Un dimanche comme je les aime

Oui, un dimanche tout simple, seule avec Chéri. Sans courir partout pour une raison ou une autre, sans chagrin, sans mauvaises nouvelles. Un dimanche tellement simple et banal, mais tellement heureux, parce que nous sommes tous les deux.

Je me suis réveillée à huit heures et demi, en m’étant couchée à minuit , voilà ce que j’appelle une super nuit:-) J’ai pris mon café en mangeant le reste de la baguette aux céréales d’hier soir, grillée et beurrée. Chéri s’est levé plus tard, j’ai pris un deuxième café avec lui.

Ensuite il est allé faire le plein de fruits et légumes au marché, tandis que je nettoyais la salle de bains à fond. Je vais commencer le travail tranquille de ce côté là, ces dernières semaines, j’ai trié, désencombré, nettoyé l’appartement. Chéri lui s’est occupé du balcon et des fenêtres… Comme ça, lui comme moi reprenons le travail sans avoir à nous préoccuper du ménage. L’entretien courant oui, mais tout est rangé, et surtout désencombré et ça, ça allège l’esprit. 13 ans que nous habitons cet appartement, c’est terrifiant ce qu’on accumule dans les placards…

Nous sommes ensuite allés au cinéma… en sautant la case déjeuner… quand on n’a pas faim après tout, pas bien grave. Nous avons bu un café avant le cinéma, dans un joli petit bar. Nous avons vu Enragé avec Russell Crowe. Le synopsis tient en une ligne, mais le numéro d’acteur est époustouflant, on vit le film sans le moindre moment de répit. Un bon moment de cinéma, c’est ça, vibrer, de peur ou de rire ou d’émotion, mais ressentir…

Nous sommes rentrés, et j’ai lu pratiquement toute la fin de l’après-midi.

Ce matin j’avais dit à Chéri que j’avais envie de pâtes bolonaise, et il a donc rapporté du boeuf hâché du marché. Il l’a préparé avec plein d’herbes, des échalotes, des épices, fait mijoter avec une pointe de vin blanc. Bref, un ragoût comme le font les italiens. La bolonaise c’est un peu plus subtil qu’un steak haché et un bocal de sauce tomate. Et encore, il me semble que c’est de l’éffiloché de boeuf ou de veau le vrai de vrai ragoût bolognaise.

Et nous avions bien faim cette fois:-)

Le résultat fut grandement à la hauteur de tout le travail que ça a donné à Chéri !!

Pour finir, un peu de raisin (Chéri en a acheté ce matin au marché, en avance pour la saison, mais il a fait vraiment très beau et chaud je ne vous apprends rien:-)). Et les macarons restants. Ispahan côté Pierre Hermé, réglisse et fleur d’oranger côté Laduré. Mais quelles merveilles

Le semaine prochaine, je reprends plein pot le sport et je me concentre sur une alimentation plus équilibrée. Je ne manquerai naturellement pas de vous en parler, je vais recentrer le blog sur l’alimentation, les bentos, les sensations alimentaires, le sport. Je vous préviens, comme ça si ça vous ennuie d’avance…

Passez une douce soirée. A demain:-)

Journée douceur de Pétarisienne

Ce matin je me suis encore éveillée très tôt. Tirée du sommeil par un rêve. Depuis plusieurs semaines, je fais le même rêve/cauchemar chaque nuit. Mais chaque nuit, outre les personnages principaux, une personne de mon passé intervient dans le rêve. Ca va de mes ex belles-soeurs à mes amis de collège, de lycée, de fac, les premiers collègues…

Ca me remue. Cette période est une période charnière. La situation de mes parents me bouleverse et me fait me sentir en totale insécurité, la perspective de ce nouveau défi professionnel (le dernier de ma carrière je le souhaite)… Je suppose que tout cela agit sur mon inconscient, ou subconscient et ressort chaque nuit.

