un dérèglement de la thyroïde, et le temps qu’on trouve le bon dosage, j’avais pris 15 kilos, que j’ai eu terriblement de mal à perdre.

Alors cette fois j’ai pris les devants. Depuis quatre semaines, je ne mange plus de sucres. Pas de fruits, pas de féculents, pas de pain, pas de sucre industriel. Je vais continuer cela jusque fin juin. Puis je réintégrerai un fruit par jour, et une portion de féculents…. Jusqu’à ce que ma thyroïde soit bien régulière.

En tout cas, je commence à me sentir bien mieux maintenant que la thyroïde est en cours de régulation. Je dors plus et mieux (j’ai beaucoup de retard à rattraper), je pleure un tout petit peu moins, j’ai moins froid, mes doigts ne deviennent plus bleus, je me sens mieux dans mon corps. J’espère que dans quelques semaines tout cela sera réglé, comme le petit souci au rein et le manque de potassium. Bref, je fais le max du max pour aller bien.

En parlant d’aller bien, ce qui me donne le sourire, c’est la réouverture des magasins, cinémas etc depuis le 19 mai. Quel bonheur de voir des gens riant aux terrasses, de voir les boutiques ouvertes, d’aller s’installer dans un fauteuil au cinéma. Tout ce qui était si naturel il y a un peu plus d’un an mais devenu impossible depuis. Rien que d’entendre le bruit des conversations aux terrasses quand je marche dans la rue me donne le sourire.

Vendredi après-midi, je me suis déconnectée à 14 heures (je ne travaille pas le vendredi après-midi et suis censée quitter à 13 heures mais souvent je déborde), et Chéri est rentré du travail à 15 heures. Nous sommes allés chez l’opticien choisir les montures de mes futures lunettes (que je vais mettre pour l’ordi et la lecture…ah vieillerie qui arrive… 54 ans en août au secours), puis, pour la première fois depuis un an, avons bu un verre en terrasse, au soleil. Je me répète, mais quel bonheur !!

Hier samedi, je suis allée à une dédicace de plusieurs écrivains. C’était dans un grand hôtel à Montparnasse, hôtel avec un très beau jardin. La garden party, comme les éditions avaient nommé l’évènement, a donc eu lieu dans le jardin. Petits fours à profusion (je n’en ai pas mangé, pas de sucre en ce moment n’est-ce pas), thés, cafés, eau… Et neuf écrivains. Je venais pour ma chouchoute Clarisse Sabard, mais j’ai découvert d’autres auteures. Laura Trompette, que je ne connais pas, et dont le dernier livre raconte la vie de sa grand-mère en Ehpad. j’ai naturellement acheté son livre, elle me l’a dédicacé, et pendant un bon quart d’heure nous avons parlé de la culpabilité de mettre ceux qu’on aime en Ehpad, puis de la façon de rentrer dans leur monde et d’en saisir tous les instants heureux.

J’ai aussi acheté le dernier livre de Sophie Jomain, sur le handicap, et plus particulièrement le spectre autistique. Là encore elle me l’a dédicacé, je lui ai dit où je travaille, et que je suis confrontée chaque jour au désespoir des parents d’enfants en situation de handicap intellectuel ou psychique. Elle m’a confié que ce livre n’est pas une totale fiction, elle est l’histoire de sa propre fille autiste.

J’ai aussi pu discuter avec ma chouchoute Clarisse. Avec une autre auteure que je ne connais pas, Tonie Behar, et dont j’ai acheté le livre aussi, La chanson du rayon de lune. Il y avait là aussi Marie Vareille, dont j’ai tellement entendu parler depuis son livre, La vie rêvée des chaussettes orphelines. Que j’ai donc également acheté. Je suis repartie avec tous ces livres, et de jolis cadeaux des éditions Charleston.

