Post Op’ + 24 jours

C’est fait. Et bien fait. Vous le savez, ma plus grande crainte était de ne pas me réveiller. Mais je me suis réveillée, comme l’anesthésiste me l’avait promis:-)

Je vous avais dit qu’une fois réveillée, tout le reste, je l’affronterais le sourire aux lèvres, et c’est le cas. Je vous raconte ces trois dernières semaines ? Lundi 27 juin, l’hôpital devait m’appeler pour me donner l’heure de mon intervention, et à quelle heure je devais être à l’hôpital. J’ai reçu l’appel en début de matinée, me disant que je devais être à l’hôpital à 14 heures pour une descente au bloc opératoire à 15h30. Je leur ai demandé s’ils étaient sûrs, j’étais surprise, le chirurgien m’avait plutôt laissé entendre que je serais la première le matin, l’intervention durant au minimum quatre heures. Alors 15h30 ça me semblait tard. Car quatre heures d’opération, suivies de quelques heures en salle de réveil, ça me faisait arriver dans ma chambre à 22 heures au mieux. Mais enfin, j’ai répondu d’accord, que je serais là à 14 heures.

J’étais en train d’en discuter avec Chéri (qui était avec moi à la maison, il a posé toute la semaine pour rester avec moi), quand nouvel appel. L’assistante du chirurgien se confond en excuses, me dit que quand le chirurgien a vérifié le planning il a râlé et a dit que bien sûr, pour une telle opération je devais passer en premier. C’est donc à six heures et demi mardi 28 que je devais être à l’hôpital. En raccrochant le téléphone, j’ai été prise d’une grosse crise d’angoisse, ça devenait trop concret, je ne voulais plus me faire opérer !

Chéri m’a dit « Viens, on sort, allons boire un verre en terrasse, il fait beau ». Nous sommes donc allés dans un café que nous aimons, et j’avais toujours cette boule d’angoisse qui m’empêchait de respirer. J’ai dit à Chéri que peut-être c’était la dernière fois que j’étais là avec lui, qu’on était bien, que je ne voulais pas mourir. Oui, aujourd’hui ça me semble ridicule et exagéré, mais sur le coup j’était tellement angoissée, incapable de prendre du recul. Epuisée par des mois de douleurs, terrifiée à l’idée de laisser Chéri, de ne plus pouvoir m’occuper de mes parents, de ne plus être là pour ma nièce..

Nous sommes allés manger dans un restaurant du quartier, et pour une fois depuis longtemps, mon estomac m’a laissée tranquille, j’ai pu manger un peu. L’après-midi nous a paru interminable, j’ai préparé mon sac pour les quelques jours à l’hôpital… Je n’ai évidemment pas dormi, et à quatre heures j’étais debout. Bien trop tôt, puisque j’avais juste à prendre une douche, pas question de maquillage m’avait précisé l’anesthésiste, pas de café, pas même un verre d’eau. Je suis allée à l’hôpital en taxi, je n’ai pas voulu que Chéri m’accompagne, qu’allait-il faire là-bas dès six heures et demi ? Et lui ne voulait pas que je prenne le métro seule à cinq heures et demi, dans l’état d’angoisse où j’étais. Nous avons donc transigé pour un taxi. Ca roulait bien à six heures du matin, j’étais donc à l’hôpital à six heures vingt.

On m’a fait patienter dans le hall jusqu’à sept heures, et là, une infirmière est venue me chercher, m’a emmenée dans une petite chambre « transitoire », où j’ai enfilé la tenue réglementaire, de la charlotte aux chaussons. Elle a pris ma tension, et m’a donné un petit cachet à prendre, pour commencer à me détendre m’a-t-elle dit. A sept heures et demi, deux brancardiers sont venus me chercher, m’ont demandé si je me sentais assez bien pour descendre au bloc opératoire à pieds. J’ai dit oui, naturellement.

Arrivés dans l’antichambre du bloc, ils m’ont installée sur un brancard, m’ont demandé comment ça allait, par qui j’allais être opérée. Je leur ai dit le nom du chirurgien, et ils m’ont dit que c’était un ponte, le chef de service, qu’on venait de loin pour être opéré par lui, qu’il est « high level ». je leur ai répondu en souriant que tant mieux, car ce que j’avais était également « high level ». Ils m’ont répondu que j’étais souriante et gentille, que ça ne se voyait pas que j’allais mal. Mais que je ne devais pas m’en faire… Ils étaient gentils.