Ce n’est pas mon anniversaire qui approche. Je vais avoir 53 ans, ce qui n’est pas une année à marquer. Pas un chiffre rond, juste une année de plus de cette sixième décennie que je passe sur terre. Autant 40 ans, puis 50 ans, ça m’a vraiment vraiment fait iech, autant maintenant mon âge me perturbe moins. Il faut dire que je me sens tellement mieux d’année en année. L’accord tête/corps se met en place doucement et ça, c’est inestimable.

Et puis, une fois de plus, s’il en était besoin, la journée d’hier m’a rappelé à quel point la vie est belle, précieuse, mais courte. Je repense à la cérémonie, tantôt en français, tantôt en anglais (autant de présents français qu’américains), et elle fut apaisante cette cérémonie, insistant sur la valeur de la vie, physique tant que spirituelle… Bref, pardon, je m’égare.

Donc, levée tôt, douche, habillée, maquillée, j’ai pris un petit déjeuner léger. Juste café et un kiwi. Et oui, pas envie de me couper l’appétit pour mon déjeuner en tête à tête avec moi:-)

J’ai écrit quelques mails, fait le tour des réseaux sociaux, et hop le bus direction les Champs-Elysées. Pour ma journée de Pétarisienne. Chéri a trouvé ce surnom. Contraction de pétasse et parisienne, et j’adore. J’adore jouer à la Pétarisienne parfois.

Pour commencer, Ladurée.

Déception, La boutique pour la vente de macarons est ouverte, en revanche le resto non. Adieu mon club sandwich rêvé. Pas de déjeuner du coup. Bon j’ai acheté des macarons, dans une jolie boîte, vous savez que je collectionne plus ou moins les boîtes Ladurée. J’ai pris nos parfums préférés, réglisse, fleur d’oranger, pistache. Et une nouveauté, safran.

Du coup j’étais très en avance pour mon rendez-vous de 13h30 alors je me suis baladée sur les Champs-Elysées, pratiquement vides. Comme il n’y a pas de touristes dans Paris, et bien il n’y a vraiment vraiment pas grand monde sur Les Champs. J’ai apprécié cette balade au calme. Longtemps que je n’avais pas arpenté les Champs. Chéri, en bon parisien né à Paris déteste aller sur les Champs. Du coup, j’ai vu plein de nouvelles enseignes.

Notamment une boutique Pierre Hermé – L’Occitane.

Collaboration qui peut sembler étrange, mais la boutique est splendide. On peut boire un café en dégustant une pâtisserie Pierre Hermé, le tout dans une boutique l’Occitane, c’est très beau. J’y ai bu un café (et acheté encore des macarons). Parfums Ispahan, THE parfum emblématique Pierre Hermé, et praliné-noisettes. Puis je me suis rendue à l’Institut Guerlain.

J’avais rendez-vous pour un soin « sur-mesure » d’une heure et demi, mais comme il y a très peu de rendez-vous en ce moment, elle m’a gardée trois heures. Non mais quelle expérience magique.

A peine arrivée, on m’a donné des mules, un peignoir moëlleux, une serviette rafraîchissante et de l’eau gazeuse. Enfin j’avais le choix entre thé, café, eaux, jus de fruits. Et j’ai patienté dans un salon tellement calme et beau. J’ai discuté avec la jeune femme qui allait s’occuper de moi. Je lui ai expliqué ma peau déshydratée, fatiguée, terne, mes cernes. Elle m’a posé beaucoup de questions sur mon mode de vie, mon alimentation, mon sommeil, puis a choisi ce qu’elle allait me faire comme soins.

Nous sommes allées dans la cabine de soins, je me suis étendue sur un nuage de douceur, en sous-vêtements, enfouie sous une couverture toute douce.

Elle m’a fait un massage des cervicales pour commencer. Puis démaquillage, gommage, masque. Pendant le temps de pose du masque, elle m’a fait un massage des mains avec une crème tellement douce et odorante. Puis un massage des pieds.

Ensuite, masque ultra hydratant pour le contour des yeux… Puis massage de l’ovale du visage. Et enfin, elle m’a remaquillée. Quand je me suis regardée après tout ça, j’avais nettement meilleure mine !! Et tenez-vous bien… je me suis trouvée jolie.