Je me suis ensuite promenée dans le quartier de Montparnasse, très animé en ce samedi si ensoleillé. Puis suis allée rejoindre Chéri à Saint-Germain, qui lui, a écumé les rayons de Gibert:-). Nous sommes rentrés tranquillement et Chéri nous a mijoté un délicieux dîner. Filet de julienne et compotée de tomates-oignons.

Ce matin, Chéri est allé au marché. A rapporté plein de légumes pour faire des salades composées entre autres. Et surtout, il est revenu avec un bar, une daurade et un pavé de saumon que nous avons mangé en sashimis ce soir. Et des oeufs, car j’en mange beaucoup des oeufs, j’adore ça. De gros oeufs en direct du producteur, ultra frais. Ce midi, je me suis préparé une salade très simple. J’ai fait la vinaigrette avec huile d’olive, vinaigre de vin, une demi cuillère à café de mayonnaise au citron, sel fumé, poivre.

En début d’après-midi, Chéri ma cuisiné une grosse portion de mon plat préféré entre tous:-) Une ratatouille. Enfin pas une vraie de vraie car il n’a pas acheté d’aubergines. Comme je serai en télétravail lundi et mardi, j’aurai de quoi manger. Il l’a laissée bien cuire, confire, réduire, ça va être exactement comme j’aime j’en suis certaine.

Mon frère m’a envoyé des photos. Ce midi ils ont emmené ma mère manger en terrasse, dans une brasserie sur le parvis de la cathédrale de Reims. Je suis heureuse pour ma mère, déjeuner en terrasse sur une place sans voitures, devant la magnifique cathédrale, avec mon frère et ma nièce, je sais que c’est un moment de pur bonheur pour elle. Et pour moi, les moments de bonheur de mes parents, il n’y a que ça qui compte !

Cet après-midi, avant le cinéma nous sommes à nouveau allés boire un verre en terrasse. Ca paraît extraordinaire, alors qu’avant mars 2020 nous y allions plusieurs fois par semaine, tout comme au ciné. Mais pour le moment, on savoure encore la douceur des retrouvailles avec tous ces plaisirs !

Et en fin d’après-midi, nous sommes allés à l’avant-première du film Un tour chez ma fille, qui sortira cet été, avec Josiane Balasko. Pas le film du siècle, mais un film léger où j’ai ri de bon coeur, et rien que ça, c’est tellement bon ! Et ce plaisir de reprendre l’habitude d’aller au cinéma !! Nous qui y allions plusieurs fois par semaine, inutile de vous dire que nous étions cruellement en manque. Au cinéma, on m’a offert une rose, pour la fête des mères. C’est tout bête, mais ça m’a fait plaisir, tout me fait plaisir en ce moment tellement je suis heureuse d’avoir passé un week-end à faire des choses que j’aime. Simples au possible, mais dont nous avons été privés tellement longtemps.

Nous sommes rentrés à 19h30 et Chéri a préparé le bar, la daurade et le pavé de saumon achetés ce matin au marché. Je suis dingue de poisson crus. Chéri a découpé de beaux sashimis, les a parsemés de ciboulette. Et il a fait deux sauces. Une salée, à base de sauce soja et oignons crus, l’autre légèrement sucrée, avec une sauce coréenne de laquage, de l’huile de sésame, du soja et des graines de pavot. Et Wasabi et gingembre naturellement. Une tuerie sans nom tous ces poissons crus ! Le tout accompagné d’une salade de tomates, radis, pousses de cive.

Pas de dessert pour moi. Pour Chéri une glace noisette.

Voilà les dernières nouvelles les z’amis. J’espère que tout le monde va bien ? Passez une très bonne fin de dimanche.