Ils ont reçu un appel, leur disant que le bloc était prêt et là, c’était LE moment. Je suis passée sur la table d’opération, toute seule, je n’ai pas voulu qu’ils me portent. L’anesthésiste a installé la perfusion, m’a expliqué qu’elle serait là près de moi pour les quatre heures à venir, et là encore quand je m’éveillerais. Il y avait une dizaine de personnes qui s’activaient dans la petite pièce, tous sont venus se présenter à moi, je dois dire que tout cela m’a donné encore plus peur. Ils m’ont montré le « bras » qui allait m’opérer. Une espèce de grand pilier de deux mètres de haut, avec six « tentacules ». Et à côté, un tableau de bord qui m’a paru très compliqué. Ils avaient tous l’air enthousiastes de ce bras, flambant neuf m’ont-ils précisé, et que pour le moment seul mon chirurgien sait faire fonctionner, et qu’il ne s’en était servi que deux fois pour l’instant.

Inutile de vous dire que tous ces détails, loin de m’impressionner, m’ont plutôt terrifiée. Pendant ce temps, le produit anesthésique s’écoulait dans la perfusion, je devenais cotonneuse, l’anesthésiste me caressait la joue en me disant que le chirurgien arrivait, et allait régler toutes les tentacules du bras, qu’il lui fallait une demi-heure pour tout paramétrer avant de commencer l’opération.

Et puis…. je me suis réveillée, du mal à ouvrir les yeux. j’ai réussi à me soulever un peu et j’ai vu que je n’étais plus dans le bloc opératoire, mais dans une pièce avec plein d’appareils qui faisaient du bruit. Immédiatement, me voyant à peu près réveillée, l’anesthésiste s’est penchée sur moi en souriant et m’a dit « Voilà, tout s’est bien passé, vous êtes en salle de réveil ». Un infirmier est venu prendre ma tension et d’autres choses, et je me suis rendormie je crois. Je me suis réveillée plus tard, l’infirmier était toujours là près de moi, il ‘a demandé si je me sentais bien. J’ai dit oui, et ai demandé l’heure. Il était 14 heures. L’anesthésiste est venue me dire qu’il y avait un produit anesthésiant dans mon ventre, que je n’aurais pas mal tout de suite, et elle m’a dit au-revoir.

J’ai encore somnolé un moment, je luttais pour ouvrir les yeux et reprendre pied mais j’avais l’impression d’être « loin ». J’ai fini par me réveiller vraiment, et l’infirmier m’a dit que mes tension, saturation tout ça étaient bonnes, que j’allais monter dans ma chambre. J’ai redemandé l’heure, il était 15h30. Un brancardier a poussé le lit sur lequel j’étais dans ce qui m’a semblé des labyrinthes de couloirs, d’ascenseurs, et tout à coup, au tournant d’un couloir, assis dans un petit salon j’ai aperçu le visage de Chéri ! Il avait l’air tellement soulagé de me voir il m’a fait un grand sourire. Et moi j’ai agité les bras, jamais je n’ai été aussi contente de voir mon Chéri je crois, jamais aussi heureuse d’être en vie.

Le brancardier m’a prise sous les bras pour me passer sur le lit de ma chambre, mais j’ai voulu le faire seule, à la force des bras. Il est reparti, et deux secondes après mon Chéri entrait dans ma chambre. Je me suis mise à pleurer de bonheur. Et lui avait l’air tellement heureux. Le pauvre, ne tenant plus en place à la maison, est venu à l’hôpital dès midi, alors que j’étais encore en salle d’opération, et il a donc attendu jusqu’à 15h30. Nous avons parlé quelques minutes, j’avais l’esprit relativement clair, et aucune douleur, non seulement j’avais le ventre anesthésié, mais j’avais aussi une perfusion d’anti-douleurs.

J’ai demandé à Chéri d’appeler ma mère, puis mon frère, ils attendaient ce coup de fil. Ensuite, une idée m’a traversée la tête, et comme je n’étais pas complètement dans mon état normal, c’est devenu une idée fixe. La « chemise de nuit » en crépon d’avant l’opération était tâchée de sang, alors j’ai dit à Chéri, je veux me laver et mettre une chemise de nuit propre. Je l’ai soulevée pour regarder mon ventre, et… je suis tombée dans les pommes. C’était moche, huit gros pansements pleins de sang, des boursouflures, mon ventre tout gonflé. J’ai repris connaissance, avec encore plus cette idée fixe en tête et j’ai commencé à me redresser sur mon lit. Chéri a essayé de m’en dissuader, mais je n’arrivais pas à penser à autre chose.