Je me suis rhabillée, et elle m’a à nouveau offert à boire. Puis elle m’a offert plein de cadeaux. Des masques, des échantillons de sérums, pour le visage et pour les yeux, des patchs pour le contour des yeux. Un sac en coton épais. Et même les mules:-)

Et comme ça va être mon anniversaire, et que lorsqu’on est cliente dans les fichiers Guerlain chaque année on reçoit un cadeau pour son anniversaire, là j’ai eu une pochette (j’ai plein de pochettes dans mon sac, j’adore), un eye-liner et un fard à paupières.

J’ai quitté ce havre de calme et de beauté pour reprendre le bus et revenir dans notre quartier, rendez-vous chez la manucure. J’ai choisi un vernis rouge tout à fait classique.

Je suis rentrée à la maison à 18h30, retrouver Chéri:-)

Cette journée s’est parfaitement bien terminée, Chéri étant allé cet après-midi chez le traiteur libanais près de chez nous où il a acheté de la salade de lentilles aux tomates, herbes et citron et du caviar d’aubergines. Il a aussi pris du jambon cru chez le charcutier, du saumon fumé chez le poissonnier et une baguette aux céréales. Délicieux dîner.

Conclu en beauté par un macaron Pierre Hermé praliné-noisettes. Un pistache Ladurée et on s’est partagé le safran Ladurée. Tous très très bons. Que j’aime les macarons !!

Voilà une bien jolie journée. Qui ne m’a pas pour autant fait oublier celle d’hier… Mais il faut avancer…

J’espère que votre week-end se déroule bien:-)

Ce devait être une journée tranquille

J’avais prévu de rentrer de Charleville aujourd’hui, de passer ce vendredi après-midi tranquillement avec Chéri.

De me détendre du mieux possible samedi, dimanche et lundi pour commencer ce nouveau travail mardi.

Juillet et août ont été éprouvants, plus qu’éprouvants nerveusement tant que physiquement avec ces allers-retours hebdomadaires à Charleville, alors ces trois jours et demi je me les réservais. J’ai besoin de reprendre des forces physiques et mentales si je veux réussit mon intégration dans mon nouveau travail. J’en ai un besoin vital.

Bon, tout n’est pas perdu, j’ai rendez-vous demain pour un soin du visage, une manucure, et lundi pour une coupe/couleur de cheveux.

Mais aujourd’hui en revanche, au lieu d’un bel après-midi dans les bras de Chéri, a été d’une tristesse sans nom. Je vous ai dit déjà je crois, que l’un des frères de Chéri, marié à une américaine, vit aux Etats-Unis. Nous les voyons environ deux fois par an. Ma belle-soeur américaine a un frère et une soeur. Son frère a fait le choix de vivre à Paris, où il réside depuis plus de vingt ans, est marié, a quatre enfants âgés de 18 à 6 ans. Je les ai rencontrés chaque année à la fête de Noël familiale. De même que les parents de ma belle-soeur, qui eux aussi vivent aux Etats-Unis, ils y ont toujours vécu. Vendredi dernier, alors que j’étais à Charleville, Chéri m’appelle, pour m’annoncer que le frère de notre belle-soeur, en vacances en famille à Chamonix est parti randonner le matin avec ses deux fils aînés. Que s’est-il passé exactement, je ne sais pas, toujours est-il qu’Edouaard est tombé, en faisant de l’escalade, d’une hauteur de 15 mètres, sous les yeux de ses deux fils aînés. 45 ans. Mort. Bien sûr je ne le connaissais que très peu, mais je connais très bien sa soeur, la femme du frère de Chéri. Et imaginer son chagrin, le chagrin de leurs parents, de sa femme, de ses enfants est indicible. Enfin, Chéri comme moi sommes bouleversés. Chéri a tout de suite appelé son frère, quelques instants, pour lui dire que nous étions là. Car… appels au Consulat pour que la famille puisse venir à Paris de Denver. Tout est plus compliqué que d’habitude en ce moment. En France… Et plus encore entre France et Etats-Unis. Bref… ils ont réussi à prendre un vol pour Paris après s’être fait tester Covid et obtenu un laisser-passer du consulat de Californie (alors qu’ils habitent le Colorado), et sont arrivés mercredi.