Allez, c’est fait:-)

Alors, ce test Covid. Hier matin, je me suis levée à 5h45 et à 6h30 pile j’étais devant la porte du labo qui ouvre à huit heures. Il y avait déjà huit personnes qui attendaient. Au fil des minutes les gens arrivaient, arrivaient, et à 7h45, un quart d’heure avant l’ouverture, nous étions déjà 100…

Comment je sais ? J’ai compté, ça m’a occupée. A 8 heures un peu passées, une infirmière est passée dans la file, vérifier les ordonnances et cartes vitales. Ça a commencé à s’agiter, plusieurs personnes n’avaient pas d’ordonnance, ne savaient pas qu’il en fallait une… Oui jusqu’à la semaine dernière il n’en fallait pas, mais maintenant il en faut une…

Oui, les consignes changent toutes les semaines, faut suivre… Enfin bref, les gens commençaient à s’énerver. Heureusement, contrairement à jeudi et vendredi, samedi matin il ne pleuvait pas. En revanche à 6h30 quand j’ai commencé à attendre, il faisait six degrés. Au bout de deux heures immobiles dans le froid j’étais frigorifiée…

A 8h30, après avoir installé la « tente de prélèvements » sur le trottoir, ils ont commencé à nous laisser entrer deux par deux dans le labo, pour faire l’inscription, passer la carte vitale, photocopier l’ordonnance. Puis, à nouveau la queue sur le trottoir pour accéder à la petite tente qu’ils venaient d’installer.

Arrivée à 6h30, j’ai pénétré dans la mini-tente à 8h45. Je me suis assise sur la chaise en plastique, me disant « super, le prélèvement est fait sur le trottoir, à la vue des passants et des gens faisant la queue devant le labo ». Oui je suis sans-doute pénible mais je n’avais pas envie que ce soit ainsi fait devant tout le monde. Déjà que je ne mange jamais dans la rue, je ne téléphone pas dans la rue pour ne pas raconter ma vie en public, alors, pencher la tête pour qu’on m’enfonce un bâtonnet au fond du nez sur un bout de trottoir, oui, ça m’ennuie…

Mais enfin, je n’ai rien dit et me suis assise sagement. Je n’ai même pas eu à enlever le masque, la dame du labo l’a juste baissé un peu. Elle m’a prévenue que ça allait être désagréable, que je devais essayer de me détendre, de ne pas plisser les yeux ni bouger. Elle a enfoncé le bâtonnet dans la première narine, jusqu’au cerveau j’ai eu l’impression:-) puis elle l’a tourné pendant une dizaine de secondes. Elle a fait la même chose dans l’autre narine.

Une trentaine de secondes en tout et pour tout. Je confirme que ça ne fait pas mal mais que c’est très désagréable cette sensation. Pendant quelques heures j’ai senti une petite irritation dans le nez et ai beaucoup éternué, mais enfin, pas de douleur. Je recevrai le résultat par mail lundi soir ou mardi matin, heureusement que ma généraliste a marqué « urgent » sur l’ordonnance, sinon le résultat prend quatre à cinq jours.

Au plus tard je devrais donc avoir le résultat quand je serai dans le train mardi matin pour aller au tribunal. J’ai aussi appris d’un ami DAF (directeur administratif et financier) dans une grosse société que si l’on ne communique pas les résultats à notre travail, on est licencié pour faute grave. Ce fut le cas le mois dernier dans sa société, un salarié positif ne l’a pas dit et a été licencié. Evidemment c’est mieux de signaler quand on est positif, pour que les collègues se fassent tester, après, on peut discuter du bien-fondé. Enfin, on peut discuter de tout…

Tout ce qui touche à la Covid est inédit, alors on peut penser que certaines décisions des autorités sont bonnes ou pas, moi j’évite de juger à l’emporte pièce, c’est tellement facile… Que ferions-nous à la place des décideurs ? C’est facile de juger et dire « Yaka faire ça », « ils sont cons » quand on est tranquillement installés entre amis, peut-être moins facile quand on a toutes ces responsabilités… Je ne dis en aucun cas ce que j’approuve ou n’approuve pas ce qui est fait, certaines décisions me touchent et m’exaspèrent, j’essaie juste de ne pas traiter les gens de « cons » et d' »incapables » trop vite.