Une fois redressée dans mon lit, j’ai passé les jambes par-dessus et les ai posées par terre. Et bien évidemment ma tête s’est mise à tourner. J’ai demandé à Chéri d’aller chercher une chemise de nuit dans le sac que j’avais apporté. Chemise de nuit achetée spécialement pour l’hôpital, car je n’ai ni chemises de nuit ni pyjamas, je n’en mets jamais jamais jamais. Mais là j’en avais spécialement acheté deux, très légères, très amples. Pendant que Chéri est allé dans le placard de la chambre la chercher, je me suis mise sur mes jambes. Un peu flageolantes mais ça allait. J’ai réussi à contourner le lit en trainant le pied à perfusion et aller jusqu’à la salle de bains.

Chéri m’a donné ma trousse de toilette, j’ai sommairement rincé mon ventre, enlevant le sang entre les pansements, me suis passé de l’eau sur le visage, et là… je me suis trouvée bloquée. Comment enlever la chemise de nuit d’hôpital, avec la perfusion dans mon bras, reliée au pied à perfusion ? Tout à coup je me suis rendue compte que j’étais épuisée. Je me suis assise sur la chaise de la salle de bains. Entre-temps heureusement Chéri était allé chercher une infirmière, qui m’a très gentiment aidée, et m’a donné le bras pour me raccompagner au lit.

En me disant que j’étais en excellente condition physique pour m’être levée, avoir fait quelques mètres, lavée, à peine remontée de la salle de réveil. Je me sentais beaucoup mieux d’être un peu rafraîchie. Et je sentais que mes yeux se fermaient. Chéri est donc parti vers 17 heures, épuisé lui aussi par une nuit sans sommeil et l’attente tout au long de la journée. J’ai dormi un moment et me suis réveillée quand une infirmière est venue me demander si j’avais mal, si je voulais des anti-douleurs supplémentaires. Je lui ai dit que non, mais que j’avais une sensation de soif. Elle m’a dit que j’avais une perfusion de je ne sais plus quoi, destinée à me nourrir et m’hydrater, mais elle m’a donné une carafe d’eau et m’a servi un fond de verre. Et là, aïe aïe aïe, la goutte d’eau que j’ai bue m’a fait un mal de chien, je l’ai sentie s’écouler le long de mon oesophage et se bloquer totalement.

J’avais l’esprit suffisamment clair pour envoyer des SMS à tous ceux/celles qui, je le savais, les attendaient. J’avais fait une liste pour être sûre de n’oublier personne dans le reste de brouillard de l’anesthésie. Ma nuit a été hachée, une infirmière est passée toutes les deux heures vérifier tension, saturation, pulsations cardiaques. Le lendemain à six heures, l’équipe de jour a pris le relais.

A six heures et demi, le chirurgien est passé. Oui, six heures et demi, avant sa première opération de la journée. L’infirmière m’a dit que c’est rare qu’il fasse ça. Ben moi j’étais contente, ça m’a rassurée. Il m’a demandé si je me sentais bien, si je n’avais pas trop mal. Je lui ai dit que mon épaule gauche était terriblement douloureuse, comme il me l’avait dit lors de notre première consultation. Il m’a dit oui c’est normal, ça va durer une dizaine de jours. Je lui ai demandé s’il avait pu tout bien réparer. Il m’a dit que oui, qu’il a replacé et reconstruit l’estomac, et façonné une valve artificielle, reliant estomac et oesophage pour éviter tout déplacement à l’avenir. Et qu’il a recousu le diaphragme, la partie la plus délicate de l’opération, et qu’il l’a très solidement recousu.

Que du coup, pendant plusieurs mois, le temps que ça se détende un peu, j’aurai du mal à manger, sensation de blocage. Qu’il va falloir que je prenne l’habitude de manger lentement, à petites bouchées et surtout mâcher longuement chaque bouchée pour commencer la digestion dans la bouche, avant que ça ne passe l’oesophage. Et que pendant six semaines, jusqu’au 15 août, je devais faire des repas liquides/mixés/moulinés. Il est reparti, en me disant « A demain ».

On m’a apporté mon petit déjeuner, et rien que l’odeur du café m’a immédiatement soulevé le coeur. Il y avait un café, une compote, et un yaourt. J’ai ouvert la compote, en ai pris une minuscule bouchée, ça m’a fait mal, j’ai arrêté. J’ai bu la moitié du bol de café en plus d’une demi-heure. Sans plaisir. Puis épuisée par cet effort, je me suis rendormie. En fin de matinée, je vous ai fait un petit mot, ai répondu à quelques SMS, allumé la télévision. Pas possible de lire, la tête un peu en vrac, très mal à l’épaule gauche rien qu’en respirant, et mal au ventre qui arrivait malgré les anti-douleurs en perfusion.

