Je reviens plus tôt que prévu

Je n’ai pas pu aller à Charleville comme prévu cet après-midi. Ce matin je suis allée au bureau, et suis rentrée prendre ma valise pour aller à la gare en bus. Entre parenthèse, ça fait pile un mois que j’ai commencé et je suis toujours émerveillée de ne pas travailler le vendredi après-midi.

10 minutes avant que je parte, la DRH m’appelle… Lundi, dans le cadre du parcours d’intégration de mon nouveau travail, je suis allée visiter un de leurs établissements dans les Yvelines. J’y suis allée avec cinq autres nouveaux embauchés. Naturellement lors de la visite nous étions tous masqués, nous venant du siège comme tous ceux travaillant dans cet établissement. Mardi, l’un de mes collègues appelle, en arrêt maladie car courbatu, fiévreux, toussant, bref les symptômes que nous connaissons tous trop bien. Il a fait le test PCR dès mardi et a eu les résultat cet après-midi. Et bim, il a bel et bien la Covid.

Donc, la DRH m’appelle illico après l’appel de Grégory et me dit que comme mes quatre autres collègues du siège et tous ceux de l’établissement des Yvelines, nous sommes des cas contact. La procédure pour les cas contact ? Faire le test, et rester confiné en attendant le résultat.

Immédiatement j’ai pensé à mardi, ce mardi 29 si important, où je dois faire un aller-retour à Charleville pour l’audience devant le juge des tutelles. J’ai aussi pensé que ça me fait chier de ne pas aller travailler lundi, mais ça m’a paru moins important que louper la convocation du tribunal. J’ai tout de suite appelé ma mère pour la prévenir que je ne viens pas ce week-end, je ne vais pas prendre le risque de la rendre malade, ni d’aller voir mon père à la clinique… Puis j’ai appelé ma généraliste, qui m’a dit de passer immédiatement chercher une ordonnance.

Je lui ai parlé du rendez-vous de mardi et elle a marqué sur l’ordonnance que c’est une urgence, que je dois avoir les résultats le lendemain et non en quatre jours. Je suis ensuite allée au labo près de chez nous, où je vois chaque matin en partant travailler une file d’attente de plusieurs dizaines, voire centaines de personnes… Malheureusement ils arrêtent de faire les tests à midi. Je suis allée dans deux autres labos du quartier, même chose. Je vais donc y aller demain matin. Le labo ouvre à huit heures, mais je vois bien le matin en partant au travail qu’à 8h15-30 il y a déjà cette immense queue. Donc demain matin je vais aller devant l’entrée du labo dès 6h30 en espérant qu’il n’y aura pas déjà trop de monde à la porte une heure et demi avant l’ouverture.

Puis, à 17h30 la DRH me rappelle. Elle a appelé le ministère de la santé pour être sûre que la procédure n’a pas changé, puisque en ce qui concerne la Covid tout change chaque semaine en ce moment. Et bien si, la procédure a changé. Je dois faire le test, et prévenir ceux que j’ai côtoyés cette semaine entre lundi et ce midi (en ce qui me concerne, Chéri et le prof de sport, c’est tout. Chéri va d’ailleurs venir faire le test avec moi). Mais, comme je ne suis pas un cas contact rapproché -c’est à dire qu’en présence de ce collègue j’ai toujours eu mon masque, on ne s’est pas embrassés, serrés dans les bras, ni parlé sans masque – et bien en attendant le résultat du test, je peux aller travailler, et surtout, je peux aller au tribunal. OUF !!!!!!!!! Bon pas la peine de provoquer le danger non plus, ce week-end Chéri et moi allons donc rester tranquillement à la maison. Lundi, je ne sortirai pas de mon bureau. Je n’irai pas à la machine à café, pas grave pour mon café du matin et les thés de la journée, je peux m’en passer une journée.

Mardi je ne mettrai pas de masque en tissu comme d’habitude, masque que je garde la journée entière. Je mettrai des masques chirurgicaux que je changerai toutes les trois heures, et resterai à bonne distance de tout le monde au tribunal. Dans le train, j’ai pris une « place isolée ». Mon collègue positif a 25 ans, fait partie de ces jeunes gens qui pensent être à l’abri et sort chaque soir sans masque… Voilà voilà… Enfin, je ne vais pas perdre mon énergie à polémiquer ni à me plaindre, j’ai bien d’autres raisons d’utiliser mon énergie. C’est juste dommage parce que justement ne voulant pas risquer de l’attraper pour ne pas rendre mes parents malades, je prends tellement de précautions, renonçant à certains plaisirs et sorties…

Nous devions ce week-end avec mon frère préparer les cartons de déménagement de ma mère, tant pis mon frère les fera, et moi j’irai en faire le week-end prochain, en espérant ne pas être testée positive d’ici là. Il y a très peu de chances que je le sois m’a dit ma généraliste. D’abord je n’ai pas parlé de près à mon collègue, nous étions masqués tous les deux et surtout, nous sommes vendredi et elle pense que j’aurais déjà des symptômes si je l’avais. Bref, on verra…

Juste ça me rend triste de ne pas aller voir mes parents, je sais qu’ils attendent mes visites avec tellement d’impatience… Heureusement, dans un mois maximum ils seront à Reims, je pourrai y aller plus souvent que toutes les deux semaines, Reims n’est qu’à 45 minutes de TGV. J’irai plus souvent, et ferai l’aller-retour dans la journée.

Enfin voilà, j’ai ainsi l’occasion de vous avoir écrit ce soir, la preuve que dans chaque situation on peut trouver du positif:-) J’espère que vous allez tous bien. Pensez à moi demain matin, quand on va me farfouiller le nez avec le grand coton tige:-))

Je reviens dès que possible

Tout arrive en même temps pour mes parents. DéménagementS à organiser, vendre la maison, installer mon père, installer ma mère. Leurs logements respectifs sont trouvés. Gérer toutes les démarches, les allers-retours, le nouveau travail…

Mais je vais y arriver, et venir vous raconter:-) Ne vous inquiétez pas, tout va aussi bien qu’il est possible dans cette situation.

A très vite. Vous me manquez trop.