Enfin bref, j’ai passé le test, j’ai fait au plus vite que je pouvais pour ne pas rester bloquée confinée dans les prochains jours… A défaut d’avoir la Covid, ce dont je suis certaine, c’est que ces deux heures immobiles dans le froid m’ont fait attraper un rhume c’est bien bête:-)

Bien joli week-end

Le week-end a donc commencé vendredi à 13h30, non mais c’est incroyable ça, je n’y suis pas encore habituée:-) La semaine de travail, cette deuxième semaine a passé à la vitesse de l’éclair ! J’aime beaucoup la petite rue où je travaille. Elle est rigolote cette petite rue. Il n’y a aucun commerce, aucune boutique mais il y a… un tatoueur. Un tatoueur à cet endroit c’est surprenant:-).

Donc vendredi à 13h30, je quitte le bureau, et je suis allée chez la manucure. J’ai choisi un vernis bordeaux, je n’avais jamais mis de bordeaux, je me disais que ça fait vieillot le bordeaux, mais en fait non, je trouve carrément cette couleur élégante sur les ongles.

Samedi tranquille. Réveillée à sept heures passées (et ce matin à neuf heures), j’ai l’impression que le sommeil commence à revenir. Nous sommes allés faire les courses avec Chéri. Alors que nous rentrions, le facteur m’a déposé un colis. Et quel colis ! Une tasse à café et une tasse à thé/tisane, envoyé par l’une d’entre vous. Merci mille fois !!!!!!!!!! Je vais les emporter au bureau dès demain:-) Elles sont trop belles, merci encore !

Puis j’ai passé l’après-midi seule à la maison, Chéri étant à son Festival. J’en ai profité pour regarder une série, lire. Et j’ai pris mes billets de train pour la semaine de thalasso d’octobre. Une semaine de thalasso à Roscoff avec ma jolie Karin:-) Il y a deux ans nous sommes allées à Pornic, il y a quatre ans à Pornic aussi. C’est tellement génial cette semaine de thalasso que nous nous offrons tous les deux ans, entre filles. Aujourd’hui, Chéri est allé au marché ce matin, puis est parti au Festival. J’ai quant à moi rejoint deux amies, dont une que je n’avais pas vue depuis janvier.

Nous avions rendez-vous à Opéra pour aller au Paradis du Fruit. J’ai fait une partie du trajet à pieds, et en passant devant les Galeries Lafayette et les nombreuses boutiques de chaussures des rues commerçantes dans ce quartier, j’ai constaté que toutes les vitrines sont emplies de bottines. Cool que les bottines soient tendance pour l’automne et l’hiver qui arrivent, j’en ai cinq paires, de couleurs différentes, pas besoin d’acheter des chaussures cet hiver.

Et ça m’arrange bien, autant j’aime les sacs à main, autant les chaussures ne m’intéressent pas, et comme j’ai les pieds ultra sensibles, j’ai du mal à trouver des chaussures qui ne me fassent pas d’ampoules et me permettent de marcher au long de la journée.

Nous sommes restées au paradis du Fruit de 13 heures à 17h30, à discuter encore et encore, à rire… Ça fait du bien les journées entre copines ! J’ai bu mon cocktail préféré de fruits pressés minute, kiwi, orange, pamplemousse, citron. Puis pris une assiette « trois saveurs ». J’ai choisi du tarama avec blini, sashimis de saumon et pita pastrami-cheddar. En accompagnement, salade verte et coleslaw. J’adore leurs formules, composer notre assiette de petites choses en choisissant parmi plein de saveurs, en petites portion. Pour finir un cornet surprise d’amour. Dans le cornet, morceaux de banane et fraises Mara des bois. Pour le parfum de glace, j’ai choisi café. Et pour clore cet agréable déjeuner, un thé à la menthe très bon, en feuilles. Maroc’N Roll s’appelle le thé:-)

Je suis rentrée en métro à presque 18 heures, et j’ai le plaisir de passer la soirée avec Chéri, rentré tôt du Festival:-) J’ai allumé des bougies, je le fais presque tous les soirs, ça fait une jolie lumière et ça sent bon et j’ai fait mes deux masques, visage et yeux (sur peau soigneusement démaquillée et nettoyée naturellement). Ca devient mon rituel du dimanche soir, et ça détend totalement.