En fin de matinée aussi, une infirmière est venue enlever les huit gros pansements, les a remplacés par des straps. En m’expliquant que je pouvais me mouiller sous la douche les straps tiendraient le coup, et se décolleraient dans deux à quatre semaines. Sous les straps, les fils, qui eux aussi tomberaient seuls. Chaque trou fait environ deux centimètres de haut. Pourquoi huit trous alors que le bras de l’opération a six tentacules ? Ca restera un mystère, car je n’ai pas pensé à le demander.

Une fois les pansements faits j’ai dit à l’infirmière que je mourais d’envie de prendre une douche. Elle m’a enlevé la perfusion et m’a demandé si j’avais besoin d’aide pour ma douche. J’ai dit que je préférais me débrouiller toute seule elle m’a dit d’accord, je reviens dans dix minutes pour remettre la perfusion. Quel bonheur de me sentir propre après la douche, et de me remettre au lit, fraîche et même parfumée d’eau de cologne toute douce.

L’infirmière est revenue mettre la perfusion, et le déjeuner est arrivé. Ah oui à l’hôpital, déjeuner 11h30 et dîner 18 heures:-) Mais je n’avais pas faim du tout, plutôt écoeurée au contraire. J’avais une espèce de plat mouliné, très liquide, du veau avec purée et carottes selon l’étiquette. Je l’ai ouvert, ça ne sentait absolument rien. J’en ai pris une petite bouchée, pour vous donner une idée, environ un dixième de cuillère à café, mais ça n’est pas passé, j’ai senti que ça bloquait entre oesophage et estomac, en faisant mal, et en plus je n’avais ni faim ni envie de manger. Il y avait aussi une compote et une crème vanille, je ne les ai pas ouvertes.

Chéri est arrivée à 13 heures, j’étais heureuse de le voir. Comment vous décrire à quel point les douleurs n’avaient aucune importance, j’étais juste heureuse d’être en vie. Chéri est parti à 16 heures, car je n’arrivais plus à tenir les yeux ouverts. J’ai été réveillée à 17h30 par ma nièce. Elle voulait absolument me voir, elle a été si inquiète pour moi. Je m’en veux terriblement que tout le monde se soit fait un tel souci. Ma nièce, ma mère, mon frère ont été malades quelques jours avant mon opération, vomissant presqu’autant que moi. Ils m’ont vue tellement marquée par la douleur les dernières semaines… Ma nièce n’ayant pas l’habitude de venir dans les hôpitaux, ne savait pas que les fleurs y sont interdites, et est arrivée avec un magnifique bouquet. L’infirmière a été très gentille, et m’a donné une bouteille coupée pour pouvoir garder le bouquet.

Lou est partie à 18h30, et pendant qu’elle me disait au-revoir, on frappe à la porte de ma chambre, c’était ma Directrice générale. Elle aussi s’est tellement inquiétée de me voir venir travailler les dernières semaines, elle a plusieurs fois insisté pour que je me mette en arrêt maladie, ce que pour rien au monde j’aurais fait vous le savez. Sa visite m’a beaucoup touchée. Mon Président m’a envoyé un message la veille de l’opération, un autre quelques jours après. Mes collègues se sont tous manifestés, j’ai reçu des fleurs, des livres, des cahiers jolis, moi qui aime tant les cahiers…. Ca ne fera que deux ans le 25 août que je travaille là, et je m’y sens tellement à ma place. Et tous mes collègues me disent avoir l’impression que j’y suis depuis toujours, et ça, c’est un beau compliment. Mon Président et ma DG m’ont aussi dit et écrit des choses qui m’ont bouleversée. Pas en rapport avec le travail, genre vous nous manquez parce que le travail n’est pas fait, non, des choses personnelles qui m’ont remuées.

Je suis si peu sûre de moi, j’ai toujours peur de mal faire, de gêner, d’être illégitime, alors tout ce que m’ont montré mes collègues depuis trois semaines me touche incroyablement. Bref… ma DG n’est restée qu’une demi-heure, je commençais à être fatiguée, trois visites dans l’après-midi le lendemain de l’opération ça faisait beaucoup. Le dîner est arrivé quand ma nièce était là, encore un plat mouliné très liquide, auquel je n’ai pas touché. Ni à la compote, ni au yaourt. Pas faim, pas envie, mal…

Cette deuxième nuit a été moins bonne que la première, j’avais refusé des anti-douleurs en perfusion, je n’en voulais plus. Il ne m’ont donc laissé que la perfusion pour m’hydrater. Ma saturation a tout à coup baissé, ma tension et mon pouls aussi, ils m’ont mise quelques heures sous oxygène. Jeudi matin à six heures et demi à nouveau le chirurgien est passé, m’a examinée, et m’a dit que j’allais sortir.