Et la cérémonie était aujourd’hui à 14 heures.

J’ai donc pris le premier train ce matin de Charleville, à sept heures, arrivée neuf heures à Paris.

Edouard était pasteur dans le 17e. Chaque année, toujours le samedi précédant Noël, il réunissait toute la famille chez lui, et chantait (et nous faisait chanter) des chants de Noël avec enthousiasme, d’une voix tonitruante, autour d’un sapin immense, garni de vraies bougies. Je ne suis pas croyante, mais ces réunions de Noël je les aime.

Pour la première fois de ma vie cet après-midi, je suis entrée dans un temple protestant.

La cérémonie a été émouvante. Duré plus d’une heure et demi. J’ai trouvé le message de la cérémonie positif, moins larmoyant que les cérémonies catholiques auxquelles j’ai déjà assisté. Ceci dit, la douleur est incommensurable. Et puis, nous n’étions guère nombreux (règles sanitaires obligent), tous masqués…

Il a été inhumé au cimetière dans lequel a été enterré en novembre dernier le fils de mon amie, son fils unique qui s’est suicidé. Ce cimetière commence à m’être trop familier et c’est tellement triste. 45 ans MERDE. Rien à ajouter à cela malheureusement.

La vie est si fragile. Depuis quelques mois, nous en avons des exemples tellement nombreux. Alors, plus que jamais, je vais prôner la bienveillance, l’amour de l’instant présent. Ne pas perdre ce temps si précieux à ressasser le passé, ni à se rendre malade pour ce qui risque d’arriver. Je sais qu’on dit tous cela à chaque drame, et puis la vie reprend son cours, nous oublions, nous redevenons indifférents, aigris etc etc etc…

Quant à moi, chaque décès, chaque coup dur autour de moi renforce mon hypersensibilité et me devient de plus en plus insoutenable… Je ne supporte plus le moindre conflit, je ne veux plus que les gens autour de moi parlent fort, vocifèrent, prononcent des mots méchants. C’est terminé, je ne laisse plus faire, je ne me laisserai plus traiter de…vilains mots. Chaque personne toxique, négative, critique, je ne prends même pas la peine de perdre de l’énergie à lui expliquer, je la raye de ma vie.

Et je cultive la gentillesse. Oui beaucoup se moquent de moi. Peu m’importe finalement, je préfère être moquée pour ma gentillesse que critiquée pour mon aigreur et ma méchanceté.

Quand je vois l’attitude de certains envers mon père par exemple, des proches qui le connaissent depuis plus de 60 ans et ne viennent pas le voir, alors qu’il est hospitalisé depuis plus de quatre mois, ce qui fait un chagrin fou à mon père, et tellement de peine à ma mère, et bien ces gens, je ne prendrai plus jamais la peine de les informer, et s’ils ne comprennent pas, tant pis… La roue tourne, la vie se chargera de leur expliquer dans quelques années…

Bref, ce devait être une journée tranquille, ce fut une journée de chagrin et d’introspection…

A demain, pour vous raconter de plus joyeuses et superficielles petites aventures. Soin du visage, manucure et macarons au programme:-) Passez une douce soirée.

A peine arrivée, je repars

Rentrée de Charleville dimanche, je repars tôt ce matin. Pour trois jours. Dernier séjour avant de commencer mon nouveau travail. Je me réserve samedi dimanche et lundi pour commencer mardi dans les meilleures conditions possibles. J’ai besoin de me détendre un peu. En juillet et août, j’ai passé pratiquement la moitié de chaque semaine à m’occuper de mes parents, passer du temps avec ma mère, aller voir mon père à la clinique, avancer dans les démarches.

Alors j’ai grand besoin de ces trois jours pour me préparer à commencer ce nouveau travail.

Je vous souhaite une excellente journée, et vous dis à vendredi:-)