Je suis détendue, reposée, heureuse d’aller travailler demain.

J’espère que vous avez passé un tout aussi bon week-end. Passez une douce soirée:-)

Samedi… dimanche tout doux

Samedi matin, fatiguée de cette première semaine, je me suis réveillée à 10 heures. Le temps de prendre notre petit déjeuner avec Chéri, de nous habiller, il était midi. Nous avons décidé d’aller nous balader au quartier chinois, d’y déjeuner et faire des courses.

Chéri a acheté de quoi faire des nouilles sautées, des nouilles de riz fraîches, de la saucisse thaï, des germes de soja, de la ciboulette chinoise…. Nous avons déjeuné tard, très tard… que j’aime nos week-ends retrouvés. Nous nous sommes régalés d’une soupe aux raviolis de crevettes. J’ai ajouté à la mienne de la sauce piment.

Chéri a quant à lui commandé un plat de tripes qu’il a mises dans sa soupe.

Euh…bon… chacun ses goûts;-)) J’ai calé à la moitié de ma soupe. Maintenant quand je me rends compte que je n’ai plus faim, j’arrête. Il y a un temps, je finissais, par habitude, ou par gourmandise, ou pour ne pas gâcher. Mais alors, sous prétexte de ne pas gâcher , c’est mon corps qui servait de poubelle pour les restes ? J’ai donc laissé cela de ma soupe.

Nous sommes rentrés en milieu d’après-midi, Chéri a regardé un film, et j’ai lu les revues médicales éditées par mon boulot, pour me familiariser avec le jargon. Samedi soir, Chéri a cuisiné des nouilles sautées. En ajoutant aux ingrédients de base (nouilles, germes de soja, saucisse thaï), des haricots plats, poivron, oignons, et les assaisonnements dont il a le secret. De la cive au moment de servir, et résultat… je me suis régalée encore une fois.

Ce matin en revanche, levée sept heures, en m’étant couchée à minuit. Ceci dit, si je pouvais dormir chaque nuit sept heures, ce serait parfait, exactement le nombre d’heures de sommeil pour que je me sente bien. Six heures ça me va aussi c’est mieux que rien, mais sept heures c’est l’idéal. J’ai pris mon café tranquillement, avec des flocons d’avoine cuits dans du lait de coco. Encore plus savoureux que le lait d’amandes, pour mon goût naturellement.

En fin de matinée, nous sommes allés faire le marché avec Chéri, et acheté pour le déjeuner du pâté en croûte de veau, j’aime tellement le pâté en croûte. Ce dimanche après-midi s’est passée tout tranquillement. Pour le moment, nous n’avons pas vraiment envie de voir du monde, juste envie d’être tous les deux, après ces semaines où j’ai fait tant d’allers-retours. Allers-retours qui vont reprendre très vite d’ailleurs…

En fin d’après-midi, j’ai fait un masque hydratant du visage. puis un masque avec des matchs pour les yeux. Je vais essayer de me tenir à en faire chaque dimanche, pour garder les bénéfices du soin Guerlain qui a redonné un vrai éclat à ma peau.

Voilà donc, un week-end on ne peut plus calme et simple, je n’ai besoin que de cela en ce moment. Je suis prête pour une nouvelle semaine. Et heureuse d’aller travailler, ça m’a réellement manqué de travailler…

J’espère que vous avez tous passé un excellent week-end.

