Aller au bureau

Hier et aujourd’hui je suis allée au bureau. Je préfère vraiment aller au bureau que travailler à la maison. Hier je suis passée souhaiter la bonne année à ceux de mes collègues qui étaient là, idem ce matin. Avec ces histoires de trois jours obligatoires de télétravail, et un quatrième pour ceux qui le souhaitent, il y a certains collègues que je ne vois pas de la semaine.

Trois de mes collègues préférées, je leur avais acheté un petit cadeau. Et je dois faire partie de leurs collègues préférées car elles m’ont également offert un présent chacune. L’une m’a offert un cahier japonais et un pot de confiture qu’elle a faite (framboise-myrtilles-fleurs d’hibiscus), l’autre un mug de Noël, et la troisième un trio de crèmes pour ongles et mains.

Et la semaine prochaine j’aurai le cadeau de mon secret Santa. j’adore ce principe. Nous avons chacun tiré le nom d’un collègue dont nous devons être le père Noël secret, et faire à ce collègue un cadeau mystère. Sans dépasser le tout petit budget de dix euros. C’est rigolo d’aller à la chasse au cadeau à offrir avec cette contrainte de budget, trouver quand même ce qui fera plaisir. Nous avons tous déposés nos cadeaux au pied du sapin au fil de la semaine…

Hier midi j’ai profité que j’étais au bureau pour aller chez la manucure pendant ma pause déjeuner. J’ai choisi un vernis violet. Moi qui me suis rongé les ongles pendant tant d’années quand j’étais plus jeune, quel plaisir maintenant de prendre soin de mes mains.

Hier soir après le bureau je suis allée à l’Usine, séance de fractionnés, et gainage. Paul n’est pas là, mais il a laissé des consignes. Pas qu’à moi. Aux autres coachs, qui me surveillent du coin de l’oeil. Pendant que je faisais mes fractionnés, l’un d’eux est venu voir que j’étais à la bonne vitesse. Puis un autre est venu me voir pendant le gainage, rectifier la position de mon bassin… C’est trop bien, je me sens si bien à l’Usine. Hier, j’ai mangé

Je n’ai en fait mangé que le kaki hier matin, et les oeufs le midi avec la viande des grisons. Et deux tartines de sarrasin. Et hier soir, filet de colin et ma sempiternelle ratatouille;-)

Ce matin à huit heures, j’avais mon entretien d’évaluation annuelle, avec mon Président et ma DG. Je n’aime pas cet exercice, j’en garde un si mauvais souvenir d’il y a quatre ans, avant le burn-out. Mais ici le contexte est tellement différent. J’avais préparé mes réponses à la quinzaine de questions dans le logiciel RH, réponses que j’ai validées et partagées avec Président et DG. Certains choisissent de ne pas montrer ce qu’ils écrivent à leur supérieur, moi je n’ai pas de problème à ce qu’ils lisent avant notre entretien. De toute façon je n’ai rien écrit que je n’aie déjà dit en cours d’année. Il est bien loin le temps où je n’osais rien dire…

L’entretien a duré une heure et demi, et à un moment j’ai pleuré. Pleuré d’émotion, car mon Président et ma DG n’ont cessé de me dire qu’ils ont une grande chance de travailler avec moi. Que je suis devenue en à peine un an, un pilier, que les nouvelles organisations que j’ai mises en place montrent la maîtrise de mon métier. Que je suis toujours souriante, positive, sachant anticiper les besoins de tous, qu’ils saluent mon sens de l’adaptation et de trouver des solutions à chaque situation imprévue. Et j’en passe…

Je ne savais plus où me mettre, je suis devenue tellement rouge. En un an ils ont reconstruit toute la confiance en moi que j’avais perdue. A nouveau je sais que j’aime mon métier et que je le fais bien. C’était ma seule certitude dans la vie, et l’associé de la multinationale dont j’étais l’assistante l’avait démolie, me laissant à terre… Ma DG a salué tellement de choses que je fais, me disant que je l’impressionne chaque jour, d’autant plus depuis juillet où elle voit ma transformation physique et se demande où je trouve cette énergie de cumuler les activités en restant d’humeur égale, ne montrant jamais un signe de fatigue ou d’agacement… Et encore, elle ne connaît pas mes allers-retours à Reims… Le Président, m’a lui dit, qu’il a le bonheur de travailler chaque jour avec moi, et que la société a beaucoup de chance de m’avoir. Enfin bref, je suis sortie remuée…

Je n’ai pas pris de petit déjeuner, ce matin j’appréhendais un peu cet entretien, et ensuite, j’avais cette émotion qui me bloquait la gorge. Alors, à 13 heures, j’avais très faim. Je m’étais apporté un bento relativement sommaire. Coleslaw, jambon blanc et filet mignon de porc fumé. Un kaki.

Je suis rentrée à 19 heures. Pas de sport ce soir, premier jour off de la semaine. Paul veut que j’ai deux jours off. La récupération et le repos sont parties intégrantes du processus. Pour le dîner, Chéri a fait rôtir un poulet. Dans le plat il a mis des carottes, des pommes de terre, des oignons. Et il a cuit un chou-fleur vapeur, le faisant ensuite sauter dans un mélange beurre-huile. Je me suis régalée d’une belle assiette.

Allez, la photo de moi c’est cadeau, une jolie grimace faite avant mon entretien… Demain après-midi, avant mon rendez-vous chez le gastro, je vais chez le coiffeur, il est temps de raccourcir les cheveux et raviver la couleur.

Bonne fin de soirée vous tous:-)