Il a vu ma surprise car au départ, étant opérée mardi matin, il m’avait dit que je sortirais vendredi ou samedi. Mais il m’a trouvée plutôt bien, mis à part l’épisode sous oxygène, capable de marcher, de supporter la douleur, alors autant ne pas occuper un lit quand ils en manquent. J’ai bu mon café, suis allée prendre ma douche, à neuf heures j’ai appelé Chéri pour lui dire qu’il pouvait venir me chercher en toute fin de matinée. Je me suis habillée, bon en fait j’ai mis un pantalon d’intérieur qui ressemble à un pyjama, un tee-shirt et un sweat-shirt. La tenue la plus confortable que je pouvais imaginer et puis surtout, qui ne me serrait pas le ventre, toujours gonflé.

Le médecin du service est passé pour me faire la visite de sortie, me donner mon arrêt de travail, une ordonnance pour des anti-douleurs, s’assurer que j’allais bien. Chéri est arrivé à midi, j’avais rassemblé mes affaires, il les a mises dans mon sac, et nous sommes descendus dans le hall, où on nous a appelé un taxi. Une heure après nous étions à la maison, j’étais vraiment très fatiguée, je suis directement allée me coucher, et ai profondément dormi tout l’après-midi.

En tout cas, mon séjour à l’hôpital, les Diaconesses, s’est très bien passé. J’ai été opéré par un des seuls chirurgiens qui maîtrise cette technique, un chirurgien réputé dans son domaine. L’hôpital est très propre, il y a une gestion de la douleur formidable, ils sont très attentifs à ce que l’on souffre le moins possible. Le personnel soignant a été adorable de bout en bout, très rassurant. Et un point à souligner, les Diaconnesses, c’est l’hôpital public, et je n’ai pas payé un centime. Ni pour la consultation avec le chirurgien, ni celle avec l’anesthésiste, ni pour l’opération, aucun dépassement d’honoraires, ni même de forfait journalier. Pas un centime. La seule chose que j’ai payée, c’est la chambre particulière, ça c’est normal. Et elle était très peu chère en plus la chambre particulière. Mais à part ça, je n’ai absolument rien déboursé. Alors vraiment, oui, il faut nous battre pour l’hôpital public !! Qui soigne tout le monde sans distinction !

J’ai été opérée rapidement, deux mois et demi après avoir vu le chirurgien, car c’était une urgence, sinon le délai aurait été d’environ dix mois. Je vais avoir un scanner de contrôle à la rentrée, avec visite au chirurgien, ensuite un autre scanner de contrôle en fin d’année, dernière consultation avec le chirurgien, et normalement tout cela sera de l’histoire ancienne.

Je reviens demain vous raconter la suite, les premières semaines où je ne parviens pas à manger, et l’amour à profusion que j’ai reçu. J’espère que vous allez bien. N’oubliez jamais de prendre soin de vous.

PS : La tasse en illustration m’a été envoyée par l’une d’entre vous, elle me connaît bien, j’adore. Merci mille fois !

10 réflexions au sujet de « Post Op’ + 24 jours »

  1. Ben dis donc, quelle précision ! Tu as gardé des souvenirs drôlement précis ! C’est une preuve de ta très bonne récupération. Je suis très heureuse que ce se soit bien passé et j’ai hâte que tu retrouves une vie totalement normale. Surtout ne mets pas la charrue avant les boeufs ! Prends le temps qu’il faut pour te remettre complètement. Gros bisous, bon rétablissement.

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    1. Bonjour Muriel,
      Oui j’ai bien récupéré de l’anesthésie. Comme lors des fibroscopies où l’anesthésie n’est que d’un quart d’heure et où je suis opérationnelle dès mon réveil, celle-ci, nettement plus longue, je n’ai mis que quelques heures pour à nouveau avoir l’esprit tout à fait clair.
      Pour le corps c’est différent, il va me falloir encore quelques semaines c’est certain.
      Je t’embrasse

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  2. Ça fait plaisir d’avoir de tes nouvelles et de sacrées bonnes nouvelles malgré le contexte. Tu es une Warrior, une Battante et là encore tu l’as démontré. Vas y mollo quand même hein ? Piano piano dans un premier temps pour bien récupérer 😉 tu donneras après et tu retrouveras toute ton énergie…tu as déjà gardé ton optimisme, ta joie de vivre, ton Amour pour tout ce qui fait que la Vie est belle….des bibis

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