Prête pour la rentrée… ou pas

Sur le papier, oui je suis prête :

  • Coiffeur ce matin, qui m’a fait une bien jolie coupe et un roux flamboyant comme j’aime tant
  • Manucure
  • Tenue préparée
  • Ma jolie bouteille toute neuve (50cl), à remplir deux à trois fois par jour pour m’assurer que je bois assez
  • Thés et tisanes
  • Agenda
  • Joli cahier pour noter tout ce que je dois retenir
  • Trousse avec mes stylos fétiches
  • Pas de Bento pour demain, sans doute irai-je déjeuner avec mes nouveaux collègues:-)

Voilà, toutes ces choses sont faciles à préparer. En revanche, suis-je prête mentalement ? Je suis excitée, comme à la veille de toute nouvelle aventure, un peu anxieuse, comme quand on va vivre quelque chose qu’on ne connaît pas, mais surtout je suis heureuse de travailler, de retrouver un rythme, une routine quotidienne…

Alors pourquoi ai-je cette boule au ventre ? Ce syndrome de l’imposteur qui me revient ? Vais-je réussir ce nouveau travail ? Ont-ils eu raison de me choisir, de miser sur moi ? J’y verrai plus clair vendredi déjà, après quatre jours passés là bas. Ce matin donc, coiffeur. Coupe rafraîchie et couleur ravivée:-)

Ensuite je suis partie me balader dans Paris, histoire de ne pas rester à cogiter seule à la maison. J’ai beaucoup marché, depuis le 18e, traversé le Louvre et les Tuileries, et je me suis retrouvée à Saint-Germain-des-Prés. Vraiment étrange tous ces quartiers habituellement si touristiques, vides…

Je me suis arrêtée pour boire un thé vert à la menthe Aux Deux Magots, mais je n’ai pas mangé, et comme je n’avais pas pris de petit déjeuner, en rentrant à 17h30, je crevais de faim:-) J’ai mangé quelques rondelles de saucisson pour patienter en attendant le dîner.

Dîner simple, le reste des pâtes à la bolognaise d’hier soir. Un morceau de baguette tradition achetée Au grenier à Pain sur mon chemin du retour avec des radis, du beurre, du sel.

Et du melon, un morceau de chocolat « ambré », une tuerie made in Le Chocolat de Poche dont je vous parle souvent sur Instagram, et une tisane.

Je vais me coucher tôt pour lire, histoire de ne pas laisser de mauvaises idées me submerger. A demain, douce soirée:-)

Un dimanche comme je les aime

Oui, un dimanche tout simple, seule avec Chéri. Sans courir partout pour une raison ou une autre, sans chagrin, sans mauvaises nouvelles. Un dimanche tellement simple et banal, mais tellement heureux, parce que nous sommes tous les deux.

Je me suis réveillée à huit heures et demi, en m’étant couchée à minuit , voilà ce que j’appelle une super nuit:-) J’ai pris mon café en mangeant le reste de la baguette aux céréales d’hier soir, grillée et beurrée. Chéri s’est levé plus tard, j’ai pris un deuxième café avec lui.

Ensuite il est allé faire le plein de fruits et légumes au marché, tandis que je nettoyais la salle de bains à fond. Je vais commencer le travail tranquille de ce côté là, ces dernières semaines, j’ai trié, désencombré, nettoyé l’appartement. Chéri lui s’est occupé du balcon et des fenêtres… Comme ça, lui comme moi reprenons le travail sans avoir à nous préoccuper du ménage. L’entretien courant oui, mais tout est rangé, et surtout désencombré et ça, ça allège l’esprit. 13 ans que nous habitons cet appartement, c’est terrifiant ce qu’on accumule dans les placards…

Nous sommes ensuite allés au cinéma… en sautant la case déjeuner… quand on n’a pas faim après tout, pas bien grave. Nous avons bu un café avant le cinéma, dans un joli petit bar. Nous avons vu Enragé avec Russell Crowe. Le synopsis tient en une ligne, mais le numéro d’acteur est époustouflant, on vit le film sans le moindre moment de répit. Un bon moment de cinéma, c’est ça, vibrer, de peur ou de rire ou d’émotion, mais ressentir…

Nous sommes rentrés, et j’ai lu pratiquement toute la fin de l’après-midi.

Ce matin j’avais dit à Chéri que j’avais envie de pâtes bolonaise, et il a donc rapporté du boeuf hâché du marché. Il l’a préparé avec plein d’herbes, des échalotes, des épices, fait mijoter avec une pointe de vin blanc. Bref, un ragoût comme le font les italiens. La bolonaise c’est un peu plus subtil qu’un steak haché et un bocal de sauce tomate. Et encore, il me semble que c’est de l’éffiloché de boeuf ou de veau le vrai de vrai ragoût bolognaise.

Et nous avions bien faim cette fois:-)

Le résultat fut grandement à la hauteur de tout le travail que ça a donné à Chéri !!

Pour finir, un peu de raisin (Chéri en a acheté ce matin au marché, en avance pour la saison, mais il a fait vraiment très beau et chaud je ne vous apprends rien:-)). Et les macarons restants. Ispahan côté Pierre Hermé, réglisse et fleur d’oranger côté Laduré. Mais quelles merveilles

Le semaine prochaine, je reprends plein pot le sport et je me concentre sur une alimentation plus équilibrée. Je ne manquerai naturellement pas de vous en parler, je vais recentrer le blog sur l’alimentation, les bentos, les sensations alimentaires, le sport. Je vous préviens, comme ça si ça vous ennuie d’avance…

Passez une douce soirée. A demain:-)

Journée douceur de Pétarisienne

Ce matin je me suis encore éveillée très tôt. Tirée du sommeil par un rêve. Depuis plusieurs semaines, je fais le même rêve/cauchemar chaque nuit. Mais chaque nuit, outre les personnages principaux, une personne de mon passé intervient dans le rêve. Ca va de mes ex belles-soeurs à mes amis de collège, de lycée, de fac, les premiers collègues…

Ca me remue. Cette période est une période charnière. La situation de mes parents me bouleverse et me fait me sentir en totale insécurité, la perspective de ce nouveau défi professionnel (le dernier de ma carrière je le souhaite)… Je suppose que tout cela agit sur mon inconscient, ou subconscient et ressort chaque nuit.

Ce n’est pas mon anniversaire qui approche. Je vais avoir 53 ans, ce qui n’est pas une année à marquer. Pas un chiffre rond, juste une année de plus de cette sixième décennie que je passe sur terre. Autant 40 ans, puis 50 ans, ça m’a vraiment vraiment fait iech, autant maintenant mon âge me perturbe moins. Il faut dire que je me sens tellement mieux d’année en année. L’accord tête/corps se met en place doucement et ça, c’est inestimable.

Et puis, une fois de plus, s’il en était besoin, la journée d’hier m’a rappelé à quel point la vie est belle, précieuse, mais courte. Je repense à la cérémonie, tantôt en français, tantôt en anglais (autant de présents français qu’américains), et elle fut apaisante cette cérémonie, insistant sur la valeur de la vie, physique tant que spirituelle… Bref, pardon, je m’égare.

Donc, levée tôt, douche, habillée, maquillée, j’ai pris un petit déjeuner léger. Juste café et un kiwi. Et oui, pas envie de me couper l’appétit pour mon déjeuner en tête à tête avec moi:-)

J’ai écrit quelques mails, fait le tour des réseaux sociaux, et hop le bus direction les Champs-Elysées. Pour ma journée de Pétarisienne. Chéri a trouvé ce surnom. Contraction de pétasse et parisienne, et j’adore. J’adore jouer à la Pétarisienne parfois.

Pour commencer, Ladurée.

Déception, La boutique pour la vente de macarons est ouverte, en revanche le resto non. Adieu mon club sandwich rêvé. Pas de déjeuner du coup. Bon j’ai acheté des macarons, dans une jolie boîte, vous savez que je collectionne plus ou moins les boîtes Ladurée. J’ai pris nos parfums préférés, réglisse, fleur d’oranger, pistache. Et une nouveauté, safran.

Du coup j’étais très en avance pour mon rendez-vous de 13h30 alors je me suis baladée sur les Champs-Elysées, pratiquement vides. Comme il n’y a pas de touristes dans Paris, et bien il n’y a vraiment vraiment pas grand monde sur Les Champs. J’ai apprécié cette balade au calme. Longtemps que je n’avais pas arpenté les Champs. Chéri, en bon parisien né à Paris déteste aller sur les Champs. Du coup, j’ai vu plein de nouvelles enseignes.

Notamment une boutique Pierre Hermé – L’Occitane.

Collaboration qui peut sembler étrange, mais la boutique est splendide. On peut boire un café en dégustant une pâtisserie Pierre Hermé, le tout dans une boutique l’Occitane, c’est très beau. J’y ai bu un café (et acheté encore des macarons). Parfums Ispahan, THE parfum emblématique Pierre Hermé, et praliné-noisettes. Puis je me suis rendue à l’Institut Guerlain.

J’avais rendez-vous pour un soin « sur-mesure » d’une heure et demi, mais comme il y a très peu de rendez-vous en ce moment, elle m’a gardée trois heures. Non mais quelle expérience magique.

A peine arrivée, on m’a donné des mules, un peignoir moëlleux, une serviette rafraîchissante et de l’eau gazeuse. Enfin j’avais le choix entre thé, café, eaux, jus de fruits. Et j’ai patienté dans un salon tellement calme et beau. J’ai discuté avec la jeune femme qui allait s’occuper de moi. Je lui ai expliqué ma peau déshydratée, fatiguée, terne, mes cernes. Elle m’a posé beaucoup de questions sur mon mode de vie, mon alimentation, mon sommeil, puis a choisi ce qu’elle allait me faire comme soins.

Nous sommes allées dans la cabine de soins, je me suis étendue sur un nuage de douceur, en sous-vêtements, enfouie sous une couverture toute douce.

Elle m’a fait un massage des cervicales pour commencer. Puis démaquillage, gommage, masque. Pendant le temps de pose du masque, elle m’a fait un massage des mains avec une crème tellement douce et odorante. Puis un massage des pieds.

Ensuite, masque ultra hydratant pour le contour des yeux… Puis massage de l’ovale du visage. Et enfin, elle m’a remaquillée. Quand je me suis regardée après tout ça, j’avais nettement meilleure mine !! Et tenez-vous bien… je me suis trouvée jolie.

Je me suis rhabillée, et elle m’a à nouveau offert à boire. Puis elle m’a offert plein de cadeaux. Des masques, des échantillons de sérums, pour le visage et pour les yeux, des patchs pour le contour des yeux. Un sac en coton épais. Et même les mules:-)

Et comme ça va être mon anniversaire, et que lorsqu’on est cliente dans les fichiers Guerlain chaque année on reçoit un cadeau pour son anniversaire, là j’ai eu une pochette (j’ai plein de pochettes dans mon sac, j’adore), un eye-liner et un fard à paupières.

J’ai quitté ce havre de calme et de beauté pour reprendre le bus et revenir dans notre quartier, rendez-vous chez la manucure. J’ai choisi un vernis rouge tout à fait classique.

Je suis rentrée à la maison à 18h30, retrouver Chéri:-)

Cette journée s’est parfaitement bien terminée, Chéri étant allé cet après-midi chez le traiteur libanais près de chez nous où il a acheté de la salade de lentilles aux tomates, herbes et citron et du caviar d’aubergines. Il a aussi pris du jambon cru chez le charcutier, du saumon fumé chez le poissonnier et une baguette aux céréales. Délicieux dîner.

Conclu en beauté par un macaron Pierre Hermé praliné-noisettes. Un pistache Ladurée et on s’est partagé le safran Ladurée. Tous très très bons. Que j’aime les macarons !!

Voilà une bien jolie journée. Qui ne m’a pas pour autant fait oublier celle d’hier… Mais il faut avancer…

J’espère que votre week-end se déroule bien:-)